L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: Je me concentre sur cette histoire avant de me tourner vers les autres. Et oui après celle-là ça sera le tour de ''l'épreuve des dieux''. Mais il va falloir attendre. Un chose à la fois sans quoi je vais me heurter à un mur et être à nouveau bloqué dans l'écriture.
P.S: je crois que quelque part dans les chapitres les plus récents j'ai marqué 'Poppy' au lieu de 'Pompom'... vous saurez maintenant de qui je parle quand ça arrive. Désolée.
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S/H : chapitre 24
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Alexandre s'accrocha au mur et se pencha légèrement en avant, ne laissant entrer dans la pièce que sa tête :
« Est-ce que tu m'en veux vraiment ? » S'enquit timidement le jeune homme. Comme les deux époux pouvaient se séparer sur de plus longue distances depuis peu, Drago était resté dans le salon à l'entrée des quartiers du professeur Rogue,
Severus soupira et délaissa les devoirs qu'il était en train de corriger. Quittant son bureau il s'avança au centre de la pièce.
« Approche s'il te plaît. » demanda-t-il de son fils.
Et Alexandre le rejoignit sans hésitation. Tout le temps qu'il avait passé à éviter son père avait été plus une réaction inconsciente de sa part. Lui et son père se chassaient souvent pour plaisanter mais jamais Severus n'aurait levé la main sur son fils. C'était seulement la première fois qu'Alexandre s'était mêlé d'une situation sérieuse. Bien qu'en y repensant bien après la situation avait un côté comique, il n'y avait pas de doute quant à l'importance de ce qui était arrivé. Et tout d'un coup le 'Harry' qui restait intrinsèquement une part d'Alexandre, avait eu peur. Un souvenir de toutes les fois où l'enfant avait du fuir des événements plus sérieux. Des doutes enfouis si loin que l'adolescent qu'il était maintenant les avait cru disparus.
Ces doutes avaient tous l'image des adultes qui s'étaient occupés de lui par le passé aussi Alexandre commençait après plusieurs jours de fuite à reprendre ses esprits. Il n'y avait rien en commun entre Severus Rogue et la famille d'un Harry Potter qui n'était plus de ce monde.
Alexandre savait qu'il y aurait des conséquences à avoir enfermé deux adultes dans un placard mais... il avait su bien avant cet acte qu'il n'y avait pas d'autre choix.
« C'était un peu... drastique, tu ne crois pas ? » S'enquit Severus.
« Si tu n'avais pas répondu à ses avances avant la fin du premier mois elle aurait du arrêter tout le rituel et rompre tout contact. » Annonça Alex.
« Oh... » Répondit son père.
« Tu veux le livre sur les Valkyries ? » Lui proposa Alex.
« Je pense que ça serait plus prudent.. Leur rituel pour courtiser un prétendant est-il si différent du nôtre ? »
« Complètement, totalement, sans aucun doute. »
« J'aurai... regretté de ne plus la voir. » Admit l'homme.
« Le bal est dans quelque jour. Tu devrais lire le livre d'ici là. »
« Y a-t-il quelque chose de plus à faire que l'inviter à m'accompagner ? »
« Tu ne dois surtout pas l'inviter ! » S'exclama l'adolescent. « C'est elle qui doit demander. C'est un peu l'inverse de ce que nous faisons dans ce domaine. C'est la femme qui fais toujours le premier pas dans sa société. C'est un peu pour ça que j'apprécie l'idée de vous deux encore plus. »
« Que veux-tu dire ? » Interrogea Severus.
« J'aime l'idée que quelqu'un s'occupe de toi pour une fois. Que tu n'ai ni à te battre ni à prendre des décisions qui vont changer ta vie. Enfin... des décisions tu devras quand même en prendre mais... C'est elle qui mènera la danse. Tu dois comprendre que les Valkyries chassent l'homme qui les intéresse. Elles le poursuivent, lui offre des cadeaux. C'est une conquête pour gagner le cœur de l'homme. Quand un prétendant est choisis et conquis il devient un trésor à garder précieusement. Les Valkyries ne choisissent pas non plus le premier venu. L'homme doit avoir une valeur qui n'a pas de prix, quelque chose en lui qui ferait de sa femme la plus riche des femmes et du clan dans lequel il entrerait le plus puissant des clans. Ce que la directrice bulgare voit en toi... c'est un trésor à faire entrer dans sa famille. » Tenter d'expliquer le jeune homme.
Severus en avait le souffle coupé. Il n'avait jamais espéré trouver quelqu'un d'aussi rare que cette valkyrie qui verrait en lui quelque chose de précieux à aimer.
« Tu as eu peur que je perde la possibilité d'appartenir enfin. » Déduis Severus.
« J'en étais terrifié. Nous sommes une famille mais ça ne suffit pas. Ce qu'elle t'offre est un cadeau qui lui aussi n'a pas de prix. »
« J'ai aimé il y a longtemps. » Avoua L'homme. « mais je réalise que rien ne peut se comparer à ce qui pourrait naître si j'accepte cette femme. »
« Tu as aimé un jour... mais tu n'étais pas aimé en retour ? » Se demanda Alex.
« Pas comme j'aurai voulu. Alors avoir quelqu'un qui me veut vraiment... à mon âge et avec mon vécu... ce serait un rêve que je ne me savais pas avoir. Cependant, ce que tu as fait Alex : ce n'était pas raisonnable. Tu aurais du venir me parler plus tôt des conséquences qu'il y aurait eu à ignorer ses avances. Je comprends d'où venait ta peur et que nous avons encore beaucoup à apprendre l'un de l'autre. Alors ceci nous servira de leçon à tous les deux. J'aurai du t'écouter sur le sujet des valkyries et te demander plus de renseignements et même chercher par moi-même. Et toi tu aurais dû venir à moi sans craindre de ne pas être écouté, de ne pas être cru. »
« Tu m'écoutais quand je parlais de son peuple... mais tu n'avais pas l'air de voir l'importance des différences entre sorciers et valkyries. Ma peur n'avait vraiment pas raison d'être. C'est juste que... il y a eu tellement de changements en moi et autour de moi que des souvenirs oubliés sont revenus à la surface, se sont mélangés à la réalité. Je n'étais parfois plus sûr d'être dans cette réalité où je suis... ton fils. »
Severus serra son fils plus fort contre lui. Puis il rit, étonnant l'adolescent.
« Tu avais l'air si fier de toi par moment, quand tu n'étais pas si inquiet ou craintif. Je pouvais te voir avec ce grand sourire satisfait et une part de moi était heureuse de ce petit bonheur. Mais quand tu pensais que personne ne regardait tu avais ce regard triste et perdu et j'étais inquiet. Nous avons tant de choses à vivre ensemble. J'avais peur que tout s'arrête de ce rêve que nous avons réalisés d'une famille qui n'aurait pas pu exister sans nos choix passés. »
« Peut-être devrions-nous arrêter d'avoir peur ? Et voir que tout est réel. Que notre bonheur est réel. » Répondit Alexandre.
« C'est une bonne idée. »
Puis après un profond soupir, le plus jeune demanda :
« Quelle sera ma punition ? » Après tout l'histoire du placard avait été un peu... drastique.
« Deux jours après le bal tu commencera à aider Argus à nettoyer les décorations du bal. Il prends toujours un à deux jours après une célébration avant de se remettre au travail. C'est le seul repos qu'il s'autorise vraiment. Et comme il n'a pas de magie il fait tout à la main alors... »
« Nettoyage purement manuel en vue. Je comprends. Ça ne me gêne pas. » Un nouveau soupir. « Je vais te chercher le livre de suite et puis je rejoindrai Drago. Cédric refuse d'arrêter l'entraînement le temps des célébrations. Il semble encore plus concentré sur le tournoi qu'avant. »
Puis le jeune homme se sépara de son père pour quitter la pièce. Juste avant de sortir il se tourna :
« Je t'aime papa. »
Severus rogue eut un sourire brillant comme un soleil. Et puis son fils parti, il se prit à réfléchir à ce qu'être poursuivit par une femme allait changer à sa vie.
C'était compliqué de laisser tomber toute un éducation pour s'adapter aux traditions d'un autre peuple. Et pourtant... d'un autre côté c'était libérateur et s'il était une chose qu'il avait retenu c'est que les Valkyries aimaient les enfants plus que tout. Alors son fils serait autant un trésor pour Annabelle qu'il l'était déjà pour Severus.
Une belle jeune femme qui le voulait tel qu'il était, connaissant son passé d'espion. Et qui veillerait sur Alexandre comme le plus rare des cadeaux. Que pouvait-il demander de plus ? L'amour... il espérait que l'amour viendrait avec le temps. Severus appréciait déjà cette femme, et ne doutait pas que l'amour était une possibilité.
Être courtisé n'était pas une si mauvaise chose.
