Bonjour ! :)
Bon cela fait deux mois depuis le dernier chapitre... Mais j'espère me faire pardonner en vous offrant un nouveau plutôt long ^^
Merci à La Plume Folle pour toute ses mises en favoris/follow. Merci à Alice Potter du 55 et à Ptitbounty pour leur mise en follow.
Un grand merci aux reviewers/revieweuses : LaMorrigane, Trsor et La Plume Folle. Vos commentaires m'ont tous fait chaud au coeur, merci encore :)
Un énormissime merci à Angel Astartre pour sa correction ! :D
Enjoy! :)
Si seulement il avait su...
Cela ne faisait que quelques jours qu'il s'était installé à la ferme et déjà les choses n'allaient pas ou du moins, selon Jace.
Pour lui qui avait vécu comme un petit roi depuis des années, la Furie lui donnait vraiment du fil à retordre. Elle était un paradoxe à elle toute seule. Elle était d'une douceur infinie mais elle pouvait devenir un vrai démon quand elle s'énervait. Bien sur, c'est la chose qu'il s'amusait un peu trop à faire.
Jace ne pouvait pas s'en empêcher, chacune de leurs conversations finissaient sans cesse par des prises de becs, parfois impressionnantes, même pour le blond. Et souvent ce n'est pas pour grand chose. Par exemple, la première engueulade avait débuté parce qu'il avait utilisé toute l'eau chaude, ou alors c'était arrivé parce qu'il s'était énervé contre le chat qui avait dormi dans ses affaires.
Mais la plus impressionnante restera certainement celle qui venait à peine de se produire.
Comme souvent, la Furie était montée à l'étage pour y faire il-ne-savait-quoi. L'envie lui prenant, il s'était roulé une cigarette, y ajoutant de la cocaïne. La Furie était descendue à ce moment-là et elle avait pété son câble. Le blond savait qu'elle n'aimait pas le voir fumer, elle le lui avait fait comprendre dès le premier jour. Mais là, c'était bien au-delà de tout ce qu'elle avait pu lui dire auparavant. Apparemment, il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre ce qu'il était en train de faire. Jace n'avait pas eu le temps de réagir, que Clary s'était déjà emparée de tout son bazar et l'avait balancé dans le feu de la cheminée.
Il s'était écoulé quelques secondes avant que le blond ne comprenne réellement ce qu'elle venait tout juste de faire et l'engueulade qui avait suivi aurait été digne du livre des records. Elle s'était terminée plusieurs minutes plus tard par elle le menaçant de le virer de la ferme si elle le reprenait à fumer cette merde ici et lui partant, sinon il aurait fait quelque chose qu'il aurait regretté.
Et maintenant, Jace était là, étendu sur son lit, qui ne serait probablement plus le sien dans quelques temps, les mains sous la tête, les yeux fermés, cherchant désespérément à se calmer. Son corps était toujours tendu, son visage crispé, et sa respiration se bloquait parfois en repensant à se qui venait de se passer. De quel droit lui avait-elle fait ça !? Certes c'était sa maison, mais sa réaction était largement disproportionnée ! Il avait été tellement surpris qu'il n'avait rien fait!
Résultat : il n'avait plus, ni tabac, ni feuille, ni filtre, ni coke. Et pour autant qu'il le savait, c'était mission impossible d'en trouver dans le coin perdu qu'ils étaient. Un grognement s'échappa de ses lèvres, gagnant en intensité au fur et à mesure des secondes. Il se retenait dur comme fer de ne pas hurler pour pouvoir évacuer la colère qui bouillait en lui, léchant ses muscles comme un feu ardent, suppliant d'être libérée de la manière la plus violente qui soit.
Il lâcha un soupir avant de prendre son portable et de l'allumer. Depuis qu'il était chez la Furie, il l'avait éteint, histoire d'être tranquille mais il savait que sa famille et son groupe devait être inquiet. Même s'il avait demandé à son manager de les rassurer, il n'avait donné aucune indication sur l'endroit où il était. Il était peut-être temps de leur donner des nouvelles...
Son téléphone se mis tout à coup à vibrer, comme ayant entendu ses pensées mais le nom qui apparu sur l'écran le fit grimacer
Isabelle
C'était sûr, il allait s'en prendre plein la gueule…
Il poussa un bref mais profond soupir avant de décrocher.
-JONATHAN CHRISTOPHER WAYLAND! Putain de bordel de merde, sais-tu à quel point nous nous sommes inquiété !? Ton manager n'a même pas pu nous dire où tu étais ! Et tu ne répondais même pas à ton téléphone ! C'est pas pour rien que tu en as un, bordel ! Bon sang, tu n'imagine même pas la peur que tu nous as fichu. Maman était dans un de ces états... !
-Bonjour à toi aussi Isabelle. Je vais bien et toi? Coupa-t-il le ton léger.
-Cesse de faire ton malin Jace et donne-moi une bonne raison pour ce silence prolongé parce je te jure sur l'Ange, si tu ne…
-Laisse-moi le temps de répondre et toi reprend ton souffle.
-Arrête de tourner autour du pot et accouche !
Le blond réfléchit une seconde. Que pouvait-il dire à sa sœur?
-Il s'est passé... des choses Isabelle. Dit-il faute de meilleurs mots.
-Développe.
Jace soupira. Il n'allait pas y échapper mais il ne voulait pas en révéler trop à sa sœur, sa manière de commérer à droite à gauche l'en dissuadait. Cependant, elle lui manquait. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas passé de temps juste en tant que frère et sœur. Entendre sa voix lui rappelait ses moments quand ils étaient plus jeunes où la vie semblait plus simple et sa relation avec sa sœur, moins compliqué. Il savait qu'être devenu une star l'avait éloigné d'Isabelle mais ce n'était qu'à présent qu'il se rendait compte à quel point.
Réparer les liens fraternels ? Il était encore temps.
Il soupira avant de laisser tomber en arrière sur le lit.
-Rien ne s'est passé comme prévu, Isabelle, rien du tout.
-Ça je crois que je l'avais compris Jace. Mais j'aimerais savoir ce qu'il s'est passé exactement et Hodge n'a pas pu me renseigner.
-Des journalistes m'attendaient au pied de mon hôtel.
-Ohoh, problèmes en perspective ?
-En théorie non, j'ai réussi à leur échapper.
-Alors c'est quoi l'excuse pour ne pas être partie en France Jace ?
-J'ai fait une... rencontre inattendue. Elle m'a fait louper mon avion.
Il se repassait sa rencontre avec Clary dans ce taxi de New York. Comment leur première conversation s'était réduite à une dispute, comment ils avaient atterrit sur ce parking avant de prendre la voiture de la jeune femme, comment il s'était senti bien depuis. Et cette sensation devait se traduire dans son ton puisqu'Isabelle répondit :
-Elle, hein? Je vois, dans le genre grande bonde, à la poitrine XXL, aux vêtements si courts qu'ils ne cachent plus rien et que votre rencontre prolongée t'as fait arriver en retard pour ton avion. J'ai pigé Jace mais...
-Elle mesure 1m65 tout au plus, des cheveux roux-rouges, des grands yeux verts et un caractère bien trempé. On a pris tout les deux le même taxi qui l'a déposé avant moi, raison pour laquelle je n'ai pas pu aller à l'aéroport, coupa le blond, un brin d'impatience dans la voix.
Clary n'avait rien en commun avec les filles avec lesquelles il avait l'habitude de coucher. Elles le voulaient, il les voulait et rien d'autre ne se passait entre eux. Clary avait cette personnalité, cette manière de parler, cette attitude qui la rendait tout à fait différente des autres. Et irritante.
-Oh. Ce n'est pas banal. Mais continue, tu m'intrigues. Que s'est-il passé ensuite?
-Pour s'excuser de m'avoir fait louper mon avion, elle m'a proposé de m'amener où je voulais et on a fini chez elle.
-Donc toi et elle...
-Non Isabelle.
Il grogna presque à l'idée de coucher avec Clary. Non pas qu'elle soit si dérangeante, il y avait même déjà songé, mais elle remuait quelque chose en lui, quelque chose qui lui tordait le ventre de manière très désagréable.
-Alors pourquoi chez elle?
-Parce que, comme un crétin, je me suis endormi dans la voiture et il nous fallait bien un endroit pour passer la nuit.
-Miracle ! Jace l'insomniaque s'est endormi dans une voiture. Impressionne-moi Jace, combien de temps?
Il pouvait entendre dans la voix de sa sœur l'ironie de ses paroles. C'est vrai que dans ses meilleurs moment, le blond pouvait dormir jusqu'à sept heures mais ce qu'il avait fait la dernière fois...
-J'ai dormi trente et une heure Isabelle.
Elle ne lui répondit pas. Tout comme lui, elle ne devait pas en croire ses oreilles.
-Jace, tout va bien? Je veux dire, jamais... Tu as toujours peu dormi...
-Je vais bien, Isabelle. Je me sens bien.
Aussitôt que ces paroles quittèrent ses lèvres, il s'aperçut de leur véracité. Il ne s'était jamais senti aussi reposé, aussi calme et détendu que depuis qu'il était chez Clary. À part ces quelques moments de stress qu'il avait géré à grand coup de cigarettes.
-Jace... Tu as fumé récemment? Parce que tu donnes l'impression de planer ?
-Non. Et ça ne risque pas d'arriver avant un bon moment vu qu'elle a brûlé mon tabac, mes feuilles et ma coke et qu'on est dans un coin plus que paumé.
Du peu que le blond était allé dehors, il n'avait vu que de la campagne autour d'eux. Il n'avait jamais demandé à la Furie où était la ville la plus proche mais il sentait que cela ne tarderait pas à arriver.
-... Je ne comprends pas grand chose à ce que tu me racontes Jace. Mais si tu es tranquille là où tu es, ce n'est pas plus mal. Il faut que les choses se tassent pour toi.Prends ton temps, repose-toi et détends-toi. Profite de ces vacances.
-C'est ce que je vais faire, répondit-il avec un sourire au lèvre.
Après les aux revoir, Jace reposa son téléphone à côté de lui et regarda le plafond. Il n'avait pas mentit à Isabelle. Malgré ses incessants piques ou disputes avec Clary Fray, il ne pouvait nier qu'il avait certainement été au meilleur de sa forme depuis qu'il était arrivé chez elle.
C'était l'une des choses qu'il n'aimait pas en présence de la jeune femme : qu'il soit aussi bien et mal à l'aise en sa présence. Clary réussissait à l'amuser, l'énerver, le faire rire, le blesser dans son égo de temps en temps, sans qu'il n'arrive à y redire quelque chose. Ses émotions ne cessait d'être tourmentée et ça le portait sur les nerfs.
Jamais, au grand jamais il ne s'était retrouvé dans un cas comme celui-ci, à ne plus du tout savoir où il en était.
La situation était comment dire frustrante et très épuisante. Pourquoi, depuis qu'il avait rencontré Clary, tout semblait compliqué?
Finalement la fatigue envahit son corps et, sans s'en rendre compte, il glissa dans les bras de Morphée.
Il se releva du lit d'un coup, comme s'il se réveillait d'un mauvais rêve dont il n'aurait plus aucun souvenirs. Le blond regarda l'heure et lâcha un soupire frustré : 5h47 du matin. Il appuya ses doigts sur ses paupières, essayant de chasser la sensation de malaise. Si son corps semblait parfaitement reposé, il n'en était pas de même de son esprit. Ses réflexions de la veille lui tournait encore dans la tête.
Dire qu'il ne savait pas quoi faire était un euphémisme mais il savait qu'il devait faire quelque chose, il sortit de sa chambre et guetta le moindre signe de la présence de la jeune femme. La porte de sa chambre était ouverte, signe qu'elle n'était pas à l'intérieur. Elle fermait toujours la porte quand elle était dans sa chambre, il l'avait remarqué dès les premiers jours.
Quelque chose frôla sa jambe et il fit un bond en avant, retenant au dernier moment son cri. Il proféra nombre d'insultes silencieuses à l'encontre du chat qui s'était assis et le regardait d'un air hautain. Finalement il passa sa main dans ses cheveux en soupirant. Puis il regarda le chat qui semblait toujours l'observer les yeux mis-clos.
-Et par hasard, tu serais pas où elle est ta maitresse?
Le blond pressa ses lèvres. Et voilà qu'ils se mettait à parler à une boule de poils ! Qu'est-ce qui n'allait plus avec lui !?
Cependant sans un bruit le félin s'était levé et traversa le couloir. Juste avant de disparaître, il tourna la tête vers Jace comme si celui-ci devait le suivre. Puis il disparut.
Le chanteur resta un moment figé, incapable de savoir si ce qu'il croyait avoir vu était réel ou pas. Il repassa sa mains dans ses cheveux nerveusement puis prit lui-même la direction de l'escalier. Peut-être était-elle en bas. À peine eut-il descendu la dernière marche qu'il se retrouva nez-à-nez avec Church. Et sans un regard de plus le chat repartit vers le salon. Plus par automatisme qu'autre chose, Jace le suivit, curieux et un peu incrédule. Le félin continua sa route dans la cuisine et finit par sortir dehors par la porte fenêtre.
Le blond retint un grognement. Qu'avait-il pensé en suivant un chat? Qu'il allait comprendre et le mener jusqu'à la Furie? Il se sentait très idiot d'y avoir cru et allait faire demi-tour quand il entendit :
-Où étais-tu donc passé Church? Je ne t'ai pas vu tout à l'heure.
La Furie était bien dehors. Sans un bruit, le blond se dirigea vers la porte vitrée et s'y adossa, ne sachant ni quoi dire ni quoi faire face au spectacle qu'il avait sous les yeux.
Clary était assise en tailleur sur la petite terrasse, son chat avait mis ses pattes sur ses cuisses pour chercher des caresses. Elle était habillée d'un jean sombre et d'un pull vert qui aurait pu être horrible mais qui, étrangement lui allait bien. Ses cheveux rouge flottaient dans la brise matinale et il pouvait voir malgré la pénombre son visage – son teint pâle, ses lèvres attirantes sur lesquelles se dessinait un sourire discret, son cou gracile, la courbe douce de ses épaules...
Il secoua la tête avant que ses pensées ne partent dans une direction inappropriée et rentra à l'intérieur de la maison.
S'installant devant la cuisine, il mis la machine à café en marche, son esprit toujours tourné vers la jeune femme. Que faisait-elle à presque 6 heures du matin dehors alors que les températures étaient encore très fraîches ?
Il soupira avant de prendre deux tasses et de les remplir. Il allait le savoir bien assez tôt... Le blond sorti sur la terrasse et aussitôt la jeune femme se tourna vers lui.
-Oh Jace ! Je ne savais pas que vous étiez réveillé...
-Je le suis. Répondit-il simplement. Café ?
Il lui tendit la tasse fumante et elle la prit malgré l'air suspicieux qui s'affichait sur son visage.
-Il n'est pas empoisonné et je doute que de la céramique puisse vous manger. Lui dit-il avec un sourire, copiant les paroles qu'elle lui avait dites il y avait plusieurs jours de cela.
La jeune femme y trempa les lèvres et il aurait presque pu entendre un soupir de contentement. Alors il s'assit à côté d'elle, s'enroulant dans la couverture qu'il avait pris.
Pendant ce qui sembla plusieurs minutes, il n'y eu qu'un silence entre eux. Un silence confortable contrairement aux jours qu'ils avaient passé ensemble.
-Je suis désolée. Lâcha tout à coup la jeune femme.
Jace la regarda d'un air surpris.
-Pourquoi tu t'excuses ?
-Je n'ai pas été la personne la plus agréable. Je suis désolée pour ce qui s'est passé depuis le début et en particulier hier. Je n'aurais pas du aller aussi loin.
-Ce serait plutôt à moi de faire des excuses, je n'ai pas été très facile à vivre non plus. Répondit-il sans réfléchir.
Ce ne fut que lorsque les mots s'échappèrent de ses lèvres qu'il s'aperçut de leur véracité. Il avait été un connard dès le début, dès leur rencontre dans ce taxi new-yorkais. C'était la première fois qu'il se rendait véritablement compte à quel point son comportement avait pu affecter et blesser son entourage.
-Tient donc, Jace Wayland qui s'excuse. Dois-je marquer ce jour d'une pierre blanche?
-Très drôle. En attendant que faites-vous ici Miss Fray ?
Le sourire de la jeune femme s'adoucit alors que son regard se perdait dans le vague, contemplant la vaste étendue d'herbe qui s'étalait devant eux.
-Il existe des spectacles naturels impressionnants pour qui sait les attendre.
Sur ce, elle repris une gorgée de café. Jace haussa les sourcils et fit de même. Il se passa plusieurs minutes sans qu'aucun d'eux ne parle, durant lesquelles le ciel s'éclaircit. Les quelques nuages passèrent du violet au rose pâle, on pouvait voir les étoiles s'éteindre pour lasser place à un orange vif. Et puis les premiers rayons du soleil apparurent, éclairant la plaine. Clary et Jace pouvaient le sentir réchauffer leur corps, accompagnant le vent doux et à présent chaud. Quelques oiseaux s'envolèrent rendant parfait ce magnifique tableau.
À présent Jace comprenait Clary. Le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux était magnifique et il ne regretta pas de s'être levé. Cette atmosphère presque irréaliste lui donnait envie de composer à nouveau. Des paroles commençaient à prendre forme dans sa tête alors qu'un sourire naquit sur son visage.
Clary se tourna vers lui et tendit sa tasse devant elle.
-Alors on est bon ?
Sans se défaire de son sourire, Jace trinqua.
-On est bon.
Voilà, en espérant que ça vous ai plu ! :)
N'oublier pas, reviewer, follower, favoriter, ça motive ! ^^
