Lily ruminait. Elle regardait la pluie tomber à travers les fenêtres de son bureau. Elle ne pouvait pas sortir. Elle avait interdiction de sortir. Au loin, elle vit l'un des Aurors assigné à la surveillance de sa maison passer entre les feuillages. Vraiment pas discret pensa-t-elle. Lily Potter s'ennuyait et elle détestait s'ennuyer. Elle avait besoin d'action ! Il fallait qu'elle s'occupe, elle devait faire quelque chose afin de ne pas mourir d'ennui. Elle avait voulu ranger le grenier mais Harry commençait à peser son poids, elle ne pouvait pas non plus s'agiter trop longtemps. Elle avait voulu appeler Alice par Cheminette néanmoins avec le décalage horaire et la grossesse de son amie, cela était juste impossible. Elle avait ensuite voulu concocter de nouvelles potions mais James lui avait interdit de peur de son chaudron explose, (en effet, il se pouvait qu'un soir avec Sirius et deux, trois verres de whisky pur feu, ils aient ensorcelé le chaudron de manière à ce qu'il explose à chaque préparation). Elle aurait aimé sortir sur le Chemin de Traverse pour commencer à regarder les jouets et les vêtements qu'elle pourrait acheter pour son fils mais James le lui avait défendu. Il voulait être présent et aider à choisir toutefois il voulait aussi pouvoir la protéger d'une éventuelle attaque.
Son mari James était distant. Il ne parlait jamais de son travail. Il ne l'informait pas de l'avancement de l'enquête. Depuis l'attentat de Ste Mangouste, il n'avait rien eu d'autre. Elle soupçonnait qu'il lui cache des choses et elle ne le supportait pas. Souvent le soir, il s'enfermait dans une pièce du premier étage et y passait plusieurs heures. Lily avait essayé de rentrer mais la porte était verrouillée magiquement et seul James possédait l'incantation capable de l'ouvrir. Elle voulait sortir, se promener, se balader, flâner, travailler, faire n'importe quoi pourvu qu'elle passait une minute hors de son manoir. Aussi grand fut-il, il était sans vie. La lassitude de Lily imprégnait les murs.
Elle regarda la pendule. Dans trois heures son mari serait de retour. Mais de quoi parleraient-ils ? Que feraient-ils ensemble ? La réponse s'imposa toute seule : rien. Ils ne feraient rien et ils ne parleraient pas. Et pourtant, elle ne voulait pas se reprocher de ne rien faire. Le problème venait de James… Elle ne le comprenait plus en ce moment. Une idée apparut dans son esprit. Qui sur Terre connaissait le mieux James ? Les Maraudeurs ! Elle ne voulait pas appeler Sirius, il serait trop gâteux devant son ventre et en oublierait totalement la raison principale de sa visite. Quant à Peter, c'était celui avec lequel elle s'entendait le moins bien. Il restait donc Remus, celui avec lequel elle aimait se confier. Cela venait sans doute du fait qu'ils ont été préfets ensemble lors de leur scolarité. Elle prit une poignée de poudre de Cheminette et passa sa tête dans les flammes vertes :
« Remus ? Reeemus ?
- Oui, oui j'arrive… des bruits de pas se rapprochèrent. Oh ! Bonjour Lily. Que veux-tu ?
- Je voudrai te parler de James. Tu ne voudrais pas venir à la maison ?
- Donne-moi cinq minutes et j'arrive. »
Lily se redressa, une main posée dans le creux de ses reins. Plus que trois mois et elle aurait enfin son bébé dans ses bras. Elle se rendit dans la cuisine et sortit une bouteille de jus de citrouille. A défaut de pouvoir sortit de la maison, recevoir du monde lui changera les idées. Elle disposa sur un plateau quelques cookies aux dragées surprises de Bertie Crochue, préparés le matin-même par Nebula. Elle emporta le tout au salon et attendit. Remus n'avait pas menti, cinq minutes s'écoulèrent avant que la cheminée ne crépite et qu'il entre dans la maison.
« Bonjour future-maman, bonjour bonhomme, les salua-t-il.
- Bonjour futur-tonton, lui répondit-elle en souriant.
- Alors comme ça, ce cher Cornedrue a encore fait des siennes. Quoi exactement ?
- Rien, il n'a rien fait justement. Cela va faire plusieurs semaines qu'il ne m'a pas proposé de faire une sortie en amoureux. Et le soir, il me parle peu et monte s'enfermer dans une pièce au premier étage. Je n'y comprends plus rien.
- Tu as essayé d'ouvrir cette pièce ?
- Evidemment mais il l'a fermé par un loquet magique.
- Cela ne lui ressemble pas. Peut-être qu'il veut te faire une surprise ? Ce qui permettrait d'expliquer le fait qu'il ne te parle pas beaucoup.
- Non, ce n'est pas ça. J'essaye de faire en sorte qu'il me raconte sa journée mais il se tait. J'essaye alors d'engager la conversation sur autre chose mais il me répond vaguement. Ses yeux ne brillent pas de leur éclat de malice habituel, ils sont vides. Il a l'esprit ailleurs, il passe son temps à fixer son assiette quand on est à table et à jeter des coups d'œil par la fenêtre.
- Il doit beaucoup s'inquiéter pour toi. Il doit aussi s'en vouloir parce que les mangemorts veulent attaquer son père et préfèrent s'en prendre à toi… Tu es une proie facile pour eux. Il ne veut pas te mettre au courant des agissements du Ministère pour ne pas que tu t'inquiètes davantage.
- Mais je veux savoir ! Il ne se rend même pas compte que je commence à dépérir dans cette immense maison. Je suis seule et je n'ai pas le droit de sortir. Ces abrutis d'Aurors me surveillent, moi et la maison constamment. Je rangerai bien le grenier, mais son fils –notre fils, m'en empêche. Je ne vais pas pouvoir tenir comme ça jusqu'à la fin juillet ! J'ai besoin que mon mari me parle qu'il me regarde, qu'il me prenne dans ses bras. Cela va faire depuis l'annonce que ces fous cherchent à nous avoir qu'il ne m'a plus touché. Suis-je comme le dit Pétunia, un monstre à ses yeux ? Ne suis-je plus désirable maintenant que j'ai pris des hanches et du ventre pour permettre à son fils de grandir ? »
Lily pleurait désormais. Remus quitta le fauteuil dans lequel il était installé et vint se mettre aux côtés de la jeune femme. Il la réconforta. Décidemment James accumulait gaffe sur gaffe depuis qu'il savait qu'il allait devenir père. En fait, ses bêtises étaient d'autant plus visibles que Lily était sensible. Les hormones n'aidaient pas le jeune couple. Remus lui parlerait ce soir, si possible… Sinon à Peter et à Sirius, ensemble ils parviendraient certainement à le remettre dans le droit chemin.
« Tu sais Lily, je vais être honnête avec toi. Je ne l'ai jamais vu dans cet état. Mais je le connais suffisamment bien pour savoir que la culpabilité le ronge exactement comme après le regrettable incident des BUSE.
- Mais que se reproche-t-il ? demanda Lily qui avait repris ses moyens et séché ses larmes.
- L'égo et la fierté masculine. Il doit se sentir coupable de te savoir enceinte et poursuivie par une bande de cinglés. Tu comprends, pour lui c'est son devoir de protéger sa famille. Or il a dû accepter que sa maison soit placée sous surveillance constante et que tu es dû abandonner ton travail. Dès qu'il te voit, il doit se rappeler à quel point il a été incapable de mener à bien son rôle de futur père et d'époux.
- Mais qu'il est bête…
- Je vais essayer de lui parler ce soir, sans ça je vais le dire à Sirius et à Peter. Dans tous les cas, tu peux compter sur Sirius pour remettre James dans le droit chemin. Il serait prêt à donner sa vie pour le petit Harry. Alors si je lui dis que la mère de son filleul est à deux doigts de la dépression à cause de son idiot de mari, il ne va pas pouvoir s'empêche de ne pas s'en mêler. »
Lily rigola, elle se sentait mieux d'avoir pu dire tout ce qu'elle pensait à Remus et que ce dernier allait tout faire pour l'aider. Remus ne resta pas longtemps, après tout il devait faire ravaler sa fierté et son égo au roi de la forêt, une chose qui n'est pas aisée, même pour un loup.
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Remus se présenta au Bureau des Aurors et s'approcha de la sorcière qui était à l'accueil.
« Bonjour, je souhaiterai parler à l'Auror Potter, est-il disponible ?
- Oui, vous pouvez aller le voir, au fond du couloir à droite, puis sixième porte sur la gauche. »
Elle n'était pas polie et avait donné l'impression à Remus qu'il était de trop devant elle et qu'elle avait des choses bien plus importantes à faire comme lire le dernier numéro Sorcière Hebdo posé sur son secrétaire. Il suivit ses indications et arriva devant le bureau de James. Il frappa trois coups sur la porte.
« Oui entrez. Lunard, que viens-tu faire ici ? dit-il surpris.
- Cornedrue, je dois te parler. Et si on va aller se prendre une bierraubeurre au Chaudron Baveur ? »
James le regarda peiné, il savait exactement ce que lui voulait son ami et avait tout fait pour retarder la conversation au maximum. Remus s'assit le temps qu'il finisse de boucler les dossiers qu'il avait entamé. Puis les deux hommes se levèrent et quittèrent le Ministère direction le Chemin de Traverse. En arrivant dans le pub, ils commandèrent leurs boissons et prirent une table un peu à l'écart pour ne pas être importunés par les autres clients de l'établissement. Remus commença son sermon.
« James, (je ne sais pas ce que tu as fait, mais) tu as merdé.
- Merci de me rappeler que je ne suis pas capable de protéger et de prendre soin de ma propre famille…
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Tu n'y es pour rien si une bande de fous cherchent à attaquer ton père par le biais de ta famille. Ce conflit vous dépasse, et tu n'y es pour rien si des agents du Ministère « gardent » vos fenêtres.
- Alors pourquoi es-tu venu me parler ? dit James sur la défensive.
- C'est Lily. A cause de ta connerie du « je ne les protège pas assez » et du fait que tu t'enfermes dans une pièce le soir, elle se sent délaissée. Elle dépérit de ne plus pouvoir sortir et elle commence sérieusement à douter de tes sentiments, comme quoi que depuis l'échographie tu ne veux plus ni d'elle, ni du bébé.
- C'est complétement absurde, je ne pourrais pas vivre sans eux !
- James, depuis combien de temps n'as-tu pas pris ta femme dans tes bras ? »
Les yeux de James se voilèrent. Remus disait vrai, cela faisait quelques temps qu'il avait changé ses habitudes avec Lily et en mal d'après son ami. Ses épaules s'affaissèrent tandis que sa tête alla s'appuyer sur ses mains. Son regard s'embua :
« Remus, je ne suis qu'un idiot, un stupide incapable, l'homme le plus abruti de la Terre. Je ne suis même pas capable de rendre heureuse Lily. Combien de fois ai-je dépossédé Lily de sa joie, de son bonheur ? Je ne la mérite pas. Je ferai mieux de partir loin d'elle pour ne pas la blesser davantage.
- James, la guerre détruit et brise des familles chaque jour. La tienne n'est pas loin de se briser, mais il est encore temps de changer le cours des choses.
- C'est vrai… D'après toi, j'aurais encore une chance avec Lily ? Demanda James dont l'espoir faisait briller ses yeux. Je ne vois pas comment elle me l'accorderait, cette dernière chance.
- Montre-lui la pièce dans laquelle tu passes toutes tes soirées… Celle où elle n'a pas accès.
- Je ne peux pas. Elle n'est pas finie… Devant l'air interrogateur de son ami il poursuivit. Tu comprends, je voulais lui faire la surprise. Je suis en train de faire la chambre d'Harry. Je ne veux pas qu'elle s'épuise à la tâche. Elle est déjà si fatiguée le soir quand je rentre.
- Tu es vraiment en train de la préparer ?
- Bien sûr, c'est mon fils. C'est à moi de m'en occuper.
- James, même si elle n'est pas finie, montre-la-lui. C'est ça ta dernière chance, lui montrer que si tu ne t'occupais plus d'elle en ce moment ce n'est pas que parce que tu te sens coupable de la situation, c'est aussi parce que tu commences à préparer la venue de votre fils. Je peux t'assurer que rien ne va lui faire plus plaisir.
- Tu en es sûr ?
- Aussi sûr que McGonagall n'a jamais su qui avait pu repeindre son bureau en rouge et or et en y accrochant des photos de chats. Même si je pense qu'elle se doutait que c'était nous. »
Ils rigolèrent à l'évocation de ce souvenir, rien qu'à voir sa tête lorsqu'elle les avait convoqués dans son bureau et que les chats avaient tous miaulés.
Néanmoins, James se dépêcha de rentrer chez lui, il avait une femme à reconquérir !
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Lily était dans la cuisine, elle attendait son mari en espérant secrètement que Remus ait pu parler à ce dernier. S'il ne l'avait pas fait, elle ne serait pas peinée, le jeune homme avait aussi sa propre vie. La porte d'entrée claqua et la voix de son mari résonna :
« Lily-Jolie, je suis rentré. Où es-tu ?
- Dans la cuisine, James » elle avait murmuré son prénom. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas appelé.
Il entra dans la pièce et s'assit directement devant la table. Il ne viendra pas m'embrasser pensa Lily. Elle ravala ses larmes qui menaçaient de couler comme chaque soir et demanda d'une voix tremblante :
« Ta journée s'est bien passée ?
- Oh la routine quoi. »
Il ne lui en dirait pas plus. Remus ne lui avait pas parlé. Elle s'assit à son tour, se servit et garda les yeux fixés sur son assiette.
Merde ! J'ai encore agi comme un con ! pensa James. Il avait perçu le trouble de sa femme, et trouvé son origine. Il devait rattraper la situation tant qu'il en était encore temps.
« Lily ? Est-ce que tu vas bien ? »
La jeune femme releva sa tête et le regarda. Il put voir combien ses émeraudes étaient ternes. Elle n'allait pas tarder à pleurer. Elle murmura un 'je n'ai pas très faim' presqu'inaudible et quitta la pièce précipitamment.
« Lily attends ! »
James se précipita à sa suite. Elle finissait de monter les escaliers quand il la rattrapa et qu'il la prit dans ses bras.
« Remus m'a parlé aujourd'hui. J'ai une fois de plus agi comme un abruti et je tenais une fois de plus à m'en excuser. Toi et Harry vous comptez énormément pour moi, je serai prêt à mourir pour vous deux. Je voulais t'en faire la surprise, mais tu ne me laisses pas le choix. »
Se souvenant que pour Lily Evans, aujourd'hui Lily Potter, les actes comptent plus que les paroles, James l'emmena dans sa pièce secrète : la future chambre du petit Harry. Il ouvrit la porte et la poussa à l'intérieur. Lily resta stupéfaite devant la pièce et les larmes longtemps refoulées coulèrent librement sur ses joues.
« C'est… C'est…
- La chambre d'Harry. Il me reste deux trois choses à faire et je ne voulais pas que tu t'en occupes car j'ai remarqué que tu étais de plus en plus fatiguée ces derniers temps. »
Il lui présenta la chambre. Les murs étaient blancs, avec une bande rouge et or coupant les murs en deux à l'horizontale. Le plafond était bleu et il y avait du parquet au sol. Les meubles étaient recouverts de tissus pour ne pas être tâchés de peinture. Sur deux murs opposés étaient représentés des buts de Quidditch. Les trois anneaux étaient ensorcelés : il était possible d'envoyer une balle à travers. Elle réapparaissait au centre de la pièce. Un sortilège ingénieux qui allait permettre à James d'apprendre son sport favori à son fils dès le plus jeune âge.
Lily resta sans voix. James préparait tout cela pour son fils et elle l'avait accusé de ne pas prendre s'occuper d'elle. C'était une belle preuve d'amour. Et elle avait douté de lui. Elle était tellement obnubilée par ses propres pensées qu'elle ne remarque pas que James s'était agenouillé, et avait relevé son chemisier.
« Tu as vu bonhomme. Elle est toute belle ta chambre. C'est Papa qui a tout fait, il ne l'a pas encore fini mais elle sera prêtre quand tu arriveras. Tu as vu, tu as même des buts de Quidditch (intégrés dans ta chambre), comme ça Papa pourra t'apprendre à y jouer et Tonton Sirius viendra jouer avec nous. Je suis quasiment certain que tu es le seul petit sorcier d'Angleterre à posséder ton propre terrain dans ta chambre.
- Mais en attendant que tu arrives, ton Papa il a bien mérité que Maman le remercie. »
James se releva et Lily l'embrassa comme lors de sa demande en mariage. Leur amour était tellement puissant qu'il pouvait tout surmonter.
Ils allèrent dîner, puis remontèrent dans la chambre de leur fils. James s'activa de la finir tandis que Lily avait pour ordre de rester assise et de le regarder travailler. Elle aurait préféré l'aider mais il lui rétorqua qu'elle devait se reposer afin de pouvoir acheter tous les vêtements et tous les jouets qu'ils allaient devoir aller chercher d'ici peu.
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Le couple s'était complétement réconcilié. Néanmoins James s'était quand même attiré les foudres de Sirius. Ce dernier avait voulu tuer son meilleur ami pour la bêtise qu'il avait failli commettre. Sa colère était telle que le jeune homme aurait préféré subir les foudres de la directrice de la maison Gryffondor en personne.
Mais aujourd'hui, personne n'avait envie de se prendre la tête. Ils voulaient tous célébrer le vingtième anniversaire de James. Ce dernier travaillait et les trois Maraudeurs avaient investi leur maison (avec la bénédiction de Lily) pour lui préparer une fête digne de ce nom. Pour cela, ils avaient littéralement dévalisé Zonko et Honeydukes. Les jeunes élèves de Poudlard allaient être déçu, une sortie avait lieu le week-end suivant.
James se doutait que ses amis avaient préparé quelque chose à la hauteur des Maraudeurs mais il ne se doutait absolument pas de voir Lily débarquer en étant complétement paniquée dans son bureau du Ministère et en criant :
« James, viens ! Dépêche-toi ! La maison brûle, c'est horrible ! »
Ils avaient rapidement transplané. Une fois à Godric's Hollow, il avait bien vu sa maison en flamme. Mais devant le fou rire de Peter, Sirius, Remus et Lily il avait compris qu'il s'agissait uniquement d'un feu d'artifice. Il s'était élancé à la poursuite de ses amis en leur lançant des maléfices de chatouillis à tout le monde. Lily n'avait rien reçu, la grossesse avait quelques avantages.
En entrant dans son salon, James s'était précipité sur le saladier de bonbon en tout genre, sans penser un seul instant que certains des dits bonbons allaient lui faire apparaître une trompe ou allaient le faire siffler comme un train. Lily les regardait en souriant, ils étaient pires que des gamins. Les plaisanteries et les farces s'enchainèrent jusqu'au bout de la nuit : ils n'avaient jamais autant ri de toute leur vie.
Le moment du gâteau et des cadeaux arriva. Sur une immense pièce-montée représentant la tête d'un cerf, vingt bougies étaient allumées. James les souffla, mais ces dernières se rallumèrent. Ne comprenant pas, il les souffla à nouveau dessus. Lily lui dit finalement d'arrêter sous les regards admiratifs des trois autres Maraudeurs. Aucun d'eux n'avait eu l'idée d'utiliser des bougies ''magiques'', une invention moldue. On avait beau les éteindre, elles se rallumaient toujours. James reçut tout un quitte de farce pour jeune sorcier, dixit de Peter « Harry sera un Maraudeur, autant qu'il sache faire des blagues dès son plus jeune âge ». Remus s'était contenté d'une amulette, lui indiquant quand Lily était réellement en danger. Sirius ne put s'empêche de ne pas être sérieux, c'est donc le plus naturellement au monde qu'il lui offrit des dragons miniatures. Lily faillit faire une crise cardiaque quand le petit Norvégien à crête brula les cheveux de Patmol.
La fête se termina. Tous étaient contents d'avoir passé un mois éprouvant et de le terminer sur une note heureuse. [N/B : Philosophie de Leibniz : Tout est au mieux dans le meilleur des mondes ! ndla : arrête de réviser ton français dans mes corrections de fics ! La dernière fois, la poésie, aujourd'hui, l'argumentation. Chers lecteurs, plus que deux chapitres à tenir, comme ça elle pourra vous parler des deux derniers objets d'étude : le roman et le théâtre !]
Tadam ! Le chapitre d'aujourd'hui est venu bien plus vite que l'autre !
Merci, chère bêta, de recorriger tous les « mais » qui peuplaient mon récit. Promis, dans la suivante j'ai fait attention !
Encore une nouvelle fois, merci pour vos reviews !
Nous nous retrouvons donc la semaine prochaine pour le chapitre 7. N'hésitez –toujours- pas à me donner votre avis, et souhaiter nous ce formidable mot de cinq lettres commençant par un M**** pour mercredi ! Je pense qu'Aure7lie se joint à moi pour aussi vous le souhaitez, que votre épreuve commence lundi ou comme pour nous mercredi. )
Ignis Nebula
