Bonjour,

Bon bah finalement le mauvais temps est revenu et je me suis donc naturellement terrée dans mon lit, enroulée dans mes draps chauds et l'ordinateur sur les genoux. Après avoir successivement regardé Orgueil et Préjugés et Moulin Rouge (pour me mettre en conditions), mes doigts ont filé tous seuls sur le clavier.

Cette fois-ci pas de méchant Drago ni d'Hermione au fond du gouffre, mais une OS assez comique. L'auteur a d'ailleurs écrit à ce propose que si on n'est pas capable de rire de soi-même, de qui doit-on rire ? Vous comprendrez très vite de quoi je parle.

A propos de mon petit sondage, je crois que c'est tombé à l'eau. Je retenterai le coup une prochaine fois.

En attendant, je souhaite remercier Visiteuse pour sa review dans le précédent chapitre.

Bonne lecture et à très bientôt !

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Disclaimer : le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowlings et « Meus Contraho » appartient à Curiositykils, je ne suis que la traductrice.

Titre original : Muggle Lies

Rated : T

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Les mensonges moldus

Drago se réveilla du merveilleux rêve qu'il était en train de faire en sursaut. Sa femme merveilleusement sexy lui donnait un aperçu très sexy de la lingerie très sexy qu'il lui avait acheté. Mais il avait été interrompu juste au moment où elle en arrivait à la meilleure partie !

Il était sur le point d'ouvrir les yeux quand il entendit la raison de cette interruption. Les mains de sa femme étaient en train de taper sur l'infernal ortinadeur qu'elle avait acheté quelque mois plus tôt.

Merlin, s'il avait su que cette fichue chose lui aurait causé tant de nuits blanches, il aurait certainement accidentellement cassé cette maudite machine avant qu'elle n'ait pu placer tous ses sorts de protection dessus.

Il se tourna pour lui faire face, tout en gardant les yeux fermés en prévention de l'éblouissement causé par la lumière de la page ouverte de l'ortinadeur.

Un de ses bras émergea pour évaluer à quelle distance était son corps du sien. L'équivalent de tout un bras (et Drago avait de longs bras), ses doigts frottant contre ce qui semblait être sa peau nue. C'était doux. Sa cuisse.

Se rapprochant davantage afin d'atteindre la zone plus facilement, il fit courir ses doigts de bas en haut sur toute l'étendue de peau.

« Qu'est ce que tu fais ? », murmura-t-il même s'il connaissait déjà la réponse.

« Chut, rendors-toi », chuchota-t-elle.

« Je ne peux pas », répliqua Drago contrarié.

« Pourquoi pas ? », demanda-t-elle.

« Parce que ma femme ne dort pas et qu'elle est en train de pianoter sur les touches de cet ortinadeur ! »

« C'est un orDInaTEUR », corrigea-t-elle.

« C'est une magie moldue infernale qui n'aurait pas du passer la porte d'entrée du Manoir »

« C'est pourquoi je l'ai fait directement entré pas le réseau magique de notre chambre. Tu sais, tu n'avais pas vraiment besoin de changer la sécurité »

« Pas si ça signifie que ça peux me permettre d'obtenir une nuit de sommeil décente », murmura-t-il dans un souffle.

« Qu'est-ce que tu viens de dire ?, demanda-t-elle brusquement.

« Rien chérie. Tu disais que tu faisais quoi ? », fit-il éludant rapidement la question.

« Tu le sais alors pourquoi tu demandes ? »

« Parce que j'espère toujours que la réponse sera différente. Honnêtement Hermione, pourquoi prends-tu la peine de lire ces merdes ? Ça ne fait que te décevoir »

« Et ça ne te déçoit pas toi ? », répondit-elle incrédule.

« Pas vraiment. Elles écrivent sur moi. Je suis tellement beau et célèbre que je suis reconnu dans le monde moldu. Et tu es tellement belle et célèbre que tu es reconnue dans le monde moldu. Tu devrais te réjouir et être flattée de leurs attentions »

« Mais elle écrivent des mensonges sur nos vies Drago ! Comment tu ne peux pas t'en soucier ? », lui demanda-t-elle de nouveau.

Drago soupira. « Est-ce que c'est vraiment important ? Nous connaissons la vérité. Nous savons ce que contiennent nos passés. Laisse-les changer le cours de l'histoire si elles le veulent. Ça ne changera rien »

« Je sais mais quand même… certaines choses qu'elles écrivent sont vraiment terribles. Et c'est surtout à propos de toi. Ça me met tellement en colère »

Drago n'avait jamais demandé avant à sa femme ce que ces écrivains moldues racontaient sur lui.

« Eh bien, qu'est ce qu'elles écrivent ? »

« Oh Drago. Certaines de ces histoires disent que tu es une sorte de Vélane et que je suis apparemment ta 'femelle' ou d'autres disent que tu es un vampire et que tu m'as mordu »

« Eh bien, il m'arrive de te mordre », dit-il avec amusement alors que sa main accentuait le mouvement sur sa cuisse. « Et je suis curieusement beau, donc tu peux pardonner leurs mauvaises interprétations, n'est-ce pas ? »

« Drago, pourrais-tu s'il te plait être sérieux un instant. Regarde, cette auteur-là… quel est son nom… ah oui, Curiositykils… elle est particulièrement horrible »

« Pourquoi, qu'est ce qu'elle raconte ? »

« Eh bien, dans une de ses histoires tu m'obliges à coucher avec toi en échange d'argent pour un orphelinat dans une autre tu me laisses apparemment tombé quand je t'apprends que je vais mourir et dans une autre tu es seulement avec moi pour récupérer ton héritage et parce que tu penses que ça ferait bonne impression dans ta recherche d'investisseurs pour ton nouveau business ! »

Drago finit par ouvrir les yeux. « Eh bien d'abord, je n'ai jamais eu besoin d'utiliser le chantage pour qu'une femme couche avec moi je ne te quitterais jamais, vraiment jamais, surtout si tu venais à mourir et si quelqu'un est avec l'autre pour son argent, c'est toi avec moi. C'était moi l'homme riche quand nous avons commencé à sortir ensemble »

Il pouvait toujours distinguer un air de mécontentement sur le visage d'Hermione. « Écoute, comment se finissent ces histoires ? », demanda-t-il.

« Eh bien, dans la première nous vivons apparemment heureux pour toujours. Dans la seconde, tu finis par revenir et passer mes dernières heures à vivre avec moi. Et elle n'a pas fini la troisième donc je ne peux pas te dire ça fini »

« Bien, le seul élément bien fondé de ses histoires est que nous vivons heureux après tout. Elles ne connaitront jamais la vérité alors laisse-les écrire leurs mensonges »

« Je suppose », répondit-elle incertaine.

Drago leva le bras et rabaissa l'écran de l'ordinateur. Il le déposa ensuite sur la table de chevet.

« Ça ne te dérange vraiment pas ? »

« Ça ne me dérange vraiment pas », dit-il fermement.

Soupirant avec lassitude, sa femme se blottit enfin près de lui sous la couette.

« Drago ? », dit-elle calmement.

« Hmm »

« Dans une de ses histoires tu as aussi déjà couché avec Pansy »

« QUOI ? »