L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: les créatures sont tirées de deux livres ''Les créatures fantastiques'' de Rossana Berretta et ''Les créatures mythologiques'' aussi de Rossana Berretta. Édition Piccolia.(je ne vous marque pas tous les noms d'illustrateurs et auteurs ayant participé aux livres. Allez vois sur internet ^^)
Et puis zut... ça fait très longtemps que je ne vous ais pas offert un cliffhanger... J'espère que vous allez l'aimer parce qu'il me faudra quelques jours pour écrire la suite... Oups ?
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S/H : chapitre 32
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Alexandre marchait, supporté par une canne en bois d'ébène couverte de veinures d'argents. Lui et son large groupe d'amis se dirigeaient vers ce qui avait été le terrain de quidditch mais avait été converti pour la troisième épreuve du tournoi.
En y repensant l'année était passée étrangement vite du côté de ses études, le tournoi ayant occupé Bill au point d'avoir dû simplifier leurs exercices et leçons. Alex avait l'impression d'avoir passé plus de temps à travailler sur ses émotions et son état mental qu'à apprendre les règles et sortilèges sorciers.
Le jeune homme ne se plaignait pas de la direction qu'avait pris cette année parce qu'elle l'avait changé pour le mieux.
Mais en effet son cœur avait été son plus grand chantier. Il en était sortit grandit et fortifié, capable de protéger la part enfant de son âme et d'aimer la part adulte qui prenait de l'importance.
Alexandre sortit de ses pensées en haut du chemin menant aux gradins. De la hauteur où il se trouvait il pouvait voir l'immensité de ce qui avait été accompli en quelques mois. La vue qui s'étalait devant eux était extraordinaire.
Le terrain de quidditch était méconnaissable. Une haie de six mètres de hauteur l'entourait et une unique ouverture donnait accès à un vaste labyrinthe. De longues allées, des culs de sacs, des tour et détours à en perdre la tête. Une brume épaisse s'élevait au-dessus des chemins labyrinthiques. Les hautes haies étaient d'un vert sombre qui accentuait les ténèbres cachant des menaces innommées.
Une impression sombre et effrayante s'échappait de l'ensemble. Cela faisait penser à un jeu d'ombres grandissantes. Alexandre avait la sensation d'avoir échappé à quelque chose de terrible en regardant l'immensité devant lui.
Dans une autre vie... celle d'Harry Potter. Alexandre frissonna.
La main qui tenait son coude serra doucement et le jeune Rogue se tourna vers Hermione. La sorcière regardait à tour de rôle le labyrinthe et Alexandre. Elle cherchait à la fois à le rassurer et à abattre l'inquiétude grandissant en elle. Elle s'était attachée à Viktor Krum après avoir passé le bal de noël à son bras. Le bulgare avait été d'une douceur inouïe avec elle et lui avait parlé avec respect et tendresse.
Hermione tombait amoureuse de l'homme qu'il était autant que de celui qu'il pouvait devenir. Elle se demandait parfois si Viktor aurait pris une telle importance à ses yeux si les événements n'avaient pas divergé de leur route. Si Harry n'avait pas disparu et qu'elle ne s'était pas éloignée de Ron comme elle l'avait fait. Ils étaient toujours amis mais sans Harry ils ne pouvaient passer la barrière de différences entre eux. Harry avait été leur pont, leur point commun. Sans le dernier membre du trio l'amitié n'avait pas pu grandir et avait stagné.
Dans une autre vie Hermione n'aurait pas eu le temps ni l'envie de se rapprocher de Viktor. Elle ne pouvait pas regretter cette chance qui lui avait été donné : Viktor lui était devenu précieux.
C'est pourquoi la jeune fille s'inquiétait autant de voir ce qu'il allait affronter d'ici moins d'une heure.
À côté d'Hermione, Michel observait avec intensité les alentours. Il avait été distant avec le groupe ces derniers mois, pas par manque d'envie d'être auprès d'eux mais par obligation envers les devoirs de sa race. Le temps arrivait où ils devraient agir selon le pacte qu'ils avaient signé avec les sorciers. Défendre avec honneur le peuple magique ne serait plus une simple promesse sur un papier ni une action indirecte de protection comme il avait été le cas jusque là. Aujourd'hui le vœux des vampires et la police qu'ils avaient créé allaient devoir finir la guerre qui s'était préparée dans l'ombre depuis des siècles.
Et la place que Michel avait choisi était celle au milieu de ce groupe d'enfants et d'adolescents. Il était trop jeune pour rejoindre son père vampire où se déroulerait le plus gros de l'action. Mais il pouvait s'assurer que rien ne viendrait attaquer les sorciers qui assistaient à la troisième tâche.
Le vampire pris la main libre d'Hermione et repris sa marche, la guidant derrière lui dans cette dernière descente. Ils formaient tous une étrange file indienne à présent. Michel tenant Hermione tenant Alex. Drago avait posé une main au bas du dos d'Alexandre pour l'aider à garder son équilibre. Et Luna s'était accrochée à l'autre main du serpentard. La jeune Serdaigle elle-même avait un bras autour d'une jeune première année et cette demoiselle gardait toujours une main derrière elle pour s'accrocher à Neville. Et ainsi de suite jusqu'à former une chaîne vivante d'une vingtaine d'élèves.
D'autres groupes suivaient ou devançaient Alexandre et les siens. Malgré la foule grandissante qu'on pouvait voir à quelques mètres du labyrinthe, un grand silence s'était abattu sur les lieux. L'air était lourd d'un danger omniprésent.
Michel emmena ses amis vers la partie basse des gradins qui entouraient l'entrée du labyrinthe. Si un danger survenait ils ne prendraient pas le risque de tomber d'aussi haut surtout avec Alexandre et sa canne. La place qu'il avait choisi était toute proche de la tribune qui contenait le juré du concours. Encore une autre précaution qu'il avait ajouté à sa stratégie pour protéger ses sorciers. Ils n'étaient qu'à quelques centimètres de Dumbledore et des directrices des deux autres écoles.
Le jeune vampire remarqua le signe de tête respectueux que se lancèrent mutuellement Alexandre et dame Dinitre. Il eut le sentiment que si quelque chose se produisait Alex n'abandonnerait pas celle qu'il comptait faire entrer dans sa famille. C'était sans importance dan le grand plan parce que s'ils étaient attaqués pendant l'épreuve comme le pensaient les clans vampires, le groupe de jeunes sorciers n'aurait pas la capacité de quitter cette place. Pas avec la foule qui aurait sûrement paniqué et piétinerait tout autour d'elle.
Severus Rogue les rejoint et s'installa sur la marche devant la leur. À l'origine tous les professeurs auraient dû se trouver au même endroit mais les vampires avaient préférés qu'ils se mélangent au reste du public. Chaque enseignant était soigneusement placé à un endroit qui leur permettrait de veiller sur le plus de monde possible. Ils savaient tous que quelque chose allait se produire ce soir. S'il n'avait tenu qu'à lui, Severus aurait fait en sorte que son fils n'ait pas eu à se déplacer pour assister à la fin du tournoi. Malheureusement la moindre anomalie serait remarquée par l'espion que le roi fou avait placé parmi eux. Ils n'avaient pas pu découvrir de qui il s'agissait ni ses raisons de trahir les sorciers.
Tout était si compliqué et le serait encore plus si l'épreuve durait trop longtemps. Ils étaient déjà en fin d'après-midi et la nuit tomberait plus vite qu'ils ne le souhaitaient tous.
Enfin, le public avait fini de s'installer. Les médias avaient demandés leur propre tribune et parlaient presque en chuchotant dans leurs micros qui transmettaient aux différentes radios sorcières du monde. Quelques uns écrivaient avidement tout ce qu'ils voyaient dans des carnets enchantés pour faire apparaître plus de pages s'ils manquaient de papier.
Les étudiants de Poudlard et des deux autres écoles s'étaient placés de manière qui aurait pu paraître aléatoire mais avait en fait un raison toute simple d'être. Un grand nombre de parents s'étaient déplacé pour l'occasion, des invitations ayant été envoyées à tous les proches des élèves. Aussi les enfants et adolescents avaient formé des petits groupes et avaient attirés leurs familles avec eux. Sentant que la soirée ne serait pas libre de danger même pour eux et Michel ayant pris le temps d'avertir les préfets afin que ceux-ci arrangent la sécurité de leurs différentes maisons. Les apprentis sorciers étaient bien plus organisés qu'il ne pouvait sembler à quiconque observait la foule.
Une quinzaine de minutes après s'être assuré que tout le monde était en place, Dumbledore fit venir les trois champions devant l'entrée sombre du labyrinthe. Les jeunes gens avaient revêtus leurs plus confortables vêtements. Cédric portait une paire de jeans noire ainsi que le t-shirt de sa tenue de quidditch avec les couleurs noir et or de la maison des poufsouffles. Viktor avait son propre t-shirt de l'équipe bulgare de quidditch sur un pantalon noir et des baskets aux pieds. Fleur quant à elle gardait toute sa beauté même un ensemble de sport aux couleurs grises. Tous trois avaient l'air décidés et nobles, leurs baguettes à la main pointées vers le sol.
Les champions se regardèrent une dernière fois et inclinèrent la tête avec respect. Puis le premier d'entre eux passa l'entrée ténébreuse et disparu derrière les haies.
Cédric. Celui qui avait eu le meilleur score à la fin des deux premières tâches.
Puis cinq minutes plus tard Viktor.
Et cinq minutes après lui, Fleur.
L'angoisse était immense parmi les plus jeunes et les familles des trois participants au tournoi. Le reste des adultes du public, hormis ceux qui participaient à l'organisation et la sécurité de l'événement, ne semblait pas réaliser la gravité du danger.
Le public était là pour les sensations fortes et pour pouvoir se vanter d'avoir été là. Seuls les plus proches des trois sorciers dans le labyrinthe voyaient l'ampleur de ce qui se passait.
Il fallait dire que tous les élèves des trois écoles, leurs enseignants et directeurs/directrices et la sécurité, avaient vécu une année entière mêlés au tournoi et à ses aléas. Ils avaient été en première ligne pour voir les dégâts qu'avaient causé les deux premières épreuves. Pour aider leurs champions à guérir et à s'entraîner.
Maintenant, tous ne pouvaient qu'attendre. Hautes comme elles étaient il était impossible de voir au-dessus des haies ni à travers elles... Aussi personne ne savait ce qui se trouvait dans les couloirs remplis de brume. Qu'allaient vivre les trois jeunes sorciers dans les ténèbres mystérieuses ?
Le temps passait sans le moindre son venant ni de la foule ni du labyrinthe. Les enchantements sur l'oeuvre verdoyante ne laissaient rien passer soi-disant pour protéger le public. Ce silence assourdissant était une lame acérée pour les familles venues soutenir leurs enfants.
Monsieur Diggory tremblait ouvertement, ne cachant rien de sa détresse. La jeune sœur de Fleur était recroquevillée contre Madame Maxime, la directrice française. Monsieur et Madame Krum étaient droits et dignes dans leurs sièges et pourtant leurs yeux étaient des puits remplis d'une souffrance muette.
Les secondes, les minutes, puis les heures. Un interminable jeu du temps dans lequel tout semble se dérouler plus lentement et plus terriblement.
Aucun signe de vie ne parvenait de l'intérieur du labyrinthe. Aucun des Trois n'avait lancé les étincelles rouges qui signifieraient un abandon.
Le seul mouvement visible était celui de Dumbledore qui était informé régulièrement par l'un des sorciers qui patrouillaient à l'extérieur des haies. Ils avaient des sorts en place pour leur dire dans quelle partie du parcours se trouvait un participant. Mais ils ne recevaient l'information que s'ils étaient à proximité du lieu-dit. À partir de là les patrouilleurs pouvaient dire quelles créatures se trouvaient à cet endroit et ce que devaient affronter les champions.
La brume était un enchantement qui retenait les différentes créatures placées dans les longs corridors. Elle volait au-dessus du labyrinthe comme un dôme refermant une cage. Elle était si épaisse qu'il était impossible de voir à travers elle et de ce fait personne n'avait été placé dans les airs pour essayer de retransmettre l'action. Personne non plus sur les haies elles-même parce qu'elles avaient été enduites de tant de magie qu'elles avaient été altérées et pouvaient être dangereuses.
Au bout d'un moment les voix des journalistes s'élevèrent, amplifiées afin d'être entendues par tous. Dans plusieurs langages l'origine du tournoi était expliquée ainsi que toute l'histoire de ceux qui avaient été organisés par le passé. Il n'y avait pas plus intéressant à faire que d'écouter ce que d'autres dans le monde entendaient dans leur radios.
Alexandre se trouva à tendre l'oreille pour voir s'il pouvait découvrir quelque chose de plus que ce que ses recherches avaient mise à jour. Mais rien ne semblait différent de ce qu'il savait déjà. Même les différents langages qu'il pouvait comprendre à la perfection ne lui apprenaient rien de plus.
Et puis...
Dumbledore, Dinitre et Maxime sursautèrent violemment au même moment. Le directeur de Poudlard se leva à toute vitesse et lança des ordres aux patrouilleurs.
« La brume s'effondre, les haies arrières sont dévorées par quelque chose. Foncez à l'arrière et retenez ce que vous pourrez. Ne laissez pas les créatures s'échapper sans quoi les habitants de la forêt interdite seront perdus. Bill ! Rejoignez les centaures. Ils sont dans la clairière que je vous ai montré. Ils ont organisé toutes les créatures de la forêt pour cette possibilité. » Prenant une profonde respiration le directeur se tourna vers la foule.
« Aurors à vos postes ! » Plus d'une centaine d'aurors pris place autour des gradins, baguettes en mains et certains ayant avec eux épées et autres armes.
Madame Maxime s'éleva de toute sa hauteur. Elle que beaucoup soupçonnaient d'avoir du sang de géant mais que personne n'accuserait jamais de rien alors qu'elle avait le soutient assuré de gens influents.
« Des aurors vont vous guider hors des gradins. Restez calmes et ne bousculez personne. Suivez leurs instructions à la lettre. »
Mais certains membres du public paniquaient déjà et se jetaient sur les marches pour quitter les lieux au plus vite. Ce faisant ils se tombaient les uns sur les autres et finissaient par bloquer les gradins.
Heureusement les aurors avaient reçus des ordres précis et avaient déjà transformés l'arrière des hauts bancs en toboggans. Des centaines de sorciers et sorcières de tout âge purent ainsi s'enfuir et être guidés le long des chemins pour rejoindre Poudlard. Malheureusement aussitôt ces premiers sauvetages effectués les moins raisonnables essayèrent de suivre le mouvement en courant et bloquèrent ce second accès en se bousculant les uns les autres dans le plus grand chaos.
Alexandre et ses amis n'étaient pas bloqués sur les marches du bas mais un bouchon humain c'était formé au sol et ils craignaient de finir écrasés s'ils s'essayaient à passer. Severus les organisa en groupe un peu comme avait fait Bill à la coupe du monde de quidditch. Les plus jeunes derrière les plus vieux. Drago, Hermione, Fred et George, Percy, Ron, Luna, Neville et beaucoup d'autres se placèrent devant les plus fragiles. Baguettes levées ils se préparaient au pire. Les familles présentes en les voyant agir prirent position avec eux. Les parents formant un cercle autour d'eux et les plus jeunes allant à l'arrière, sur les plus hautes marches. Dans d'autres parties des gradins les élèves des trois écoles agissaient de la même manière. La foule paniquée était en grande part constituée d'employés du ministère anglais et de gens qui n'avaient ni enfants ni familles sur lesquelles veiller.
Lucius Malefoy qui s'était assis avec le ministre bulgare regardait son fils à travers la grande distance qui les séparaient. Ils ne pouvaient pas se rejoindre dans le chaos grandissant. Lucius inclina sa tête et leva sa baguette dans un salut sorcier de combat. Drago le copia et sourit. Chacun s'occuperait de son domaine.
Ce n'est que lorsqu'un grand nombre d'adultes essaya d'apparaître que tout tourna à la catastrophe. Il y avait un bouclier pour empêcher les apparitions afin d'éviter que la scène ne soit envahie par des forces extérieures. C'était une précaution pour protéger le public. La peur ayant pris le dessus la majorité en avait oublié que ce qu'ils essayaient de faire était impossible. Ou peut-être espéraient-ils passer à travers la magie en place. Toujours était-il que tous les enchantements dans le labyrinthe et autour de lui étaient reliés en un seul et unique amas. Tissés en une grande toile que ses créateurs avaient imaginé indestructible. La quantité de tentatives était si grande qu'ils finirent par briser la dernière des barrières magiques qui retenait les créatures à l'intérieur du labyrinthe.
Il ne fallut que quelques minutes...
avant que ne surviennent les premiers vrais monstres.
Une bande de créatures de petite taille s'aggloméra à l'entrée du labyrinthe, d'abord hésitante puis se lançant dans un grand cri de guerre. Tous semblaient être de type masculin. Leurs traits étaient monstrueux, leurs peaux sales et grisâtres. Leurs jambes arquées et leurs dos courbés auraient dû être un désavantage et pourtant ils couraient sans gêne et à une vitesse terrifiante. Leurs yeux étaient malveillants et les armes qu'ils avaient en mains ne présageaient rien de bon.
« Une armée mercenaire d'Orques. » S'horrifia un des aurors près de Severus.
Alors la voix de Drago s'éleva :
« Enlevez-leur leurs armes. Expelliarmus ! » Son sort trouva cible et arracha un cimeterre à l'un des orques. Aussitôt le reste du groupe de sorciers suivit son exemple. Severus lança un autre sortilège pour faire disparaître les épées, haches et autres armements avant que les orques ne puissent les récupérer.
Quatre aurors commencèrent à encercler les orques et, les distrayant par des attaques éclairs, à les mener plus loin de la foule.
Une espèce de long serpent sortit du labyrinthe. Il était aussi grand qu'un arbre et avait deux têtes et chacune d'elle pouvait sans mal se pencher d'un côté ou de l'autre et attraper les humains courant au sol.
Michel qui avait semblé immobile jusque là leva les yeux des yeux d'un blanc pur et ordonna :
« Ferdie ! J'ai besoin d'une épée. » Hermione le regardait sans comprendre à qui il s'adressait ni pourquoi ses yeux avaient pris cette teinte.
Et puis une femme surgit, courant à travers les monstres et les humains. Elle faisait voler les têtes des orques d'un coup de hache. Dans sa seconde main elle faisait tournoyer une épée et eut plus qu'une occasion de tuer des créatures de toutes origines. Beaucoup d'êtres inhumains avaient quittés les ombres des haies une fois la brume dispersée.
La femme fit une cabriole impressionnante pour atteindre leur camp retranché. Une fois les pieds fixés sur le banc près de Michel, elle lui remit l'épée et lui dit :
« Ne perds pas la connexion. Nous suivons toujours tes ordres ! »
« Promis. » répondit Michel avant de s'élancer vers le serpent à deux têtes.
C'est alors qu'Hermione réalisa que Ferdie était un vampire et qu'elle n'était pas la seule de sa race à s'être mêlée aux aurors et à les seconder munie d'une arme blanche. Bien sûr qu'ils ne pouvaient pas montrer leurs traits réels au milieu d'une foule qui visait tous les monstres qu'elle voyait. Les vampires n'auraient pas tenus longtemps s'ils avaient du faire face autant aux sorciers qu'aux monstres.
Alors les vampires avaient sortis épées et autres et avaient conservé leurs apparences parfaitement humaine. Et Michel... Ferdie avait parlé d'une connexion. Michel était-il en train de coordonner le reste des vampires en une force organisée ?
Neville qui avait observé l'échange regarda Michel se battre contre le monstre géant. Pourvu que devoir se retenir d'être trop inhumain ne lui coûte pas plus que quelques blessures. Le jeune griffondor recouvrit espoir lorsque la directrice bulgare s'élança dans la bataille. Elle avait surgit, ayant traversé la mer de combattants, tel un sauveur. Elle avait délaissé la zone qu'elle avait protégé depuis le début des attaques mais seulement parce que madame Maxime avait pris la tête des défendeurs pour elle. Dumbledore était plus loin, faisant face à un croisement entre un détraqueur et un ours féroce.
Avec dame Dinitre à ses côtés, Michel avait une plus grande chance de s'en sortir.
Des cris de terreurs s'élevaient un peu partout et on pouvait voir des corps piétinés à terre. Ceux qui essayaient toujours de s'échapper dans un mouvement de panique faisaient leur propre victimes.
Une jeune femme d'une grande beauté sortit des ombres des haies. Elle était si belle que certains sorciers en oubliaient les cris et le sang autour d'eux. La femme s'avança avec grâce vers la foule. Mais alors qu'un homme allait s'approcher d'elle pour la sortir du danger, devenant le parfait héros de la belle dame...
elle se pencha sur le corps déchiqueté d'un sorcier qui n'avait pu échapper aux orques. Elle ouvrit la bouche en grand laissant apparaître des dents acérées. Et elle mordit la chair morte. Arrachant et avalant. Dévorant le cadavre qu'elle avait trouvé.
« Qu'est-ce que... » bredouilla l'un des parents devant Alexandre.
« Une goule. » Annonça le jeune Rogue. « Elles ne mangent que des charognes, des corps morts. Elle ne nous attaquera pas mais elle pourrait essayer de mener une victime vivante vers un danger mortel. Quoique avec tous les corps déjà au sol... » Alexandre ferma les yeux. Il se rappelait avoir lu un long chapitre sur cette créature et il aurait préféré ne jamais la voir en vraie. « Je pense que nous ne risquons rien d'elle. Concentrez-vous sur les autres dangers. » Et puis il se tourna un instant pour arranger les plus jeunes qui se cachaient derrière eux de façon à ce qu'ils ne puissent pas voir ce qui se passait. Il les aida à se recroqueviller entre de rangées de bancs et à se tenir les uns aux autres pour que rien ne puisse les séparer. Et il leur murmura gentiment : « Bouchez-vous les oreilles. »
Alexandre vit un petite fille de huit ans placer ses mains sur les oreilles d'un garçon à peine plus jeune qu'elle.
En se retournant il aperçu un mouvement en hauteur. Son sang se glaça. Aussitôt il appela d'une voix tremblante mais forte.
« Une cockatrice sur les haies ! »
Severus se figea et leva les yeux. En une seconde sa décision fut prise. « Restez avec eux. » Ordonna-t-il aux deux aurors qui l'avaient rejoint plus tôt. Et après avoir lancé un regard quasi désespéré à son fils... il s'éloigna du groupe.
Le maître des potions dansait au milieu des combats. Orques et goules, et d'autres choses qui étaient apparues mais s'étaient tournées vers les autres gradins. Au passage il lançait des sorts pour aider les aurors ou les victimes. Le sang coulait abondamment et il y avait de nombreux morts, mais sa plus grande préoccupation restait quand même la créature en haut de la haie.
La chose était gigantesque et avait le corps d'un coq muni d'immense ailes et d'une queue de reptile. Severus lança un seul sortilège qui forma une bulle bleutée autour de lui. Approchant au pas de course de la créature il n'eut pas le moindre mouvement de recul quand elle expira longuement sur lui dés qu'il fut assez proche.
La cockatrice était connue pour son haleine fétide qui était mortelle pour quiconque la respirait.
Severus craignait que laissé seul le monstre ne décide de descendre de son perchoir et d'aller respirer sur le public sorcier qui était toujours coincé dans les gradins.
D'un geste de la main, sa baguette tournoya en un arc de cercle et une série de dessins semblables à des runes et une lance apparut à sa place. Severus tira son bras aussi loin en arrière qu'il pouvait et utilisa ce maigre élan pour lancer sa baguette transformée.
La bête s'écroula, le cœur transpercé de part en part.
Le seul problème... était que la cockatrice tomba en arrière, de l'autre côté de la haie. Emportant avec elle la baguette du sorcier. Seul et désarmé, le professeur n'avait rien d'autre pour se défendre que le peu de magie sans baguette qu'il connaissait. Et il savait que ce ne serait pas assez.
Alexandre avait suivi toute la scène. Il avait tremblé de peur, craint la perte possible d'un être aimé et puis respiré de soulagement en le voyant frapper la créature avec succès. Mais la cockatrice avait emporté avec elle la seul arme de Severus Rogue.
Et alors qu'Alexandre essayait avec désespoir de trouver quelqu'un d'assez prêt de son père pour l'aider...
Un nouveau monstre fit son entrée.
Il était horrible à regarder. De taille humaine mais le dos protubérant courbé sous le poids d'ailes de chauves-souris aussi grandes que la créature. La peau verdâtre ou grise, Alexandre n'aurait su dire. La chose n'avait que la peau sur les os au niveau du torse, sa cage thoracique ressortant dramatiquement. À ses mains et ses pieds des ongles aussi longs que des griffes étaient prêts à tout déchirer sur son passage. Elle avait une tête presque humaine si on oubliait les dents acérées, les longues oreilles pointues et l'aspect monstrueux.
Ferdie qui était restée avec groupe d'Alexandre s'écroula presque de terreur à ses côtés.
« Où ont-ils trouvés un Upyr ? Et pourquoi l'auraient-ils mis dans le labyrinthe ? C'est insensé ! »
« Ce n'est pas l'un des habitants du labyrinthe. » Annonça l'un des aurors alors qu'il continuait à lancer sortilèges d'attaques et boucliers autour d'eux. « Il n'y a aucun Upyr sur la liste de ce qui a été emmené pour la troisième tâche. » Et sa voix tremblait terriblement.
« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda Drago avec réluctance.
« Une autre forme de vampire d'origine Russe. D'une race qui ne devrait même plus exister. Personne ne sait comment ils sont 'nés' mais ce qui est sûr c'est qu'ils sont quasi intouchables. Ils ne craignent que la lumière pure du soleil. Et aucun sortilège imitant l'astre ne fonctionne sur eux. » Répondit Fredie.
Et la nuit était déjà tombée... emmenant avec elle leur plus grand espoir contre l'être vampirique.
Un son plein de désespoir quitta les lèvres serrées d'Alexandre, attirant leur attention.
L'Upyr avançait vers Severus.
Alexandre ferma les yeux.
