L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur : Un petit passage avec Cédric qui n'allait pas avec le chapitre que je voulais écrire ensuite donc je vous l'offre en interlude.
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S/H : chapitre 23: Interlude Cédric et l'œuf
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Le temps passe vite quand on s'amuse. Quand on travaille c'est forcément plus lent... normalement. Mais voilà que le temps passait à une vitesse éclair et Cédric n'avait toujours pas trouvé l'indice de l'œuf d'or. Comment pouvait-il traduire ce cri qui s'élevait dés qu'il ouvrait l'engin de malheur. Sa migraine n'allait pas en s'arrangeant et le doute grandissait en lui sur ses capacités à représenter son école et tous les sorciers d'Angleterre. Et pourtant... en cette seconde ses yeux se baissèrent sur le bracelet noir et or à son poignet.
Il ne pouvait pas abandonner. Les quatre équipes qui l'aidaient toujours à s'entraîner étaient efficaces. Leur foi en lui était telle qu'il se sentait porté par eux. Et peut-être que cela était le plus important : ce soutient et ces liens qui se créaient. Même s'il venait à échouer cette prochaine épreuve il ferait avant tout de son mieux.
Touchant d'un doigt le bijou précieux, Cédric sourit et sortit un autre livre de la l'étagère vers laquelle l'avait orienté madame Pince. Le jeune sorcier avait eut l'idée que le cri de l'œuf étant un message il pouvait aussi s'agir d'un langage qu'il ne connaissait pas.
En ouvrant les pages de son nouveau sujet de recherche... Cédric s'arrêta net. Il en oublia presque de respirer. Il y avait une image de sirènes au bord même du lac de Poudlard, parlant à un sorcier assis sur l'herbe. Mais juste en dessous de la peinture miniature un texte expliqué :
''Pouvant ressembler à des cris à l'air libre, le langage des sirènes est l'un des langages les plus mélodieux en existence lorsqu'il est entendu sous l'eau. »
Oh ! Ceci expliquait cela. Il savait même déjà où se déroulerait probablement la prochaine étape du tournoi. Sinon pourquoi faire appel aux sirènes pour créer ce message ?
Déposant avec une sorte de révérence l'ouvrage où il l'avait pris, le jeune homme sortit presque en courant de la bibliothèque dans son empressement. La responsable des lieux ne fit aucune remarque, parce qu'elle l'avait vu reposer le livre avec douceur.
Courant le reste du chemin vers son dortoir, Cédric eut la chance de ne croiser personne. La plupart des élèves étaient en cours et il avait profité de son heure libre pour poursuivre son enquête sur l'œuf.
Il n'y avait que ses compagnons de classes dispersés dans la salle commune de leur tour. Il les passa sans s'arrêter, entra dans sa chambre et attrapa l'œuf puis reparti. Il avait la chance d'avoir le mot de passe de la salle de bain des préfets qu'on lui avait donné pour qu'il ait au moins un endroit où se détendre loin de tout. Apparemment l'un des seuls lieux dans lequel Hermione Granger n'entrerait pas était une salle de bain réservée aux préfets... allez comprendre, surtout quand elle n'hésitait jamais à le poursuivre jusque dans les toilettes. Peut-être étais-ce le 'réservé au préfet' et son fameux désir de respecter l'autorité ? Fortement possible.
Cédric s'empressa de se déshabiller et d'entrer dans l'eau puis de plonger après avoir pris une profonde respiration. Aussitôt sous l'eau il ouvrit l'œuf.
Descends nous visiter et entends nos paroles
Nous devons pour chanter être au-dessous du sol.
À présent, réfléchis, exerce ton esprit,
Ce qui t'est le plus cher, nous te l'avons ravi,
Pendant une heure entière il te faudra chercher
Si tu veux trouver ce qu'on t'a arraché.
Après l'heure écoulée, renonce à tout espoir
Tes efforts seront vains car il sera trop tard
La chanson était en effet harmonieuse. Mais il fallu plusieurs plongeons avant que Cédric ait pu marquer le message entier sur la feuille de papier qu'il avait pensé à emmener. Puis, ses pieds touchant le fond, il s'était appuyé sur le rebord et avait observé les mots sur le papier un peu trempé.
Il était clair que le lac était l'endroit 'au-dessous du sol'. C'était le seul vaste espace d'eau qui pouvait contenir des sirènes près de l'école. Ce qui lui était le plus cher... malheureusement pour lui la jeune fille qu'il courtisait... Elle serait donc sous l'eau pendant l'heure où il lui faudrait chercher ? Il y avait bien des moyens de garder un humain en vie sous l'eau. De cela au moins il n'aurait pas à s'inquiéter.
Ce qui lui serrait le cœur c'était le 'renonce à tout espoir' à la fin de la chanson. Que se passerait-il vraiment s'il n'avait pas sa promise à la fin de l'heure ? Cédric ferma les yeux choqua un sanglot. Ce tournoi était plein de danger et il comprenait finalement ce qu'il pouvait perdre à y participer. Ce n'était pas que sa vie en jeu, mais celle de ceux qui lui étaient proche aussi. Et les autres champions vivraient la même douleur que lui à cause de cette nouvelle épreuve.
C'était pourtant un choix qu'il avait fait et qu'il lui fallait assumer. Il ne pouvait plus qu'espérer pour le mieux et se préparer pour le pire.
Sortant de l'eau il se sécha à l'aide d'un sort puisqu'il avait oublié de prendre une serviette. Il se revêtit et sortit, silencieux et pensif.
Il était si préoccupé qu'il passa le reste de la journée à marcher dans les couloirs de l'école, tournant seulement quand un mur lui faisait face. Jusqu'à ce qu'il se heurte au dos de quelqu'un.
« Pardon, je ... » Il cessa de parler. La personne qui s'était tournée vers lui était un Severus Rogue rougissant du cou aux oreilles. Et par-dessus l'épaule de l'homme Cédric pouvait voir la directrice de Durmstrang avec un sourire satisfait au visage.
« Euh... je crois que je devrai retourner en classe. » Annonça Cédric avant d'essayer de faire demi tour. Mais la main du professeur Rogue s'abattit sur son épaule pour le retenir. L'expression de l'homme s'était fait inquiète pour une raison inconnue de Cédric.
« Les cours sont finis depuis plus d'une heure. » Annonça l'homme.
« Oh. J'ai du me perdre dans mes pensées. Alors je vais aller manger avant les cours de l'après-midi. » Fit-il en espérant qu'il n'aurait pas de détention s'il avait sans le vouloir séché ses cours.
« Nous sommes déjà le soir monsieur Diggory. Le repas commencera dans peu de temps d'ailleurs. Avez-vous besoin d'aller à l'infirmerie ? » S'enquit Rogue.
« Non ! Je veux dire, non. C'est juste... J'avais l'esprit tellement pris par l'indice de la prochaine épreuve que j'ai laissé le temps m'échapper. » Essaya d'expliquer le jeune poufsouffle.
« Ah. Je vois. » Répondit Rogue. Et il avait en effet l'air de comprendre. Dans tous les cas son air sérieux avait chassé le rouge de ses joues. « Je vais vous accompagner à la grande salle. Au cas où. »
Et si le professeur l'entraîna avec lui dans la direction opposée de la directrice bulgare, un dernier coup d'œil en arrière confirma pour Cédric qu'elle avait l'air encore plus 'contente' d'elle même. Mieux valait ne pas penser à ce qui s'était passé entre ces deux-là. Surtout après avoir vu la détermination qu'avait Alexandre de réunir ce couple improbable. Ou pas si improbable que ça.
Ils devaient avoir pris des raccourcis parce que très vite Cédric se retrouva propulsé à sa place habituelle à la table des poufsouffle. Une armada d'élèves de plusieurs âges et maisons diverses s'empressa de l'entourer pour lui demander comment il allait. Rougissant il expliqua doucement qu'il avait trouvé l'indice et avait passé sa journée à l'étudier. Cela calme la moitié de ses envahisseurs. Mais Hermione elle sortit papier et stylo et le regarda avec impatience. Cédric nota la chanson pour elle ainsi que ses déductions et la regarda lire puis ranger le mot dans une poche.
Il savait que la griffondor allait rechercher tout ce qu'elle pourrait sur le lac et les sirènes.
Avec de la chance il aurait toutes les informations voulues pour survivre au lac.
Ce n'est que deux jours plus tard que la jeune fille l'approcha pour lui donner une liste des créatures que le lac contenait et Cédric en profita pour lui donner la liste des moyens de respirer sous l'eau. À deux ils allaient travailler la semaine entière sur un plan possible. Drago lui était occupé à surveiller Alexandre...
Le jeune Rogue avait disait-on mis en place un plan en marche... et personne ne savait ce qu'il avait fait au juste, à part qu'il passait beaucoup de temps à éviter son père et qu'il en était même à courir dans la direction opposée quand il le voyait. L'homme avait paraît-il une expression moitié meurtrière moitié attendrie quand il voyait son fils.
La rumeur la plus connue parlait d'un placard, d'un couple... et du dit couple enfermé dans le dit placard. Mais Cédric ne se rappelait pas avoir vu un...placard... quoique si, il y en avait eu un, la porte avait été grande ouverte aussi.
Mince alors. Si Alexandre avait vraiment fait ça, c'est qu'il était complètement fou. Pas étonnant qu'il en soit une semaine après à fuir son propre père. Et que Drago le garde à l'œil comme ça. Même si à l'origine les deux ne pouvaient pas encore s'éloigner l'un de l'autre tant que ça. Pourtant quand Cédric croisait l'adolescent presque toujours Alex avait un grand sourire satisfait au visage.
Il valait mieux ignorer la situation et se préoccuper de l'épreuve qui prendrait place dans plusieurs mois. Le temps de laisser passer l'hiver et que le lac ne soit pas aussi givré sûrement. Sur un dernier soupir Cédric changea de direction, lui aussi avait une histoire d'amour à arranger : la sienne.
