Chapitre I :
« C'est notre don. Tu es le seul espoir de la rébellion. Montres toi en digne. »
Au loin, un cri retentit. Elle reconnait la voix. Anakin cri son nom.
Ce don qu'elle avait reçu était un poison. Ce « don » signifiait qu'elle allait devoir tuer Dark Vador, impliquait d'elle qu'elle quitta ses enfants. Elle avait dû les abandonner sur Tatoïne et aux mains de son ancien Capitaine de Naboo. Leïla et Luke. Elle pensait toujours à eux. Ils formaient l'espoir qu'elle nourrissait de retrouver Anakin. Elle savait qu'il avait encore du bon en lui. Elle n'abandonnerait pas, elle irait jusqu'à la mort même pour le sauver de ces démons, pour le sauver du côté obscur. Elle n'avait rien vu arriver à l'époque, comme Obi-Wan. C'est le chancelier Palpatine qui l'avait corrompu. Enfin, c'était Dark Sidious. Cet infâme traître ! Elle le haïssait de tout son être. Elle devrait sans doute l'affronter lui aussi. Elle en avait un peu peur. La peur, une faiblesse humaine qu'elle détestait. Mais… elle avait peur aussi de ne pas ramener Anakin du côté du bien. Si son plan ne marchait pas, soit elle devrait le tuer, soit elle devait le laisser vivre et il continuerait à tuer des innocents. Or, cela elle ne pouvait pas le supporter. Si Dark Vador avait pris entièrement possession du corps d'Anakin, cela voulait dire qu'Anakin était mort consumé par l'obscurité.
Obi-Wan l'appela. C'était son maître depuis trois ans. Elle s'entrainait dur et maîtrisait de mieux en mieux la force, mais le sabre laser lui donnait du fil à retordre. Contrairement aux jedis, elle avait appris l'art de la force et du sabre très tard. Trop tard, disait Obi-Wan. Mais si la force s'était insinuée en elle cette nuit là, trois ans plus tôt, alors qu'elle allait mourir. « C'est notre don. Tu es le seul espoir de la rébellion. Montres toi en digne. » Pourquoi la Force l'avait t'elle choisit elle ? Elle n'avait aucun don, le désir absolu de fuir ce monde devenu trop dur pour elle. Peut-être étais-ce pour l'espoir ? Mais quel espoir ? Certes, elle avait de l'expérience en politique, elle savait assez bien se battre et inventé des plans tordus en s'en sortant toujours, mais elle n'avait rien de bien plus glorieux. L'amour infini ? Elle ne le possédait plus non plus. Il n'y avait plus que de la rancœur, de la pitié et une cicatrice qui ne se refermerait jamais. Elle avait aimé Any, pas Dark Vador. Non, elle abhorrait cet homme coupable de massacres, de torture. C'était le démon de la galaxie.
Elle sentit soudain une main ferme sur son épaule. Elle releva les yeux. C'était Obi-Wan. Son ami et son maître. Elle se leva et il lui demanda :
- Encore tes égarements ?
Elle hocha la tête. Il la prit dans ses bras et lui chuchota :
N'oublie pas. Pas d'attachement.
Elle secoua la tête.
N'est ce pas cela le problème ? Vous n'avez jamais autorisé de sentiments. Aimer, c'est vivre. La colère est parfois bénéfique si elle est contrôlée. Les sentiments sont humains, Obi-Wan… je veux dire maître.
Obi-Wan soupira.
J'oublie souvent que tu n'es pas un padawan comme les autres, Padmé. Je tiens à m'en excuser. Tu as ta propre expérience de la vie comme j'ai la mienne. Il est dur pour nous d'avoir un terrain d'entente pour nous. Tu n'as pas le point de vue d'un jedi, padawan. Réfléchis sur tes mots jusqu'à demain, sur ce qu'est devenu Anakin à cause de ces sentiments.
Bien, maître Kenobi.
Obi-Wan sourit, Padmé lui rendit son sourire. Elle aimait énormément Obi-Wan. Plus qu'il ne le pensait. Il était comme un frère pour elle, même s'il était son mentor. Elle le connaissait avant d'être jedi. Anakin avait été comme un fils pour Obi-Wan, elle le savait, ce qui acroissait l'estime qu'elle avait pour lui. Any. Il lui manquait tellement, à chaque battement de son cœur brisé à jamais. Si il s'avérait qu'elle devait tuer Vador, elle mourrait avec lui, même si elle devait abandonnait ses enfants. Ils seraient bien plus heureux sans elle. De plus, ils ne l'auraient pas connu. Vador avait détruit son monde. Elle n'éprouvait que de la haine pour lui, et de la pitié. Ses enfants lui manquaient aussi. Elle n'en pouvait plus. Elle se retenait sans cesse de ne pas fuir à Tatoïne, se répétant la situation dans laquelle elle se trouvait à maintes et maintes reprises. Elle décida de demander un temps pour voir ses enfants. Trois ans, c'était bien trop long.
Elle se dirigea vers la chambre d'Obi-Wan et toqua à la porte. Elle entendit un grognement, l'ouverture des verrous, puis la porte s'entrouvrit sur Obi-Wan. Il lui dit d'entrer en la regardant étrangement. Elle s'inclina. Ils s'assirent sur le divan du salon.
Obi-Wan ferma les yeux quelques secondes puis annonça :
« Padmé, je sais ce que tu vas me demander, et la réponse est non. C'est trop dangereux. »
Encore un refus, toujours un refus. Parfois, elle en avait assez de l'Ordre Jedi. Il fallait tout respecter à la lettre, et même en ayant la plus grande sagesse comme Obi-Wan ou encore maître Yoda, c'est si dur. Mais là, pour Padmé, c'était une autre affaire. C'était ses enfants, et elle avait besoin de les voir, et pas seulement en photo ou en vidéo.
« Si tu fais ça, Obi-Wan, je partirais, et tu sais tout autant que moi ce que cela signifie. »
« Tu ne peux pas faire ça, Padmé. Tu ne peux pas être égoïste à ce point, alors que tous les espoirs de la République sont en toi. Tu ne peux pas agir de manière aussi égoïste.3 »
Padmé ferma les paupières quelques secondes.
« Il n'y aucun égoïsme au fait de vouloir voir ses enfants. Si tu en vois, c'est que tu n'as aucune lucidité. Ce qui est égoïste, c'est de me retenir prisonnière ici depuis trois longues années. Il faut que j'apprenne à agir, à combattre quelqu'un d'autre que toi ou Hahn. Et l'action ne me permettra plus jamais de voir mes enfants avant un long moment. Combien de temps crois tu que la guerre contre les Siths va durer ? Deux ans, dix ans, quarante ans, mille ans ? Il faut que je voie mes enfants une dernière fois, avant que je disparaisse dans cette mêlée de sang. Je veux qu'il me voie une dernière fois. Je connais les risques, et je veux les prendre. Je t'en supplie, Obi-Wan, ils sont la dernière chose qu'il reste d'Anakin. »
Padmé avait raison. Obi-Wan ne pouvait pas refusé. Il devait prévenir Yoda et envoyé Leila Organa sur Tatoïne avec son frère jumeau. Tout cela allait être très dangereux car tout était surveillé par l'empire. Il ne sentait rien de bon ressortir de cette mission. Et si Vador se rendait compte de ce rassemblement ? Et s'il découvrait que Padmé est encore vivante ? Elle n'était pas encore assez forte pour le vaincre, peut-être ne le serait t'elle jamais. Mais Padmé avait raison sur une chose, elle devait combattre d'autres ennemis avant d'affronter Vador. En qualité de première mission, aller sur Tatoïne pouvait lui servir de leçon. Il en serait ainsi quoi qu'il arrive.
« J'accepte Padmé. »
Elle lui sourit et se jeta dans ses bras. Elle était si fragile, pourtant étant plus âgée que Vador. C'était un monstre et face à cette brebis égarée, il gagnerait à tous les coups. Mais la brebis possédait des pouvoirs extraordinaires, elle s'en sortirait donc, quoi qu'il arrive.
Ce premier chapitre est un peu une introduction du contexte. Je vous promets de l'action dans le prochain chapitre, mais pas de Vador/Padmé avant le chapitre 3. Je sais, je sais. Mais je pense poster ces deux chapitres dans le courant de la semaine prochaine si tout va bien. Et… après une pause d'un mois et d'une semaine car je pars en vacances. Mais je travaillerais le chapitre 4 à fond pour que ce soit le meilleur et vous ne serez pas déçu de l'attente. Et je vous signale quand même que j'ai trois fictions en cours et je suis demandée de toute pars. Mais oui, c'est ma faute, j'aurais dû en faire qu'une, mais allez voir les autres, ça vaut le détour ) (Enfin je crois à vous de juger)
Merci infiniment en tout cas pour vos reviews, elles me font tellement plaisir =D
A Lundi pour le chapitre 2.
Rose D. (surnom Web) XD devinez de quel personnage de film ça provient, c'est facile )
