L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: j'ai toujours regretté ne pas savoir ce qu'avait affronté Cédric dans le labyrinthe. Du coup j'invente ^^ et comme tout est différent sans la présence du faux Alastor Maugrey, je peux créer ce que je veux ;) Résultat le chapitre n'est pas une résolution du précédent mais un accompagnement donc...
Cliffhanger numéro 2... ne me tuez pas ? Vous avez besoin de moi pour écrire la suite ?
Guest: Les Erreurs je sais qu'il y a beaucoup d'erreurs ^^ le défaut c'est que comme toi je les vois quand je lis les histoires des autres. Mais quand je relie les miennes je n'arrive plus à les voir parce que mon esprit se concentre sur l'histoire en général : où j'en suis, ce qui me manque à écrire. Je suis désolée qu'elles soient aussi gênantes et je comprends. Je ne peux pas me relire plus parce qu'il me faudrait attendre des semaines avant d'avoir assez de recul pour 'voir' ce qui ne va pas. Si je m'arrête pour corriger je n'écrirais plus de nouveaux chapitres alors c'est un choix que j'ai dû faire. Si tu veux tu peux m'aider. Relève les fautes et copie/colle le mot où il y a l'erreur plus le chapitre qui le contient et la correction qu'il faut faire. Et envoie moi la liste par message privé. Quand j'aurai fini l'histoire je prendrai le temps de revenir en arrière pou tout corriger. Je te serais vraiment reconnaissante si tu pouvais m'aider ainsi. Ou quelqu'un d'autre parmi les lecteurs. Merci en tout cas de continuer à lire parce que l'histoire est assez bien pour oublier les fautes lol
Ange Dmoniaque cherche hache: ton message m'a fait rire quand j'ai lu ton pseudo parce qu'il m'a donné une image d'un lecteur me poursuivant avec la hache finalement trouvée mdr
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S/H : chapitre 33
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Cédric avait passé bien des tournants où il avait dû choisir quelle direction prendre. Tous les sortilèges pour repérer sa position avaient échoués. Cédric était persuadé que le sort des quatre-points aurait au moins dû fonctionner. Mais quelque chose interférait depuis qu'il était entré dans le labyrinthe.
C'est à la croisée de quatre chemins qu'il découvrit la raison de l'échec. Un pixie était penché au-dessus d'une pierre et dessinait une rune à laquelle il ajoutait sa magie par petites doses.
La créature mesurait moins d'un mètre mais plus de cinquante centimètres. Il portait un chapeau fait de feuilles, avait des cheveux aux couleurs de l'automne, des oreilles pointues et avait une peau d'un vert pâle. Le petit homme rigolait doucement de sa blague et cela fit sourire Cédric.
« Et bien en voilà des manières ! » S'exclama le poufsouffle sur un ton amusé.
Le pixie se retourna d'un bond et eu la décence de rougir. Cédric s'approcha doucement avant de s'accroupir à quelques centimètres de la créature.
« Tout va bien. Je ne t'en veux pas. Mais pourrais-tu arrêter de m'égarer s'il-te-plaît ? J'ai besoin d'arriver au centre du labyrinthe pour finir l'épreuve. »
Le pixie pencha la tête pour étudier le jeune humain. Il était rare qu'un voyageur qui découvre l'interférence d'un pixie reste aussi calme et gentil. Sur un coup de tête et parce qu'il s'ennuyait à devoir rester dans une zone limitée par peur d'être mangé par certains des monstres cachés dans les multiples chemins... le pixie s'avança à pas décidés vers l'humain et s'accrocha au bras le plus proche pour grimper jusqu'aux épaules de l'homme étonné.
« Veux-tu m'accompagner ? » Demanda Cédric abasourdi.
Le pixie se pencha au-dessus de la tête du jeune homme et le regarda de travers en levant un sourcil comme pour le traiter d'abruti : ''Bien sûr que je viens !'' semblait dire le regard.
Au moins assis sur les grandes épaules le pixie verrait de l'action tout en étant protégé. C'était ce qu'il pensait. Il faut dire qu'il avait raison puisque Cédric était un être très protecteur.
C'est ainsi que le poufsouffle se retrouva à voyager en duo, prenant le temps de lancer le sortilège des quatre-points. Il devait aller vers le nord-ouest et choisi donc le chemin sur sa droite.
Tout en avançant aussi silencieusement que possible pour ne pas attirer le danger à lui, Cédric essayait de comprendre pourquoi en un quart d'heure il n'avait croisé aucun monstre. Et puis il réalisa que les organisateurs n'auraient jamais placé un pixie dans le labyrinthe sans assurer sa protection.
« Est-ce que la zone où tu était empêchait les autres dangers du labyrinthe d'entrer ? » questionna-t-il.
Le pixie se pencha et secoua la tête à l'affirmative. Et bien au moins Cédric avait eu de la chance pendant un petit moment.
« Pourras-tu me prévenir quand nous sortiront de la zone ? »
Un autre hochement de tête positif.
Cédric se mit au pas de course, profitant du calme des chemins pour gagner un peu plus d'avance sur les autres champions.
Après cinq minutes une petite main tapa sa tête et Cédric ralentit. Il comprenait qu'à partir de maintenant il devrait vraiment faire attention.
Cinq minutes de plus et le duo se retrouva bloqué par un lac artificiel qui commençait à l'entrée d'un nouveau chemin qui paraissait interminable. Cédric ne pouvait pas en voir la fin mais savait qu'il s'agissait d'un lac car l'eau était immobile et qu'une rivière se serait écoulée dans une direction précise. Ici, l'eau ne bougeait pas, pas même pour révéler les dangers qu'elle abritait.
Cédric s'assit au sol et commença à enchanter ses vêtements. Il allongea les jambes de son pantalon et les rentra dans ses baskets avant de sceller le tout avec un sort de colle et un sort d'imperméabilité. Il fit de même pour son t-shirt dont il colla les revers des bras, de la taille et du cou à sa peau afin d'empêcher l'eau de s'infiltrer. Puis il demanda au pixie s'il acceptait d'être ensorcelé à son tour. Pour lui montrer l'utilité de sa magie Cédric trempa sa manche au bord de l'eau à vitesse éclair et la ressortie entièrement sèche. Le pixie accepta.
Cédric emprunta ensuite une feuille au pixie et la transforma en un bateau végétal qu'il accrocha à une corde dont il s'entoura la taille. Il plaça le pixie dans le bateau et fixa un bouclier bulle qui protégerait la créature de tout ce qui viendrait d'en-dessous. Une minute plus tard la corde elle-même était incassable et le duo était dans le lac.
L'eau arrivait jusqu'au torse du jeune sorcier ce qui lui aurait permis de marcher en restant debout mais Cédric s'était méfié. Craignant que le fond ne contienne des sables mouvants ou des choses invisibles hors de l'eau, le poufsouffle avait commencé à nager, plongeant la tête souvent sous l'eau pour essayer de découvrir ce que cachait le lac.
C'est ainsi qu'il l'aperçu.
Pas plus grand qu'un enfant avec une carapace telle celle d'une tortue sur le dos. Son corps verdâtre était couvert d'écailles et sur sa tête les cheveux étaient dans un désordre tel que cela ressemblait plus à un nid d'oiseau qu'à autre chose. Cédric savait que si la créature se penchait, il pourrait voir au centre des cheveux, sur le dessus du crâne, un creux. Sorti du lac ce creux serait resté rempli de l'eau qui les entourait. Cédric était encore trop loin pour confirmer que la créature avait des mains et pieds palmés aux longues griffes mais il ne doutait pas qu'elles étaient là.
Un Kappa.
Heureusement pour Cédric ses parents l'avaient emmené en voyage au japon quand il était plus jeune. Sans quoi il n'aurait pas su reconnaître l'individu qui n'allait pas tarder à réaliser la présence d'un être humain.
Réfléchissant très vite Cédric savait qu'il ne pourrait pas lutter contre le Kappa. Cette créature avait une force herculéenne et n'aurait pas de mal à noyer l'humain avant de le manger. Le poufsouffle ne pouvait pas non plus vider le creux de son eau comme il aurait pu sur la terre ferme, car le kappa était resté sous l'eau.
Il lui fallait trouver quelque chose qui détournerait l'attention du kappa... l'être fantastique mangeait des animaux et des humains... le seul humain était Cédric. Le jeune homme ne pensa pas une seule seconde au pixie comme nourriture parce que son seul but concernant son étrange ami était de le protéger coûte que coûte.
Il y avait autre chose que les kappas aimaient plus que tout au monde. Des … des... des concombres ! Aussi bizarre que cela paraisse.
Cédric remonta le temps de respirer et plongea rapidement jusqu'à toucher le sol, il arracha les touffes d'herbes et d'algues qu'il avait entraperçu et remonta à la surface pour les transformer en concombres, s'assurant qu'elles auraient la consistance et le goût du légume. À peine avait-il finit que le kappa sortis la tête de l'eau juste devant lui. Ils étaient nez à nez.
Cédric ne s'attarda pas. Il inclina la tête avec respect et présenta ses mains remplies de la délicatesse préférée des kappas.
Le kappa salivait à la vue de son met favori. Dans un mouvement d'une grande rapidité le kappa attrapa l'offrande et dévora le premier concombre. Satisfait de ce qu'il découvrait le kappa s'enfonça dans l'eau sans faire de mal à l'humain.
Cédric respira un grand coup et se mit à nager aussi vite qu'il pouvait. Jamais il n'avait eu à surpasser ses forces jusqu'à épuisement avant ce jour. Même lors de la deuxième tâche il n'avait pas autant battu des pieds et des mains, n'avait pas forcé ses muscles jusqu'à leurs limites. Mais il n'avait pas d'autre choix s'il voulait survivre à cette rencontre.
Les minutes qu'il lui fallu pour rejoindre la terre ferme de l'autre côté du chemin semblaient interminable au jeune sorcier. Et même arrivé il ne perdit pas une minute et souleva le bateau contenant un pixie tremblant. Puis il se mit à courir pour s'éloigner du danger.
Le duo tourna trois fois entre les hautes haies avant que Cédric ne s'arrête pour reprendre sa respiration. Il haletait et son esprit s'était libéré de sa terreur. Un calme soudain le traversa et il pris conscience du risque qu'il avait pris à aller à toute vitesse à travers le labyrinthe sans même regarder autour de lui. Il aurait pu y avoir d'autres choses cachées après le lac. Et il serait mort si ça avait été le cas.
Se tournant vers le pixie il s'excusa :
« Je ne peux même pas te proposer de te laisser en sécurité ici. Je ne sais pas ce qui peux se trouver dans le coin. Je suis désolé. Même le bouclier bulle ne tiendra pas plus longtemps. Il devrait disparaître d'ici quelques minutes. »
Le pixie le regarda avec de grands yeux tristes. Mais ils ne contenaient aucune accusation. Le pixie avait choisi de le suivre, par ennui et aussi par peur. La créature n'avait pas été certaine que sa zone de sécurité allait tenir longtemps, elle ne faisait pas confiance à ceux qui l'avaient enlevée pour la placer là. Le petit être se glissa hors du bateau et grimpa le long du dos courbé de l'humain assis.
Automatiquement Cédric se redressa et avec un sourire timide se releva. Il était temps de repartir. Le plus vite il finirait sa course dans le labyrinthe le plus vite il en serait libéré.
Une demi heure plus tard et Cédric avait une manche fumante causée par une rencontre mouvementée avec un Scroutt à pétard énorme. Après une course effrénée et plusieurs acrobaties pour éviter d'autres créatures cachées dans les haies, le duo se retrouva dans un nouveau couloir de haies.
Le pixie tapait son chapeau de feuilles contre la tête de Cédric pour se débarrasser du liquide bleu qu'avait projeté l'un des monstres.
« Eh ! Pas sur ma tête ! » S'exclama Cédric avant de se mettre à rire. Le liquide avait des propriétés hilarantes au contact et Cédric s'empressa de lancer un sort qui le débarrassa de la substance et failli le rendre chauve.
Le pixie rougit et caressa les cheveux de l'humain pour s'excuser.
Cédric secoua la tête mais sourit à son ami. Il s'était attaché au pixie.
Un bruit de sabots battant le sol leur fit tourner la tête. Un étalon d'une grande beauté donnait l'impression de danser entre les haies pour rejoindre le duo. Arrivé près d'eux le cheval se tourna et présenta son dos.
Il était grand et digne, le pelage gris brillant comme de l'argent, sa crinière était d'un blanc pur étincelant en contrepartie. Mais ce qui arrêta le mouvement qu'avait entamé Cédric pour monter l'animal c'était que la dites crinières dégoulinait d'eau. Cédric recula et s'inclina.
« Ce fut un honneur de vous voir noble Kelpie. Mais ma mission passe avant tout. » Il resta ainsi prostré, contenant un sursaut lorsque le museau de l'animal toucha son front. Puis le cheval parti au trot.
Le Kelpie était un cheval dégoulinant constamment d'eau qui présentait son dos à qui voulait le monter et entraînait ses passagers jusqu'à la plus proche source d'eau profonde pour les noyer. Il ne pouvait entraîner sa victime avec lui que si elle avait monté la créature.
Cédric suivit le Kelpie, pensant avec raison que ce chemin serait vide de tout autre monstre que celui qu'il venait de croiser. À la sortie du couloir de haies il aperçu un creux rempli d'eau. Il semblait petit mais l'eau était si sombre qu'il devait être bien profond et un être tel que le kelpie pouvait sans mal se plonger dedans et disparaître dans les abîmes.
Cette fois-ci le duo fit face non à un chemin entouré de hautes haies mais à une clairière au centre de laquelle Cédric pouvait voir la coupe qu'il venait de passer des heures à chercher.
Pour autant que la victoire était proche, il y avait quelque chose d'angoissant à se trouver dans un espace aussi vaste après avoir été au milieu de couloirs étroits.
Cédric déposa le pixie à terre et lui fit face, prenant soin de rester à l'abri de la haie qui les cachait encore du reste de la clairière.
« Le seul danger ici est le kelpie. Il ne ferait de mal qu'à un humain. Je voudrai que tu attentes ici le temps de vérifier que rien d'autre ne va surgir des différents chemins qui donnent sur la clairière. »
Le pixie le regarda avec grand sérieux avant de hocher la tête. Il resterait mais... le petit être attrapa la main de Cédric et la tapota comme pour le gronder.
« Je reviendrais pour toi avant de toucher à la coupe. » Promis le jeune homme.
Cédric s'avança à pas de loup. Tapant sa baguette contre sa jambe pour se rappeler qu'il l'avait en main et être prêt à la lever à tout moment.
Son regard se fixa sur chaque entrée menant au reste du labyrinthe. Certaines étaient claires et on pouvait voir qu'elles étaient bien vides. Mais d'autres restaient sombres et menaçantes.
Préférant ne pas risquer un sortilège lumineux de peur de réveiller une créature endormie, Cédric tourna lentement en rond. Gardant en mémoire le passage menant à son pixie.
Il pris un risque calculé en faisant dos à des couloirs de haies qu'il n'avait pas observé de très près. Et ce pari était gagnant.
Un murmure de mouvement venu de derrière lui le lança dans un mouvement qu'il avait probablement retenu de tout son temps à jouer au quidditch. Cédric se jeta au sol et usa d'un sortilège pour se donner de l'élan et l'aider à glisser à toute vitesse le long de l'herbe verte. Collé à terre il passa en quelques secondes sous la créature qui s'était préparée à l'attaquer et jeta un nouveau sort d'entaille le long du ventre de la bête. À peine touchée ce qui se révéla être une araignée géante s'écroula.
Cédric avait glissé sur l'herbe jusqu'à atterrir derrière la créature. Il la regarda s'effondrer et vérifia qu'elle était bien morte. Depuis des heures il échappait à la mort et toujours de justesse. Allant de danger en danger.
Il se rassura que tout était fini. Que dés qu'il toucherait la coupe il pourrait sortir de cet enfer. Et il se promit de ne jamais plus se présenter à un tournoi. S'il devait risquer sa vie ce serait pour en sauver une autre, pas pour prouver sa valeur ni celle des siens.
Calmement il se dirigea là où attendait le pixie. Il le pris dans ses bras et le serra doucement.
« Merci de m'avoir fait confiance. »
Puis il s'approcha de la coupe et déposa le pixie à terre, le prenant par la main. Et de sa main libre, il attrapa le trophée.
Une sensation de vertige le saisit au ventre et il comprit que ce qu'il venait de toucher était un portoloin. Une explosion de lumière lui fit tourner la tête et pendant une seconde il put voir un grand nuage gris qui semblait avaler la brume du labyrinthe. Et les haies qui s'écroulaient une à une.
Il atterrit, la respiration coupée et n'eut le temps que d'une inspiration avant d'être saisi par des mains aux ongles acérés.
Le jeune sorcier se retrouva prisonnier de bras puissants, une dague posée sur son cou. Et en face de lui un homme le regardait avec un sourire diabolique.
« Notre dernier invité est enfin arrivé. » Rit l'être. Il avait des dents de vampires, des yeux rouge sang de s'être nourrit peu de temps avant.
Et tout autour d'eux d'autres vampires les encerclaient.
Cédric baissa les yeux en sentant qu'on lui retirait sa baguette des mains et remarqua que le pixie avait disparu. Il ne pouvait voir son étrange ami nulle part et espérait que la créature était en sécurité. Lui en tout cas ne l'était pas.
