Eh oui, encore un OS, encore un reveal, même si cette fois j'ai tenté de faire plus léger. N'hésitez pas à me donner votre avis, vous savez qu'il n'y a rien de plus motivant que des commentaires !

Pour cet OS, toujours pas de pairings, mais je suis ouverte aux idées.

Disclaimers: Pas à moi, blablabli blablabla.

Enjoy !


Reveal #2: Confession


- Je suis le sorcier ! Il n'a rien fait ! S'exclama Merlin.

Tout le conseil, les chevaliers de la table ronde et Arthur poussèrent un long soupir.

- Merlin. Grogna Arthur, agacé. On est déjà passé par là. Avouer un faux crime pour sauver des gens n'est pas une bonne idée.

- Mais je ne-

Merlin fut interrompu par le regard excédé d'Arthur, et celui entre l'amusement et la panique de Gaius. Il resta silencieux une silence, bouche ouverte de surprise, et se tourna vers le jeune garçon à ses côtés, qui le fixait avec de grands yeux.

Le gamin n'avait rien fait de mal. Certes, c'était un sorcier, mais il était terrifié, il devait à peine avoir dix ans, et la seule chose de mal qu'il avait fait, c'était avoir le malheureux réflexe de repousser un homme qui avait été rude avec lui – par magie.

Merlin sentit sa résolution se raffermir, et il se tourna à nouveau vers Arthur, les chevaliers et les nobles présents, un regard déterminé planté dans celui du roi.

- C'est la vérité. Fit-il finalement. Je suis un sorcier, et j'ai utilisé la magie pour aider ce garçon. L'homme allait lui faire mal, j'ai réagit.

- Et pour le témoignage de l'homme, qui a déclaré avoir vu les yeux de l'enfant briller ? S'enquit l'un des conseiller avec un air amusé et dubitatif – personne ne croyait Merlin, c'était évident.

- Un reflet, peut-être, qu'en sais-je ? Grogna Merlin, qui devenait agacé. Franchement, le type venait de se faire jeter au sol loin d'un garçon de dix ans. Même sans mon intervention, s'il avait seulement trébuché, dans sa confusion ou sa gêne, il aurait accusé le gamin.

C'était, étonnamment, un bon point. Les nobles commencèrent à remuer, se regardant entre eux, hésitants. Les chevaliers souriaient discrètement face à la bonté de cœur de Merlin, qui s'accusait faussement de sorcellerie pour ce qui semblait être la cinquième fois au moins, et observaient avec amusement la réaction d'Arthur. Le roi, quand à lui, fixait son serviteur avec une expression mi-songeuse mi-irritée. Il ouvrit alors la bouche, sûrement pour rétorquer à Merlin qu'il n'était pas un sorcier, qu'il le saurait, et que le garçon avait pratiqué la magie... Un des conseiller le prit de vitesse, demandant avec hésitation.

- Sire, si je peux me permettre... Nous devrions peut-être considérer ces aveux ? Fit-il, lentement.

- Pardon ? Demanda Arthur, fixant le noble.

- Sans vouloir vous offenser ! Continua avec précipitation l'homme, qui savait très bien l'amitié que le roi portait à son serviteur. Mais votre serviteur a déjà été accusé plusieurs fois, par différentes personnes, par le chasseur de sorcières, et il a déjà avoué plusieurs fois sa propre culpabilité. Donc peut-être qu'il serait possible de... l'écouter ?

- Ah, merci ! Approuva Merlin, hochant la tête vers le noble. Enfin quelqu'un d'intelligent.

- Merlin... Gronda Arthur.

Plusieurs chevaliers étouffèrent des rires dans leurs coins, sauf Gwaine qui éclata de rire de façon audible. Les nobles et conseillers semblaient ne pas trop savoir comment réagir, et Gaius faisait de gros yeux vers son pupille – qui l'ignorait superbement, ne souhaitant pas être découragé dans sa manœuvre maintenant. Bien sûr, Merlin savait qu'il était en terrain dangereux. Parce que personne n'avait vraiment de preuves contre lui, mais il n'avait pas de preuves pour lui, et que sauver le garçon et se sauver lui-même semblait difficile. Mais à vrai dire, il commençait à être un peu agacé par tout cela. C'est pourquoi il croisa les bras, et fixa avec défiance Arthur.

- Puis-je savoir en quoi le fait que je sois un sorcier vous semble ridicule, Sire ? S'enquit-il, d'une voix irritée.

- Parce que la magie est mauvaise, et que toi, Merlin, tu n'as pas une once de malice dans ton corps ! Répondit Arthur, arquant un sourcil, comme si c'était évident.

Merlin grogna devant cette réponse ridicule. Plusieurs personnes hochaient la tête de façon affirmative, et nombreux étaient ceux qui souriaient à ce point là. Le garçon aux côtés de Merlin gémit légèrement, comme s'il s'imaginait déjà sur le bûcher, avec ces gens qui le pointaient du doigts avec des airs accusateurs. Le sorcier fixa son jeune semblable, et lui fit un petit sourire rassurant. Puis, rassemblant ses pensées, il envoya un simple message vers le plus jeune.

Ne t'inquiètes donc pas, tu vas t'en sortir. Je m'en occupe. La magie n'est pas mauvaise, et ces gens ont tort. Toi comme moi le savons.

Le garçon sursauta visiblement, attirant tous les regards sur lui, mais il s'en fichait. Il fixait désormais Merlin avec de grands yeux où la crainte et l'admiration se mêlaient. Timidement, il se rapprocha de lui, faisant doucement sourire le serviteur. Ce dernier se tourna alors à nouveau vers la cour, soudain sérieux.

- Dans ce cas, ce garçon de dix ans serait maléfique ? Excusez moi d'en douter. Remarqua-t-il, de plus en plus agacé par les bêtises qu'il entendait.

- S'il a de la magie, oui. Répondit Arthur, le fixant comme s'il était stupide.

- Pourquoi, Sire, la magie serait-elle mauvaise ? Demanda alors Merlin, d'un air sérieux.

- Sans vouloir te vexer, Merlin, mais je n'ai jamais rencontré de sorcier qui soit bon. Soupira le roi, comme résigné à ce débat stupide.

- Et sans vouloir vous vexer, Sire, mais je n'ai jamais rencontré de sorcier assez stupide pour faire de la bonne magie face à vous. Rétorqua son serviteur, désormais excédé par tant d'idiotie. Sincèrement, vous exécutez des gamins de dix ans sous la suspicion qu'ils ont de la magie. Juste parce qu'il a repoussé par accident quelqu'un qui voulait lui faire du mal. Pourquoi quiconque d'intelligent utiliserait ses dons pour guérir ou aider quelqu'un qui va leur couper la tête ?

Il avait une nouvelle fois un bon point, et Arthur arqua un sourcil, considérant cela. Merlin vit Gaius arquer un sourcil dans l'assistance – car Merlin venait juste de s'inclure dans les personnes stupides qui utiliseraient leurs dons pour aider quelqu'un qui leur voudrait du mal. Le roi remarqua sa distraction, toujours songeur. Cependant le visage de Morgane lui revint, et son air s'assombrit, alors qu'il grondait.

- Alors expliques donc pourquoi ma propre sœur nous attaque aussi régulièrement ?

Pitié. Grogna Merlin, levant les bras au ciel - Morgane était un sujet sensible pour tout, lui comprit, mais il en avait marre. Vraiment, Arthur, Vraiment ? Elle était terrifiée ! Imaginez découvrir que vous avez un don que vous ne pouvez pas maîtriser, en plein Camelot, sans aucune possibilité de vous contrôler, et sans possibilité de demander de l'aide parce que si vous le faite, vous allez vous faire trahir, dénoncer, tuer. Par des gens à qui vous accordiez votre confiance. Est-ce si étonnant qu'elle se soit tourné vers Morgause, qu'elle soit devenue amère ?

- Merlin... Commença Arthur.

- Non, Arthur. Coupa Merlin, soudain en colère. Aucun de vous ne comprend ! Vous ne comprenez pas comment c'est, de grandir en pensant que vous êtes un monstre, que ces dons sont une malédiction, et c'est une partie de vous que vous ne pouvez pas maîtriser. C'est horrible. C'est horrible de ne pas connaître son père parce qu'il a dû fuir la Purge. C'est horrible d'apprendre à mentir quand on apprend à parler, parce que si quiconque le découvre vous serez envoyés au roi de Camelot et vous serez tué, ne serait-ce que pour avoir fait une étincelle. La magie n'est pas forcément un choix, Arthur, et c'est injuste de chasser les gens qui en ont comme des animaux juste à cause de ça !

Un grand silence suivit sa tirade, et Merlin se rendit compte trop tard qu'il avait perdu son calme, son contrôle, et que merde il y avait comme de l'électricité dans l'air, et plusieurs objets s'étaient envolés et... Tous les regards fixés sur lui étaient désormais choqués, Gaius avait l'air horrifié, et le garçon à ses côtés lui-même avait reculé légèrement. Cette fois, il n'y avait aucun doute pour personne sur le fait qu'il disait la vérité. Et personne n'osait bouger. Merlin se força immédiatement au calme, laissant sa magie retomber, et ses yeux repasser au bleu, et son souffle à s'apaiser. Il eut un sourire amer.

- Je suis un sorcier, Arthur. Dit il simplement, doucement. Je suis coupable d'usage de magie et d'enchantements. Je suis coupable d'être né comme ça, et d'avoir menti pour survivre parce que visiblement je suis un monstre.

Il leva les mains, lentement, et sons sourire se fit plus dur en voyant le mouvement de recul des nobles, les mains des chevaliers portées au pommeau des épées... Il regarda Arthur tristement.

- Alors arrêtez moi, Sire. Finit-il simplement. Mais ne devenez pas votre père en tuant un enfant de dix ans pour quelque chose qu'il n'a pas fait.

Nouveau silence. Arthur restait pétrifié, et à ses côtés Guenièvre avait porté une main à sa bouche. Personne ne semblait décidé à bouger. Les gardes s'entre-regardèrent, ne sachant pas que faire. Merlin soupira, soudain agacé, et laissa ses yeux brûler d'or une nouvelle fois, attirant les menottes rouillées à lui, les clapsant autour de ses poignets avec un tintement qui résonna dans la salle silencieuse. Ceci fait, il eut un sourire ironique, et s'inclina moqueusement devant son roi, sa reine, ses amis.

- Ceci fait, Sire, je serais dans les donjons si vous souhaitez parler ou m'exécuter. Déclara-t-il, bien plus jovial qu'il ne se sentait. Et je prends la liberté de renvoyer ce garçon chez lui, puisqu'il est innocent.

Il inclina une dernière fois la tête vers ses amis, fit un clin d'oeil à Gwaine – qui le regardait d'un air comique, mais définitivement pas en colère ou choqué – et se détourna, envoyant simplement un message au garçon.

Allez viens, petit, ta famille doit être morte d'inquiétude. Tu es libre.

Et le sourire que le garçon lui tendit alors qu'il posait une main menottée sur son épaule et qu'il ouvrait les portes de la salle avec un flash des yeux valait absolument toutes les confessions du monde. Ils sortirent de la salle ensemble, sans même regarder en arrière vers une cour qui ne les comprenait pas.

Merlin avait fait son choix, c'était au tour d'Arthur désormais.


Fin


Oui, c'est encore un cliff-hanger, d'une certaine façon. Et oui, il y a un peu d'angst parce que c'est un sujet sérieux, que diable !

Bref... Reviews ?

Dites moi ce que vous en pensez, et si vous voulez un reveal en particulier, une demande spécifique de personnages, un couple inhabituel (ma spécialité, dans ce fandom, vive le multiship), une situation, une ambiance, humour ou angst, action ou tragédie ?! Je suis ouverte aux suggestions (selon mon temps et ce qui m'inspire, bien sûr).

À bientôt, j'espère !