Bonjour à tous,

Comme je suis assez productive ces derniers temps (le terme est assez relative, mais il faut dire que je prends beaucoup beaucoup de temps pour mes traductions), je vous poste le dernier OS que j'ai à ma disposition. OS plutôt cocasse d'ailleurs, à la limite du ridicule. Il m'a cependant beaucoup fait rire. L'auteur dit d'ailleurs à ce propos qu'elle avait crée ce recueil afin d'exploiter toutes ses idées des plus brillantes aux plus grotesques. Vous me direz ce que vous en avez pensé…

Je pense qu'il faudra attendre un petit peu avant la prochaine publication. Avec les vacances estivales qui ont commencé j'ai beaucoup plus de travail. Mais au fur et à mesure j'y viendrais bien à bout^^

En attendant je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à très bientôt !

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Disclaimer : le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowlings et « Meus Contraho » appartient à Curiositykils, je ne suis que la traductrice.

Titre original : Frilly Dress Wearing Things

Rated : K

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Un je-ne-sais-quoi en robe à froufrous

Drago s'agitait discrètement sur son siège du canapé du salon des Granger.

Malgré avoir promis de ne pas s'éloigner de lui d'un pouce, Hermione avait foutu le camp voilà près de quinze minutes pour aider les nombreux membres de sa famille dans la cuisine.

Elle avait juré être de retour au maximum la minute suivante et comme le crétin amoureux qu'il était, il l'avait cru.

Il se tortilla de nouveau et croisa les jambes. Où diable était-elle ?

Ses yeux balayèrent la pièce et malgré la présence de nombreuses femmes à la chevelure broussailleuse, elles étaient toutes trop vieilles, trop grosses, trop laides ou dans le cas d'une des cousines, ressemblait trop à un crapaud pour être son Hermione.

Merlin, où diable était-elle ?

Au-delà du vacarme de la pièce, il entendit son rire éclatant et tourna la tête vers ce son.

Quand il l'aperçut, il laissa échapper un long soupir de soulagement. Enfin.

Se relevant, il serpenta rapidement vers l'endroit où elle se tenait.

Cela lui prit une longue et laborieuse minute. Combien de parents avait-elle au nom de Merlin ? Et était-il vraiment nécessaire qu'ils soient tous présents ?

Merlin, il avait pensé qu'un accueil dans la famille Granger l'impliquerait lui, Hermione et ses futurs beaux-parents. Et non pas toutes les satanés personnes qui portaient le nom de Granger et qui vivaient en Angleterre.

Quand il atteint finalement Hermione, il dut attendre qu'elle finisse sa conversation avec l'une de ses nombreuses cousines.

Il avait appris assez tôt dans sa vie que la grossièreté envers n'importe quelle fille équivalait à un allumage dans les formes. Elles voulaient toutes désespérément avoir une chance de tester son apparence glaciale.

Il avait appris assez tôt dans sa relation avec Hermione que cette grossièreté équivalait à une grève de sexe.

Les commentaires et remarques cinglantes dressés rapidement dans sa tête y restèrent.

Mais honnêtement, il était son fiancé. Il devait certainement passer en priorité.

La conversation touchait à sa fin et avant qu'une autre puisse commencer il saisit la main d'Hermione.

Elle posa son regard sur lui et fronça les sourcils en voyant l'air tendu de son visage.

« Je dois y aller »

« Aller où ? », demanda-t-elle confuse.

« Retourner au Manoir. Je serai de retour dans cinq minutes »

« Pourquoi ? »

Drago se dandinait d'un pied sur l'autre, hésitant et regardant autour de lui. Il soupira puis se pencha plus près d'elle pour que personne d'autre n'entende. « Je dois aller aux toilettes »

Hermione se recula et le regarda l'air ébahi. « Nous avons deux toilettes dans la maison. Tu peux en utiliser un, tu sais », dit-elle perplexe.

Drago remua inconfortablement. « Ecoute, je serai de retour dans cinq minutes. Tu ne remarqueras même pas que j'étais parti », fit-il à voix de plus en plus basse. « J'ai juste besoin de pisser »

« Et qu'est ce qui ne va pas exactement avec ces toilettes ? »

« Je ne sais pas qui y a déjà été ! »

« Pardon ! », se moqua Hermione. « Les toilettes sont parfaitement propres »

« Oui ils sont propres mais… » Il s'arrêta quand il réalisa qu'il n'avait aucun argument qui empêcherait Hermione d'être en colère contre lui.

Il l'observait lever les yeux au ciel et se pencher vers lui.

« Tu es un homme Drago. Sans ajouter un sorcier. Utilise un sort de Récurage si tu le dois ou contente-toi de pisser debout comme tous les autres hommes »

Drago se recula instantanément dégouté par cette image. Pisser debout ! Il n'était pas un de ces rustres roturiers comme Weasley !

Devant l'air entêté du visage d'Hermione, il grogna et convint que l'utilisation du sort de Récurage serait appropriée.

« C'est en haut à gauche », fit-elle remarquer.

Acquiesçant, il se dirigea rapidement vers les onze marches qui menaient au premier étage de la petite maison.

Trouvant la salle de bain assez facilement, il entra puis se tourna et verrouilla la porte.

Ouvrant son pantalon, il le baissa et se tourna pour faire face à la cuvette des toilettes.

Baissant la main, il saisit sa baguette et se redressa (N/A : bah oui vous vous attendiez à quoi, bande de perverses^^)

Son regard passa de ses pieds à la femme située au-dessus des toilettes.

Tout près de crier sous le choc, il recula jusqu'à ce que son dos rencontre la porte.

C'est quoi ce bordel ?

Réalisant qu'il était toujours à moitié nu, Drago releva son pantalon. S'assurant à peine d'être décent, il déverrouilla la porte et se précipita au rez-de-chaussée.

Pour l'amour de Merlin, quelle était cette chose ? Par l'Enfer.

Hermione l'avait semblait-il attendu en bas des escaliers. « Est-ce tout va bien maintenant », taquina-t-elle. « Je t'avais dit que ce ne serait pas si terrible »

Drago faillit bafouiller quelque chose mais réussit à se contenir. « Non, tout ne va pas bien. Il y avait une chose assise sur les toilettes et qui me regardait ! »

« Quoi ? », demanda Hermione d'un ton perplexe.

« Une chose », expliqua-t-il plein d'éloquence.

Quand Hermione se contenta de hausser un sourcil, il s'expliqua davantage. « Une poupée ou quelque chose comme ça. Elle me regardait fixement », répéta-t-il à nouveau au cas où elle n'aurait pas compris l'absurdité de la situation la première fois qu'il l'avait énoncé.

Les mots eurent à peine franchi sa bouche qu'Hermione éclata dans un rire hystérique.

« Qu'est-ce qui te fait rire, femme ? », demanda-t-il avec colère.

Au lieu de répondre, ses paroles eurent le don de la faire rire encore plus.

« Je vais retourner à la maison », déclara-t-il l'air boudeur.

Son rire diminua légèrement puis quand finalement elle s'arrêta, elle dut essuyer les larmes qui coulaient de ses yeux.

« Oh Drago. Es-tu en train de parler de la poupée qui porte le papier toilette ? », lui demanda-t-elle comme s'il était supposé savoir de quoi elle parlait.

« Eh bien, je ne sais pas, je devrais ? C'était un… je-ne-sais-quoi en robe à froufrous »

« Oh Merlin. C'est juste une poupée Drago. On l'utilise pour cacher la réserve de papiers. N'as-tu pas vérifié ? »

« Evidemment que je n'ai pas vérifié ! Je n'allais pas lui soulever sa jupe non plus ? Pourquoi diable les moldus auraient-ils une poupée voyeuriste quand ils vont aux toilettes ? C'est complètement ridicule »

« Oh ne dis pas ça à ma mère. Elle est particulièrement attachée à Susan »

« Susan ! Parce qu'elle a un nom ? »

« Oui. Elle est là depuis ma naissance. Peut être même avant. Je pense que c'est une antiquité », réfléchit-t-elle.

Drago secoua la tête d'incrédulité. « Ça suffit. Je rentre utiliser les toilettes de la maison. Au moins je serais sûr d'avoir une intimité la plus totale »

Hermione ne dit rien pour l'arrêter et pour ça il était reconnaissant.

« Ne t'avise pas de t'en procurer une et de la coller dans les toilettes du Manoir », menaça-t-il avant d'entrer dans la penderie pour transplaner.

Hermione ouvrit rapidement la porte afin de l'attraper avant qu'il ne parte. « Je ne m'en procurerais pas tant que la couleur dominante du mariage n'est pas l'argent »

« Bien », accepta rapidement Drago.

« Ni le vert », ajouta-t-elle.

Drago lui lança un regard dur comme l'acier qui n'eut aucun effet.

Grognant, il acquiesça de la tête.

« Et tu seras plus gentil avec Pattenrond », dit-elle rapidement avant qu'il ne puisse partir pour son moment d'intimité.

Lui donnant un autre regard mécontent mais ne disant rien, il transplana enfin.

Quand il arriva chez lui, il trouva le chat décrépit d'Hermione assis sur le tapis de la salle de bain.

Grimaçant et après avoir murmuré un « maudit petit monstre », Drago s'éloigna et se dirigea vers une des autres salles d'eau la plus proche.

Pattenrond, qui profitait d'une sieste bien méritée, ouvrit les yeux à l'entente de la voix de son nouveau maître. Le regardant se retourner et s'éloigner, Pattenrond se remit immédiatement sur ses pattes.

Maintenant qu'il était réveillé et que sa maitresse adorée n'était pas au Manoir, l'occasion semblait parfaite pour embêter un peu son nouveau maître.

Cachant son sourire, il clopina rapidement jusqu'à se trouver à deux pas derrière lui. Quelques heures à lui coller au train seront un parfait exercice pour préparer son prochain repos.