L'étoile du recommencement: L'année du blaireau


Note auteur: J'ai réussi à sortir quelques chapitres. Ce n'est pas beaucoup et je ne sais pas quand la suite va arriver mais il était plus que temps que l'inspiration revienne pour vous offrir au moins ça. Vous êtes nombreux à m'avoir demandée si j'abandonnais. Et je vous promet que non. La preuve est là d'ailleurs.

Quand j'étais au plus bas vos messages m'ont forcée à relever la tête: même ceux qui demandaient plus de chapitre lol. MERCI à TOUS. Merci à ceux qui suivent toujours grâce au système d'alerte et ceux qui reviennent régulièrement. Que vous laissiez des messages ou non, c'est pour vous TOUS que j'écris.

Bonne lecture à tous. Et mon P.S spécial: pardon pour les erreurs d'écritures...


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S/H: chapitre 19:

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La salle de duel avait été choisie pour accueillir la coupe de feu. Il n'y avait rien d'autre que les gradins et l'objet magique comme témoins des candidats qui s'y présentaient aux heures les plus inattendues. En plein milieu de la nuit pendant que tout le monde dormait. En plein jour, prétextant une quelconque maladie et un passage à l'infirmerie alors que les élèves étaient en cours. Certains avaient demandés à leurs professeurs de les rendre invisible à cause de la foule qui essayait de découvrir qui donnerait son nom à la coupe.

Au final, seul un petit nombre s'était avancé tête haute et à la vue de tous.

Le dernier jour des candidatures approchait rapidement. Pour cette raison, grande fut la surprise pour les espions en herbe de voir entrer nul autre que Cédric Diggory, le prince des Poufsouffle. Encore plus grand l'étonnement de le voir aller non pas vers la coupe mais vers les gradins. Pendant un instant les filles s'étaient émerveillées du courage du beau jeune homme.

Cédric soupira discrètement. Il était bel et bien venu pour entrer son nom dans la compétition. C'est en voyant qui se trouvait assis sur les gradins qu'il eut l'envie soudaine de lui parler. Il avait besoin que quelqu'un écoute ses raisons, d'un ami.

« Alexandre. » Appela-t-il doucement, ayant avancé bien en vue du plus jeune sorcier.

« Bonjour Cédric. »

Le jeune poufsouffle sourit. Il y avait quelque chose de chaleureux dans la voix d'Alexandre qui vous faisait vous sentir bienvenu quand il s'adressait à vous.

« Tu sais que la coupe est au milieu de la salle et non dans les gradins ? Parce que visible comme elle l'est je suis surpris que tu te sois trompé de direction. » Se moqua gentiment Alexandre.

Cédric se mit à rire. Toute inquiétude qu'il avait eu avant d'entrer dans la salle disparu en un instant.

« J'avais réalisé ce léger détail en effet. »

Alexandre laissa l'étudiant s'installer près de lui. Il s'étonna un moment de ne ressentir aucune angoisse à la présence d'une autre personne qu'un membre de sa famille. Il laissa glisser la pensée loin de lui, se concentrant sur le bracelet qu'il était en train de créer. Il voulait garder l'esprit aussi vide que possible aujourd'hui. C'est pour cela qu'il était venu dans cette salle. La majorité des élèves était éparpillée dans le reste du château et seuls de rare groupes venaient espionner si près de la limite du délai d'inscription.

Les plus grands compétiteurs s'étaient présentés dés les premiers jours..

« Que fais-tu ? » Demanda Cédric au plus jeune homme.

De ce qu'il pouvait voir Alexandre avait tendu un nombre particuliers de fils noir et or qu'il noué les uns aux autres. Il avait le début d'une bande de nœuds simples entrelacés les uns aux autres.

« Je tisse un bracelet. »

« En faisant des nœuds ? » S'étonna Cédric. « Normalement on croise les fils non ? »

Le défaut du monde sorcier était qu'ils étaient tellement habitués à ce que rien ne change que la moindre différence à ce qu'ils connaissaient les surprenait.

« Il existe de nombreuses méthodes de fabrication. Pas seulement pour les bracelets mais aussi pour bien d'autres choses. Il ne faut jamais se contenter d'une seule version. Quoique après en avoir essayé plusieurs on peut décider de n'en utiliser qu'une, pour trouver la bonne il faut en essayer le plus possible. »

Cédric contempla la réponse et se retrouva à l'appliquer au différents sujets qui l'avaient préoccupé ces derniers mois.

« Et cette version du bracelet est-elle ta préférée ? » Demanda-t-il parce qu'il voulait détourner son esprit de ces choses plus sérieuses qu'il lui faudrait revoir en privé.

« Oui. Nouer les fils me fait penser à ma famille, à tous ceux qui ont choisis de nouer leurs vies à la mienne. J'ai l'impression en le créant que je donne vie à une photographie, à une image d'eux que j'ai en moi. Je les imagine et je tisse. »

« Tu semble être plus calme et détendu que d'habitude. » Murmura Cédric.

Alexandre lui sourit et dit :

« C'est parce qu'en faisant ces bracelets je ne vois plus rien autour de moi que cette image qui me rassure. C'est un bon instrument de méditation. »

Cédric tourna son regard vers le reste de la salle. Le groupe de jeunes filles les observaient parler depuis le début. Il secoua la tête avec exaspération lorsqu'elles se mirent à rougir sous son attention.

La voix d'Alexandre le remmena à leur discussion :

« Tu ne sembles pas être très intéressé par la foule de jeunes filles admiratives. » Souris le plus jeune sorcier.

« Peut-être parce que j'ai déjà choisi celle qui m'intéresse. » Admit Cédric avant d'ajouter : « Quoique je n'ai jamais été très impressionné par les méthodes qu'ont les filles pour attirer un garçon. »

« Alors qu'est-ce qui t'as fait choisir cette fille mystérieuse ? »

« Ses talents au quidditch. » Rit Cédric de bon cœur. « Quand elle vole elle ne se cache pas derrière du maquillage, des jeux de séduction ou tout autre artifice. Ce que je vois quand elle est dans le ciel est tout ce que j'espérai trouver chez une fille. J'aime penser qu'elle m'a accepté parce qu'elle voyait la même chose en moi. »

« Mais personne ne t'as vu accompagné d'une fille. En général il y a une foule de demoiselles aux yeux papillonnants autour de toi. »

« Malheureusement. Mais... nous attendons de trouver le bon moment pour annoncer que nous sommes ensemble. Avec tout le cirque que le tournoi entraîne les choses sont compliquées. Si nous révélons notre relation elle ne sera pas prise au sérieux, pas pendant que la majorité féminine des années supérieures jouent le jeu d'attirer le plus beau et puissant sorcier. »

« Et tu refuse de les laisser rabaisser cette relation à une simple passade quand tu y vois tellement plus. » Ajouta Alex.

« Elle et moi avons plus qu'une simple amourette. Même si nous ne sommes ensemble que depuis la rentrée il y a comme un lien entre nous. Elle a accepté d'être officiellement courtisée en vue d'un possible mariage. Nous nous sommes donné jusqu'à la fin de nos études pour prendre une décision finale. »

« Félicitations à tous les deux. » Lui dis Alexandre.

« Merci. » Et Cédric avait un sourire magnifique qui fit fondre le groupe de filles qui continuaient leur observation.

« Mais ce n'est pas pour elle que tu veux te présenter au tournoi. » Ajouta Alex.

Cédric regarda son jeune ami. Alex avait cessé de tisser et le regardait attentivement.

« Non. Elle était même très inquiète quand je lui ai dit ce que je voulais faire. Mais elle comprends mes raisons. » Il hésita un instant. « Tu sais comment le reste des sorciers, que ce soit dans notre école ou le reste du pays, voient les poufsouffles. Je veux pouvoir leur montrer qui nous sommes vraiment : que loyauté et amitié sont plus que... que bien que... » Il ne trouvait pas les bons mots et cela le décourageait. Comment pouvait-il prouver leurs valeurs s'il était incapable d'en parler comme il fallait ?

Alex posa une main sur la sienne légèrement, à peine un frôlement mais tellement plus venant du plus jeune. Le courage qu'avait Alexandre en ce moment de toucher une autre personne qu'un membre de sa famille ou de ses amis proches était tel que Cédric retrouva confiance.

« Nous sommes limités par les autres maisons à un simple idéal de loyauté et amitié. Tellement enfermés dans cette image qu'ils en oublient que notre loyauté ne s'arrête pas à notre propre maison. Nous aimons le monde sorcier, voulons le soutenir et le voir grandir. Bien que notre affinité avec ceux de notre maison soit forte c'est justement en nous alliant entre nous que nous trouvons la force de réaliser nos rêves pour le reste de notre monde. Ce soutient qui nous est donné de poufsouffle à poufsouffle nous permet de nous élever et de voler de nos propre ailes. Nous sommes tous capable de grandes choses. Mais personne ne semble réaliser ce potentiel. Nous sommes alliés à des élèves d'autres maisons, pas alliés de pouvoirs mais d'amitiés. Il n'y a pas de lien plus fort pour nous. Cette amitié que nous offrons n'a pas de limites. Et bien que pendant longtemps les poufsouffles aient dû cacher leurs amitiés avec les serpentards par pure protection face à la haine grandissante des autres élèves, ces amitiés existaient quand même. Nous ne sommes pas les enfants peureux que beaucoup dépeignent. »

« Cela n'a pas aidé que les plus jeunes aient appris à craindre les serpentards à cause des actions des dernières générations. » Commenta Alex.

« En effet. » Confirma Cédric. « Ce qui est important maintenant c'est que je veux prouver notre valeur au reste de l'école, au reste du monde sorcier. Je veux être le porteur de ce que nous représentons réellement : de notre vérité. »

« C'est une raison que je respecte. » Lui dis honnêtement Alexandre avec un doux sourire. Et puis d'un geste de main discret vers la coupe : « Il ne reste pas beaucoup de temps pour te présenter. »

Cédric lui sourit.

« Il n'y a pas que les filles qui savent se faire attendre. »

Et Alexandre rit d'un rire profond.

« Veux-tu que je t'apprenne ma méthode de tissage ? » Demanda le jeune garçon.

« Avec plaisir. »

Et durant les heures suivantes les deux amis tissèrent ensemble le bracelet noir et or qu'Alexandre avait commencé. Ils parlaient, riaient, souriaient pendant que leurs doigts tour à tour faisaient des nœuds. À deux la réalisation du bijou fut plus rapide que si Alexandre avait été seul. Une fois le dernier nœud placé, Alexandre repris en main le tissage de fils et surprenant Cédric le posa autour du poignet de son aîné. Souriant il referma d'un dernier enlacement de fil ce bijou qu'une amitié avait tissée.

« C'est un peu comme pour ta maison n'est-ce pas ? Le tissage de liens pour renforcer qui vous êtes et ce que vous pouvez accomplir. »

Cédric observa le noir et or autour de son poignet avec étonnement. C'était une représentation parfaite de sa maison. Leurs couleurs, leurs liens.

Avec détermination le jeune homme se leva et descendit les marches des gradins. D'un pas sûr il se dirigea vers le centre de la pièce et dépassa la limite d'âge posée par les professeurs. Et alors que les témoins présents retenaient leurs souffles, il sortit un papier de sa poche et le laissa tomber au-dessus de la coupe. La feuille flotta lentement avant de disparaître dans le calice.

Il n'y avait rien d'impressionnant, pas de magie ni d'effets spéciaux à couper le souffle. Pourtant il sembla à ceux qui avaient vu la scène se dérouler... que quelque chose d'important venait d'avoir lieu. Cédric Diggory se tenait droit et fier devant l'objet qui allait choisir les champions du tournoi.

Il ne se détourna de l'objet que pour sortir de la salle, ses pas en harmonie avec ceux d'Alexandre qui l'avait rejoint pour l'accompagner. Ensemble ils passèrent les portes.

La maison du blaireau était entrée dans la compétition. Il ne restait plus qu'à attendre la décision de la Coupe de Feu.