L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Merci à 3lle pour avoir lu et corrigé ce que je n'avais pas vu. Et par cet effort avoir rendu l'histoire plus 'lisible' et donc plus belle.
Note auteur: Toujours pas de muse en vue et il ne reste qu'un chapitre déjà écrit pour cette histoire.... après, comme on est bien loin de la fin, il faudra attendre ma muse.... oups.
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S/H
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chapitre 12
"Alors..." commença Bill avant de s'arrêter et de se pincer le haut du nez avec ferveur. "Tu peux comprendre le Bulgare, le russe, l'espagnol, le chinois, l'italien, le latin... il vaut mieux que je m'arrête là. Mais tu peux comprendre toutes les langues pour lesquelles je t'ai testé. Par contre tu ne peux pas les parler. Je suis heureux de dire que tu devras les appendre de manière naturelle... et longue."
"Ce n'est pas ma faute..." Se plaignit Alexandre, qui savait d'où venait le véritable ennui de Bill. "Tu ne m'as jamais montré ces parchemins que tu as passé toute l'année dernière à essayer de traduire en secret. Comment je pouvais savoir que je pourrais les comprendre avant que tu ne t'en serve pour me tester aujourd'hui? Je ne m'étais même pas aperçu que je comprenais le bulgare quand le ministre bulgare se trouvait dans notre loge à la coupe du monde!"
Bill soupira: "oui... mais quand même...." Râla-t-il.
"Maintenant que je sais je peux t'aider à traduire. Mais je veux 50 pour cent de ce que te paie les gobelins et mon noms sur la traduction."
Bill soupira à nouveau: "C'est parfaitement honnête. Mais je veux une priorité sur toute traduction qu'ils pourraient te demander après avoir appris ton talent. Si je bloque sur quelque chose tu m'aide avant de te pencher sur autre chose."
"A une condition et le marché est conclus."
"J'ai peur de demander..." fit Bill.
"Tu dois inviter Miss Delacour au bal de Noël."
Bill bafouilla soudain, son visage se colorant d'un rouge assorti à ses cheveux. Alexandre sourit innocemment. Le soir d'Halloween pendant le repas qui avait suivi l'arrivée des deux autres écoles, le directeur avait annoncé qu'un bal aurait lieu à Noël. Il avait aussi expliqué que les professeurs organiseraient des cours de danse. La plupart des garçons (lisez 'tous') s'étaient inscris. Lorsque certains avaient commencé à parader et se vanter de pouvoir séduire la belle demoiselle Delacour, Alexandre avait sortis la boîte d'urgence que lui avaient offert les jumeaux Weasley, à n'utiliser que dans le cas le plus extrême. Ce jour était venu... sauf que même Fred et George auraient plutôt pensé à une situation dangereuse que ce qu'avait choisit Alex. Dans l'heure suivante tous ceux qui s'étaient vantés avaient finis avec les pires des surprises explosives des jumeaux, avec l'apparition juste après d'un mot non signé qui disait 'elle est prise'... Ils avaient tous compris de qui le mot parlait, et aucun garçon n'envisageait plus de lui faire la cours. Bien sûr certains auraient des rechutes, parce qu'il est impossible de résister à une jeune fille qui porte le sang d'une Vélane. Bien que ce ne soit qu'une rumeur Alexandre ne doutait pas qu'elle soit vraie. C'est pourquoi il avait commandé une seconde boîte d'urgence aux jumeaux. Les deux frères avaient hésité à cause de la férocité dont avait fait preuve le jeune Rogue, mais celui-ci les avait convaincu en expliquant qui avait un grand intérêt pour la jeune française. Alexandre était donc paré pour le pire.
Et il venait de trouver le moyen de forcer Bill à inviter celle qui avait volé son coeur d'un simple regard.
Bill hocha la tête pour sceller l'accord. Il savait qu'il n'aurait pas le choix mais ne regrettait pas ce chantage puisque cela lui donnait une raison de plus de se lancer. Fleur Delacour était certes une beauté, mais c'était ses yeux qui l'avaient attiré. Tout ce qu'il pouvait y lire et qui lui faisait voir qu'elle était plus qu'une apparence. Bill pouvait voir le coeur de Fleur dans ses yeux.
"Marché conclus alors." Fit joyeusement Alexandre. Cible 1 touchée. Cible 2 en attente... Son père serait forcément plus difficile. Alexandre se demanda s'il pouvait convaincre dame Dinitre d'inviter son père. Enfin, glisser le mot à McGonagall et voir ce qu'elle pouvait faire avec. Le professeur de transfiguration aurait bien une idée.
"Alex?" Appela Bill.
"Oui?"
"Est-ce que tout se passe bien avec la foule que le château abrite?" Bill était inquiet mais pas autant que Poppy à qui Alexandre avait rendu visite trois fois ces deux derniers jours pour obtenir une potion calmante.
"J'ai un peu de mal. Les français sont calmes et posés, bien que les filles gardent un air hautain et se déplacent en groupe nombreux. Les bulgares sont très contrôlés et... renfermés... Mon vrai problème ce sont ceux de Poudlard. Ils ont tous été pris d'une folie inextinguible. Entre les fans du grand joueur de quidditch Krum et les amoureux de la belle Vélane..." Alexandre dans son angoisse en avait oublié à qui il parlait des amoureux transis. Il ne vit même pas le regard de Bill se durcir puis se faire déterminé. Bill inviterait Fleur même s'il devait traverser une foule de gros bras pour le faire. Puis Bill retourna son attention à son jeune frère et lentement, pour lui laisser le temps de voir le mouvement, alla pour le prendre dans ses bras.
Alexandre se laissa faire. Il se serra contre son tuteur, absorbant la chaleur et la douceur de l'homme. Ceux qui auraient du l'entourer étaient ceux qui poussaient ses nerfs à bout. Ron était un bafouillant Weasley quand il croisait les françaises. Hermione regardait Krum avec une fascination grandissante, les jumeaux et Michel étaient souvent dans des réunions secrètes dans lesquelles Alex soupçonnait qu'ils parlaient de ce que la vie de vampire pouvait apporter en danger autant qu'en bénéfices. Bref Michel les préparait à leur lointain avenir. Et Drago... Drago s'était fait pensif. Bien qu'il soit le seul à rester constamment avec lui et lui tenir la main quand les autres oubliaient où et avec qui ils étaient, Drago était aussi distant d'une certaine manière. Son esprit était ailleurs. Cependant Alexandre ne lui en voulait pas parce que le serpentard ne le quittait pas et que plus d'une fois il avait repoussé des personnes bien intentionnées qui voulaient l'inviter au bal. Alexandre lui ne voulait que voir son père et Bill danser au bal avec leurs partenaires respectifs. Il ne pensait ni à participer à la fête ni à quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Les invitations qu'il recevait lui faisaient peur. Michel en avait brûlé tout un tas dans le parc de Poudlard devant un groupe d'élève qui avait fait passer le mot aux autres. Mais cela n'avait pas empêché d'autres cartes d'arriver. Autant pour Alexandre que pour Michel qui avait involontairement impressionné des jeunes filles qui s'étaient donné pour mission de le conquérir. C'était en partie la raison pour laquelle il passait tant de temps avec Fred et George: personne n'osait approcher les deux démons par peur des conséquences.
Bill se balança d'avant en arrière pour bercer un peu sa jeune charge. Il savait que ses frères et soeur ne l'avaient pas abandonné volontairement, mais même s'ils étaient à ses côtés l'ignorer au moment où il avait le plus besoin d'eux était irresponsable.
"Peut-être qu'ils ont oubliés... Peut-être qu'à force de me montrer fort devant eux, ils ne voient pas ma fragilité? Est-ce que c'est de ma faute?" Sa voix était fragile, un peu cassée.
"Non petit frère. Il est vrai qu'à te voir faire face à toutes ces épreuves sans jamais courber sous le poids on croirait que tu peux tout affronter. Mais... Personne ne peut oublier ce qui t'es arrivé. Ils s'en rappellent mais comme les français et les bulgares sont si calmes, ils n'ont pas pris en compte toute autre difficulté. Surtout pas celles qu'ils créent eux-même. Ils ne se sont pas aperçus de la différence dans leurs comportements ni de ce que cela te cause. Il faudrait que j'aille leur botter les fesses pour qu'ils réalisent..."
Le pouffement de rire d'Alexandre était comme un baume sur son coeur.
"Je ne dirai pas non. Je n'arrive pas à gérer. Je ne suis pas assez fort pour voir mes protecteurs s'éloigner comme ça en ce moment. C'est trop tôt. Je suis désolé de poser autant de problème mais je n'y peux rien."
"Comme tu le dis tu n'y peux rien, donc tu n'a pas à t'excuser. Nous savions qu'il te faudrait du temps, et en devenant tes amis, qu'ils le veuillent ou non ils ont pris une responsabilité envers toi."
"Je ne veux pas les perdre à cause d'une... responsabilité." Ce dernier mot ressemblait à une malédiction en sortant de sa bouche.
"Alexandre." Fit Bill plus sérieusement, levant d'une main le visage abaissé de sa charge. "Un parent met au monde des enfants comme résultat d'un amour mais se retrouve avec des responsabilités. Cela ne veut pas dire que tout à partir de là ne sera qu'épreuves et stratégies pour gérer les années à venir. Au contraire, cela veut dire qu'au milieu de leurs propres difficultés dans la vie, les parents se sont vu offert une bouffée d'air, un cadeau rare qui va embellir leurs vies et illuminer leurs coeurs. Oui ils auront des obligations pour les faire grandir forts et intelligents, mais ces obligations ne seront rien que leur propre choix. Leur don d'amour. Je prends responsabilité de ton éducation et de ton avenir autant que je peux. Ceci est mon don d'amour pour toi Alexandre."
Alexandre, au bord de l'épuisement dû aux derniers jours, se laissa aller contre son grand-frère avec une grande respiration.
"Je ne suis pas une charge?"
"Tu es ma charge. Mon élève. Mais non, tu n'es pas un fardeau pour moi. Agaçant parfois surtout quand tu fais du chantage, sinon tu es parfait... enfin si tu ne comptes pas ta manie de devenir serpentard au moment le plus inattendu et tous tes défauts aussi comme cette fois où tu..."
Une main sur sa bouche l'empêcha d'en dire plus: "C'est bon, j'ai compris." Ronchonna Alexandre.
"Bien. Je n'aurais pas à te botter les fesses alors." Commenta Bill.
Après ça, les deux frères passèrent le reste de leurs cours à prendre confort dans la présence de l'autre. Alexandre rechargea son énergie en restant dans les bras de Bill, profitant de sa chaleur pour oublier tout ce qu'il y avait au-dehors de leur salle de classe.
Ils venaient de s'installer pour un pique-nique improvisé au centre de la salle quand la porte s'ouvrit à la volée et se referma aussi vite.
La directrice bulgare se tenait l'oreille collée à la porte, comme pour s'assurer qu'elle n'avait pas été suivie. Mais avant qu'elle ait pu se retourner et dire quoi que ce soit, la porte s'ouvrit à nouveau et la femme du se reculer précipitamment et se coller contre le mur. Un homme inconnu pénétra dans la pièce avec un couteau à la main. Il était vêtu de noir et avait un masque d'or qui couvrait son visage. Dés qu'il vit Bill et Alexandre il s'élança sur eux. Bill bloqua l'attaque tandis que son jeune frère se réfugiait dans un recoin de la pièce. Un second homme qui était entré dans la salle s'avança vers Alexandre avec une étincelle meurtrière dans les yeux. Mais la directrice lui sauta dessus par derrière. Elle semblait avoir su qu'ils étaient deux et avaient attendu que celui-ci face son entrée avant d'agir. La meilleure des tactiques était de garder la surprise à son avantage.
Alexandre était paralysé de peur. Il n'était pas un héros, il n'était pas un guerrier. Pourtant, dés qu'il vit le sang couler de la joue de son frère, il entra dans une frénésie telle qu'il s'effraya lui-même. Il se jeta en avant et dans son élan heurta le premier attaquant laissant libre champs à Bill pour reprendre le dessus. Bill en profita pour lancer une série de sorts mais aucun ne passait les boucliers protégeant l'inconnu. La directrice avait autant de mal que Bill.
Alexandre usait de sa magie difficilement contrôlable pour faire se lever la pierre du sol et bloquer le chemin des deux... tueurs puisqu'ils semblaient n'avoir que ce but en tête. Une étrange danse prenait place dans la salle, Alexandre toujours en périphérie parce qu'il se savait trop faible pour être d'une plus grande utilité. Plusieurs minutes avaient passées et des coups résonnaient contre la porte qui s'était fermée. A chaque vibration de la porte l'air frissonnait et dévoilait un mur invisible qui retenait toute aide au dehors. Apparemment les deux tueurs étaient bien plus puissants que Bill, la directrice et tous ceux qui essayaient d'entrer. C'était impossible pourtant. Alexandre savait qu'il devait y avoir Dumbledore et son père là-dehors. Et même Egal qui aurait apparut dans la pièce si c'était possible. Mais ces deux êtres avaient usés d'une magie que rien ne passait et c'était inquiétant.
Soudain, Alexandre trébucha et ses jambes affaiblies ne pouvant le retenir tomba. L'un des inconnus en profita pour lancer une dague dans sa direction avant qu'il n'ait pu appeler un bouclier ou un autre sort de protection. Alexandre ferma les yeux et se renferma dans son esprit. Comme cet été si lointain où l'enfer l'avait trouvé. Son âme se referma sur elle-même.
Alors, sa magie réagit comme elle l'avait fait quoiqu'avec une différence. Cette fois, elle ne se tourna pas contre lui, elle explosa vers l'extérieur en une tempête de couleurs et de vie. Tous ceux présents dans la pièce furent projetés contre les murs et la porte se réduisit en cendres. Les sorciers qui essayaient d'entrer furent collés au sol et aux murs par la force de la magie. Puis... il y eut le calme plat.
Severus Rogue avait ressentit la détresse de son fils avec le lien que l'adoption avait créé. Il délaissa sa classe et courut à travers les couloirs, espérant que Egal avait rejoint Alexandre. Il croisa d'autres professeurs avec surprise et se rendit compte que Poudlard avait elle aussi lancé un appel de détresse. La situation était plus grave qu'il n'aurait voulu. Il arriva devant une porte fermée qu'il reconnut être la salle de cours réservée à Bill et Alex. Mais très vite, il désespéra de ne pouvoir passer l'obstacle. Egal surgit à ses côtés avec un air de désespoir grandissant. Le directeur qui avait été rappelé par l'école du ministère où il se trouvait, avait emmené des aurors avec lui. Jamais Poudlard n'avait lancé un appel aussi fort qu'il l'avait atteint jusqu'à Londres. Malgré leurs efforts, la porte ne bougeait pas. Alors que Severus était prêt à craquer, une puissante explosion le projeta à terre. Il se releva avec difficulté et ses yeux virent avec horreur la scène devant lui.
Ni le corps immobile de Bill et la directrice Bulgare, ni les dégâts faits à la pièce ne firent se briser son coeur. Non. Ce qui le fit s'écrouler était le corps recroquevillé de son fils, entouré d'une aura multicolore bouillonnante. Il sut en cet instant qu'elle était dans le même état que cet été lointain. Mais pouvoir la voir vraiment était plus terrible que lorsqu'elle était restée invisible tout en provoquant des dégâts chez l'enfant.
Severus rampa jusqu'à la porte et usa du chambranle pour se relever. Il tituba dans la pièce puis jusqu'à son fils. Il craignait de ne pouvoir passer la magie virevoltante qui entourait son enfant.
Pendant qu'il hésitait, le reste de son groupe entra. Les aurors s'empressèrent d'arrêter les deux hommes mystérieux, avec l'aide d'un Dumbledore enragé lorsqu'il découvrit ce qui avait donné leurs pouvoirs aux deux individus. Des fioles de larmes de sang de vampires, volontairement données. Il avait, dans son enquête avec les clans vampires et leurs liens dans l'école, découvert que des vampires rogues avaient organisés une majorité de l'enlèvement du groupe qui avait attaqué la coupe du monde. Il était dégoûté de voir que ces rares monstres avaient osé donner des larmes de sangs pour commettre de tels actes. Pour donner des larmes de sang, un vampire devait être en parfait accord avec les idéaux, pensées et coeurs de ceux à qui il donnait. Et pour être utilisées, les larmes devaient avoir coulées dans l'idée des actes qu'elles devaient accomplir. Un vampire avait pensé très fort à donner accès à une école pleine d'innocents, à blesser et tuer tous ceux qui leur couperaient le chemin ou les découvrirait, avant de pleurer le précieux liquide. Ce ou ces vampires étaient une honte pour la race des buveurs de sang. Ils étaient de vrais monstres. Dumbledore pris les fioles et les brisa sous son pied, reliant sur le pouvoir et la colère de Poudlard pour annihiler la magie de ces larmes. Les aurors ne firent aucune remarque. Tous, après s'être assuré d'avoir leurs prisonniers bien en main, s'étaient tournés vers le maître des potions et celui qu'il essayait d'approcher.
Severus et l'elfe de maison Egal étaient côté à côte dans la tentative. La magie volatile déchirait leurs vêtements et leur peau, mais ils continuaient d'avancer. Tout autre ayant essayé avait été éjecté de la pièce par un vicieux fouet magique. Puis, enfin, Severus pris l'enfant dans ses bras, copié par Egal dans chaque mouvement. Personne ne pouvait entendre leurs paroles à l'enfant. Personne ne pouvait approcher. Ils ne pouvaient qu'attendre.
A leur plus grande surprise, l'aura magique commença à retourner vers le corps frêle du garçon. Bill, qui avait été ranimé, en profita pour s'avancer et prendre place aux côtés de Severus. Il entoura Alexandre de ses bras et murmura à son tour à l'oreille de son élève. Avant que quiconque n'ait réalisé ce qui se passait, un large groupe d'enfants entra et agit de même.
Drago, Hermione et Ron avaient tous été en cours de potion lorsque leur professeur s'était tendu secondes avant de s'élancer par la porte. Les trois s'empressèrent de suivre, copiés par leurs camarades. Certains élèves prenaient d'autres directions pour prévenir les autres années de ce qui se passait. Ils avaient tous un mauvais pressentiment, accentué par la magie que le château semblait envoyer dans tous les sens. Arrivés derrières les professeurs et autres adultes présents, les jeunes gens s'étaient faits silencieux. Mais en voyant Egal auprès du professeur Rogue, Drago avait sentit son coeur s'arrêter. Son Alexandre était dans cette pièce. Et personne ne pouvait entrer.
Enfin la porte avait cédée, mais pas sous leur intervention. Le pouvoir qui avait explosé était tel que Drago ne pouvait plus respirer. Les yeux brulants de larmes de douleur sous l'assaut de la magie, il fit son chemin au milieu des adultes. Sa vision se figea sur le corps écroulé d'Alexandre. Il ne commença à recouvrir ses esprits qu'au moment où Severus Et Egal furent rejoint par Bill. Alors seulement il sortit de son état de choc et de terreur et avança vers eux, sans remarquer le groupe de roux et autres qui le suivaient. Il marcha vers son ami... il marcha vers son précieux trésor. Et s'assit derrière lui. Ses jambes glissèrent autour d'Alexandre pour créer un cocon et ses bras entourèrent la taille fine. Sa tête se posa sur le dos du garçon, puisque ses épaules étaient prises par Bill et Severus. Collé ainsi, il commença lui aussi à murmurer au jeune sorcier.
C'est ainsi qu'ils restèrent tous, durant une longue heure. Et au grand bonheur de Poppy qui avait assisté les aurors à soigner les quelques blessés, autant du à l'explosion qu'à l'attaque des deux tueurs (la directrice avait quelques entailles profondes), la magie d'Alexandre ne fit pas que rentrer dans son corps et s'éteindre, elle se retira juste sur la peau du jeune sorcier, et le couvrit d'un fin filet de pouvoir. D'un blanc étincelant. La magie de guérison qui fait partir le mal. Et ici le mal était réel. Enfoui dans l'âme de ce jeune sorcier terrifié. Mais il avait tout de son côté pour guérir cette fois. Avec sa famille et ses amis, il irait mieux à nouveaux. Et si Poppy mettait la main sur les deux imbéciles que les aurors gardaient dans un coin, elle les déchiquèterait avec plaisir.
Maintenant, il fallait attendre. Attendre de voir combien de temps il faudrait au jeune Alexandre pour revenir de sa 'fugue'. Et comment irait-il à son réveil?
Drago avait toutes les intentions du monde de ne pas lâcher Alexandre. Quitte à se faire pousser des ventouses pour garder sa prise sur le corps fragile. Il savait qu'il n'était pas le seul dans cet état d'esprit. Bizarrement, les mots murmurés des autres finirent pas l'atteindre et il se sentit se détendre sans l'avoir voulu. Alors que ses yeux se fermaient contre sa volonté, il s'aperçut que le sentiment de paix et d'amour n'étaient pas les siens, puis il reconnut la touche douce de l'esprit auquel il appartenait: Alexandre... il murmura le prénom dans son esprit et s'étonna du sursaut qu'il causa dans l'autre présence. Et puis, la pensée d'Alexandre sembla s'enrouler contre lui et il serra la forme imaginée par son propre esprit. Et s'endormit à la seconde où Alexandre perdit conscience pour de bon.
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Note Auteur: Oups.... à suivre.... ^^ je vous aime ça se voit... rendez-vous au prochain chapitre...
