Les époux Potter étaient une fois de plus à l'hôpital Ste Mangouste. Toutefois aucun d'eux n'était blessé. Ils étaient assis sur des chaises en plastique et attendaient. Deux mains étaient posées sur le ventre de Lily et le caressait : il y avait la sienne et celle de James. Dans quelques instants, ils allaient de nouveau pouvoir voir leur enfant et surtout savoir s'il s'agissait un mini James ou d'une mini Lily. James allait ainsi pouvoir s'occuper de la chambre, il avait deux idées en tête radicalement différentes. Ils pourraient aussi enfin pouvoir commencer les recherches pour son prénom, nouvelle qui excitait Lily au plus haut point. Elle allait pouvoir commencer à acheter le mobilier et tous les vêtements ainsi que le linge pour le bébé.
Comme pour la première fois, c'est fébrilement qu'ils entrèrent dans le cabinet du gynécomage et que Lily s'installa.
« Alors Mme Potter, vous êtes-vous remise de vos émotions (de la dernière fois) ? demanda le docteur.
- Oui, ne vous en fait pas. James est encore plus attentionné qu'avant et il l'était déjà beaucoup ! »
Depuis James avait lu le livre et avait corrigé dans son comportement tout ce qui pouvait nuire à sa femme et à son futur enfant
« Bon, nous allons commencer. »
Le docteur répéta les mêmes gestes que pour lors de la première échographie. Le couple vit alors l'image de sa petite progéniture –toujours en noir et blanc– projeté sur le mur. Ils étaient heureux, comblés et épanouis à la vue de ce petit être. Le gynécomage continuait son examen global, et au bout de plusieurs minutes (qui avaient semblé ne durer que quelques secondes aux yeux du couple), posa la question :
« Souhaitez-vous connaître le sexe de votre enfant ?
- Oui ! s'exclamèrent-ils.
- Alors, voyons voir … dit-il en prenant tout son temps. Je suis heureux de vous annoncer que vous serez prochainement les parents … d'un merveilleux petit garçon !
- Un fils, je vais avoir un fils » murmura James.
Des larmes de joies dévalaient les joues de Lily et se collèrent sur celles de son mari quand ils échangèrent un baiser passionné. Le guérisseur était heureux de voir que son petit effet de surprise était réussi. Lily se remis en place ses vêtements et ils sortirent. Ils s'approchaient du hall d'entrée :
« Sirius va être heureux ! Il va pouvoir apprendre à son filleul les règles du Quidditch et certainement toutes les pitreries que vous avez faites, n'est-ce pas ? »
Cependant James n'écoutait pas et ne lui répondit pas non plus.
« Bon James, tu m'écoutes oui ou non ? »
James s'était figé. Six sorciers entièrement de noir vêtus venaient d'apparaître, des Mangemorts. Ils étaient menaçants. Le silence gagna petit à petit le hall.
« Lily, chuchota-t-il, tu transplanes tout de suite à la maison et tu préviens le bureau des Aurors … »
Il n'eut pas le temps de finir ses recommandations que déjà des maléfices pleuvaient. Une femme éclata d'un rire hystérique et cruel avant de remarquer le jeune couple.
« Oh, une femme enceinte, je vais pouvoir me faire plaisir… Sa voix glaça instantanément James et Lily. Endoloris ! » S'exclama-t-elle, sa baguette pointée sur le ventre de Lily.
James réagit instantanément. Il se jeta devant Lily et reçut le sortilège de plein fouet. Il était puissant et fort. Il savait qu'il ne parviendrait pas à résister pendant longtemps. Il ne prononça qu'un mot : « Pars ». Lily transplana instantanément. La folle –qui était déçue d'avoir loupé sa proie– lança (encore) un autre maléfice de torture sur le pauvre James. Mais les Aurors qui avaient été prévenus arrivèrent en masse.
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Complétement sous le choc, Lily avait transplané dans son bureau au Ministère. Elle était restée inerte pendant quelques instants, les yeux dans le vague. Puis elle avait éclaté en sanglots, ses mains masquant ses yeux. Ses collègues arrivèrent, tout d'abord étonnés de la voir là alors qu'elle avait pris sa journée mais surtout surpris de la voir là en larmes. Ils lui demandèrent ce qui lui était arrivé : aucun son audible ne franchit ses lèvres. Ils ne savaient pas quoi faire pour la calmer et ils ne savaient pas où était son mari. Ils se résolurent donc à aller chercher son beau-père. William Potter était le directeur du Département de la Justice magique.
Lily était complétement déchirée entre sa conscience, son devoir et son cœur : une partie d'elle voulait retourner à Ste Mangouste, une autre lui disait de rester là –James ne devait pas s'inquiéter davantage– et une dernière était paniquée quant à l'état de son époux, qui avait courageusement encaissé de plein fouet le sortilège qui lui était destiné.
William Potter était inquiet : pourquoi sa belle-fille reviendrait-elle seule sur son lieu de travail alors qu'elle avait pris sa journée pour son échographie ? Mais il ne le montra pas. Il se devait de garder un masque d'impassibilité afin ne pas effrayer les autres. Il s'accroupit auprès d'elle et la serra dans ses bras.
« Lily, que vous est-il arrivé ?, demanda-t-il.
« Ste Mangouste… Attaque… James… Doloris » balbutia-t-elle dans un souffle.
Elle n'avait réussi qu'à prononcer ces quelques mots qui finirent d'inquiéter M. Potter ainsi que d'effrayer tous les autres. Un employé subalterne du Cabinet des Aurors se présenta :
« Il y a eu un attentat à Ste Mangouste causé par ces sorciers qui se croient supérieur de par leur naissance.
- Y a-t-il eut des morts ? Des blessés ? demanda William.
- Deux morts –un patient et son docteur– et une vingtaine de blessés plus ou moins légers.
- Ont-ils étaient arrêtés ?
- Non monsieur. »
Un ange passa. Ces fous avaient osé s'attaquer à un hôpital, prononcé des sortilèges impardonnables et ils étaient toujours en liberté. Une enquête n'allait pas tarder à s'ouvrir, les deux services devraient travailler ensemble et un procès aurait très certainement lieu.
« Monsieur, on m'a aussi chargé de vous dire que votre fils a été blessé mais sans gravité. Il est actuellement entendu par ses collègues. Ils ne vont pas le garder bien longtemps. »
Les pleurs de Lily s'étaient un peu calmés. Elle et William soupirèrent de soulagement, et le subordonné partit. Sara, une des collègues de Lily voulut changer de sujet :
« Alors Lily, fille ou garçon ?
- Garçon » répondit-elle la voix posée.
Tous la félicitèrent une fois de plus, ainsi que William, c'était son premier petit-fils après tout. L'employé revint, et s'adressa à Lily :
« Etes-vous Madame Potter ?
- Oui c'est bien moi, répondit-elle.
- Vous devez me suivre. Les Aurors ont besoin de votre déposition. »
Elle le suivit. Elle n'allait pas l'empêcher de travailler, bien qu'elle ait très envie de voir James afin de se blottir dans ses bras.
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Il la mena sans hésitations dans le dédale de couloirs et de bureaux. Ils s'arrêtèrent devant une porte. C'était celle de l'Auror Maugrey, dit Fol-œil, un des membres parmi les plus influents. Lily se demanda pourquoi il était resté dans leurs bureaux au lieu de se rendre sur le terrain. L'employé terrifié essaya de contenir les tremblements de sa main pour frapper à la porte.
« Voyez pas que je suis en train de travailler, beugla une voix forte.
- Monsieur… Je vous amène Lily Potter qui a assisté à l'attentat. Il faut lui faire remplir sa déposition.
- Pourquoi ne s'est-elle pas fait enregistrée directement à Ste Mangouste ? Lily trembla, elle n'aimait pas cet homme. Fais-la entrer ! » Grogna-t-il.
L'employé qui ne parvenait plus à contenir ses tremblements fila prestement une fois que Lily fut entrée. Pour la première fois de sa vie, elle rencontra Maugrey Fol-œil. Il avait un air mauvais, un œil en moins et de longues cicatrices sur le visage. Elle essaya de ne pas trop le dévisager et se présenta :
« Bonjour Monsieur, je suis Lily Potter, la femme de …
- Je sais qui vous êtes, claqua-t-il. Bon, on va se dépêcher. J'ai du travail qui m'attend. Nom complet, s'il vous plaît !
- Lily Rose Potter, née Evans.
- Que faisiez-vous à Ste Mangouste ?
- Je venais de faire l'échographie du cinquième mois et nous allions repartir avec mon mari, James Henry Potter.
- Décrivez-moi l'attaque. »
Visiblement cet homme était associable. Même si James l'admirait : il restait l'un, et presque, le meilleur des Aurors de sa génération.
« Je discutais avec lui de la joie qu'allait ressentir son parrain à l'annonce de cette nouvelle. Il s'est figé et nous avons vu six personnes entièrement vêtues de noir avec un masque dissimulant leurs visages. James m'a dit de partir mais je n'arrivais plus à bouger. L'une d'entre eux éclata d'un rire hystérique à vous glacer le sang. Quand elle m'a vu, elle s'est écriée « Oh, une femme enceinte, je vais pouvoir me faire plaisir… ». Elle a pointé sa baguette sur moi et m'a lancé un sortilège Doloris. James s'est interposé entre moi et elle, en recevant le sortilège et me dit de partir. Je l'ai écouté et j'ai transplané dans mon bureau au Ministère. C'est le premier endroit auquel j'ai songé être en sécurité sans James. »
Instinctivement Lily avait placé ses mains sur son ventre afin de protéger son fils. Comme si le fait d'énoncer à voix haute ce qu'il s'était passé pouvait faire réapparaître le malheur.
L'Auror l'avait écouté et pris des notes de son récit. Il grommela des paroles incompréhensibles et lui dit très sèchement de partir. Lily ne se fit pas prier et sortit rapidement. Elle ne voulait pas rester une minute de plus dans la même pièce que cet homme austère. Une fois la porte refermée, elle regarda autour d'elle : devait-elle aller à droite ou à gauche ? Elle ferma les yeux et se laissa guider par son instinct. Elle marcha, cherchant un panneau qui pouvait peut-être indiquer la sortie. Il n'y en avait pas. Il était inutile de frapper à la porte d'un bureau pour demander son chemin. Il n'y avait personne. Elle sortit sa baguette et lança un sort pour lui indiquer la sortie. Mais il était sans effet, elle avait oublié que le Ministère ne pouvait pas être cartographié.
« Vous vous êtes perdue ? » demanda une voix.
Lily, surprise et pétrifiée après l'attaque, se retourna et lança un Stupéfix. Elle se confondit en excuses lorsqu'elle reconnut l'employé qui l'avait conduite à Maugrey. Une fois qu'il eut repris le contrôle de ses membres, il ne lui en tint pas rigueur et la ramena dans l'atrium du Ministère. Elle emprunta le réseau de cheminées afin de rentrer chez elle.
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James n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie, cette femme était sacrément puissante. Il avait été rassuré de voir Lily partir. Il l'avait été encore plus lorsque les autres Aurors étaient arrivés, les mangemorts étaient partis. Son chef Kingsley l'avait retrouvé et lui avait demandé tous les détails sur ce qu'il avait vu et avait prit en note sa déposition. Les médicomages avaient rapidement accouru. Il n'avait rien de grave, seulement besoin de quelques jours de repos pour permettre à son corps de récupérer. Il était ensuite directement rentré chez lui. Il ne souhaitait pas voir son meilleur ami. Il pouvait bien attendre un peu pour savoir qu'il allait pouvoir passer des après-midi entiers à jouer au Quidditch. Il ne savait pas dans quel état elle était, ni même où elle se trouvait. Il repensa à son enfant, son fils. Il n'avait pas réfléchi. Il avait vu le sort partir vers le ventre de sa femme et il savait qu'il était de son devoir de faire barrage afin que les deux êtres qu'il aime le plus au monde soient sains et saufs. Il se doutait bien que si c'était Lily qui l'avait reçu, l'enfant serait décédé. Il ne voulait même pas penser à cette éventualité. Cette issue était beaucoup trop horrible à ses yeux.
Un feu vert crépita dans la cheminée. James se retourna et vit sa femme en sortir. Chacun se précipita dans les bras de l'autre. Ils profitaient de ce bonheur qu'ils avaient cru perdre à jamais.
« Tu vas bien ? Et le bébé ?
- Ne t'inquiète pas pour nous. On va bien James, mais toi ? J'ai vu que tu avais reçu un Doloris…
- Je ne vais pas te le cacher, c'était relativement douloureux. Mais le fait de savoir que c'était moi qui était touché et pas toi, et que tu étais en sécurité ailleurs que là-bas m'a donné la force de me souffrir.
- Oh James … »
Lily embrassa son mari. James répondit à son baiser, et caressa délicatement le ventre de sa femme. Le bébé avait lui aussi besoin d'être rassuré. Trop heureux de se retrouver, ils ne virent et n'entendirent même pas la cheminée crépiter de nouveau. Trois Maraudeurs à l'air inquiets sortirent des flammes verdoyantes.
« James, Lily, vous allez-bien ? demanda Remus.
- On a entendu pour l'attentat à Ste Mangouste. On était paniqué à l'idée qu'il vous soit arrivé quelque chose, ajouta Peter.
- Et le bébé ? Vous avez eu le temps de faire l'échographie ? conclu Sirius.
- Ne vous en faites pas. Nous sommes tous les trois en parfaite santé, les rassura James.
- Malgré le fait que tu te sois pris un Doloris, mon amour » ajouta Lily.
Ce fut une explosion de « Quoi ! » interloqués. Puis il y eut un baragouinage monstre dans le petit salon. Les trois amis posèrent des questions dignes d'un interrogatoire du Ministère. Mais rapidement Sirius s'écarta, l'air soucieux. Lily le remarqua.
« Sirius, ne me dit pas que tu comptes te venger, le sermonna-t-elle. Le silence ce fit dans la pièce.
- Non, je me posais juste une question. A ce moment-là, il regarda Lily droit dans les yeux. Alors, fille ou garçon ?
- Ah… Sirius, je suis désolé pour toi, commença le futur père avec un air dramatique.
- Quoi, c'est une fille ? C'est ça ?
- Mon pauvre Patmol, je suis obligé de t'annoncer que tu vas désormais passer tes après-midi… continua-t-il sur le même ton.
- A jouer à la maison de poupée, c'est ça ? Sirius semblait réellement déçu de dire ça.
- A faire du Quidditch. Parce que oui, je vais avoir un fils ! hurla James en sautillant dans tous le salon pour prendre Sirius par les épaules et le secouer comme un prunier.
- Pauvre Lily, tu vas devoir supporter deux James et un Sirius durant tout ton temps libre, se moqua gentiment Peter.
- Queudever, je t'arrête tout de suite. On ne se moque pas de mon filleul ! »
Tous éclatèrent de rire et félicitèrent le couple. Leur vie n'allait pas être de tout repos, surtout si, comme tous le pensaient, le petit était le portrait de son père et avait pour modèle Patmol et Cornedrue.
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Une semaine était passée depuis l'attentat et l'enquête avançait au rythme d'un crabe de feu (N/B : C'est une tortue qui crache du feu et dont la carapace est ornée de pierres précieuses). La baguette magique que l'un des Mangemorts –un dénommé Mulciber– avait révélé suffisamment de sortilèges de magie noire et même un impardonnable afin de pouvoir l'envoyer à Azkaban. Malheureusement, ils ne l'avaient pas capturé et ses acolytes courraient toujours les rues.
Cela inquiétait légèrement James. En tant qu'Auror il était souvent confronté à eux. Il craignait tout particulièrement une attaque au Ministère et que Lily soit blessé. Pourtant aujourd'hui, il ne pensait guère à tout cela. Il était assis devant la table basse de son salon avec sa femme, un recueil de prénoms ouvert devant eux :
« Wulfric, c'est bien non ? demanda Lily.
- Mais c'est horrible ! Pourquoi pas Geoffroy tant que t'y est !
- Je ne veux pas d'un prénom de vieux ! Geoffroy c'est moche, n'est-ce pas mon bébé ? »
Lily s'arrêta brusquement et porta une main à son ventre. Ses yeux commençaient à briller.
« Lily, tu vas bien ? s'inquiéta James.
- Il … Il vient de bouger, murmura-t-elle.
- C'est vrai ! James plaça aussitôt sa main sur le ventre de sa femme et attendit.
- En tout cas, il n'avait pas l'air d'apprécier Geoffroy… Un petit coup vint confirmer ses dires et le sourire de James se fit encore plus grand.
- Et Henry, c'est beau Henry » reprit la jeune femme.
James ne répondit pas à cette question et le peut-être futur nommé Henry n'eut pas le temps de signaler s'il aimait ou non ce prénom parce qu'un patronus en forme de lynx apparut dans le salon. C'était celui de l'Auror Kingsley Shacklebolt, le supérieur de James. La voix de l'Auror résonna dans la pièce :
« Potter, au Ministère. Tout de suite ! »
James se leva, embrassa sa femme et transplana au Ministère. Il devait se passer quelque chose de grave. Il voulut directement aller dans le bureau de son capitaine mais la sorcière d'accueil le retint :
« Monsieur Potter, ils sont dans le bureau de l'Auror Rufus Scrimgeour. »
Il déglutit, être convoqué dans le bureau du chef du département par son commandant n'est pas bon signe. Il frappa à la porte et Kingsley vint lui ouvrir. Il lui désigna une chaise devant la table où il se trouvait, ainsi qu'Alastor Maugrey –responsable de l'attentat de Ste Mangouste–, Rufus Scrimgeour –chef du Bureau des Aurors– et son père. Il déglutit une deuxième fois.
« Auror Potter, commença Rufus, vous vous trouvez mêlé dans une situation plus que fâcheuse. Vous êtes mêlé à l'attentat de Ste Mangouste. »
Son cœur manqua un battement. Il essaya de trouver du réconfort dans les le regard de son père mais il ne vit que le masque imperturbable qu'il revêtait lorsqu'il travaillait sur une enquête.
« Après une analyse plus qu'aboutit de la baguette du mangemort Mulciber… continua ce dernier.
- Rufus, on va abréger, le coupa Fol-Œil. Potter, la baguette a révélé que le type de King Cross était soumis à l'Impérium. Mais elle a aussi délivré un message, elle donc volontairement était abandonné. Elle a juste dit : Potter Junior, je vais vous trouver et vous tuer, toi et ta femme.
- Merci Alastor pour ce manque de tact considérable » dit Kingsley.
James ne les écoutait plus, cette bande de sorciers cherchait à le tuer, lui et sa famille. Une nouvelle fois, il regarda son père. Celui-ci lui renvoyait toute la compassion qu'il pouvait.
« Nous allons donc mettre en place une équipe d'Aurors pour vous surveiller, simple mesure de précaution. Est-ce bien clair ?
- Oui monsieur. »
La réunion était achevée, les trois autres Aurors commencèrent à discuter de la suite de l'enquête. James se leva tel un automate. Il devait rejoindre Lily, sa femme qui était très certainement en train de chercher d'autres prénoms pour leur fils. Il devait lui annoncer cette mesure de précaution. Alors qu'il disparaissait dans le couloir, son père le rattrapa.
« James, mon fils, je suis sincèrement désolé qu'ils essayent de s'en prendre à moi par ton biais.
- Comment peux-tu en être si sûr ?
- Ils m'ont déjà demandé plusieurs fois de les rejoindre mais j'ai toujours refusé. Ils doivent estimer quand s'en prenant à toi, ils m'atteindront plus facilement, avoua son père.
- C'est injuste, on choisissait un prénom. On passait un bon après-midi avec Lily et je dois lui annoncer ça ! dit James dont le ton commençait à monter.
- En parlant de Lily, je ne veux pas prendre le risque de la faire sortir. Avec l'attaque, ils savent sûrement qu'elle était enceinte. Je ne veux pas prendre la peine de la faire venir au Ministère. Je lui enverrai les dossiers importants pour qu'elle travaille dessus mais je ne veux plus la voir au bureau.
- Viens avec moi alors, parce que si je dois lui annoncer seul… Je pense que tu peux tout de suite chez le fleuriste chercher des fleurs pour aller déposer des fleurs sur ma tombe ce soir en rentrant (N/B : Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne… N/A : oh la blague de 1ere S qui passe son écrit français dans une semaine !). »
En disant cette phrase, James essayait de faire une pointe d'humour pour montrer que la situation n'était pas aussi désespérée qu'elle n'en avait l'air. Mais son père n'était pas dupe. Il voyait juste en son fils le petit garçon apeuré qui souhaitait juste se réfugier dans les bras de sa mère. Il le prit par l'épaule et ils transplanèrent chez James.
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Lily s'inquiétait pour son mari, tout comme son bébé qui tapait un peu plus fort voulant certainement que son père revienne. Elle abandonna Henry, tout comme Dan, Anthony, Cedric, Oliver, Stephen et Ted. Elle entendit le crac caractéristique du transplanage et releva sa tête. Elle vit les deux Potter qui avaient tous deux la même tête de résignation.
« Que se passe-t-il ? »
James s'assit et la prit dans ses bras puis lui raconta. William finit par lui annoncer son congé forcé. La jeune femme pleurait : pourquoi le sort s'acharnait-t-il contre eux ? Dans un espoir de remettre de la joie dans son foyer, James demanda :
« Tu as réussi à trouver un prénom qu'il aimait ?
- J'avais pensé à Harry : Harry James Potter. Tu aimes bien ?
- Ça sonne bien… D'un autre côté, c'est logique vu qu'il porte mon prénom. » répondit James avec un petit sourire en coin.
Note Bêta : Ne tuez pas Ignis. Si ce chapitre est en retard, c'est à cause de moi. J'ai traîné pour la correction. J'essaierai de ne pas avoir de retard à l'avenir. Promis *croise les doigts derrière son dos*
Comme l'a si bien dit ma bêta, ne me tuez pas ! Elle a eu un peu de retard entre mon anniv mais surtout on révise notre bac français (même si corriger des fautes d'orthographe peut faire partie intégrante de l'épreuve, qui est capable de réciter la biographie de Voltaire et de parler des formes fixes de la poésie ?) x)
Bref, merci une fois de plus pour vos reviews, ainsi qu'à toi, chère bêta car à cause de moi tu as dû une fois de plus t'arracher les cheveux ^^'
A très vite !
Ignis
