Il faisait plutôt beau aujourd'hui, pas un nuage ne souillait le ciel offrant un paysage apaisant et calme. C'est aujourd'hui que j'allais savoir si on m'autorisait à rejoindre les rangs de la Shinra. Ayant des liens familiaux avec la branche scientifique, les hauts placés de l'établissement avaient hésité plus à deux fois de m'autoriser l'accès. Pour je ne sais quelles raisons d'ailleurs. Mon père n'allait pas me révéler des projets scientifiques alors que j'avais 5 ans.

Le facteur à dos de chocobo s'arrêta en bas de ma maison, il donna le courrier en main propre à ma « mère » et parti en la saluant d'un levé de casquette. Ne voulant pas attendre d'avantage, je dévalai les escaliers à vive allure et arrachai presque la lettre de ses mains. Elle leva la main au-dessus de sa tête, m'empêchant de la prendre.

« C'est des manières ? Si une personne doit ouvrir cette lettre c'est moi c'est clair ?

- Haaaanw mais maman ! Cinq jours que j'attends de l'ouvrir de mes mains !

- On ne rougne pas ! Je n'étais déjà pas « pour » que tu rejoignes ces sauvages, alors un peu de respect !

- Bien... Mais dépêches-toi d'ouvrir ! »

Vous vous souvenez quand je trépignais en face de la table avec le goûter à l'orphelinat ? Je n'ai pas énormément changé car je bougeais tout autant. Ma mère adoptive me faisait de plus en plus râler à déchirer petits bouts par petits bouts l'enveloppe. À croire qu'elle en prenait un malin plaisir. Elle déplia enfin le papier, et mit lentement ses lunettes sur le bout de son nez.

« Tu fais exprès là ?

- Moi ma fille ? Faire exprès ? On n'insulte pas sa mère bigleuse ! »

Elle sourit et me mit une gentille tape sur la tête avec la feuille de papier. Elle lut à haute voix d'un ton solennelle le texte.

« Mademoiselle Arwen Jemisons, de naissance Parris. Nous avons l'honneur de vous annoncer que vous bénéficiez d'un magnifique bon d'achat pour le magasin « La fanfare des matérias de beauté »...

- Quoi ?!

- Ce n'est pas ta lettre d'admission bécasse, c'est des pubs et seulement des pubs ! Je te fais marcher depuis le début et toi tu cours. »

Je la regardai avec un regard haineux, ce qui la fit beaucoup rire. Elle me caressa la joue et partit à l'intérieur de la maison en gardant son rire diabolique. Je soupirai et commençai à la suivre quand une bande de filles crièrent d'une manière des plus bizarres, comme des groupies... Je me retournai et vis les filles en question.

« MAIS TU L'AS VU ! IL EST TROOOOP BEAU !

- GRAAAAVE JE SUIS SÛR IL M'A FAIT UN CLIN D'ŒIL A UN MOMENT !

- HAAAANW LA CHAAANCE ! »

Ça existe encore les groupies dans les parages ? Je pensais qu'elles étaient parties avec la démolition de la seule salle de concert de notre trou paumé. Par curiosité, je me rapprochai de mon portail afin de mieux les entendre.

« ENTRE NOUS, SEPHIROTH EST LE PLUS CANON !

- GRAAAAVE ! LES DEUX AUTRES NE LUI VONT PAS À LA CHEVILLE ! »

Sephiroth... Donc les premières classes du soldat étaient dans le coin. Ils n'étaient encore jamais venus dans les parages, il fallait que j'aille les voir ! Je partis en courant à l'intérieur de ma maison et hurla à ma mère que je partais en ville profiter de mon bon d'achat. Je m'habillai autrement qu'en sarouel débardeur et partie pour la ville à bicyclette. Il y avait beaucoup de monde en ville, plus que d'habitude, à croire que les membres du soldat étaient une attraction à eux seuls. Je me garai un peu pus loin de la foule, afin de ne pas rouler sur tout le monde, et j'avançai à mes risques et périls à pieds dans cette armée de personnes. Je ne comptais plus le nombre de coups de coudes que je me prenais, le nombre de fois où on m'écrasait le pied sans s'excuser bien évidemment.

Je ne voyais absolument rien, j'étais trop petite pour voir ce qui se passer devant. Je reconnus une voix, une voix plus que familière.

« Sephiroth, fini veux-tu... On attire trop l'attention.

- Tu serais jaloux camarade, de ma popularité ?

- Non, j'aimerais qu'on évite une trop grosse émeute, même trois soldates premières classes ne peuvent répliquer en cas d'attaque dans ces conditions.

- Oui, oui, très bien. Mes demoiselles, excusez le, c'est le genre d'homme a paniqué pour un rien. »

Je pouvais entendre le ricanement des groupies à la fin de la réplique du grand soldat, mais il m'importait peu, l'homme qui lui parle, j'en suis sûr, j'en suis certaine. Angeal ?