LunaGarden : Je suis toujours aussi heureuse de voir que tu suis ma fiction avec un immense intérêt ! Et je te remercie une nouvelle fois d'être une aussi bonne commentatrice ! xD Et oui ! Le petit Cloudi arrive rapidement ! J'essaye de me centrer le plus possible sur mes souvenirs du jeu Crisis Core pour la suite que tu vas lire très bientôt ! J'espère ne pas te décevoir et te donner encore plus envie de lire ma fiction par la suite ! :)
Kimo gaig : Merci d'avoir lu le début de ma fiction, et heureuse de savoir qu'elle t'a plu. Je vais faire de mon mieux pour publier aussi rapidement que possible une éventuelle suite. Bonne lecture à toi !
Voici donc mon chapitre number 6 ! Bonne lecture à tous !
La camionnette partait à vive allure de mon village, je pouvais le voir devenir de plus en plus petit. C'est le sourire aux lèvres que j'admirais le paysage, je n'étais jamais sorti trop loin de chez-moi. Le jeune Cloud s'était endormi, surement bercé par les légers mouvements du véhicule. On pouvait voir la formation d'un léger filet de bave au coin de sa bouche et entendre sa respiration lente et sereine. Me disant que le trajet allait être surement long, je l'accompagna et ferma lentement mes yeux.
Des voitures... Des coups de klaxon... Où sommes-nous ? Mes paupières papillonnèrent quelques instants pour s'habituer à la lumière et me réveiller doucement. De grands bâtiments nous entourés, l'ambiance était assez sombre. De nombreux commerçants marchandaient sur le bord des routes, des enfants avec les genoux salis par la suie se couraient après dans les ruelles. Maintenant bien réveillée, je répondis avec un peu de retenue à une fillette qui me fit un salut énergique de la main. Sa mère, ayant vu ma réponse, pris le bras de sa fille et la gronda discrètement en se penchant à sa hauteur.
« On ne familiarise pas avec les soldats !
- Mais...
- Pas de mais ! On rentre maintenant ! »
J'étais aussi perdue que la fillette, pourquoi autant de méfiance envers des protecteurs qui ne veulent aucun mal... ? Les amortisseurs de la camionnette eurent un peu plus de mal à amortir une bosse vicieuse. Cloud se tapa le derrière de la tête contre le métal froid du véhicule, sous le choc, il se réveilla en se massant l'endroit du coup. Le chauffeur rigola du pauvre blond qui ne se laissa pas faire en lui répondant d'un grand coup de pied sur la lucarne.
« Tous aussi aimable...
- J'aurais dû te réveiller avant...
- C'est-c'est pas grave...
- Mmh... Dis, nous sommes à Midgar ? »
Cloud me regarda avec de grands yeux, se massant toujours l'arrière de la tête. Il porta un regard autour de lui et sourit légèrement.
« Tu n'es jamais allée à Midgar ? »
Je répondis en secouant ma tête de gauche à droite. Je suivis son regard et m'arrêtai sur un groupe de soldats qui surveillaient la ville, marchant en rythme.
« On ne devrait pas tarder à arriver à la Shinra. Je te montrerais ta chambre et dès que tu seras prête, tu devras rencontrer Lazard Deusericus, le directeur du SOLDAT. C'est lui qui te donnera les informations nécessaires à ton intégration. »
Je soupirai, tant de formalités. Ce n'est pas demain qu'on allait m'autoriser à partir en mission si j'ai bien compris. Ou à m'apprendre à perfectionner mon maniement d'armes ! Le véhicule s'arrêta à une grille, deux soldats vinrent vérifier nos identités avant de nous ouvrir le grand portail en fer. Cloud remit son casque en me souriant.
« Je reprends du service !
- T'inquiètes pas, je ne vais pas avoir de mal à te reconnaître, tu es le seul avec un casque trop grand ! »
Je rigolai discrètement après ma remarque qui avait vexé le soldat. Il me regarda en faisant mine de « bouder » et descendit de la camionnette arrêtée devant un immense bâtiment. Je le secondai et admirai la structure la bouche à demi-ouverte. Cloud me réveilla en me bousculant avec ma propre valise, il se dirigea vers l'entrée de l'établissement. De nombreux soldats rentraient et sortaient, ne laissant aucun répit aux grandes portes en verres qui se balançaient inlassablement. Je le rejoignis d'un pas hésitant, ne sachant pas encore où me mettre dans ce tout nouveau monde.
« Le dortoir des soldats est au 2e étage, deuxième porte à droite. Ce sont des chambres mixtes et...
- Euh... Pause ! Mixte ?!
- Oui, il y a une minorité de fille ici, les supérieurs ont jugé inutile de dépenser de l'argent à la création d'un dortoir à part qui n'aurait servi qu'à 7 ou 9 filles. Tu auras peut-être de la chance et la chambre que tu auras ne seras pas encore occupée.
- C'est une blague ?
- Je t'assure que non, tu peux toujours demander un changement de chambre si ton colocataire t'ennuie... »
Je roulai des yeux et soupirai à nouveau... Au pire, qu'est-ce que je risquai mise à part un viol pendant mon sommeil ? Cloud me sortit à nouveau de mes pensées, décidément, en posant sans réelle délicatesse, mes valises devant une porte. Il regarda dans sa poche, à la recherche de clé, et ouvrit la serrure. Il se déplaça d'un pas sur le côté pour me laisser entrer en première. Je ne pus m'approcher de la chambre, des odeurs nauséabondes de linges sales, voir d'aliments périmés, envahirent mes narines. Je plaçai mes mains au niveau de mon nez et avançai vers l'inconnu tel Indiana Jones. Cloud m'imita, il rentra derrière moi, près à appeler quelqu'un si on venait à tomber nez à nez avec un cadavre qui aurait pourri là depuis au moins 3 mois. Personne n'était mort, mais si je devais réellement vivre ici à présent, le cadavre se sera moi.
« Une chambre pas encore occupée... Hein ? »
Cloud me regarda tout aussi perdu que moi, il ne teint plus et sauta sur la fenêtre pour aérer la pièce. Il sortit sa tête dehors et prit une grande respiration.
« Quelqu'un peut réellement vivre ici ?!
- Surement mais pas moi ! Je refuse de dormir ici !
- Je ne vais pas te laisser là... »
Cloud fit mine de réfléchir en portant une main à son menton, toujours avec sa tête en dehors de la pièce par la fenêtre. Il acquiesça, à croire qu'il se parlait à lui-même. Il sortit sa tête et me regarda.
« Celui qui devait partager ma chambre et repartit chez lui, trouvant le soldat trop dur. Tu peux toujours partager la mienne en attendant que Lazard ne t'en trouve une nouvelle ! »
Je souris face à cette bonne nouvelle, enfin une qui me plaisait ! Je pris mes valises avec entrain et sortis presque en courant, accompagné du soldat, de la décharge. Il me montra fièrement sa chambre, me détaillant chaque rangement minutieux qu'il exécutait. Ses deux seules règles étaient de ne pas toucher à ses affaires et d'avoir un minimum d'hygiène. Choses que j'approuvais moi aussi de mon côté. Ma tenue enfilée, je m'apprêtai à intégrer dignement une des escadrilles auprès du directeur.
