Chapitre 02 : Confrontation de sentiments
« J'accepte Padmé. »
Elle lui sourit et se jeta dans ses bras. Elle était si fragile, pourtant étant plus âgée que Vador. C'était un monstre et face à cette brebis égarée, il gagnerait à tous les coups. Mais la brebis possédait des pouvoirs extraordinaires, elle s'en sortirait donc, quoi qu'il arrive.
Le vaisseau en direction de Tatoïne en partance de Manaan partait dans une heure et Padmé n'avait toujours pas commencé à préparer ses affaires. Obi-Wan allait encore la sermonner. Elle avait l'habitude. L'excitation de revoir ses enfants était mélangé à la peur qu'ils ne la reconnaissent pas et que Vador les retrouve. Cette mission était nécessaire mais tellement perieuse. Elle maudissait et haïssait Sidious qui lui avait tout pris tout autant qu'elle redoutait la rencontre avec cet homme… et Vador. Comment réagirait-il en sa présence ? Il était désormais complètement consumé par l'obscurité même si il y a quelques années elle avait encore perçu du bon en lui. Etait t'il maintenant trop tard ? Elle espérait que non même si cet espoir commençait à diminuait lentement. Elle avait peur de Vador, pas de Sidious en fait. Sidious était puissant mais il ne pourrait pas lui faire du mal, à part physiquement bien sûr, mais Vador pouvait faire tellement plus. Elle devrait faire preuve d'une force morale extraordinaire pour vaincre cette souffrance.
Elle finit par se décider à remplir sa valise de tout et n'importe quoi. Depuis qu'elle était devenue jedi, elle était beaucoup moi coquette, et ses coiffures se résumaient à de simples queues de cheval. Elle portait les ensembles des jedis bien qu'elle eût conservés des tenues du temps de la République et du Sénat pour quand tout serait rétablit, dans la mesure du possible.
Elle voulait redevenir sénatrice. Elle aimait la politique et les débats lui manquaient. Cela pouvait sembler étonnant, mais elle comprendrait l'Anakin de l'époque : l'ordre jedi était parfois étouffant. A cette pensée, son cœur se serra et elle refoula ses souvenirs au plus profond d'elle-même. Anakin avait détruit le monde peut-être imparfait, mais qu'elle aimait tant. Il avait tué des enfants, des hommes innocents qui se battaient pour préserver la paix, il avait faillit la tuer, elle, sa femme, et leurs enfants. Il était mauvais. C'était Vador, le monstre, le mal. Pour l'heure, elle allait revoir ses enfants.
Elle ferma sa valisette et sortit de la chambre et rejoignit Obi-Wan dans le salon. Il lui sourit et lui montra le canapé en façe de lui. Elle jeta un coup d'œil à l'heure. Il restait une demi-heure avant le départ. Elle s'assit donc. Obi-Wan commença :
« Nous voyagerons clandestinement. Je suis Kin-Wu et tu es ma femme, Theodora Wu. Nous venons de Naboo et nous allons voir ma famille sur Tatoïne. Nous n'emmenons ni R2, ni C3PO. C'est d'accord ? »
Elle rit à la mention « femme ».
« C'est ok. Mais pourquoi devrais-je être ta femme ? »
« Tu remarques toujours les détails les plus insignifiants. Concentre-toi sur autre chose. »
« Allez… »
« Réfléchis, tu n'as que quelques années de différence avec moi, Padawan ! Et les femmes ne sont pas tellement…disons…acceptés sur Tatoïne. En étant ma femme, tu as une sorte de protection. C'est compris ? »
Elle hocha la tête en riant. Il finit par sourire et s'étendit ses bras sur le sofa. Elle me décontracta aussi et ils discutèrent de sujets divers peu importants pour détendre l'atmosphère avant le grand voyage. Cinq minutes avant la fin, il lui tendit un paquet de vêtement et dit :
« Dépêche-toi d'enfiler ça. »
Etonné, elle prit le paquet et me dirigea vers ma chambre. Une minute plus tard, elle ressortit en tenue de paysanne de Naboo avec un bout de tissu pendant près de sa joue gauche. Obi-Wan fronça les sourcils à sa vue et soupira :
« Jamais tu ne comprends ! Cache-toi le visage avec le tissu. »
Bien sûr, il ne voulait pas qu'on la reconnaisse. Elle serait la femme soumise. Elle détestait ça. Elle grimaça, ce qu'il ne vit pas car mon visage était au ¾ caché par le tissu. Le pire fut lorsqu'il lui tendit un bout de tissu noir. Elle ne comprit pas à quoi il servait. Il lui expliqua donc en levant les yeux au ciel.
« Mets ce tissu sur tes yeux. Personne ne te reconnaîtra ainsi. On ne sait jamais si des soldats de l'Empire sont dans le vaisseau en civil. Tu verras à travers le tissu, ne t'en fais pas. »
« Et toi alors ? Et le fait que je sois totalement couverte ne leur semblera pas un peu étrange ? »
Il ouvrit sa main dans lequel elle vit un masque. Il le mit et son visage changea totalement de forme. Il devint un étranger.
« Pourquoi ne puis-je pas porter cela aussi ? »
Il la regarda un moment puis détourna les yeux.
« C'est… Je t'expliquerai plus tard. Mets ca dans ta bouche sur le palais le plus proche possible des amydales, ça change la voix. »
Il lui tendit une petite boule noire collante. Elle la mit sur mon palais en même temps que lui et dit :
« C'est parfaitement immonde, maître. »
Sa voix avait changée. Elle était plus grave, plus fluette. Quand son maître lui répondit, elle fut surprise.
« Oui, je sais. »
Une voix de paysan de Tatoïne : grave, sévère, profonde.
« Je pense que je ne m'y habituerai jamais. »
Ils sortirent du bâtiment de Coruscens et se dirigèrent alors vers le vaisseau. Il était d'un noir de jais et immense. Une foule compacte attendait déjà le départ. Padmé commençait à appréhender le voyage. Elle sentait que quelque chose n'allait pas. A côté d'elle, Obi-Wan semblait serein. Elle chassa son appréhension et se concentra sur des souvenirs heureux de Naboo lorsqu'elle était petite.
Ils attendirent encore quelques minutes avant que des clones viennent contrôler leurs tickets. Pourquoi diable l'Empire utilisaient t'ils l'armée pour cette sale besogne ? Peut-être pour faire peur aux rebelles et aux réfugiés. Les gens commençaient à monté dans le vaisseau. Obi-Wan et Padmé tendirent leur ticket au clone le plus proche lorsqu'ils furent au niveau de la rampe d'accès du vaisseau. Le clone examina leurs cartes d'identité puis demanda :
« Pourquoi votre femme est vêtue ainsi ? »
Obi-Wan sourit et chuchota.
« Je ne veux que personne ne la vois, vous comprenez ? C'est mon trésor le plus cher.
Padmé était en fureur : elle passait pour une gourgandine maintenant. Le clone rit et tendit les tickets aux deux jedis. Ils s'installèrent sur une place de quatre agrémenté d'une table au centre face à face, le plus proche de l'entrée. »
Les heures de voyages passèrent lentement. Padmé et Obi-Wan échangeaient quelques mots de temps en temps. Padmé finit par somnoler. Le vaisseau s'arrêta enfin à mi-chemin de Tatoïne. Le capitaine annonçé :
« Les passagers s'arrêtant à Coruscant doivent descendre immédiatement. Le vaisseau repart dans une dizaine de minutes pour l'arrivée sur Tatoïne dans deux heures. »
De nouveaux passagers montèrent. Padmé et Obi-Wan sentirent tout à coup que quelque chose n'allez pas. Ils virent plusieurs clones montés entourant un homme portant une cape noire au dehors. Les clones qui s'occupaient du contrôle d'identité s'inclinèrent devant lui. Obi-Wan chuchota à Padmé :
« Quoi qu'il arrive, ne réagis pas sans que je t'en donne l'ordre, d'accord ? Il est trop tôt pour combattre. Nous ne sommes pas prêts. »
Elle s'assit confortablement dans son siège en essayant de se détendre mais son stress montait de secondes en secondes. Qui était donc cet homme ? Peut-être Dark Sidious, puisque les clones s'étaient inclinés… Mais pourquoi un seigneur sith voyagerait t'il dans un vaisseau de transport ? Elle loucha sur les deux places à côté d'elle et d'Obi-Wan. Elle savait ce qui allait arrivé…
L'homme à la cape apparut soudain dans l'entrée de leur partie du vaisseau. Il était accompagné d'un petit homme en tenue militaire. Il s'avanca alors vers eux, le visage toujours caché par la capuche noire. Elle reconnut alors la voix alors qu'il parla à l'homme à l'habit militaire :
« Gan, fais les partir. »
C'était la voix de Vador. Obi-Wan regardait toujours par la fenêtre, obstinément. Padmé gardait le plus possibles les yeux fixés sur lui. Vador se ravisa :
« Non, attends. Laisse-les. Nous ne sommes que deux après tout et ils nous fourniront un peu de compagnie. »
Son rire résonna dans le compartiment. Padmé sentit les regards se river sur eux. Elle tressaillit au son du rire. Elle n'avait jamais eu aussi peur de sa vie. Elle savait cependant que la voix n'était qu'un élement mineur, le pire serait de voir son visage, et son regard se posé sur elle. Quelle souffrance alors ! Vador demanda :
« Peut-on nous asseoir à vos côtés ? »
Ni elle, ni Obi-Wan ne répondirent. Elle sentit alors la puissance de la force de Vador affluer dans sa main et Obi-Wan se retrouva les yeux révulsés. Vador l'étranglait ! Ne pas réagir trop fortement. Padmé se leva et s'inclina. Obi-Wan la regardait, tentant sûrement de ne pas ragir.
« Seigneur, pardonnez la surdité de mon époux. Je n'ai pas le droit de répondre à des étrangers d'habitude sans le consentement de mon époux mais il ne peut pas entendre. Seigneur, ayez pitié… Nous serions très heureux de vous avoir à notre table. »
Elle espérait avoir réussi. Elle sentit aussitôt que Vador relâchai Obi-Wan. Soulagée, elle se rassit. Obi-Wan se massa la george. Padmé sentit alors le regard de Vador sur elle. Il enleva sa cape. Le visage d'Any apparut. Il n'avait pas changé en trois ans. Il était toujours aussi beau, parfait. Mais ses yeux étaient injectés de sang. Ce n'était plus Anakin mais Vador qui possédait ce corps. Elle voyait la colère et la haine dans ce regard tout autant que l'amour du pouvoir et de la vengeance. Un sourire mauvais déforma le beau visage, enrayant toute trace d'Anakin. Son mari était mort.
« Je m'assois alors, au côté de votre mari. »
Padmé se força à incliner la tête. Elle jeta un coup d'œil à Obi-Wan qui… faisait semblant e dormir ! Vador demanda :
« Pourquoi portez-vous ce masque ? »
« Pour une seule raison : parce que mon mari le veut. »
Vador éclata de rire.
« Et sourd et muet comme il est, vous le laissez faire ? »
« Oui, je… C'est une tradition de Naboo. »
Vador sembla surpris et la trace d'une ancienne douleur apparu furtivement dans son regard.
« Vous êtes de Naboo ? Je connais Naboo et je n'ai jamais entendu parler de cette tradition. »
« Etes vous allez dans un village en plein campagne ? »
Il sourit.
« Hélas non. Mais je m'en souviendrai lorsque j'irais prochainement. »
« Pour quelle raison iriez-vous à Naboo ? »
Le visage de Vador se crispa en un rictus mauvais de nouveau. Il tendit la main mais il se ravisa. Padmé se rattrapa :
« Je m'excuse de mon impolitesse, seigneur. Je n'ai aucun droit de vous posez une question. »
Vador secoua la tête.
« Ca n'a aucune importance. Je vais vous faire une faveur et vous répondre. »
Il s'approcha d'elle et chuchota.
« Je vais à la Contrée des Lacs me ressourcer. »
Avait t'il devine qui elle était ? Non, sinon il aurait certainement réagis autrement. Mais pourquoi mentionner ça.
« Oh ! Je connais. Cet endroit est réputé pour… »
Vador la coupa :
« Connaissez-vous la reine puis Sénatrice Amidala ? »
Padmé leva la tête. « Oui, elle se tient devant toi. » avait t'elle envie de répondre.
« Oui, de vue. Elle était très belle et très bonne pour notre peuple. Nous avons été attristés par sa mort. »
« Etes vous allez à son enterrement ? »
« Je suis allé à son enterrement, à la Contrée des Lacs justement. De nombreuses rumeurs circulées alors, comme quoi elle avait été mariée en secret et avait faillit avoir es enfants. Je n'y ai pas cru tout d'abord puis j'ai vu son ventre ! Ces enfants sont morts avec elle. Elle était très belle, allongée sur un lit de fleurs pâles. Je me demande qui pouvaient bien être son mari… Il n'est pas venu à son enterrement, ça c'est sûr. »
Elle remarqua que Vador était dans ses pensées. Pensait t'il, imaginait t'il, la voyait t'il ? Elle vit une larme glissait tout doucement le long de sa joue gauche. Il se ressaisit et répondit.
« Oh, je le connaissais très bien ! Il s'appelait Anakin Skywalker. Il n'est pas venu à son enterrement parce qu'il est mort. »
Il avait donc fait une croix sur son passé. Elle avait désormais la preuve que son Any était mort. Vador l'avait tué.
« Elle est donc morte de chagrin ! »
Vador hésita puis répondit :
« Je pense que oui. »
La dernière heure passa bien vite. Ils n'échangèrent plus un mot, Obi-Wan continuait à faire semblant de dormir. Le capitaine annonça alors :
« Nous sommes arrivés sur Tatoïne. Veuillez descendre dès maintenant, s'il vous plaît. »
Padmé s'approcha d'Obi-Wan et le secoua gentiment en l'embrassant pour faire plus vraie. Il se réveilla sursaut et cligna des yeux. Elle lui dit en remuant les lèvres lentement.
« Nous sommes arrivés. »
Obi-Wan se tourna vers Vador et s'inclina, de la fausse terreur sur le visage. Padmé s'inclina égalemnt. Vador et Gan sortirent. Avant de partir, Vador annonça :
« Très heureux de vous avoir rencontré, vraiment. »
Puis il s'éloigna, Gun à sa suite. Obi-Wan et Padmé continuèrent leur manège jusqu'à une chambre de Tatoïne dans laquelle ils s'enfermèrent. Obi-Wan parla :
« Il sait que nous devons venir. Il ne nous a pas reconnut. Bien joué, en fait et merci. Est-ce qu'il sait pourquoi nous sommes ici, je l'ignore. Mais il est à ma poursuite, c'est certain. »
« Il attend de te découvrir et nous suivre ensuite. »
« Il sait qui nous sommes. »
Coucou
Voilà pour ce second chapitre. J'espère qu'il bous a plu. J'ai mis du Vador/Padmé, même si il ne sait pas qui elle est. Prochain chapitre dans un long mois et demi. :') Cette histoire va me manquer mais je reviens en fanfare à la date convenue sur le calendrier du profil.
A bientôt pour de nouvelles aventures de Across the stars.
Bisous et bonnes vacances.
Rose
PS : Rue's Hunger Games = prochain chapitre demain.
