M-merci beaucoup pour vos reviews, AlgueVerte et Saiken-chan *^* c'est absolument adorable. Et iloveyugiohGX93 ...Merci je suppose xD Je suis désolée d'avoir traîné, voici donc la suite o/ En espérant qu'elle vous plaise ;u;


Je n'aime pas qu'on me dévisage. C'est quelque chose qui me rend dingue, quand on me regarde. J'ai l'impression qu'on me colle une étiquette. Et je ne sais pas quelle est cette étiquette. C'est peut-être ça qui me gêne. Sans m'angoisser ou me faire peur, l'idée que l'étiquette qu'on m'attribue puisse être mauvaise me...Déplaît. Sentiment trop humain peut-être.

Parfois, je me dis que je suis comme un personnage d'histoire. L'héroïne bien sûr. Qu'il va m'arriver quelque chose. Je rêve un peu de tout ça et puis on me sort de mes pensées par un « à table ! » ou bien un klaxon. Ce genre de trucs. Et je me dis qu'un héros de fiction a toujours un truc extraordinaire. Or, moi, à part mes pensées étranges et ma manie de rêvasser en permanence, je n'ai rien d'extraordinaire. Même ma tignasse blonde semble presque banale. Il y a quelques filles au lycée qui ont la même. Notamment SeeU, bien qu'elle, elle ondule. SeeU a un joli sourire et un air adorable, les garçons l'adoraient avant mais maintenant, ses airs de gamine jouent contre elle. Qu'importe, dit-elle toujours, le vrai, celui que j'aimerai, il ira au-delà de ça. SeeU est romantique et touchante. Elle rêve aussi beaucoup, mais cela la rend mignonne, attachante. Moi je suis juste maladroite. Pénible et ennuyante, je m'en doute. Je le lis dans le regard de Yukari. Pas son regard qui sonde, non, le regard qui révèle qui elle est au lieu de nous révéler nous.

Bref. Je parlais de ma banalité...Remarquez, ça se rejoint. Maintenant je peux bien vous parler un peu de ma vie.

Au lycée je n'ai pas d'ennemis ni vraiment de personnes que je hais. C'est celles que j'aime bien, celles que je connais plus ou moins et les autres. Parmi celles que j'aime bien, Yukari et SeeU. Ah, et puis un peu aussi Miku Hatsune, une jeune fille aux longues, très, très longues couettes turquoise, à l'air insouciant et une jolie voix. Je ne m'entends pas vraiment bien avec les garçons ni même beaucoup de gens. Pour autant je connais et apprécie plus ou moins Kaito Shion, qui m'a tout l'air d'un pervers, surtout quand il regarde avec ses yeux perçants le corps de Miku à la piscine, quand elle sort à peine de l'eau et que, sous l'effet du plongeon, son maillot s'est un peu défait. Je me souviens, étant petite, l'avoir trouvé à mon goût – Kaito je veux dire, uh. Les temps changent.

Le reste des personnes ne me paraît pas utile à décrire.

Je ne suis pas spécialement populaire ni détestée. Juste une fille dans la classe qui ne se distingue pas. On me fait la bise ou non selon les envies. On ne me hait pas, on ne m'adore pas. Ca me va comme ça je pense. Je suis un cursus normal de lycéenne. Je suis en seconde. Je m'ennuie toujours en cours. Rien ne m'intéresse vraiment à vrai dire dans les sections L, ES ou S, ou même les technologiques. Les profs désespèrent quand ils s'occupent de mon cas. C'est pour ça qu'ils évitent généralement.

A part le lycée, je suis une fille... Fade. Je n'ai pas spécialement de hobbies. Avant je vivais chez mes parents, mais ils se sont séparés et comme ni mon beau-père ni ma belle-mère ne m'apprécient vraiment et qu'ils ont eu le temps de refaire leur vie avec d'autres enfants, tout ça, j'ai fait en sorte de ne pas les embêter. Je les vois régulièrement, à part. Plutôt que de m'émanciper – vu comme je suis dans la lune au quotidien, il vaut mieux éviter – je loge chez la voisine. Luka.

Luka est une jeune femme élancée au regard doux, à la longue chevelure rose et aux allures de maman poule. Sa forte poitrine tend souvent ses chemisiers et elle se plaint parfois du regard avide que lui jettent quelques hommes, alors qu'elle n'est que serveuse dans un petit restaurant des plus communs. Elle suggère même de temps à autre que son patron ne l'a engagée que pour ça. C'est quand elle est de mauvaise humeur ou n'a pas réussi à négocier un congé, par exemple. Luka pourrait ne pas travailler, elle a un bon héritage familial. Mais elle veut occuper ses journées, se sentir utile, dit-elle.

Luka et moi nous connaissons depuis que je suis toute petite. Elle avait emménagé avec son père je crois. Je ne sais plus. Elle s'est vite émancipée, elle. Elle en est donc ressortie mature et responsable.

Et ça l'a rendue d'autant plus proche des enfants qu'elle ne l'était déjà. Bien sûr, elle s'est vite attachée à sa petite voisine si maladroite – moi. On jouait ensemble avant, et puis mes parents se sont séparés. Luka s'est proposée de m'héberger quand je lui ai expliqué ma situation. Maintenant elle me couve, mais pas trop, pas vraiment une maman, plus vraiment une grande sœur. Luka, quoi. Elle adore Yukari d'ailleurs, réagissant un peu de la même façon qu'elle face à mes rêveries.

Sinon eh bien... Je n'ai pas grand-chose d'autre à dire sur moi. Plus vraiment fille unique (avec trois demi-frères, n'est-ce pas...) pas vraiment sœur non plus. Je suis une fille banale de chez banale et c'est mieux comme ça.

Donc ainsi je réfléchis, dans le bus que je prends car il pleut trop. J'aime bien la pluie, marcher dessous, être trempée. Mais c'est un peu pénible quand on a de longs cheveux, un uniforme, des profs maniaques et j'en passe. Ce que je comprends après tout.

Autour de moi il n'y a personne, parce que j'habite dans une rue ou peu de gens vont. C'est peut-être pour ça que les gens ne s'intéressent pas à moi. Je suis la fille qui vient d'on ne sait pas où et qui ennuie les autres en ne parlant jamais.

Je suis toujours aussi fatiguée. C'est juste que je n'arrive pas à dormir. J'y arrive pas la nuit. Autant le jour il est facile pour moi de me déconnecter du monde réel, autant la nuit je réfléchis trop. Je vis à l'envers si l'on veut. Je ne peux en parler ni à Yuka' ni à Luka – tiens, ça se ressemble un peu dit comme ça – parce que sinon elles seraient inquiètes. Et ça, j'avoue que je m'en passerais bien.

J'arrive au lycée en fixant mes pieds, rangeant mon caban noir dans mon sac en bandoulière, vais m'installer dans la salle de classe en admirant l'extérieur, par la fenêtre. Je n'avais pas prévu qu'une tornade blonde me sauterait au cou.

-YAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Piaille-t-elle.

L'adorable SeeU...Je lui souris.

-Salut.

-Le nouvel uniforme te va à ra-vir ! Sourit-elle, elle et ses allures d'enfant innocente.

-Huw...Merci.

Je regarde rapidement comment il lui va à elle. La jupe noire lui arrive à mi-cuisse, le collant chair qu'elle met en dessous n'est pas écorché – pour une fois – et elle a ajouté des guêtres blanches par dessus ses mocassins noirs. La chemise à manches courtes, blanche, est un peu trop grande pour elle, ce qui la rend plus adorable encore. Ajoutez à cela une petite cravate noire toute simple et vous connaissez le nouvel uniforme de mon lycée. On a dû en changer hier.

Mon portable vibre alors dans ma poche. Je l'en extrais.

« Je suis malaaaaade prends moi les cours steup'. »

De Yuka', bien sûr. Je soupire. SeeU me regarde soudainement.

-Uh, elle aussi est victime de l'épidémie ?

-Hmm ?

-Tout le monde est malade en ce moment ! J'espère que tu n'as pas chopé le virus.

Euh... Je ne sais pas. Je ne crois pas. Je plane trop pour m'en soucier.

-Allez Ya, tu peux t'asseoir à côté de moi du coup, s'tu veux ! S'exclame SeeU.

Son enthousiasme est toujours aussi... Prononcé, si vous vous posez la question. Je lui fais signe que non, ça ira. Elle n'a pas l'air vexée pour un sou et s'installe à sa place habituelle sans se départir de son grand sourire. Je me demande comment elle fait, j'avoue.

Sans Yukari je dois tuer le temps d'avant-cours. Comme je devais vous parler des autres élèves de ma classe eh bien... Autant commencer n'est-ce pas ?

Alors... Devant moi, Neru Akita. Elle a les cheveux d'un blond tirant sur le jaune, noués en une grande queue de cheval. Elle a toujours l'air bougon et du peu que j'ai vu, répond mal quand on lui demande quelque chose. Ayant envoyé bouler tout possible voisin, elle est toujours assise seule, avec ce regard qui tue.

Encore devant, deux filles côte à côte, une aux longs cheveux blancs et yeux rouges. Tei Sukone, je crois. Elle a l'air... Vide. Elle est grande, maigre, on dirait un peu un fantôme. A côté d'elle, une fille petite aux allures de gothic lolita. Mayu. Je ne sais pas grand-chose d'elle sinon qu'elle peut se montrer très agressive parfois. Ses cheveux sont blonds, bien que se dégradant arc-en-ciel sur les pointes. Elles sont souvent flanquées ensemble, ces deux-là. Elles font un peu peur, bien que personnellement je ne me soucie pas vraiment de ça.

Toujours devant, un garçon aux longs cheveux violets rassemblés en une fine queue de cheval. Il est plutôt pas mal et s'attire nombre de compliments féminins – pour ne pas dire des gloussements en série. Gakupo Kamui. Pas trop mon genre, m'enfin. A côté de lui, une jeune fille aux cheveux verts, très bavarde et joyeuse, à la beauté simple, fraîche et naturelle. Gumi Megpoid. Elle semble proche de Gakupo bien qu'à vrai dire je ne m'en soucie pas tant que ça.

Dans l'autre rangée – car notre classe a pour habitude, lorsqu'il manque beaucoup de monde, de se répartir sur les deux colonnes des côtés en laissant en plan le milieu – on trouve Meiko, une grande brune élancée qui a dû redoubler et garde les yeux fixés sur Kaito – assis devant elle à côté de Miku. Encore devant eux deux, SeeU toute seule, puis...Eh ben... C'est tout. Je reste médusée devant le si petit nombre d'élèves présents. Oui, moi, médusée. Comme quoi.

-Euh... Il manque des élèves, non ? Dit le professeur.

J'omets toujours son nom, plutôt problématique à vrai dire. M'enfin tant qu'il ne s'en vexe pas – et il n'en a pas l'occasion de toute façon – tout va bien. C'est un simple brun à lunettes de toute façon, eh..

Rapidement, je ferme les yeux, pour finalement m'assoupir. Rattraper son sommeil est tellement plus simple en cours, uh...