Hello everybody! Le chapitre 6 que vous avez tant attendu est enfin sorti! Pour les excuses concernant le délai de parution, je laisse la parole à ma bêta :
Tout d'abord je tenais à m'excusez auprès de vous chers lecteurs. Si le chapitre à du retard c'est ENTIEREMENT ma faute et non celle de Shiro' ! Sans entrer dans les détails depuis Mars c'est vraiment la pagaille, j'ai perdu mon oncle, j'ai du aller au Portugal, on m'a volé mes papiers et sans carte d'identité je ne peux pas passer mes partiels et en plus de tout cela, s'ajoute des problèmes familiaux importants qui font que j'ai du faire pleins de procédure pour ne pas me retrouver dans la m*rde ! En tout cas, je tiens vraiment à m'excusez auprès de vous, comme je me suis excusée auprès de Shiro' ! En tout cas, je vous souhaite une bonne lecture et je corrigerai les chapitres suivants beaucoup plus rapidement ! Angel'
Bref moi aussi j'ai des excuses à faire concernant les réponses aux reviews. Au début je ne l'ai pas fait par manque de temps et ensuite, ben j'ai un peu oublié ^^'
Donc merci à : Laura, La Plume Folle, Sissi1789, LittleFlicka et Loup4 pour vos reviews
Merci à : ameliepioch5(dont je m'excuse de ne pas avoir pu mettre les points de son pseudo mais sinon ff effacait tout -.-'), Mia Fullbuster, Naema, LittleFlicka, Hopefulness07 et loup4 pour avoir mis ma fic en alert
Merci à : Sissi1789 et LittleFlicka pour leur mise en favori
Et quand même un grand merci à Angel', ma bêta. Par ce même si elle était un peu en retard, elle fait un travail formidable ;)
Sur ce, enjoy!
Jace gratta quelques cordes sur sa guitare avant de noter les accords improvisés sur une partition. Depuis qu'il s'était réconcilié avec Clary, il essayait de composer. L'inspiration n'était pas entièrement au rendez-vous mais il avait envie de reprendre sa guitare et de jouer. Juste pour la sensation des corde sous ses doigts et des notes qui résonnent dans l'air, pas pour un concert ou par obligation comme il pensait que c'était le cas en ce moment.
Quand cela avait-il changé ? Depuis qu'il avait rencontré la Furie et s'était installé dans cette ville perdue, il sentait un poids en moins sur ses épaules. Certes la menace de la maison de disques était toujours là, mais il n'y avait plus les bousculades et les cris des fans, plus d'agents de sécurité présent avec lui 24h/24; plus de contrats, de shootings photo, d'obligations dans tout les coins du monde. Plus de stress tout simplement.
Il s'arrêta de jouer alors qu'il repensait à la manière dont il avait commencé la musique. Sa guitare ne l'avait pas quitté depuis qu'il avait commencé à en jouer à l'âge de cinq ans. Son père biologique ne l'avais jamais su et Jace ne savait pas ce qui aurait pu arrivé si cela avait été le cas.
Mickael Wayland était toujours... brutal dans ses punitions et dans tout ce qu'il faisait d'ailleurs. Depuis la mort de sa mère, Céline, il n'y avait plus de relation père-fils en-dehors des coups.
Ce qui n'était pas le cas avec sa famille adoptive, les Lightwood. Ceux-ci avait toujours accueillit sa passion pour le piano et la guitare avec grand enthousiasme. Ils l'avaient poussé à faire quelque chose de ce talent qu'il avait pour la musique.
Il avait formé le groupe Shadowhunter de la manière la plus banale qui soit. Sébastien, Jonathan, Alec son frère adoptif et lui avait commencé à jouer ensemble dans un garage. Puis il avait fait quelques concerts en ville avant d'être repéré par Hodge Starwalker.
C'était ainsi qu'avait commencé leur brillante carrière.
Il se rappelait de leurs débuts, au moment où il composait sur sa douleur et sa déception. Parce que, malheureusement, les démons du passé ne s'effacent pas facilement. Il n'avait jamais été un adolescent facile, toujours à ruminer des idées noires, et la musique avait été un moyen d'évacuer ses frustrations.
Et maintenant il était là, trois ans plus tard, à tout faire pour que le travail de ces dernières années ne s'écroule pas.
Malheureusement, les problèmes passés qui l'avait poussés en avant semblaient n'être que cela à présent : du passé. Il ne ressentait plus ces sentiments qui lui avaient fait écrire tant de mélodies et de chansons.
La gloire les avait accueillit dès leurs débuts et il n'avait jamais pensé que tout pouvait s'effondrer aussi vite. Comme un idiot, il avait pensé qu'ils seraient différents de toutes les stars qui étaient passé avant eux. Idiot et prétentieux en effet. Il en prenait maintenant conscience.
Il soupira bruyamment. Sa source principale d'inspiration était morte, d'une certaine manière, et il ne savait plus sur quoi écrire. Il fallait qu'il se ressaisisse, les patrons de sa maison de disque n'attendraient pas éternellement. Ça aussi il en prenait conscience : que s'il ne produisait plus assez de profit, on n'hésiterait pas à le jeter, comme une poupée cassée.
Il était remplaçable.
Et cette réalité était dure à avaler. Il s'en voulait de s'être posé tout seul sur un piédestal, de ne pas avoir écouté ni sa famille ni ses amis.
Si seulement...
Non ! Jace repoussa ses pensées. Avec des si on pourrait mettre le monde en bouteille. Ce qui était fait était fait. Il devait se concentrer sur le moyen de produire une chanson.
Il soupira une nouvelle fois avant de regarder à l'intérieur de la maison, à travers les portes vitrées. Il pouvait voir Church allongé sur le dessus du canapé, profitant allègrement du soleil matinal, mais il n'y avait pas une trace de Clary.
Le chanteur se leva et rentra. Puis, après avoir posé sa guitare et ses notes sur la table du salon, il s'approcha du chat. Sa révulsion des félins n'était pas démesurée et cela explique l'entente cordiale entre lui et Church. Enfin, c'était un peu bizarre de dire ça pour un animal mais c'était la meilleure expression qu'il pouvait trouver. D'ailleurs il soupçonnait le chat de Clary d'être beaucoup plus intelligent que la moyenne et d'en profiter pour faire tourner les humains en bourrique.
Bref, il s'accroupit pour être au niveau du chat mais à distance raisonnable au cas où celui -ci trouverait amusant de lui donner un coup de griffe.
-Hey Church, tu sais où est ta maîtresse?
Il s'étonnait toujours à poser cette question et comme les fois précédente, le félin releva la tête et le regarda de cet air hautain avant de faire ce qui sembla à Jace, l'action de lever les yeux au ciel. Une semaine auparavant le jeune homme, le blond aurait juste cru que le chat se foutait de sa gueule. À présent, il pensait que c'était une manière de dire que Clary était à l'étage.
Il se releva et monta les escaliers. Le couloir était vide et pas un bruit ne semblait indiquer qu'ele était dans une des pièces. Cependant au bout du couloir se trouvait une échelle en bois qu'il n'avait jamais vu. Il fronça les sourcils puis il tendit l'oreille un peu plus et entendit un craquement de plancher. Mais étonnamment cela ne venait pas de son étage mais d'au-dessus de sa tête. Il y avait donc un deuxième étage? Sans se poser plus de questions, le jeune homme traversa le couloir et monta l'échelle. Il se retrouva alors sous les combles. Celles-ci étaient percées de vélux qui lassaient bien passer la lumière. On pouvait voir l'armature en bois de la toiture ainsi qu'un bazar entassé sur la droite: des meubles, objets plus ou moins anciens, … . Il y faisait légèrement plus chaud mais l'atmosphère n'était pas étouffante.
Puis il entendit encore les bruit de pas, qui semblaient provenir de devant lui mais il ne pouvait rien voir.
Des poutres séparaient le grenier en deux et les meubles entassés ne laissaient qu'un petit passage, à hauteur d'homme mais moins large qu'une porte, pour accéder à la deuxième partie des combles.
Celle-ci devait servir d'atelier car tout ce qu'il y avait était des toiles, vierges ou peintes, des pinceaux, des chiffons et toutes sortes de pots de peinture. Il s'adossa à l'encadrement du passage et croisa ses bras, peu sûr de ce qu'il devait faire lorsqu'il remarqua Clary.
Il fut pris d'une grande tendresse en la voyant. Elle était assise à même le sol devant une grande toile, que la jeune femme observait sans dire un mot, sans bouger. Le tableau en lui-même était impressionnant. Il représentait une fenêtre ouverte sur un paysage presque féerique : une plaine dont l'herbe verte était agrémentée de fleurs de toute les couleurs. Au loin on pouvait distinguer des collines et un début de forêt . Au-dessus de ce paysage verdoyant se trouvait un ciel d'un bleu pâle avec quelques nuages blancs. La silhouette de quelques oiseaux planant se démarquait à l'horizon. C'était presque si on pouvait entendre le bruit du vent ou l'odeur du chèvrefeuille qui poussait à proximité de la fenêtre. Un endroit qui semblait refléter un sentiment d'infini et de liberté.
Au contraire du reste de la toile. La fenêtre peinte était encastrée dans un mur de pierre, froid, dur, brut. Les quelques objets en bois sombres qui étaient représentés sur le rebord inspiraient un dépouillement total, une pièce qui semblait t'étouffer.
Jace n'était pas claustrophobe et pourtant le décor intérieur lui donnait cette impression. Il n'avait qu'une envie, s'échapper vers cet extérieur accueillant.
Le tableau donnait envie de sortir par la fenêtre et de courir dans la plaine sans que cela ne puisse jamais être accompli. Car, quoiqu'il arrive la peinture était figée : on observera toujours le tableau de l'intérieur, comme si on y était piégé et que rien ne pourrait nous en faire sortir.
Jace était bluffé. Clary avait réussit à faire ressortir tant de choses dans cette scène... Elle lui rappelait son enfance, enfermé dans l'appartement de son père, il regardait par la fenêtre et se prenait à rêver de descendre dans la rue jouer avec les autres gamins, de voir enfin à quoi ressemblait l'extérieur, d'un autre endroit où vivre...
Il se rappelait encore comment il s'était imaginé un monde imaginaire avec sa ville principale et ses tours de verre ainsi que ses habitants, des chasseurs de démons.
Et maintenant qu'il observait l'œuvre de Clary, il se rendait compte que c'était très ressemblant de ce qu'il avait imaginé. Le pays des Chasseurs d'Ombre, comment l'avait-il appelé déjà...?
-Idris... se rappela-t-il.
Le mot avait été murmuré mais Clary se retourna aussitôt, légèrement surprise.
-Oh Jace... Je ne t'avais pas entendu arriver. Qu'est-ce que tu as dit?
-Idris. C'est une invention de quand j'étais gamin. C'était un échappatoire et ce que tu a peint y ressemble et... Et ce n'est rien, oublie ce que je viens de dire.
Le chanteur se sentait ridicule, presque rougissant de honte. Qu'est-ce qu'il avait à déballer ses souvenirs d'enfance? Ça n'intéressait certainement pas une jeune femme ni qui que ce soit d'autre d'ailleurs.
Son passé avait toujours été le jardin secret de Jace. Il ne l'avait jamais raconté à personne alors pourquoi commencerait-il avec quelqu'un qu'il avait rencontré i peine plus d'une semaine!?
C'était ça qui le perturbait avec Clary. Tout était naturel avec elle. Pas besoin de faux-semblants, de sourires forcés ou de masques. Ce n'était pas Jace Wayland, le chanteur des Shadowhunters qu'elle recherchait. Quand elle lui parlait, ou même dans ses gestes et silences, il lui semblait 'être simplement que Jace, l'homme de 25ans qui détestait les canards encore plus que les chats, qui avait découvert les crêpes il y a trois jours et qui à présent aimait se lever tôt pour profiter des levers de soleil.
C'était arrivé comme ça. Leur relation avait changé depuis le jour où ils s'étaient rencontré. Ce jour-là, le chanteur avait pensé que jamais il ne pourrait ressentir autre chose que de l'agacement pour cette fille aux cheveux rouges. À présent, il pouvait s'avouer qu'il appréciait Clary.
-... Jace!?
Le blond releva la tête pour voir la concernée de ses pensées devant lui, l'air un peu inquiète.
-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda-t-il
-Tu semblais... autre part...
-Oh! ...Juste perdu dans mes pensées.
Clary acquiesça avant de retourner à sa toile. Il se passa une minute avant la jeune femme ne parle :
-Comment ça se passe pour tes chansons?
-Pas aussi bien que je l'aimerais mais j'ai quelques bases de mélodie et de paroles.
-Tu me feras écouter?
-Maintenant si tu veux.
Sur ce Jace repartit chercher sa guitare au rez-de-chaussé, le cœur étrangement léger. Il se rendit compte qu'il appréciait le fait de jouer pour Clary.
La mauvaise surprise en arrivant dans le salon fut que, le soleil ayant bougé, il n'éclairait plus le canapé et donc Church avait migré vers un endroit chauffé par les rayons : la guitare de Jace.
Le chanteur n'aurait jamais pensé qu'aller à l'encontre des désirs d'un chat serait aussi dangereux. Il ne voulait pas lui faire du mal mais à chaque fois, Church semblait sentir que le blond voulait l'enlever de sa place et donnait des coup de pattes bien sentit en direction de Jace.
Ce dernier faisait tout pour garder son calme mais arrivait très rapidement à ses limites.
-Il y a un problème, Jace?
La voix de Clary résonna dans le couloir. Elle aussi devait en avoir assez d'attendre et était descendu pour voir ce qui lui prenait autant de temps.
-Oui! Le problème est que ça, dit-il en montrant le chat du doigt, ne veux pas me laisser prendre ma guitare et que ça, ça a des griffes pour me dissuader d'approcher.
La jeune femme apparut dans encadrement de la porte, et après deux bonnes secondes sans bouger pour bien comprendre ce qui se passait, éclata de rire. Jace se sentit vexé. Elle se moquait de lui.
-Ce n'est pas drôle Clary. Dit-il en faisant la moue.
-Excuse-moi, mais il faut avouer...
Qu'il était ridicule, il avait compris. Toujours en gloussant, elle s'approcha et se saisit du félin sans que celui-ci ne proteste. Au contraire, il se pelota un peu plus confortablement dans les bras de sa maîtresse.
Finalement la journée fut très bonne. Clary était naturellement encourageante et il appréciait cela. Il avait passé des heures à jouer, à réfléchir sur ses chansons et à regarder la jeune femme peindre.
Ils découvrirent également que Clary n'était pas douée pour la guitare et réciproquement que Jace était une petite catastrophe en peinture. Mais il s'en fichait. Pour la première fois depuis bien longtemps, il ressentait enfin ce que c'était que d'être heureux.
Voilà, en espérant que ça vous ai plu! :)
Et n'oubliez pas de laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir ;)
A la prochaine!
