L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: Pour Mel-In-E DL : l'une des réponses que tu voulais. J'espère que j'ai bien expliqué les choses. J'ai bien peur de ne pas pouvoir faire mieux. Ce que je voulais expliquer sur la coupe ne pouvait pas s'intégrer aussi bien que je voulais dans ce chapitre alors j'ai préféré le laisser pour un autre chapitre. Dis moi si cette partie répond à cette première question ?
o
o
S/H : chapitre 38
o
o
Les vampires étaient restés dans l'ombre après les combats de la fin du tournoi. Bien qu'ils aient aidés ils avaient cette crainte, due à une longue histoire entre les sorciers et eux, de ne pas être les bienvenus. Leur race effrayait et de ce fait ils étaient en constant danger d'être attaqués sous prétexte que quelqu'un voulait se protéger d'eux.
Pourtant les choses changeaient. Le temps et les événements emmenaient une nouvelle compréhension de ce qu'ils étaient réellement : non pas des prédateurs constamment à la recherche de nourriture et violence mais bel et bien des êtres vivants ayant un désir d'être laissé en paix et d'être vu à égalité de toutes les autres races.
Leurs particularités n'étaient que des points sans importance au final, tant que les vampires maîtrisaient leur besoin de sang en respectant la vie de ceux qui les nourrissaient et tant qu'ils n'essayaient pas de subjuguer les humains ou sorciers... personne n'avait le droit de les juger ni de les condamner.
Ce qui avait changé dans la vision que les sorciers avaient des vampires était qu'ils avaient respecté une très ancienne alliance au point d'avoir affronté une guerre civile, interne à leur propre frères et sœurs.
De ce fait, les vampires n'avaient pas à avoir peur d'être traités comme des moins que rien. Il y aurait toujours quelques voix s'élevant contre eux, c'était inévitable, mais la majorité des sorciers souhaitait les accueillir ouvertement. Même si un futur lointain voyait le retour des anciennes haines, c'est le moment présent qui comptait le plus. Et cette paix durement gagnée serait vécue dans son entièreté jusque là.
Il avait fallu des centaines de hiboux et chouettes pour transporter ce qui serait connu dans l'Histoire des vampire comme 'La Grande Prière'. Des centaines de messages venant de tous les élèves de Poudlard, y compris français et bulgares, contenant leurs 'demandes' et 'prières' de bien :
'Vouloir remmener tes fesses à l'école, Michel Blanc !'
Après le court moment d'incompréhension dû à l'invasion des oiseaux dans la salle royale en pleine réunion des clans, les vampires avaient retirés les lettres de leurs attaches et les avaient présentées au jeune Michel qui avait réussi à rougir, ce qui était rare pour un vampire.
Il fallait bien dire qu'ouvrir son courrier devant Le Roi des vampires... était un peu gênant.
Chaque mot, de lettre en lettre, révélait le désir qu'avaient tous les élèves de le voir revenir, ne serait-ce que pour la fin de cette année scolaire. Michel leur manquait.
Après avoir consulté et son père et les chefs de clans et le roi... Michel avait avoué vouloir revoir les jeunes sorciers.
Ayant pris le temps de discuter avec le gouvernement anglais et le directeur de Poudlard il avait été clair que les vampires ne souffriraient vraiment plus d'une mauvaise réputation et de toutes les conséquences que cela entraînait.
Michel emballa ses affaires dans une valise et repris la direction de l'école. Même s'il passerait plus de temps à renouer des amitiés qu'à étudier puisqu'il n'était pas un sorcier et ne tirait pas grand choses de leurs leçons.
Michel arriva un matin, au court du déjeuner.
Les leçons eurent deux heures de retard et les professeurs eurent bien du mal à retirer le jeune homme des griffes des étudiants.
L'enthousiasme avait été immense, dépassant les prévisions qu'avait fait Michel après lecture de tous leurs courriers. Se sentir autant apprécié par une race qui n'était pas la vôtre était quelque chose d'infiniment précieux.
Jours après jours après cela, le jeune vampire s'était amusé. Il avait couru dans les couloirs pour chasser Draco et soi-disant essayer de gagner le cœur d'Alexandre : d'après ce que disaient les jeunes sorcières de l'école bien sûr. En vérité il courrait après Draco pour se venger de la dernière blague dont il avait été victime : Draco avait collé tous ses sous vêtements au plafond de la salle commune des serpentards...
Michel avait manigancé mille et une aventures avec Fred et George Weasley, avait porté les sacs de jeunes premières années qui avaient des centaines de questions pour lui sur la race vampire. Il avait dansé avec Alexandre dans la grande salle pour raviver les rumeurs amoureuses que les filles faisaient courir et avait ensuite dû fuir Draco qui le pourchassait armé d'une fourchette.
Hermione avait pris le vampire à parti pour l'aider dans ses recherches de possibles alliances avec d'autres créatures. Michel travaillait donc sérieusement quelques heures par semaines... puis reprenait ses courses folles et sa joie habituelle, entraînant Hermione avec lui pour rejoindre les jeux de leurs amis.
Il y avait aussi l'organisation vraiment secrète qu'avait lancé Egal parce que les elfes de maisons devaient bien s'amuser aussi : le jeune elfe avait décidé de jouer les entremetteurs. Avec l'aide de Michel, d'Alexandre, de Draco et d'autres personnes dont nous ne citerons pas les noms, Egal avait mis en place des petits tours joyeux à l'avantage des multiples couples existants et de de ceux que beaucoup voulaient rapprocher.
Hermione et Viktor s'étaient retrouvés incapables de quitter une pièce pour une journée entière : les repas étaient apparus en version pique-nique, une couverture et des coussins au sol avec des paniers remplis de nourriture.
À chaque fois que Bill et Fleur se croisaient une pluie de pétales de fleurs leur tombait dessus et ne s'arrêtait que quand ils s'éloignaient suffisamment. La jeune française riait toujours alors que Bill rougissait.
Egal avait aussi osé demander au château, Poudlard était devenue sentiente avec les siècles, de réunir les bureaux de Severus Rogue et de Dame Dinitre...
Alexandre avait juré à son père qu'il n'était au courant de rien et Egal était apparu devant eux le temps de s'incliner comme pour saluer un public invisible et de faire un clin d'oeil. Le maître des potions avait passé trois jours à le chercher après ça sans aucune succès avant de se faire à l'idée de partager son espace avec la femme qui le courtisait.
Mais la plus grande réussite de 'l'organisation secrète' du jeune elfe était sans aucun doute les séries de rendez-vous qu'il avait mis en place pour aider Cédric Diggory et son pixie. Personne ne savez comment mais Egal avait contacté et emmené dans l'école des demoiselles pixies intéressées et avait organisé des doubles rendez-vous : d'un côté le pixie et ses demoiselles et de l'autre Cédric et son unique demoiselle. Cho Chang avait un humour assez développé et s'était régalée. Cédric avait sourit et le pixie avait beaucoup dansé. Apparemment danser était Le moyen de séduction le plus connu des pixies.
Ça et jouer des tours aux humains...
Allez savoir pourquoi autant de personnes s'étaient perdues les jours où les dames pixies avaient rencontré l'ami pixie de Cédric.
Michel avait quant à lui passé beaucoup de temps à observer les diverses situations et bien qu'il vivait dans une joie constante son don vampirique avait aussi causé quelques moments de tristesse en lui. Notamment lorsqu'il avait lu les auras de Cédric et du pixie.
Leurs deux magies ne faisaient plus qu'une. Ce n'était pas qu'elles sortaient de l'un et de l'autre pour s'unir quand ils se rencontraient, non. Elles avaient formé une seule et unique magie et quand ils s'éloignaient l'un de l'autre la magie s'étirait entre eux comme une corde élastique. Une unique magie vivant dans deux corps séparés. Comme s'ils étaient un seul être ayant été coupé en deux et la magie les gardait collés l'un à l'autre. C'était ce qui rendait impossible une séparation. Ils devraient vivre ensemble pour toujours. Quand ils étaient trop éloignés ils perdaient la capacité de parler, d'apprécier la vie, de réagir à leur environnement, parce que l'unique magie était tirée au point de casser et que cela les blessait jusqu'à ce qu'ils se réunissent enfin. Une magie pour deux êtres. Le pouvoir était puissant et incassable, sans quoi ils seraient tous deux morts la première fois qu'on les avait séparés. Mais les conséquences d'un éloignement étaient terribles. Plus étaient loin l'un de l'autre, plus les dégâts étaient grand.
Cédric et le pixie n'avaient pas essayé de dépasser les frontières de l'école pour tester ce qui pouvait leur arriver mais d'un coin de Poudlard à sa partie totalement opposée ils étaient redevenus immédiatement muets et quasi paralysés. Cédric était le plus à même de se déplacer pour retrouver son jeune ami tandis que le pixie devenait immobile.
Il était douloureux de voir ces deux auras qui en vérité n'en formait plus qu'une seule.
Michel avait demandé à son père ce qui avait provoqué le phénomène et Salis Blanc lui avait dis que pour survivre aux pouvoirs de la dague les magies pourtant si différentes de l'humain et de la petite créature avaient dues se mêler l'une à l'autre jusqu'à fondre en une seule assez puissante pour survivre et surpasser la malveillance sortant de l'arme. Pour briser le sortilège de la dague deux fortes magies avaient été nécessaires, malheureusement seul le pixie avait été relié à la lame et de ce fait pour l'aider Cédric avait inconsciemment accepté que sa magie devienne celle du pixie. Unir leurs deux énergies aurait pu être provisoire si le couteau n'avait été une arme aux intentions si noires et terribles. Pour refuser l'esclavage des vampires il avait fallu accomplir un sacrifice plus grand.
Et quel plus grand sacrifice que celui de perdre son individualité, sa propre liberté. Certains diraient que Cédric et le pixie étaient devenus esclaves l'un de l'autre. Mais ils se tromperaient. C'était la troisième magie qui était intervenue, celle d'Alexandre, qui avait transformé ce qui aurait été un bond d'esclave en un lien fraternel unique. Faisant de Cédric et son pixie des jumeaux magiques plus rares encore que ne l'étaient George et Fred. Les deux Weasley pouvaient vivre séparés par de grandes distances et avaient des magies individuelles qui avaient laissées un bout d'elles dans l'autre pour les lier. Pour que l'un soit toujours présent dans l'autre quoiqu'il arrive.
Cédric et le pixie n'avaient qu'une seule magie à présent. Et bien qu'ils dépendent l'un de l'autre au final ils étaient toujours libre de vivre et de profiter de chaque jour. Grâce à Alexandre la noirceur qu'aurait eu leur lien n'était pas là.
Voir leur aura restait tout de même une grande douleur et tristesse parce que ce n'était pas une chose naturelle, parce que c'était le prix qu'ils avaient dû payer pour sauver tous les vampires. Ce qu'ils avaient fait était inscrit dans cette aura. Aucun vampire ne pourrait jamais oublier leur sacrifice et ses conséquences.
Michel les regardait et tandis qu'une partie de lui riait de bonheur d'être avec ses amis, une autre désespérait de jamais pouvoir repayer la dette des vampires envers Cédric et son ami pixie.
Avec le temps Michel Blanc espérait que la souffrance ressentie se ferait moindre et que son peuple pourrait rire avec lui des tours que jouaient un pixie et son humain.
La vie suivait son cours.
Dans le grand château qu'était Poudlard les rires prédominaient et réchauffaient les âmes.
