L'étoile du recommencement: L'année du blaireau


Note auteur: J'écris depuis ce matin dix heures... sans aucune interruption (ciel ce que j'ai envie d'aller aux toilettes ^^). Donc en tout, cela fait trois heures que je tape sur mon clavier sans pause et à toute allure. Dans une inspiration soudaine, et avec le désir de vous offrir ce chapitre au plus vite.

Je ne le dis pas assez, mais je lis toutes vos revues et je vous aime tous pour les mots d'encouragement que vous m'avez donné. Je ne réponds pas à toutes les revues, parce que souvent je ne trouve pas mes mots tant je suis touchée.

Alors je dis ici: MERCI. ET je vous aime tous.

Pour ceux qui ne laissent pas de revues: ne vous inquiétez pas, je vous aime aussi, sinon je ne vous ferais pas partager cette fanfiction. C'est un plaisir pour moi d'offrir ce que je peux. Et vous pouvez toujours mettre mes histoires en favoris: ça me fera savoir que vous avez aimé. C'est biens suffisant lol.

Bonne lecture à tous.


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chapitre 18:

Alexandre se glissa silencieusement dans la grande salle. Heureux que la foule d'élèves en train de manger ne se tourne pas à son entrée. Pas que personne ne l'ai vu, non. Après tout, ses camarades, et leurs invités étrangers, avaient été prévenus qu'aujourd'hui le jeune homme sortait de l'infirmerie. Ils avaient aussi été grandement éduqués sur les choses à faire... et encore plus celle à ne pas faire. Observer Alexandre avec insistance était un 'non' retentissant dans leurs esprits à tous, surtout quand la leçon avait été apprise aux mains de Rogue en personne. Le grand Rogue, l'immense Rogue, le terrifiant... enfin, vous comprenez duquel des deux Rogue venait la leçon.

Derrière Alexandre, Drago glissait aussi, plus dignement et plus gracieusement, gardant son jeune époux avec coeur. Époux. C'était une idée à laquelle il n'avait aucun mal à se faire. Tous les contrats de mariage que ses parents auraient pu finaliser un jour avaient été détruits. Ce qui était pour Drago une excellente chose aux vues de certains des noms choisis comme partenaires potentiels. Et puis... Alexandre était un trésor tombé du ciel (ou plutôt des escaliers quand Drago avait du le retenir pour ne pas qu'il se fasse mal l'année précédente).

Les deux jeunes sorciers s'installèrent à la table des serpentards, une large place leur ayant été réservée par les amis de Drago. Ils mangèrent en silence, comme si rien de particulier n'était arrivé ces dernières semaines.

Le repas fini, Drago et Alexandre rejoignirent le groupe de serpentards de leur âge qui se rendaient en classe. En chemin, les attendant à la sortie de la salle, des griffondors s'incrustèrent. Personne ne dit mot. Quand Alexandre était là, aucune dispute n'était tolérée. De plus, les élèves avaient appris à s'accepter et se respecter grâce à sa présence dans leurs vies. Donc la réunion des différentes maisons de Poudlard n'était plus si difficile que dans les premiers jours. Ils étaient tous très à l'aise quand ils se retrouvaient au même endroit en même temps. Ils avaient appris cette leçon aussi: qu'il y a plus important que l'appartenance à un groupe et pas à un autre. Et qu'ils appartenaient tous à la magie qui était en eux. C'était Alexandre qui leur avait enseigné cette partie: avec sa magie bouillonnante et catastrophique, ses accidents et ses efforts.

Marchant d'un même élan, les élèves parcoururent les couloirs menant au cours de défense contre les arts noirs. Et si leurs premiers pas se firent hésitants avant de s'assoir, c'était parce qu'ils durent réarranger un peu leurs places habituelles dans la classe. De façon à ce que le jeune couple soit l'un à côté de l'autre, et que leurs amis respectifs soient disposés autour d'eux dans un mélange inhabituel.

La protection d'Alexandre se faisait naturellement maintenant. Former une masse autour de lui, avec assez de distance pour ne pas l'étouffer ou le faire paniquer. Et la formation ne se défaisait pas une fois en cours. Au contraire, ils étaient tout aussi unis à l'intérieur des salles de classes qu'à l'extérieur.

Le silence se fit immédiatement à l'entrée des professeurs Lupin et Black. Ils partageaient leur poste avec efficacité, et c'était la deuxième année consécutive que les étudiants avaient une éducation convenable dans leur domaine. Ce qui était grandement apprécié après des années d'enseignants incompétents.

"Bonjour à tous." Annonça Remus Lupin. Accentuant avec ce 'tous' le sentiment de bonheur qu'apportait le retour d'Alexandre.

Sirius Black fit coucou de la main au jeune Rogue... coucou en effet puisque son geste avait tout d'un enfant en très jeune âge agitant sa main un peu n'importe comment das sa joie de voir quelqu'un qu'il apprécie. Et peu importait qu'il soit un Rogue. Sirius avait commencé à laisser passer ses sentiments d'adolescents envers Severus (je précise: sa haine enfantine... pas une autre sorte de sentiments... Vous venez tous de terroriser Sirius à vie ^^).

Alexandre sourit simplement aux deux adultes. Il les aimait bien ces deux là. Ils étaient drôles et il savait qu'il avait avec eux des liens que ses parents de sang avaient un jour forgé. Il n'était pas encore prêt pour révéler son passé aux deux hommes, et il ne le serait peut-être jamais. Mais souvent il était triste pour la perte qu'ils avaient subis avec la disparition de Harry Potter.

"Bien, à présent que nous sommes tous là, nous allons pouvoir aborder un sujet que le directeur nous a demandé de vous faire découvrir. Chaque classe de chaque année recevra le même cours dans les semaines à venir. Vous êtes les premiers pour ce programme particulier."

Une main se leva enthousiastement, que personne dans la salle n'eut du mal à identifier. Il l'aurait reconnue même s'ils n'avaient pas vu le corps attaché au bras levé... Nombreux furent les sourire échangés. Hermione Granger avait été un peu trop silencieuses cette semaine passée.

A un signe de Remus, Hermione s'élança:

"Vous allez nous donner plus d'information sur les vampires?" Et non, personne ne pensait qu'elle parlait de manière inconsidérée envers les épreuves que leur jeune Alexandre avait vécu aux mains de vampires. Puisque le jeune sorcier était actuellement ami avec les vampires que le directeur avait invité au château, il était tout aussi curieux que la jeune fille.

"En effet. Bien que nous ayons abordés le sujet auparavant, nous avions laissé de côté une grande partie de leurs pouvoirs. Notamment l'importance du sang dans leur vie."

"Et pas seulement pour le boire." Interrompit Sirius en sautant sur place légèrement. Son grand sourire se transforma en une expression d'indignation quand la main de Remus s'abattit sur sa tête en retaliation. Mais Remus l'ignora une fois la punition administrée. C'était une attitude facile à adopter pour le loup garou: il avait l'habitude.

"Comme vous l'avez tous découvert récemment, le sang des vampires est plus important que ce que nous vous en avions dit. Il faut dire qu'en effet..." Un regard en coin vers Sirius confirma que l'autre homme avait regagné son sourire. "la première pensée qui nous vient est le fait que les vampires boivent du sang." Le sourire de Sirius se fit plus grand.

"Et pour autant que ce sang soit source de vie pour eux, le sang qui coule dans leurs propres veines est plus important." Il fit signe à Hermione de parler, sachant que la main levée était signe d'une question ou déclaration importante.

"Mais le sang dans leur veine est aussi le sang qu'ils boivent." Voilà une partie de la légende vampire qui avait besoin d'être expliquée pensa Remus.

"oui. Mais le sang qu'ils prélèvent sur les non vampires, se transforme une fois dans leurs corps. L'organisme d'un vampire n'est pas exactement comme il l'était quand ils étaient humains, ou comme il aurait été dans le cas des nés vampires."

Ici, Sirius pris la parole: "Comme vous le savez il y a deux sortes de vampires, les transformés, ceux que les vampires ont changés. Et les nés vampires, venus au monde d'un ou de deux parents vampires." Au regard questionneur de certains élèves, Sirius reprit: "Je parle de deux sorte, les différences de clans et pouvoirs comptent dans une autre catégorie de classements."

Un signe de tête de Black , passa le flambeau de celui qui devait parler à Remus:

"Dans le corps humain le sang coule dans un circuit qui permet de nourrir le corps en oxygène, nourriture, et qui sert aussi à faire fonctionner les organes qui nous font vivre. Le circuit est bien plus complexe que ce que je viens de résumer, mais toujours est-il que c'est un circuit de vie. Dans le corps d'un vampire le mouvement du sang est différent. Bien qu'il assure la survie du vampire, le sang humain n'aurait pas cet effet s'il n'était pas modifié d'abord."

Sirius fit apparaître des dessin complexes d'un coup de baguette sur le tableau noir. Puis, s'adressant à la salle:

"Ceci est un schéma modificateur. C'est ainsi qu'est médicalement appelé le parcours du sang dans un corps vampire. A l'entrée dans l'organisme vampire, le sang passe par une poche qui contient le virus qui a créé les vampires. Car leur naissance n'a rien à voir avec une évolution humaine, mais plus avec l'interruption et la modification de cette évolution par un virus mystérieux. Cette source vampirique a fait évoluer les vampires de manières à ce que leurs corps puissent non seulement accepter le sang d'autrui comme dans une transfusion, mais aussi de façon à ce que ce sang ne soit pas rejeté par manque de compatibilité."

Remus se tourna en partie vers le tableau et montra ce qui ressemblait à une petite poche qui n'aurait pas pu contenir grand chose, encore moins tout un litre de sang avalé lors d'un 'repas'.

"Ceci est la poche qui contient la source du virus. Si elle ne semble pas très grande, c'est parce qu'elle est représentée au repos. Lors de l'arrivée de nouveau sang quand un vampire se nourrit, la poche s'étire lentement pour accepter la quantité de nouveau sang. Dans cette poche, le sang du 'donneur' se mélange avec un liquide que fabriquent les parois. Pendant que le conteneur se rempli de sang, un filtre laisse couler le sang transformé dans le corps du vampire, permettant au vampire de se sentir nourrit rapidement. Le virus est si rapide qu'il n'y a pas besoin d'attendre plus de quelques secondes avant que le sang ait été adapté à son organisme. D'où la présence d'un filtre qui laisse passer de légères quantités régulièrement lors du repas. Sans quoi certains vampires auraient plus de mal à contrôler la fièvre de sang qui les prends parfois."

"Ouep. Imaginez-vous un vampire qui meurrrrt de soif. Il attrape une victime et se met à boire, mais ne se sent pas nourrit parce que le sang reste dans la poche. Il finit la victime qui vidée de son sang meurt, puis est obligé d'aller à la recherche d'une autre victime. Il pourrait vider de sang toute votre classe sans jamais se sentir rassasier, et la fièvre de sang l'emporterait dans une tuerie sans fin." Expliqua Sirius joyeusement, comme si le sujet n'avait rien de grave.

Une main bien connue s'abattit à nouveau sur la tête de l'animagus avant que la voix de son propriétaire ne réponde:

"Il a en effet raison sur ce point... malheureusement." Et le malheureusement presque chuchoté n'avait rien à voir avec un 'malheureusement pour ces pauvres victimes' mais plutôt avec un 'mais pourquoi avait-il à l'annoncer de cette manière, cet idiot'. Il y avait de l'exaspération amusée dans la voix de Remus Lupin. Et de l'indignation exagérée sur le visage de Sirius.

Cette fois-ci ce ne fut pas Hermione qui parla mais, au plus grand étonnement de tous, Alexandre:

"Un grand nombre de vampires tuent sous l'effet de cette fièvre de sang. Si on prend pour exemple les vampires de la coupe du monde, nous savons maintenant qu'ils avaient été affamés avant d'être relâchés. Ils auraient causés beaucoup de morts sans la présence d'esprit d'un grand nombre de sorciers ce soir-là. Quelle est la différence entre leur fièvre, alors que le filtre marchait dans leur poche, et la fièvre d'un vampire qui n'aurait pas le filtre?"

C'était une bonne question.

"Un vampire affamé finit par s'arrêter de boire parce qu'il se sent rassasier. Même s'il doit tuer un grand nombre avant que la sensation de faim disparaisse, trop grande pendant trop longtemps pour passer après la première victime... un vampire qui n'aurait pas le filtre ne s'arrêterait jamais." Remus s'interrompit et tourna les yeux vers la fenêtre avant de regarder à nouveau ses élèves.

"Il y a là-dehors de nombreux vampires. Tout comme les non vampires, ils sont diversifiés. Il y a ceux qui refusent de tuer, ceux qui au contraire s'en réjouissent. Il y a ceux qui boivent du sang animal, ceux qui boivent du sang de créature, ceux qui boivent de l'humain. Il y a de généreux vampires, et de cruels vampires. Les plus cruels d'entre eux peuvent tuer une trentaine de victimes par jour sans aucun problème de conscience. Peut-être même plus que trente. Mais même dans leur cas, les victimes sont limitées en nombres, aussi grand ce nombre semble-t-il. Un vampire sans filtre..."

Remus pris une profonde respiration avant de reprendre:

"Un vampire sans filtre ne peut pas s'arrêter du tout. Une fois qu'il commence à tuer, il va continuer. Parce que le filtre n'est pas seulement un moyen de donner le sang plus vite au vampire, mais aussi une jauge de la quantité de sang ingurgitée. Le filtre lui-même dis au vampire qu'il a été nourrit. Sans se filtre, même si son corps se rempli de sang, puisque le filtre est tendu entre la poche et le tube qui conduit le sang dans le corps et sans lui il n'y aurait aucun obstacle entre filtre et tube. Donc, sans ce filtre, le vampire ne sait pas qu'il a réussit à se nourrir. Il ne se sent pas rassasié, et de ce fait continue à boire de ses victimes. Il attrapera tout ce qu'il pourra, humain ou animal, et mangera tant qu'il pourra. Son instinct de survie ne lui fera pas éviter les plus forts qui pourraient se défendre et lui faire du mal. Mais son instinct de chasseur le poussera à user de tout son pouvoir pour se rendre plus fort et plus rapide. Même un sorcier puissant aurait du mal à maintenir un tel vampire loin de lui. Surtout si on prend en compte le pouvoir même du sang vampire."

Voyant les questions dans leurs jeunes yeux, Sirius continua pour son ami et collègue:

"Le virus vampirique donne un pouvoir ressemblant de près à notre magie. Nous l'avons nommé la magie vampire. Mais c'est bien plus que notre magie ne pourrait faire. Leur pouvoir peut actuellement nous surpasser, nous détruire. Il est concentré dans leur sang. Et de ce fait leur sang est aussi le conduit de leur magie. Il suffirait qu'un vampire s'ouvre une veine et projette son sang sur l'une de nos protection pour qu'elle soit rendue inefficace. C'est pour cette raison que le décret d'alliance a été conçu. Bien que le pouvoir des vampires soit si fort, pris à un certain âge, les vampires sont plus fragile. Alors un groupe d'hommes avait commencé à capturer des enfants vampires et à les tuer afin de réduire les nombres de leurs ennemis. Certains adultes avaient aussi étés pris, mais le plus souvent les plus jeunes étaient les victimes de cette chasse."

Remus poursuivit: "Les chasseurs n'étaient pas un seul groupe de personnes mais plusieurs groupes qui souvent étaient eux-même ennemis. Humains, sorciers... Des races de créatures avides de pouvoirs aussi... Les chasseurs étaient nombreux. Et un vampire en particuliers avait compris que pour sauver les siens, les enfants de son peuple, il devait s'allier à au moins une race qui saurait les protéger des autres races de chasseurs. Hors, un seul peuple avait la 'magie' pour accomplir cela. Et bien que les vampires en soient venus à haïr les sorciers, ce vampire-ci savait que tous les sorciers n'étaient pas responsables. Malgré le fait que la population suivait ce qu'on lui disait comme un troupeau obéissant. Comme souvent, si le gouvernement disait qu'une race de créatures était noire et qu'il fallait la détruire, le peuple sorcier laissait faire."

Les élèves ne s'indignèrent pas de cette affirmation. Ils ne pouvaient pas après tout ce qu'ils avaient appris ces deux dernières années. Les fautes de leur population était quelque chose qu'ils commençaient à voir et à comprendre. Et même s'ils ne les acceptaient pas et voulaient les changer, le moment n'était pas venu de parler. Alors les jeunes gens écoutèrent en silence.

"Le vampire trouva un sorcier lors de ce qui était sans aucun doute l'évènement le plus inattendu possible. Du moins dans une époque où tous les sorciers parlaient d'une même voix contre tous les vampires. Un sorcier sauva un groupe d'enfants vampires."

Remus eut un petit sourire pour Alexandre, reconnaissant que ce jeune homme si particuliers aurait probablement agit de même. Le sourire du dit jeune homme confirma ses suspicions.

"Ayant été blessé en protégeant les enfants, le sorcier fut 'capturé' par le vampire témoin de ses actes. Le vampire l'emmena auprès du conseil vampire, veilla sur sa sécurité au milieu de tout un peuple qui aurait voulu déchiqueter un sorcier pour ce que son peuple leur avait fait. Puis, le conseil commença à l'interroger, n'attendant même pas que ses blessures soient toutes guéries. Mais le sorcier était d'une âme pures et généreuses. Il donnait de lui-même dans tout ce qu'il faisait. Et s'il devait répondre à leurs questions jours et nuits pour les semaines à venir, il le ferait. Cependant le vampire qui l'avait capturé veillait sur lui, et faisait en sorte que l'humain puisse dormir et manger, en reconnaissance des enfants qui avaient été sauvés."

Remus tendit une main au-dessus du tableau noir, et tira une carte qu'il avait installé avant l'arrivée de la classe. Sur le papier se trouvaient les territoires vampires de l'époque, séparés au centre par une copie d'un document qui semblait officiel. Avec un sourire empli de fierté, le sorcier reprit.

"Aidé des réponses que leur prisonnier avait fourni, et des révélations de celui-ci sur l'état d'esprit des sorciers, le conseil en arriva à la conclusion que seule la magie pouvait les sauver. Puisque les sorciers étaient si terrifiés de la magie vampire, cette magie devait être utilisée pour assurer définitivement la sécurité des sorciers. S'ils créaient un sort qui promettrait à la race magique qu'aucun vampire n'attaquerait leurs population sans justes raisons... alors ils ne seraient plus vus comme un danger, et donc plus poursuivis. Et s'ils demandaient en échange une protection des sorciers contre le reste des humains non magiques... alors le marché serait des plus avantageux pour eux."

Sirius, assis sur le coin de son bureau déclara: "Bien entendu, ce n'était pas aussi facile à accomplir que l'idée ne semblait. Quoique tous savaient déjà les difficultés qu'ils allaient affronter. Les négociations commencèrent, alors même que des vampires tuaient des sorciers chaque jour, et que des sorciers tuaient des enfants vampires en encore plus grand nombre. Leur sauveur s'avéra être ce même prisonnier qu'ils avaient gardés. Il leur fit réaliser qu'une trêve pouvait être ouverte magiquement qui arrêterait les tueries en attendant la fin des discussions. Les sorciers, dont la population s'était considérablement réduite entre les chasses aux sorcières et les attaques vampires, trouvèrent la solution à leur goût. Et la trêve fut mise en place."

Remus plaça une main sur la carte qui couvrait le tableau. La première partie de ce texte est une copie de l'acte de trêve. La seconde... la seconde est le décret d'alliance qui naquit après une longue, presque interminable, négociation.

"Le décret n'était pourtant qu'une fine défense. Puisque tous les vampires n'acceptaient pas la situation. Cependant, le décret vit la création d'une police vampire qui s'occupait d'elle-même de tous ses 'criminels'. Si un vampire attaquait un sorcier, cette police venait régler le problème. La protection du plus grand nombre comptait plus que quelques individus avides de sang. De plus, les enfants vampires étaient tous devenus protégés contre les sorciers, le chasseurs humains de par la magie que les sorciers utilisait pour 'cacher' les enfants..." Remus fut interrompu par Neville Longbottom.

"Était-ce comme le sortilège Fidelium?"

La classe entière vit Sirius Black se figer avant de reprendre ses esprits. Certains des purs sangs comprenaient sa réaction, se rappelant qu'il avait été gardien du secret sous ce sort pour la famille Potter... ou du moins qu'il aurait du être gardien du secret si les plans n'avaient pas changés à la dernière minute.

"En effet." Répondit l'homme qui était devenu légèrement plus pâle. ""Mais le sort avait été changé et rendu plus complexe. Il devait faire en sorte que les humains ne voient jamais un enfant vampire, même s'il l'enfant se trouvait dans la même pièce que lui. Cela voulait dire que si une famille vampire était attaquée, les enfants pouvaient sortir de leurs maisons sans risque d'être attrapés et tuer. Les sorciers n'avaient acceptés cette condition du traité que parce que la magie ne veillerait que sur les enfants. Les vampires adultes devraient se débrouiller. C'était suffisant pour les vampires. Imaginez un peuple dont la survie des enfants est assurée. Cela voulait dire que la race vampire était sauve pour les siècles à venir. Quoiqu'il arrive, ils ne s'éteindraient pas. En échange, tout ce qu'ils avaient à faire était de 'réguler' leur propre population. Empêcher les vampires rogues de tuer à tout va."

"Et en échange." Continua Remus. "Les sorciers gagnaient une protection contre le sang vampire. Cela voulait dire que tous ceux se soumettant au décret promettaient sur leur magie qu'ils n'attaqueraient jamais les sorciers, et qu'ils veilleraient à détourner tous les plans d'attaques des quelques vampires qui n'adhéraient pas à l'alliance. Un grand bonus pour les deux races était qu'ils se protégeraient l'un l'autre en cas de rencontre avec des chasseurs humains."

Sirius se leva de son siège improvisé et s'avança vers les élèves: "Le seul défaut de ce plan était que si un vampire était assez motivé et puissant, il pouvait éviter la police vampire et celle des sorciers, et atteindre son but. C'est ce qui s'est produit à Poudlard récemment. Un vampire motivé à usé de sa magie du sang pour faire entrer ses hommes et leur permettre d'attaquer."

"Mais comment marche cette magie du sang?" Demanda Seamus Finnigan

"Simplement par intention et puissance. Le vampire à l'intention de traverser les plus puissante barrières magiques sorcières... s'il est assez puissant cela marchera. S'il est un vampire sans grand pouvoir il n'y arrivera pas. Tout passe par ce que 'veut' le vampire. Comme un souhait si vous voulez. On pourrait même le lier à la magie accidentelle d'un jeune sorcier. L'enfant magique va vouloir quelque chose si fort que sa magie va agir pour lui. Au contraire des sorciers qui apprennent à contrôler la magie afin qu'un simple désir ne fasse pas agir la magie n'importe quand, un vampire va apprendre à contrôler ses désirs, ses émotions, sa volonté. Parce que tout son pouvoir passe ainsi: de ses pensées à son sang. La différence vient du fait que leur magie est dans leur sang, tandis que la notre est dans une core... une boule de magie qui est dans nos corps, et bien qu'elle parcoure aussi en vague notre corps, elle est séparée de notre sang. Je ne saurais vraiment expliquer..."

Alexandre leva une main hésitante et fut encouragé à parler par les deux professeurs:

"Vous l'avez dit plus tôt: le sang est la vie, ce qui nous garde en vie, nous nourrit. La magie des vampires s'est mélangée au sang, dépends sans doute du sang pour fonctionner. La connaissance humaine veut qu'un esprit sain donne un corps sain... cela veut dire que corps et esprits sont liés. Alors il n'est pas étonnant que dans le cas des vampires, la magie agisse sous le contrôle de l'esprit. La magie des sorciers, elle, est en chaque corps, nageant en chacun de nous, mais en parallèle de notre sang. Unis mais séparés. De ce fait, la magie ne dépends pas entièrement de l'esprit, même si l'intention compte beaucoup pour les sorts, elle n'est pas tout. Intention, concentration... et de plus, notre magie n'a pas besoin d'être nourrit du sang pour marcher. Elle est constamment en nous. Une énergie de vie en soit, plus forte que notre propre sang... je ne sais pas si j'ai trouvé les bons mots pour..."

Mais Sirius le coupa: "Si, tu as trouvé les mots qu'il fallait." Un léger sourire, étrangement fier aussi apparut sur le visage du professeur. Il ignorait pourquoi mais son attachement envers le jeune homme se faisait de plus en plus fort avec le temps. Comme si un lien avait déjà été là. Quelque chose qu'il ne comprenait pas encore.

"Oui Hermione?" fit la voix amusée de Remus, dont les yeux brillaient en regardant la jeune fille lever son bras avec autant d'enthousiasme qu'au début de la leçon.

"Alors comment empêcher que d'autres personnes n'entrent dans Poudlard comme a été fait par ce qui nous ont attaqués?"

Un frisson parcourut le corps du jeune Alexandre, vite disparu quand la main de Drago se posa sur la sienne, en vue de tous sur la table devant eux.

"C'est simple." Sourit Sirius, heureux d'annoncer une bonne nouvelle. "Nos amis vampires, qui nous ont fait l'honneur d'accepter l'invitation du directeur à rester parmi nous cette année, nous ont fournis de leur sang empli de leurs volontés qu'aucun autre vampire ne passera nos murs. Nous avons érigés une barrière magique avec ce sang, et grâce aux intentions prêtées à la magie dans ce sang, aucun autre vampire que les deux ayant donnés leur sang... ne pourra entrer dans l'école."

Un profond soupir de soulagement échappa aux élèves, dont la tension causée par les évènements finie de se relâcher en cet instant.

D'accord, il y avait toujours la possibilité que le plan ne soit pas infaillible, comme il arrivait souvent. Pourtant, ils ne pouvaient s'empêcher de se sentit rassurés: c'était, ils l'apprendrais plus tard dans la deuxième heure de cours, en partie du à la magie du décret d'alliance. Tous pouvaient ressentir la magie du décret réagir à la protection d'une race à l'autre. C'était inscrit dans leur magie autant que dans l'histoire de leur peuple.

Dans l'heure qui suivrait, tous auraient l'occasion de lire les documents sur le tableau, et de commencer à comprendre que tout ne tournaient pas autour des sorciers. Que les autres races magiques étaient toutes liées à eux... ils devaient seulement apprendre par quoi ils étaient liés, et comment l'équilibre était maintenu. Il y avait plus dans leur histoire que les guerres des gobelins, les Lords noirs, ou les tentatives de leur gouvernement de leur faire croire que les sorciers étaient tout puissant.

Et ce jour n'était que le premier d'une longue année de découvertes précieuses.