Chapitre 10 : Solitude
Coucou !
Je reviens avec ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. Je m'excuse (vous avez l'habitude je pense) du retard :S J'ai eu un manque d'inspiration ces derniers temps.
Bonne lecture !
Rose
Réponse aux reviews anonymes
Guest : Merci beaucoup ! Oui Anakin devint complètement mauvais. Espérons qu'il retrouvera le chemin du bon côté. ) Padmé n'a pas finit d'en voir de toutes les couleurs…
Lya : Merci pour ta review ! Elle m'a fait très plaisir. Je te laisse avec ce nouveau chapitre qui j'espère te plaira autant.
« Je sais que tu es encore là, Anakin. Vador ou Anakin, qu'importe, ce n'est qu'un nom, mais il y a la même personne derrière, bonne ou mauvais, côté obscur ou pas. Je te hais, je hais ce que tu es devenu à cause de ton ambition incommensurable et tes actions monstrueuses. Je… »
« Padmé… »
L'Inconscience encore. Cette fois, Padmé refusa de se réveiller avant d'avoir retrouvé ses forces. Elle était à nouveau consciente mais restait immobile, avec le silence obstinant autour d'elle. Parfois, des pas résonnaient dans la chambre, mais ils ne restaient jamais bien longtemps. Depuis combien d'heures étaient telles allongée ainsi ? Elle ne comptait plus. Plus rien n'avait d'importance dans ce monde. Elle s'était souvenue des dernières paroles qu'elle avait prononcé. Elle savait que c'était une bêtise monstrueuse, mais, lâchement, elle avait prononcés ses mots maudits. Elle se doutait qu'ils n'avaient eu aucun impact sur Anakin, mais l'espoir ne l'avait pas quitté en cet instant.
Maudire. Douter. Aimer. Haïr. Seulement des mots qui la rongeaient et brouillaient ses pensées. Aimait-elle encore Anakin ? Lui en voulait-elle juste ? Ou le haïssait-il ? Il avait détruit tant de vie. D'autre part, ils avaient passés tant de moments merveilleux ensemble. Se les remémorer était une torture pour elle. Elle se décida enfin à se lever. Le temps était venu d'agir. Avec bonheur, elle vit qu'elle avait retrouvé une bonne partie de ses forces. Elle était vêtue d'une chemise de nuit de couleur rose pâle. Ses cheveux étaient attachés en une simple tresse à quatre branches. Elle se trouvait trop femme apprêtée ainsi. La veille tenue des jedi lui manquait. Il ne restait qu'à fouiller dans l'armoire de la chambre pour trouver un pantalon et un haut convenable.
Elle dénicha un pantalon en cuir noir et un simple haut de couleur verdâtre. Cela suffirait. Elle défit sa tresse et attacha ses cheveux en un chignon négligé. Elle se changea, enfila des bottines de cuir bien trop chaude pour Tatoïne, et ouvrit la porte de la chambre. La chaleur ne fut plus que tenace. Les rayons du soleil immergeaient la partie découverte du salon. Il n'y avait personne, comme d'habitude. Elle se dirigea vers la cuisine. Toujours personne. Cela en devenait inquiétant. Après de longues minutes de recherche, elle s'éffondra sur le sofa, épuiser. C'est alors qu'elle vit une enveloppe comprenant son prénom d'une écriture élégante. Elle l'ouvrit précipitament.
Padmé,
J'ai décidé de partir. Ne t'avais-je pas parlé de souffrance ? Voilà ma punition. J'emmène avec moi la seule famille qu'il te reste, jusqu'à ce que tu viennes me supplier à genou de te pardonner. Je suis un monstre, oui, mais ne l'ai-je pas toujours été ? Si tu crois qu'Anakin n'est pas mort trois ans plus tôt, tu te trompes. Il a bien été brûlé dans les cendres de l'Obscurité.
Avec toute la haine que je te porte,
Dark Vador, seigneur des Sith.
Elle ne pouvait croire ce qu'elle avait sous les yeux, c'était impossible. La souffrance lui déchira les entrailles. Ce n'était plus la seule haine qui l'a dévoré, ni la colère, mais une envie irrépressible de vengeance. La partie de la pitié était terminée. Elle devait retrouver Obi-Wan, mais avant tout, un sabre-laser.
Elle se précipita dans la cuisine pour emporter des vivres et plusieurs gourdes d'eau pour survire à plusieurs jours de marches sur Tatoïne. Elle glissa également une couverture de survie, une lampe-torche et quelques vêtements de rechange. Un jedi ne devait pas se charger habituellement pour être prêt au combat à tout moment, mais n'ayant pas de vaisseau, elle n'avait aucun autre moyen de transport que son propre corps.
Marcher serait difficile, elle n'avait pas l'habitude de parcourir de longues distances. Cependant, grâce à la Force et à sa volonté, elle savait qu'elle tiendrait. Mais vers où se diriger ? Le désert semblait interminable. Elle avait peur d'être attaquer par des marchands d'esclaves, qui n'étaient pas rares dans ce trou perdu, à la recherche d'êtres humains solitaires.
Le désert la prit. Jamais elle n'avait ressentit autant de souffrance et de désespoir. Il fallait économiser l'eau de la gourde, ne sachant pas si demain on en trouverait. La déshydratation la ravageait, et était même bien pire que la faim elle-même. Alors, une petite flamme illuminait l'horizon : l'espoir. Juste un mot, mais qui lui réchauffait le cœur. Elle se doutait que si elle était attaquée, elle n'aurait pas la force de se battre. Elle savait que quelque chose allait arrivé dans ce désert, comme si c'était une évidence.
Le matin du troisième jour de marche, alors qu'elle bandait ses pieds en sang à l'aide de lambeaux de sa veste, elle entendit une bruit de moteur au dessus d'elle. Elle rassembla ses affaires, vite, mais déjà des voix d'hommes retentissaient. Il parlait la langue propre à la planète. Padmé ne comprenait pas malgré sa culture. Elle ne reconnut le langage que grâce à ses souvenirs du temps où elle était reine, seize ans plus tôt, lorsqu'elle avait rencontré Any pour la première fois.
Aucune cachette dans les environs, juste du sable interminable, et la chaleur suffocante. Elle ne pouvait pas prendre la fuite, et sa faiblesse ne lui permettait pas d'utiliser la Force pour se défendre. Y aurait-il un lendemain ? On pouvait s'attendre à tout avec les marchands d'esclaves : certains tués, d'autres prenait, d'autres violés. C'était la dure loi du désert.
Elle se releva péniblement et s'épousseta. Les hommes l'encerclèrent quelques secondes plus tard et pointèrent leurs armes vers elle. Elle ne bougea pas. Un ordre fut prononcé, qu'elle ne comprit pas, et des grincements retentirent quelques secondes plus tard, comme une machine usée. Elle reconnut aussitôt le droïde d'Anakin, C3P0. Il était rouillé et ses yeux clignotés faiblement. Après une brève conversation avec les marchands d'esclaves, il se tourna vers Padmé.
Maîtresse…
Elle le coupa net.
Que veulent-ils ?
Ils disent que vous devez les suivre. Ils pratiquent un traffic d'esclaves sur Tatoïne. Ils ajoutent qu'ils cherchent des femmes comme vous, jeunes et assez jolies.
Le droïde n'apprenait rien à Padmé qu'elle ne savait déjà. Elle hésita un moment avant de répondre.
Dis-leur que j'accepte de capituler.
Pour l'instant du moins. Le droïde répéta ces mots aux marchands et ces derniers firent signe à Padmé de les suivre. Ils montèrent dans le vaisseau. Un long voyage commençait jusqu'à la base des marchands d'esclaves.
