Chapitre 5 : Néant

« Non… »

« Que… »

Elle savait qu'elle prenait peu à peu les traits de Padmé Amidala. Vador l'a regardait avec horreur. Il ne prononça qu'un mot, le sabre laser toujours lever sur elle.

« Padmé… »

Puis ce fut le néant.

Vador ne parvenait pas à croire que Padmé soit devenue une jedi. La jeune femme dont il avait été amoureux, avait totalement disparu. Elle était morte, pour lui. Enfin pour Anakin. Vador n'avait jamais été amoureux d'elle. Elle était juste un lointain souvenir de ce qu'il avait été. Lointain ? Pas autant qu'il le croyait. Anakin avait été consumé seulement trois années auparavant. Juste trois ans. Il pensait que cela faisait une éternité.

La Padmé qui s'était tenue devant lui n'était qu'une âme étrangère dans une enveloppe charnelle connue. Un piège. Un être malfaisant qui essayait de jouer des ses sentiments. Il ne se laisserait plus prendre au jeu cependant. Cet œuvre d'Obi-Wan ne le tourmenterait pas longtemps. Il lui arracherait toutes les réponses dont il avait besoin et la tuerait. C'était tellement simple.

Il pensa à la Padmée enfermée dans la prison dorée du vaisseau. Elle n'avait pas été facile à battre. Cependant, les années de sabre laser qu'il avait en plus qu'elle lui avait permis de la vaincre sans trop de difficulté. La souffrance qui avait habité Vador ses trois dernières années avait disparu tout à coup et il restait le froid dessein de la vengeance. Elle avait osé lui faire croire qu'elle était morte. Elle l'avait laissé seul avec sa douleur pendant trois ans. De plus, elle avait voulu le tuer. Elle ne l'aimait plus. Elle prenait donc plaisir à le voir souffrir. C'est elle qui allait souffrir, de toutes les manières qui existaient dans ce monde. Elle allait payer pour sa trahison. Il n'y aurait jamais de fin, pas même la mort.

Il se dirigea vers la cellule de Padmé, alluma la lumière qui l'inonda aussitôt. Il entendit Padmé poussait un cri plaintif, sans doute parce qu'elle avait été enfermé dans le noir depuis plusieurs heures. Il l'observa. Elle avait la tête baissé, ses longs cheveux châtains ondulant jusqu'à son buste. Ils étaient ternes et emmêlés. Elle était pâle et de profonds cernes striaient son beau visage. Vador rit de sa bêtise. Elle n'était pas belle ainsi.

Elle redressa la tête tout à coup, comme si elle avait été consciente de ses pensées. La haine qu'il lut dans son regard le glaça mais il se reprit bien vite. Il s'approcha d'elle lentement tandis qu'elle tentait désespérément de s'éloigner de lui jusqu'à ce qu'elle atteignit le mur de la cellule. Il s'arrêta à un mètre d'elle et s'agenouilla, un sourire cruel aux lèvres. Un instant, il sentit sa peur, mais elle disparut bien vite contre une détermination sans faille. Elle était courageuse et forte, même plus qu'avant. Il se décida enfin à parler :

« Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? »

Sa haine et sa vengeance avait disparu un cours moment, alors qu'il prononçait cette phrase. Il n'y avait que de la douleur. Padmé lui lança un sourire narquois et lui cracha :

« Simple réponse. Pourquoi vous aurais-je dit quoi que ce soit, espèce de monstre. »

Elle osait le provoquer et le vouvoyer, et ce moquer de lui ! Il ne supportait pas cela, surtout venant de sa part.

« Mauvaise réponse. »

Il sentit la peur en elle de nouveau. Deux mots pouvaient faire des miracles. Il se détourna et quitta la cellule pour aller chercher ses gants. Il allait tenter quelque chose d'inédit que lui avait appris son maître.

Padmé était effrayé. Elle pouvait mettre tout le courage qu'elle possédait en elle, il ne suffirait jamais à combattre la peur que lui inspirait ce monstre. Elle se demandait ce qu'il était allé chercher. Elle sentait que ce qu'elle allait vivre dans les prochaines heures, et même dans les prochains jours, changerait sa vie à tout jamais. Elle souffrirait. Il la torturerait certainement. Comment ? Là était la preuve qu'Anakin était bien mort.

Il revint. Il avait les mains gantées désormais, son sourire monstrueux toujours sur les lèvres. Il bondit sur elle avant qu'elle n'est pouvoir faire un geste et l'attacha à un anneau de la cellule, debout. Elle ne pourrait pas bouger.

Elle demanda d'une voix forte :

« Qu'allez-vous me faire ? »

« Je te réserve une surprise. »

Il s'éloigna de trois ou quatre mètres et tendit ses mains gantées vers elle. Elle sentit ce qui suivrait. Une vague d'électricité d'un bleu profond la submergea tout à coup. Tout ce qu'elle put faire, c'est crier. Elle ne pouvait pas même s'effondrer au sol. Elle entendit le rire démoniaque de son tortionnaire. La douleur s'arrêta soudain. Elle entendit une voix au loin.

« Alors, comment tu trouves ça ? Pas mal non ? »

Une nouvelle vague suivit. Elle s'empêcha de crier, y mettant tout son courage. Elle tremblait de plus en plus. Vador la tuerait à ce rythme, et ce serait la fin de la souffrance. De nouveau, l'éclair bleu disparut. Elle profita du laps de temps très court qu'elle avait pour murmurer.

« Tu paieras pour tes crimes, Vador même si ce n'est pas de ma main. Tu paieras pour avoir tué mon mari ! Je te le promets ! Va en enfer ! »

Une nouvelle vague

La vague qu'elle attendait ne vint pas. Elle ouvrit lentement les yeux. Vador se tenait face à elle, le regard perdu dans ses pensées, fixé sur elle pourtant. Il s'effondra :

« Qu'est ce que j'ai fait ? »

Padmé fut surprise par la réaction de Vador. Elle ne s'approcha pourtant pas de lui, craignant qu'il ne se moque d'elle. Elle se contenta de l'observer avec une moue inquiète. Celui-ci ce releva une dizaine de minutes plus tard. Il sentit le regard de Padmé sur lui et jeta un coup d'œil dans sa direction. Comment avait t'il pu être aussi bête, montrer sa faiblesse devant cette femme ? Il décida de fuir devant ce regard chargé de pitié et d'incompréhension, pas d'amour comme il l'aurait souhaité. Il entendit Padmé murmurer :

« Je révise ma position, Vador. Vous n'avez peut-être pas tué Anakin. »

Il réussit à lui chuchoter en guise de réponse :

« Je crois bien que si, Amidala. Anakin est bel et bien mort. »

Le silence fut sa réponse cette fois-là.

Il devait parler à son maître de son échec dans la mission qui lui avait été confié : s'emparer des jeunes skywalkers. Devait-il par contre lui parler de Padmé ? Ce serait alors signer son arrêt de mort et il s'y refusait. Il déclencha l'interface. La silhouette repoussante de Sidious apparut alors en hologramme.

« Ah, mon apprenti ! J'attendais des nouvelles depuis plusieurs jours. »

Vador baissa la tête.

« Je n'en n'apporte aucune de bonne. »

« Vous avez encore échouez ? »

Une accusation. Il détestait cela, et bien encore plus de la part de son maître.

« Oui, maître. Je m'en excuse. »

« N'avez-vous pas quelque chose à m'avouer ? »

Sidious se doutait-il de quelque chose ?

« Non, maître. »

Sidious, enfin son hologramme, le dévisagea un instant puis stoppa net la conversation. Vador se dirigea vers la fenêtre du vaisseau. Il avait besoin de réfléchir. Padmé allait mourir de quelque façon que ce se soit. Peut-être allait-il devoir la tuer, ou la faire entrer dans le côté obscur de la force. Deux solutions distinctes mais terribles.

Padmé arrivait de mieux en mieux à se concentrer. La force revenait en elle. Elle allait bientôt pouvoir se libérer de sa cellule, de Vador. Son jeune forcé l'avait pourtant affaiblie et si elle devait se confronter à Vador ainsi, elle perdrait. Une dizaines de minutes passèrent et, enfin, elle sentit la force s'insinuait en elle. Elle se leva doucement et tendit sa main droite vers la porte de la cellule et ferma son poing. La porte de fer fut aussitôt propulsé à quelques mètres. Padmé bondit hors de son cachot.

Elle ne possédait que peu de temps avant que Vador ne se rende compte de son départ. Quelques minutes ou peut-être quelques secondes. Elle fonça vers le tabouret de bois où était posé son sabre laser, comme si on l'invitait à le prendre. Etrange. Etait-ce un piège ? Tout cela était bien trop facile.

Elle attrapa son sabre laser et l'actionna. Elle eut bien fait car elle sentit Vador fondre sur elle. Elle para le coup de justesse. Elle fatiguait déjà. Elle demanda :

« Que cherches-tu à faire ? »

Vador la dévisagea froidement.

« Je n'ai que deux solutions pour toi. Tu dois choisir : mourir ou passer du côté obscur. »

La décision de Padmé était déjà prise depuis bien longtemps. Elle lacha son sabre laser, ferma les yeux et laissa ses mains retombées. Elle ne dit qu'un mot :

« Mourir. »

Coucou ! =D

J'espère que ce chapitre 5 vous a plu et son suspens avec. Je m'excuse d'avance pour ce laps de temps très long (3 semaines !) mais avec les cours et tout, c'est dur. Enfin, je ne cherche pas à me justifier, juste à expliquer. Pour ce qui est du site dont je vous avez parlé dans le précédent chapitre, il se trouve sur le profil car j'ai beau essayé je n'arrive pas à faire apparaitre l'adresse sur la fiction. Je m'en excuse d'avance. J'y ai répondu à tous vos commentaires et mettrai d'ici peu un extrait du chapitre 6 qui est prévu pour… dans deux semaines et demi (eh oui, c'est les vacances bientôt !) lol

N'hésitez pas à rewiever. Vos reviews me font toujours très plaisir et me permettent de me motiver pour écrire.

Je vous souhaite de très bonnes vacances (à ce qui en ont) et un bon week-end.

Rose