La chambre d'Harry était finie, mais les placards étaient vides. C'est pour cela qu'en ce jour, Monsieur et Madame Potter allaient dans le Londres sorcier pour acheter vêtements et autres jouets à leur fils. James voulait commencer par les vêtements car c'était selon lui le plus urgent. En réalité, il voulait garder le meilleur pour la fin : le magasin de jouets. Pour Lily, tout était important. Son fils devait être beau et s'amuser en toute occasion. Elle était fatiguée par sa grossesse et transplana avec James.

En arrivant dans la boutique de vêtements pour bébé du Chemin de Traverse, ils s'émerveillèrent devant chaque article.

« Lily, on devrait lui prendre ça, lui disait James en lui montrant toutes sortes de body, pyjamas…

- James, repose-les. On va retourner à l'entrée de la boutique et faire chaque rayon, devant l'air dépité de son mari elle rajouta, comme ça on est sûr de ne rien oublier.

- C'est toi qui vois ma puce. »

Ils partirent d'un bon pas vers le rayon des pyjamas et faillirent acheter tous ce qu'ils virent. Alors que Lily en prenait un avec écrit « Courageux comme un lion », « Attention, enfant magique », elle en trouva même deux avec un chien et un cerf; James préférait que son fils soit un « Futur champion de Quidditch » ou encore un « Tueur de dragon ». Ils trouvèrent même un pyjama qui changeait de couleur en fonction de l'heure. Les autres rayons furent aussi passés au peigne fin, ils remplissaient leur panier de tous les articles qui leur plaisait sans se rendre compte de tout ce qu'ils avaient dans leur panier.

Ce n'est qu'une fois qu'ils voulurent aller en caisse que Lily s'aperçut qu'ils avaient peut-être fait un peu trop de folie.

« James, on ne peut pas acheter tout ça. C'est beaucoup trop. »

Cependant pour James rien n'était de trop pour son enfant. Lily bailla juste à ce moment-là.

« Chérie, est-ce que tu vas bien ? Tu as l'air fatiguée.

- Je vais bien. Ça va, je t'assure.

- Je préfèrerai que tu ailles t'asseoir sur le fauteuil à l'entrée.

- Si vous le souhaitez, je peux vous y accompagner Madame, dit poliment l'une des vendeuses.

- Je peux y aller toute seule vous savez …

- Dans votre état, il est plus prudent que quelqu'un vous accompagne. »

Lily arrêta de protester et se laissa accompagner jusqu'au fauteuil. James remercia discrètement la vendeuse. Il prit tous leurs articles et se dirigea en caisse. Lorsque la vendeuse lui annonça le prix, il reconnut que sa femme avait raison. Ils avaient fait des folies. Cependant il paya jusqu'à la dernière mornille. Dans sa famille, l'argent n'était pas un problème et puis il avait envie de faire plaisir à sa femme, à son fils et à lui aussi. Il miniaturisa et envoya les achats au manoir. Nebula avait été prévenue avant leur départ et avait pour consigne de monter leurs courses dans la chambre du petit. Elle ne devait surtout pas les ranger. Ce serait leurs petits plaisir à eux deux. Il retrouva Lily à l'entrée.

« James, tu n'as pas tout acheté j'espère, il leva les yeux au ciel. James, enfin c'est trop il ne fallait pas.

- J'ai bien le droit de gâter mon fils, non ? lui répondit-il avec un petit sourire.

- James, je ne veux pas que notre fils soit pourri gâté, je ne veux pas qu'il soit aussi prétentieux que toi jusqu'en cinquième année.

- Et je dois le prendre comment ? Dit James faussement blessé.

- Comme tu veux, ne faisons pas de folies au magasin de jouets quand il sera né ses seules occupations seront de manger et de dormir, alors… »

C'est main dans la main qu'ils prirent la direction du dit magasin. Ils marchaient lentement, très lentement et James n'arrêtait pas de regarder sa montre toutes les trois secondes. Alors que Lily allait lui faire une remarque cinglante, ils virent Sirius :

« Tiens, la famille Potter ! Quelle coïncidence, s'exclama-t-il en faisant un clin d'œil discret à James, que Lily vit et interpréta.

- Hum, toussota-t-elle. Sirius, tu sais… Te croiser au le Chemin de Traverse le jour même où nous faisons des achats pour l'arrivée de Harry, je n'appelle pas ça une coïncidence, n'est-ce pas ?

- Lily Jolie, je suis blessé par tes paroles, dit Patmol en prenant son air de chien battu.

- Alors explique-moi pourquoi depuis tout à l'heure, mon cher mari passe son temps à regarder sa montre comme s'il avait un rendez-vous ?

- Bon ok, je l'admets. James m'a invité à vous rejoindre, c'est aussi mon filleul ! »

Lily laissa s'échapper un long soupir.

- Dire que j'étais déjà fatiguée…

- Tu veux que l'on rentre ? Lui proposa James. On pourra revenir une autre fois.

- Enfin James, je devais déjà te surveiller dans le magasin de jouets et maintenant il faut également que je surveille Sirius. Vous êtes toujours pire que des gamins quand vous montez un coup ensemble. »

Les deux fautifs levèrent les yeux au ciel, tout comme Lily. La fin de leur après-midi promettait d'être longue pour la future maman mais très amusante pour les futurs papa et parrain.

Un homme de chaque côté de Lily, ils allèrent ensemble dans la boutique et se séparèrent dès qu'ils y furent rentrés. Alors que les deux Maraudeurs partaient faire elle ne savait quoi dans les rayons, Lily se dirigea vers les peluches. Elle ne résista pas lorsqu'elle vit la jolie petite chouette blanche et le joli petit ourson. Ce ne fût pas un vendeur qui se dépêcha de lui apporter un panier pour empêcher qu'elle soit trop encombrée, mais James.

« Alors, mon amour, qu'as-tu trouvé de beau ?

- Juste deux peluches, lui répondit Lily en les mettant dans le panier. Et toi, tu as abandonné Sirius ?

- Oh, tu sais… Il est grand. Il peut se débrouiller tout seul… »

Lily, n'entendit pas la fin de ses paroles, elle avait remarqué que son mari tentait de dissimuler un objet derrière son dos.

« James, tu es sûr que tu ne me caches rien ? dit-elle telle une maman qui sermonne son enfant.

- Moi… euh… qu'est-ce que je pourrais vouloir te cacher ? lui répondit-il en essayant de masquer sa gêne.

- Alors, que caches-tu derrière ton dos ?

- Oh mais ce n'est rien, lui assura-t-il.

- Montre-moi dans ce cas. » Lily croisa ses bras sur sa poitrine. Quant à James, il lui dévoila ce qu'il cachait derrière son dos.

« James ! Ne me dit pas que tu as acheté un balais-jouet à ton fils ! Je veux bien que tu installes des buts de Quidditch dans sa chambre, que plus tard vous passerez toutes vos après-midi à jouer à ce sport, mais là non ! Enfin James, ce n'est qu'à partir d'un an qu'il va pouvoir jouer avec. »

Derrière eux, Lily entendit des grands éclats de rire. Elle se retourna et vit Sirius, complétement plié en deux après avoir vu l'expression faciale qu'abordait son meilleur ami. Lily soupira bruyamment, ils étaient obligés de la faire tourner en bourrique alors qu'elle est enceinte et fatiguée. Mais où va le monde ! Elle s'approcha alors d'un vendeur, laissant son mari et son meilleur ami heureux de leur petite blague.

« Bonjour monsieur, puis-je vous demander un service ?

- Oui madame, tout ce que vous voulez.

- Vous voyez les deux énergumènes derrière moi, dit-elle en désignant Patmol et Cornedrue. Il s'agit en fait de mon mari et de son meilleur ami. Je voulais savoir si vous pouviez les surveiller. On ne croit pas comme ça qu'ils ont vingt ans néanmoins ils sont pires que des gosses de six.

- Comme vous voudrez » répondit le vendeur, amusé de la petite plaisanterie de Lily.

Ce fut à son tour de rire quand il vint vers eux et décida de les emmener vers un endroit 'magique'. Les deux s'indignèrent auprès de Lilly qui les ignora superbement et continua son exploration du rayon peluches. Elle en avait deux, ce qui était suffisant pour un enfant. De plus elle allait très certainement en recevoir de la part de leurs amis. Elle allait partir en direction de la caisse quand elle vit un cerf, une biche et un faon. Elle resta quelques minutes à les contempler, l'allusion était flagrante avec sa propre famille. Le cerf et la biche étaient relativement grands pour un bébé comme Harry mais le faon lui correspondrait parfaitement. Lily s'était promis de ne pas gâter son fils mais puisque James allait le faire, alors elle aussi !

Elle alla régler toute sa petite tribu, soit le cerf, la biche, le petit faon, la chouette et l'ourson. Le vendeur à qui elle avait demandé de s'occuper de James et de Sirius, l'emmena les récupérer. Les grands enfants étaient assis dans un parc pour bambins. Ils étaient certainement magiquement retenus par un sort et l'on pouvait dire à la vue de leurs têtes respectives qu'ils étaient furax.

« Allez les enfants, Maman est venu vous récupérer, dit le vendeur en s'apprêtant à les libérer du sortilège.

- Attendez, s'écria Lily, laissez-moi juste prendre une photo. »

Elle sortit un petit appareil de son sac et prit le cliché. James et Sirius étaient vraiment indignés et jurèrent de faire la tête à la future maman. Promesse rapidement brisée quand cette dernière les emmena chez Florian Fortarôme, et leur paya une glace, au chocogrenouille et patacitrouille pour James et au caramel beurre salé et fizwizbiz pour Sirius.

« Vous ne pouvez pas me faire la tête indéfiniment, lança Lily.

- Si, répliquèrent les deux hommes parfaitement synchrones.

- James, tu ne veux même pas voir les peluches que j'ai prises pour Harry ?

- Mrf, grogna-t-il en haussant les épaules.

- Vous êtes déterminés à me répondre que par monosyllabe et grognements alors ?

- Oui, confirmèrent-ils.

- C'est dommage, j'avais trouvé un joli petit faon, ajouta Lily.

- Un faon ! Comme toi Cornedrue, s'exclama Sirius.

- Patmol, tu as huit syllabes de trop, répliqua James.

- Et toi dix chéri » rétorqua Lily.

Une fois de plus, elle avait vaincu les jeunes hommes. Elle était plus douée qu'ils ne le pensaient. Elle sortit alors, le cerf, la biche et le petit faon.

« Oh bah ça alors, Cornedrue, toute ta famille en peluche, qui l'aurait cru ! dit Sirius.

- Tu as toi aussi fait des folies, ajouta James avec une pointe d'émotion dans la voix.

- Chacun son tour, répliqua malicieusement sa femme en l'embrassant.

- Non mais oh ! [N/A : pour ma bêta, on reconnait à peine notre professeur préféré dans cette phrase !] On se calme les amoureux ! En tant que parrain de cette crevette je suis dans l'obligation de vous informer qu'il doit au moins avoir un chien, histoire que quelqu'un assure réellement son éducation au bon goût.

- Patmol, dans ton panier, privé de dessert » répliqua James en lui volant le reste de sa glace.

Finalement, cette journée avait été une réussite.

oOoOoOoOo

Ils venaient à peine de rentrer que déjà ils se précipitaient dans la chambre fraîchement repeinte pour ranger leurs achats. Nebula vint se joindre à eux, après tout c'était son devoir d'aider ses maîtres à ordonner leurs affaires. Ils refusèrent gentiment mais devant l'air affolé de leur elfe, ils consentirent à la laisser plier les vêtements que James ou Lily lui passait. Souvent, James ou Lily ne pouvait s'empêcher de s'exclamer « Oh ! Comme il est mignon celui-ci, regarde ! », « Je l'avais complétement oublié celui-là » ou encore « On aurait jamais dû lui acheter tout ça ». Rien ne pouvait entamer leur bonheur.

James se chargea d'installer les peluches. Il disposa les trois plus petites dans le berceau, tandis que le cerf et la biche encadraient la table à langer. Ils étaient fiers d'eux, Harry pouvait arriver quand il le voulait à présent –mais pas tout de suite comme même–, ils étaient prêts à le recevoir comme il se doit.

« Tu sais Lily Jolie, cette chambre est un peu vide. Elle manque de peluches et de jouets, je trouve…

- James, tu ne crois tout de même pas que ton père ne va rien offrir à son petit fils ?

- Non, il va autant le gâter que nous.

- Et tu ne crois tout de même pas qu'avec sa qualité de parrain, Sirius ne va rien lui offrir ?

- Non mais par contre je te préviens : lui aussi rêve de voir Harry sur un balais-jouet.

- Et tu ne crois tout de même pas que les Maraudeurs ne vont pas offrir un kit complet de farce et attrape pour enfant au premier descendant des Maraudeurs ?

- Je n'aime pas cette expression, descendant des Maraudeurs, ça me vieillit beaucoup je trouve. »

James avait le regard pétillant. Les deux amants rirent de la pitrerie de James avant de s'embrasser tendrement.

oOoOoOoOo

C'était par une nuit d'Avril, il était à peine 23 heures et les époux Potter dormaient déjà. Ils avaient fini depuis quelques jours la chambre de leur fils. Quand soudain :

« James … James ! fit Lily en secouant son mari.

- Lily… Dors… Maugréa ce dernier, mécontent d'être réveillé.

- James !

- Hein ? Il se réveilla, qu'est-ce que tu veux ?

- J'ai faim…

- Le frigo est en bas ma puce, au regard suppliant de Lily il comprit qu'elle voulait qu'il aille lui chercher quelque chose de précis. Bon, que veux-tu ?

- Une part de pudding et un verre de jus de citrouille… commença Lily.

- Mais on n'a pas de pudding ! l'interrompit James.

- Cuisinés par les elfes de Poudlard », termina-t-elle.

James était estomaqué.

« Rien que ça ! Enfin Lilly, je ne vais pas aller à Poudlard rien que pour une fringale nocturne !

- S'il te plait, elle lui fit son petit sourire et ses yeux suppliants, devant lesquels James n'avait jamais su résister. Tu auras ta cape. »

Devant la persuasion de sa femme, mais aussi parce qu'il ne voulait pas d'une nouvelle scène de ménage. Il se leva et s'habilla rapidement. Il sortit de la chambre et entra dans son bureau pour prendre sa cape d'invisibilité. En passant devant l'horloge, il soupira une nouvelle fois en regardant l'heure. Il sortit de chez lui et transplana à Pré-au-Lard.

Il entra discrètement chez Honeydukes, ses années de sorties secrètes lui avaient finalement rendu service. Une fois de plus, il emprunta le long tunnel étroit menant à la statue de la Sorcière Borgne du troisième étage. En arrivant à l'extrémité du tunnel, il jura de ne pas avoir avec lui la Carte du Maraudeur. A la fin de leur septième année, ils avaient décidé de la laisser au château, en espérant que d'autres comme eux la récupèrent et en fassent bon usage. Il sortit discrètement, avec la cape il devrait bien arriver à arriver discrètement aux cuisines sans croiser un préfet, Miss Teigne, Rusard ou le professeur McGonagall. Il se voyait très mal expliquer au directeur et à elle-même pourquoi il était venu chercher de la nourriture pour sa femme dans les cuisines du château. Cependant son expérience de Maraudeur lui avait permis de se déplacer dans Poudlard en évitant les endroits les plus empruntés et en passant dans des recoins sombres. Il sourit en pensant que Sirius, Remus et Peter le tueraient s'il le savait là sans eux. Il était dans son élément, il n'avait pas dû passer plus de deux nuits sans s'offrir une balade nocturne dans l'école de sorcellerie.

Finalement il arriva devant la nature morte du sous-sol. Il retira la cape et chatouilla la poire. La porte familière apparut. Il l'ouvrit puis la referma. Il se fit immédiatement assaillir par les elfes du château :

« M. Potter ! Que faites-vous ici ?

- Que direz les professeurs s'ils vous savaient là ?

- Cela va faire deux ans que vous êtes partis, vous nous avez manqué !

- Quelque chose vous donne envie ? »

D'un geste de la main, il les fit taire.

« Je voudrai une part de pudding, ainsi qu'un grand verre de jus de citrouille et à emporter s'il vous plait.

- A emporter, vous ne restez pas avec nous ? Demanda l'un des elfes qui était resté avec lui alors que les autres s'activaient.

- Oui, ma femme, l'ancienne Lily Evans …

- Vous vous êtes mariés ?, s'exclamèrent-ils tous.

- Oui, et nous attendons notre premier enfant …

- Vous, papa ?! Les elfes étaient au bord de la syncope collective.

- Oui, surprenant n'est-ce pas ?, tous acquiescèrent. L'enfant devrait naître fin juillet, c'est un garçon, il s'appellera Harry –James était fier d'une fois de plus de l'annoncer autour de lui– et donc, Lily a eu une subite envie de pudding d'ici, alors si vous pouviez accélérer l'allure, je vous en serai reconnaissant. »

Les elfes se précipitèrent. James Potter ainsi que les autres Maraudeurs avaient été leurs élèves préférés. Ils les mettaient toujours au parfum de leurs blagues et aucun professeur n'en avait était au courant. Ils les aidaient également assez souvent à préparer les célèbres fêtes surprises de la tour des Gryffondors. Depuis leur départ, leur rythme avait nettement diminué. Il ne restait guère que celle des victoires de l'équipe de Quidditch cependant la dite équipe n'était pas non plus au meilleur de sa forme. Finalement, ils lui donnèrent un petit panier avec sa commande. Et comme d'habitude, il y en avait le double. James pourrait lui aussi en profiter. Il allait franchir la porte, quand un elfe le retint :

« Monsieur Potter, vous savez. On vous a toujours beaucoup apprécié. Alors on se demandait s'il serait possible que vous indiquiez à votre fils le chemin des cuisines. Sans vouloir vous offenser en vous donnant ce qui peut vous apparaître comme un ordre. Voyez ma demande comme une humble requête de ma part. »

James les regarda en souriant. Son fils était à peine né qu'ils voulaient déjà corrompre son existence à Poudlard. Il leur promit de lui dire en temps voulu et se promit intérieurement de ne jamais l'avouer à Lily. Bien que de son temps cette dernière appréciait énormément les fêtes, elle ne voudrait en aucun cas que son fils suive les traces de son père.

Il renfila sa cape et sorti. A cette heure, il n'y avait probablement plus de rondes de préfets. Il marcha alors distraitement vers le troisième étage. Mais il se sentait épié. Pas vraiment inquiet, il songea que c'était les tableaux et continua sa route. Malheureusement pour lui un miaulement résonna dans le couloir : Miss Teigne. Elle devait le suivre depuis un bon moment, certainement à cause de l'odeur qui se dégageait du panier. James maugréa. Rusard ne devait pas être loin. Il sortit sa baguette et pétrifia la chatte. Contrairement à son maître, elle était teigneuse. Alors que lui était à peine plus rusé qu'une brindille d'un balais de mauvaise qualité. Le concierge serait certainement affolé pour la santé Miss Teigne et serait de mauvaise humeur pour le reste de la semaine. James ne put retenir un sourire, marauder lui manquait. Il devait bien se l'avouer. Il rentra chez lui sans encombre et sa femme se précipita sur les victuailles.

oOoOoOoOo

Le lendemain, les Maraudeurs avaient été conviés à partager un repas. James ne put s'empêcher de raconter son aventure de la veille, alors que Lily s'enfonçait de plus en plus dans sa chaise, honteuse d'avoir envoyé son homme se balader seul dans les couloirs de Poudlard. C'était sans compter sur Peter qui ne put lui aussi s'empêcher de lancer une petite tirade :

« Lily, je te tire mon chapeau. Tu as réussi à faire de James ton petit serviteur personnel. Sache qu'aucun de nous n'avait réussi cet exploit avant, tous applaudirent alors que Lily était aussi colorée que ses cheveux.

- N'empêche, moi aussi j'aurais aimé me balader dans Poudlard, maugréa Sirius.

- La prochaine fois je t'appelle Sirius, ok ? dit James.

- Serais-tu jaloux mon pauvre Patmol ?, demanda Remus.

- Mais j'ai tout de même réussi à marauder, annonça fièrement Cornedrue.

- TU AS MARAUDÉ SANS NOUS ? Explosèrent ses trois amis. Qu'as-tu fait ?

- J'ai pétrifié Miss Teigne.

- Ah, si ce n'est que ça, lança Remus visiblement déçu.

- Non Remus, ce n'est pas que ça… commença Peter.

- Il a MARAUDÉ, et j'insiste, MARAUDÉ sans nous, termina Sirius.

- Une punition de taille s'impose, n'est-ce pas Lunard ?, ajouta Peter.

- Et rappelle nous le premier article de la constitution des Maraudeurs, compléta Sirius.

- La constitution annonçait clairement que tout Maraudeur ayant maraudé sans en avertir les autres se verra puni durant le mois qui suit sa trahison, dit Remus d'une voix digne du plus haut juge du Magenmagot.

- Remus, la constitution précise-t-elle la nature de la punition ? le questionna Sirius.

- Elle n'est pas précisée, mais je pense qu'il doit s'agir de blagues à la version maraudeuse.

- Lily, prépare-toi à ne pas retrouver James dans son état normal pendant le mois suivant, annonça Peter d'une voix compatissante

- James, vu qu'il s'agit d'une punition, toute vengeance sera interdite, dit Remus.

- Et de toute façon, ton fils va bientôt naître. Il faudra que tu t'en occupes aussi, ajouta Lily et voyant le sourire des autres elle compléta. Mais ne t'inquiète pas Sirius, toi aussi tu devras t'en occuper.

- Moi, m'occuper d'Harry ? Je suis dans l'obligation de te rappeler ce qu'il est advenu du poupon que vous m'avez offert à Noël, tu vas vouloir laisser ton fils entre mes mains ?

- C'est vrai que ce n'est pas prudent. »

Tous éclatèrent de rire, sauf James. Il se demandait ce que les Maraudeurs allaient lui préparer comme punition. Ils avaient eu sept ans pour s'entraîner sur les Serpentard et les bonnes vieilles habitudes reviennent généralement extrêmement rapidement. Ce n'est que beaucoup plus tard dans la soirée que Lily se rendit compte que pour la première fois de leur vie, les Maraudeurs obéissaient à un règlement et c'est cette sur cette pensée relativement invraisemblable qu'elle s'endormit.

Note Bêta : Si le chapitre a du retard, c'est la faute à la fête de la musique… Ce n'est pas ma faute, n'est-ce pas ?

Note Auteur : on a bien le droit de faire la fête ! :D

Bon vous l'avez certainement compris, le chapitre du dimanche est en fait devenu chapitre du lundi. ^^' Il en sera certainement de même pour la semaine prochaine, semaine des oraux de français (OMG déjà ?!). Nous les passons, et je ne voudrai pas privé ma bêta de précieuses heures qu'elle pourrait passer à réviser…

Sans ça ? Le chapitre vous a-t-il plu ? N'hésitez pas à me le dire )

Merci pour vos reviews et vos follow, et à la semaine prochaine ! D

Ignis Nebula

Ps : un grand merci pour fanHPTW qui met toujours un petit message rapidement après le post du chapitre :D