L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: Pour Akarisnape : Tu demandais Dame Dinitre et la voici ^^ D'ailleurs merci parce que je faisais un blocage sur une possibilité que je n'arrive pas à introduire dans ce tome de l'étoile du recommencement... donc ta revue m'a relancée dans une direction différente mais qui me convient mieux ;) Honneur à toi noble lecteur ;)
Non , je vous jure: ce que je voulais mettre était une question qui se pose depuis le premier tome mais qui aurait ouvert l'histoire sur des dizaines de chapitres qui n'auraient eu aucun rapport avec l'histoire en cours. Je n'arrivais d'ailleurs pas à l'écrire parce que ça gâchait le reste de cette histoire pour moi... J'introduirai possiblement ce point dans la suite... le jour où je l'écrirai enfin ^^ En attendant : avant dernier chapitre.
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S/H : chapitre 40
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Annabelle Ivanova Dinitre attendait depuis des heures assise sur les marches menant à la porte d'entrée de Poudlard. Elle avait accepté cette mission de celui qu'elle courtisait et bien que d'autres Valkyries auraient protesté à ce type de demande, elle n'avait pas hésité. Peu de femmes de son peuple accepteraient d'attendre sagement le retour d'un homme.
Mais ici la base peu appréciée de la mission n'était pas la partie importante. Severus avait été convoqué par le département des mystères et avait longuement hésité avant de contacter Annabelle et de lui avouer les différentes possibilités de cette rencontre à venir. La plus grande inquiétude était que les langues-de-plombs effacent de sa mémoire certaines choses où qu'ils ne le laissent pas revenir sans le mettre sous le joug d'un sort puissant pour assurer sa coopération. Tout pouvait arriver entre les mains de ces hommes de l'ombre.
Aussi Severus avait voulu mettre en place une mesure de sécurité toute simple : quelqu'un qui veillerait à son retour et s'il ne revenait pas irait le chercher. L'homme lui avait fait confiance et Annabelle se sentait redevable parce que ce seul acte dépassait la limite de la court qu'elle lui faisait. Severus Rogue était allé au-delà des lois gouvernants les coutumes de la jeune femme. Ce type de confiance n'aurait dû être donné qu'après leur mariage s'il avait un jour lieu. Et la jeune femme avait l'impression d'avoir gagné le combat sur le cœur de son choisi.
Cette preuve d'égalité entre eux était d'une grande importance pour elle. Car un homme qui ne lui aurait jamais donné le moindre pouvoir sur sa vie et sa sécurité n'aurait pas été accepté par son clan. Elle qui avait craint de contacter son peuple pour leur annoncer le choix d'un autre protecteur pour la dague et de leur avouer ensuite qu'elle avait trouvé un promis digne de ce nom. Aucune des gardiennes de la dague des Valkyries n'avait jamais interrompu sa mission en milieu de vie : elles étaient toutes mortes pour veiller sur l'objet. Jamais l'une d'entre elles n'avait trouvé l'amour ni n'avait fondé une famille. Annabelle avait eu peur d'être rejetée parce qu'elle était sortie de toutes les coutumes qui gouvernaient leur peuple.
Mais la dague avait choisi un autre porteur : dont elle garderait le nom secret pour toujours. Et elle avait eu la chance immense de découvrir les deux personnes avec lesquelles elle voulait fonder une famille : un mari et un fils. Elle se sentait rassurée par l'attitude ouverte et confiante de Severus Rogue. Parce qu'il avait démontré qu'il l'acceptait dans sa vie et elle n'avait plus peur de ne pas gagner son cœur et de repartir seule vers son pays d'origine.
Garder la dague précieuse avait été un fardeau douloureux pour elle, la laissant dans une solitude infinie avec comme futur une mort soit en combat soit de vieillesse. Elle n'aurait jamais dû connaître ce bonheur qui entrait dans sa vie.
Mais elle était là, en ce jour, attendant l'homme qu'elle voulait épouser. Prête à partir au combat pour le retrouver si besoin était. Elle était armée comme toujours mais son plus grand atout était la fiole en verre qui contenait un peu de l'essence magique de Severus. C'était une aide pour lancer un sort qui le localiserait en quelques secondes. Annabelle réchauffait le tube de verre entre ses mains, l'entourait de sortilèges seulement connus des Valkyries. Même s'il ne lui servait pas ce soir, elle comptait bien le conserver pour le restant de ses jours si Severus voulait bien lui laisser ce bout de lui en présent.
Des bruits de pas lui parvinrent de loin. La silhouette reconnaissable du maître des potions remontait le chemin qui menait de la grille d'entrée à la porte de l'école. La directrice se releva avec grâce, droite et fière.
Severus l'approcha calmement, un léger sourire aux lèvres et s'adressa à elle :
« Merci d'avoir été là. Cela m'a aidé à affronter les langues-de-plombs aussi sereinement que possible. »
« Tout s'est bien passé ? » Demanda la femme.
« Au mieux. » Admit Severus. « je ne m'attendais pas à une résolution aussi rapide de la situation. »
Severus n'avait pas expliqué à Annabelle quelle était cette situation qui l'avait effrayé. Il avait droit à ses secrets, son jardin de solitude que tout homme lié à une Valkyrie gardait précieusement. Un couple n'avait pas à tout savoir l'un de l'autre, pas lorsque la vie d'autres personnes dépendaient de leurs secrets. Leurs souvenirs étaient les leurs, c'était leurs cœurs que les valkyries voulaient : les cœurs de guerriers et d'amants, de pères et de frères. Les femmes de ce peuple ancien voulait des êtres de confiances à leurs côtés, pas des marionnettes dont tous les fils seraient entre leurs mains. Et puis elle pouvait deviner qu'une partie de ses craintes avait été les questions que le département des mystères avait sur l'explosion de magie d'Alexandre la nuit de la fin du tournoi.
Un père qui gardait son fils. Un homme de valeur.
En cette seconde précise, la dame Dinitre pris une décision. Elle marchait déjà hors des sentiers battus des coutumes de ses sœurs alors... elle pouvait bien faire ce pas plus tôt que prévu, surtout s'il lui donnait l'assurance que l'homme qu'elle appréciait était bel et bien libre de tout sortilège et de toute perte de mémoire.
Annabelle saisit le manteau de Severus et tira le professeur à elle, déposant ses lèvres contre les siennes. Le touchant ainsi intimement elle envoya sa magie parcourir le corps de l'homme et vérifier qu'il était revenu sain et sauf, en bonne santé et son esprit 'entier'. Ce n'était pas un baiser normal et il ne pouvait être donné qu'une seule fois de toute la vie d'une Valkyrie. Normalement... ce n'était qu'après avoir échangé les vœux de mariage qu'elles offraient cet échange de magie, un lien pour unir l'homme à la femme. Car c'était un échange : alors même que sa magie faisait son chemin à travers Severus... celle du professeur, poussée par le pouvoir de valkyrie, était envoyée en retour vers Annabelle
L'échange était toujours réciproque et en temps normal l'homme aurait eu connaissance de ce qui était offert et demandé avant que le baiser ne soit donné.
Mais il y avait quelque chose de rare chez cet homme qui poussait Annabelle à dépasser toutes ses restrictions. Il pouvait toujours lui ordonner de partir et elle n'aurait alors que ce seul lien avec lui d'aussi loin qu'ils seraient l'un de l'autre. Elle pourrait s'en contenter, elle qui n'avait eu comme avenir qu'une solitude éternelle et qui n'avait commençait à rêver que cette année. Elle pourrait survivre avec la seule étincelle de la présence de Severus Rogue dans son sang. Pourtant elle osait espérer qu'il ne la repousserait pas malgré son audace de ce baiser magique.
Annabelle relâcha Severus et recula avec réluctance. Elle ne le quittait pas des yeux, attendant de voir si ce serait sa dernière chance d'observer le visage sculpté par le temps et les expériences.
Severus avait sentit la magie guerrière de la directrice bulgare et aurait pu se battre contre elle pour ne pas laisser sa propre magie sceller l'échange. Il aurait résisté si ce n'était pour ses sentiments grandissant pour elle.
Annabelle était tout ce qu'il avait souhaité avoir un jour. Plus même que ce qu'il avait imaginé. Il avait cru aimer loin dans son passé et découvrait aujourd'hui ce qu'était véritablement ce sentiment. Profondément enfoui en lui il voyait cet espace, qui n'avait été qu'un gouffre sans fin, se remplir. Un puits sans fond qui n'avait attendu que cette femme pour être empli de lumière et de force. Il ne pouvait pas laisser passer cette unique chance.
Alors Severus saisit Annabelle à son tour et déposa un baiser doux et tendres au début qui se pris de passion en quelques secondes. Et sur les marches d'un château, serrés l'un contre l'autre, ces deux êtres s'acceptaient enfin totalement. Aucun ne doutait de voir leur relation grandir cet été à venir, jusqu'à ce qu'un jour ils puissent se dire oui devant témoins. Et si dans les jours suivant les élèves croisaient ce couple qui ne se quittait pratiquement plus... beaucoup se rappelleraient longtemps de la force qui s'échappait de leurs deux formes entrelacées : qu'ils se tiennent par la main, ou s'embrassent au détour d'un couloir. Qu'ils s'assoient côte à côte ou qu'ils se penchent vers l'autre le temps d'une conversation. Qu'ils marchent devant le lac ou qu'ils se sourient de loin.
Et quand ils n'étaient pas seuls, toujours ils avaient avec eux le jeune Alexandre qui les regardait avec tendresse et partageait leurs rires.
Dans les mois menant à la fin de l'année scolaire, les souvenirs de tous seraient remplis de ces moments précieux :
Hermione qui s'enfouissaient sous des tonnes de livres et osait entraîner avec elle ceux qu'elle aimait. Qu'ils soient amis ou plus. Viktor ne quittait plus la jeune fille et se préparait à une longue attente quand il devrait retourner dans son pays. Mais Hermione en valait la peine.
Luna qui dansait dans les couloirs et les salles de classes et assurait tout le monde qu'elle le faisait pour attirer les sassifassilis qui devaient porter bonheur à ceux qu'ils approchaient.
Cédric et Cho, suivis de leur ami pixie qui refusait toujours qu'on lui donne un nom parce qu'il en avait un réservé aux oreilles de son propre peuple. Tous les trois s'amusant des exclamations agacées de ceux qui perdaient leur chemin quand ils étaient autour d'eux.
Percy qui travaillait pour ses examens et qui gardait toujours sur lui un cahier qu'il remplissait de mille et une notes. Lui qui cette année s'était trouvé un nouveau rêve pour son futur. Et bien qu'il n'ai dévoilé à personne son nouveau plan de vie tous lui faisaient confiance pour parvenir à ses fins. Il était un ami incroyable pour Alexandre et Draco, restant le plus souvent dans l'ombre mais toujours présent. Le couple allait le voir régulièrement et encore plus depuis que tous deux savaient quelle tâche serait la leur dans le monde. Alexandre ayant décidé que Percy serait parfait pour l'aider dans ses recherches.
Neville qui était constamment couvert de terre parce que son nouveau projet d'herbologie prenait tout son temps. Et qui gardait pour lui le cadeau qu'il faisait grandir dans les serres pour tous ses amis. Des fleurs qui portaient les couleurs mélangées de toutes les maisons et qu'il ferait passer aux élèves quand ils seraient dans le train.
Ron qui avait organisé un tournoi d'échec sorciers et avait demandé à McGonagall de recréer son échiquier géant. Des heures plus tard elle était toujours pliée en deux de rire à cause de la stratégie qu'il avait choisi pour rendre le jeu moins violent : le jeune griffondor lui ayant demandé d'ensorceler les pièces pour qu'elles aient des attaques pacifistes... et lorsque le roi enleva une jeune seconde année après qu'elle ait perdu et la plaça sur un trône doré à l'arrière de ses troupes et que chaque pion se mit à chanter des sérénades même aux adversaires masculins... alors le professeur d'ordinaire sévère éclata de rire et tous les participants eurent cette chance de passer une journée inoubliable.
Michel qui était tout le temps entouré d'un groupe ou d'un autre, à qui l'on posait des questions ou qu'on entraînait dans des jeux à travers toute l'école. Et qui manigançait avec les jumeaux Weasley pour les aider à rendre leur fin d'année unique.
Fred et George qui avaient réussi à assembler les fonds pour leur futur magasin de farces mais qui étudiaient toujours pour tenir leur promesse de finir leur scolarité. Ils avaient cependant lancé leur système de vente sur catalogue et organisaient en secret la démonstration d'un certain nombre de leurs produits lors du dernier repas à Poudlard. Des feux d'artifices expérimentaux seraient à l'honneur.
Bill et Fleur sur qui tombaient toujours des pétales de fleurs quand ils se croisaient. Fleur gardant sur elle une lettre qu'elle remettrait au jeune homme le jour du départ des étudiants français vers leur pays. Car alors elle ne serait plus sous la responsabilité des enseignants anglais et elle pourrait entamer avec lui une véritable court. Dans ce courrier elle lui donnait son adresse pour qu'il lui rende visite et elle lui avouait tous ses souhaits le concernant.
Draco et Alexandre qui parcouraient les couloirs en murmurant. Qui souriaient et riaient, et vivaient. La canne du jeune Rogue n'apparaissant que rarement et apportant toujours une touche de l'humour de l'elfe Egal qui s'amusait à les rendre extraordinaires. Resterait en mémoire cette canne qui donnait l'impression de n'être faite que de sucreries aux couleurs fluorescentes qui avait donné faim à un grand nombre d'élèves et de professeurs.
Et les frères Crivey qui prenaient en photographie tous ces événements, tous ces couples et ces amis. Les deux jeunes gens semblaient danser dans les corridors, partant au pas de course pour fuir ceux qui ne voulaient pas être capturés sur papier filmé. Mais en secret, pendant que les élèves poursuivaient les deux frères, tous imaginaient à quel point cet album photo serait beau. Et à quel point ils en voudraient tous un exemplaire.
Car les souvenirs dans leurs esprits ne leur suffiraient pas. Pour pouvoir se rappeler autant des joies que des peurs de cette année, des centaines d'élèves faisaient le plein de mementos. Pour ne jamais oublier les moments terribles et ceux qui avaient été perdus. Pour ne jamais perdre l'espoir et la joie qui étaient entrés dans leurs vies sous la forme d'un jeune garçon blessé... qui devenait un jeune homme noble et digne qui guiderait leurs cœurs pour longtemps.
La vie était comprise de tant d'épreuves et de tant de récompenses qu'il ne fallait pas en perdre une seconde. Dans les années à venir ils se battraient tous pour rendre leur société meilleure et surtout pour redonner aux sorciers la noblesse qu'ils avaient abandonné.
C'était une fin d'année lumineuse qui leur donnait la sensation d'un recommencement. Et l'étoile qui brillait le plus dans ce nouveau ciel était un tout jeune homme. Son nom...
Alexandre.
