voilà le chapitre 3 corrigé par "la ptite coquine" ma béta, que je remercie beaucoup.
j'espère qu'il vous plaira. j'ai tenu compte de certaines remarques me demandant un chapitre un peu plus long, vous constaterez que c'est le cas ^_^
je tacherais de faire la suite très prochainement mais avec la reprise des cours, ça sera un peu chaud peut être. dans tous les cas je promet (hum enfin je croise les doigt) de poster un chapitre par mois au moins.
voilà bonne lecture à tous et toutes
La salle ainsi vidée était devenue totalement silencieuse, personne ne semblait vouloir faire le premier pas.
Draco qui avait pu se libérer grâce à l'intervention de Ron de l'étreinte d'Harry, au grand désappointement de celui-ci, s'était installé près de son parrain. Assis droit, légèrement crispé les yeux perdus dans le vague, il était plongé dans une profonde réflexion. Il ne savait comment se comporter, avant l'annonce de Potter sa vie était toute tracée, aucune hésitation possible, mais le désir du brun venait tout chambouler.
Le petit blond n'était pas le seul à se triturer le cerveau, pour deux gryffondors bien connus la situation était tous sauf facile.
Les mots, de même que son courage, faisaient apparemment défaut à cet instant à Harry. Il n'avait eu aucun mal à tenir face au Ministre, aux Journalistes et à ses anciens amis, mais pour l'instant parler à Draco, était juste impossible.
À chaque fois que sa bouche s'ouvrait dans l'espoir de briser le pesant silence, ses yeux ne pouvant s'empêcher de se poser sur la fine silhouette de son blond, il sentait sa gorge se nouer et la seule chose qui chose qui sortait de ses lèvres devenues tremblantes, c'était un petit gargouillis.
Pathétique, il était vraiment pitoyable. Il n'avait jamais eu peur du plus grand meurtrier de tous les temps, mais au moment de parler avec l'amour de sa vie, il sentait des sueurs froides le gagner. Son avenir allait se jouer sur cette discussion. Elle ferait soit son bonheur, soit son malheur.
Tout dépendait de Draco maintenant, il lui avait offert son cœur, c'était au blond de décider s'il en voulait ou non. Une chose était sure en revanche, il ne partirait pas sans se battre. S'il devait le supplier pendant 100 ans il le ferait.
S'éclaircissant la gorge, son regard fixait sur le blond il prit la parole d'une voix qu'il espérait affirmée.
- « Je sais que la situation doit te sembler surréaliste Draco mais je t'assure que je ne veux que ton bonheur. Je t'aime Draco ... »
En prononçant cette phrase son regard avait accroché celui du blond, ses yeux d'habitude d'un vert émeraude enchanteur brillaient au même instant d'une flamme incandescente, d'un brasier fantastique, brulant et dangereux.
« … et je veux te voir sourire et rire à longueur de journée, je veux revoir tes pupilles briller comme avant que la noirceur de la guerre de les ternissent ».
Son discours était empreint d'une telle honnêteté, de tant d'émotion qu'aucune des personnes de l'assistance présente, ne pouvait songer un seul instant qu'il ne parle de pas de la vérité. Face à de tels propos, Draco sentait bien malgré lui, son cœur s'accélérer. La passion que le Gryffondor semblait posséder pour lui, lui réchauffer le cœur et l'âme, elle faisait s'élever sur ses lèvres des mots qu'il n'aurait jamais crut un jour dire à et homme, des mots qu'il n'avait dit qu'à sa mère et à Severus.
Il lui faisait, par cet amour, caresser le doux rêve d'être à nouveau aimer sans restriction, d'être le monde de quelqu'un comme il l'était pour sa mère. Mais sitôt que cette pensée l'eut traversée, Draco se reprocha se sentimentalisme ridicule. Comment pourrait-il retourner l'amour de Potter, plus encore comment celui-ci pourrait-il l'aimer sans qu'ils ne se connaissent. C'était impossible.
Avant même qu'Harry ne puisse continuer dans cette voie, Severus bouillonnant de colère ne put se retenir d'intervenir. Il ne pouvait pas laisser l'histoire se répéter. En Draco en cet instant c'était lui même qu'il voyait lorsqu'on lui avait appris que son premier amour voulait l'épouser. Mais lui bien vite était tombé des nues. Son cœur s'était brisé quand il avait appris qu'il n'était rien d'autre que l'objet d'un troc, qu'une marchandise que l'on achète et que l'on jette après utilisation. Ce jour là, ses rêves de grand amour s'étaient éteints.
Il avait grandi, l'enfant rêveur qu'il était en ce temps là avait laissé place à un homme désabusé et triste. Sa seule joie, son seul bonheur, il ne l'avait trouvé que dans le petit ange qu'était Draco pour lui. C'est lui qui lui avait rendu le sourire, lui qui lui avait donné une raison de vivre, de se battre. Jamais il ne laisserait quelqu'un briser Draco comme lui l'avait été. Et surtout pas le filleul de l'autre.
Comment ose t-il prétendre aimer Draco avec une telle passion alors qu'il l'oblige à se marier avec lui. Aucun doute maintenant pour l'ensemble de la population sorcière, qu'ils forment déjà un couple. Draco n'aura plus le choix de refuser. Sa vie était gâchée.
Le seul moyen serait que Potter renonce à son filleul, mais sur ce point il ne vaut mieux pas trop espérer. Il est déterminé, sur se point il ne peux pas feindre. Mais c'est justement ça qui m'inquiète, depuis la mort de Narcissa Draco est fragile, je le sais et je le vois dans ses yeux maintenant combien l'idée d'être autant aimé que le lui promet Potter le ravit.
Mais je ne peux pas le laisser s'embarquer là dedans sans avoir la certitude que l'amour de Potter est partagé et surtout si ce n'est pas par un choix conscient. Hors pour le moment il ne peut pas faire un tel choix.
- « Ecoutez Potter je conçois que vous aimiez mon filleul, je ne le remettrais jamais en doute. Votre sincérité ne fais aucun doute, même moi je ne peux pas le nier. Mais pour le moment Draco n'est pas émotionnellement parlant en état de vous répondre ».
(Ne prenant pas totalement bien l'intervention de Severus)
- « Snape je sais que vous voulez protéger Draco en tant que parrain, mais je ne penses pas que vous ayez l'autorité et le droit de décider pour lui ! »
(Énervé qu'Harry se permette un telle remarque après son attitude dictatoriale)
- « Et vous Potter en avez vous le droit ? Aviez-vous le droit de proclamer devant des centaines de personnes votre désir d'épouser mon filleul ?
Que je sache en cas de mariage le futur épousé est le premier avertit, pas le dernier !
Alors un petit conseil faites vous oublier ! »
(Sirius devinant le double sens de la dernière remarque à son adresse et ne supportant pas de laisser son filleul être ainsi traité se leva d'un bon et haussant légèrement la voix attaqua directement Severus)
- « Ne parles pas comme ça à Harry que sais tu des sentiments qu'il ressent. As-tu seulement déjà aimé dans ta vie avec une telle passion ? ».
- « Figure toi Black que oui, j'ai déjà aimé. Ces émotions comme tu dis ne me sont pas inconnues.
Tu parles de respecter les sentiments de ton filleul et que fais tu des sentiments du miens.
Tu t'en moque de Draco il ne compte pas, seul Potter compte pour toi. Et bien pour moi c'est l'inverse. Si tu crois que je laisserais Potter décider de la vie de Draco sans rien dire tu rêves.
Je ne laisserais pas TON filleul faire au mien ce que TU m'as fait ! »
Au fur et à mesure de sa tirade Severus avait haussé la voix allant jusqu'à la fin par hurler la dernière attaque. Sa voix n'exprimait pas seulement de la tristesse mais aussi de la douleur. Une douleur qu'il gardait enfouie en lui depuis bien des années et qui ne demandait qu'à être libérée.
Sirius s'était brutalement figé, les yeux écarquillés fixant la bouche légèrement béante Severus. Se dernier poursuivi la voix légèrement plus chevrotante qu'à son habitude.
- « T'étais tu un seul instant demandé ce que moi je voulais ? (devant le silence de Sirius, il poursuivi amèrement) Bien sur que non, pourquoi te serais tu soucié de mes sentiments du moment que tu avais ce que tu voulais.
Que t'importait de briser ma vie, de me forcer à être pour le restant de ma vie marié à quelqu'un que je détestais alors que celui que j'aimais je n'avais plus aucun espoir de le revoir.
Briser la vie des gens est un plaisir pour toi, je ne suis pas étonné que briser celle de Draco te déranges si peu »
Les paroles de Severus n'eurent pas seulement du poids sur Sirius qui sous le choc se rassit brutalement et silencieux, les yeux se contentait de fixer perdu un point sur le mur d'en face.
Harry avait lui aussi brutalement sursauté, l'inconvenance de sa conduite et l'irrespect dont il avait fait preuve envers Draco lui apparaissait soudain avec une telle clarté. Il se rendait compte que stupidement pressé de déclarer enfin sa flamme à l'objet de son amour, pressé de ne plus restreindre ses sentiments, il pouvait précisément avoir briser toutes ses chances. Effrayé il posait sur Draco un regard implorant, lui priant de lui pardonner, de le comprendre et de lui donner un chance.
Draco aussi s'était réveiller de son songe, il n'avait pas souvent eut dans sa vie l'opportunité de voir son parrain aussi fragile. Il se rendait enfin compte de combien sa douleur était profonde. Il se rendait compte que si Severus n'avait pas été là, se serait lui qui dans quelques mois serait aussi désemparé. Car triste il n'aurait pu que l'être s'il s'était laissé bercé et porté par l'amour de son ancien rival, jamais il ne pourrait trouver le bonheur dans un mariage ou il n'aurait pas eut pour son conjoint le plus profond amour.
Il ne voulait pas finir comme ça mère ou son parrain, brisé et seul. Non pas seul, Severus ne l'était pas, il était avec lui, c'est lui qui le protègerait maintenant, il était temps que les rôles s'inversent enfin.
Severus est si abattu, Sirius a vraiment détruit sa vie alors, c'est si injuste Severus est merveilleux, c'est Lucius qui aurait du souffrir comme ça.
Se saisissant de la main de son parrain, il leva les yeux vers Potter, croisant son regard Draco fut touché de l'émotion que ses deux pupilles transportaient. Harry semblait d'un seul regard lui demander pardon pour toute sa tristesse.
Bien qu'il en fût touché, il ne pouvait oublier totalement les paroles de son parrain. « Que fais tu des sentiments de mon filleul ?».
Il a raison. Harry n'a pas un seul instant songé à me demander mon avis. Il a agit comme si je n'avais aucun droit d'action. Comme si mon accord lui était acquis.
Si Severus n'avait pas été là, je me serais précipité sans vraiment m'en rendre compte droit dans ses bras. Je sais qu'il s'en veut, mais je ne peux pas passer outre pour le moment. Il doit comprendre à la dure qu'il ne peut pas me manipuler ou régenter ma vie comme il le veut. Pas comme mon Père.
Je suis libre, libre de penser, de vivre selon mes choix. S'il me veut, s'il m'aime autant qu'il le prétend il doit l'accepter.
- « Hum … Pot … je veux dire Harry, je suis flatté et relativement heureux de ta sincérité affective à mon égard. Ça me touche bien plus que tu ne peux l'imaginer.
Mais Severus a raison sur un point, je ne peux pas te répondre maintenant, le « oui » que tu sembles attendre. Tout ça c'est si soudain pour moi. Un jour nous étions rivaux et aujourd'hui tu as des sentiments pour moi, tout à l'heure dans la grande salle le seul destin que j'avais s'était un destin de misère et bien que tu m'offre une possibilité de bonheur, car je ne doute pas que tu feras tout pour ça, je ne peux pas l'accepter …
(Avant qu'Harry ne puisse intervenir et le faire renoncer) ce n'est pas un nom vraiment définitif … enfin je ne sais pas trop (les joues rougies légèrement plus bas, comme s'il ne voulait pas que les autres l'entende et peut être était ce dans un certain sens le cas), tu m'attires bien plus que je ne le pensais et il est vrai que j'ai pensé que ça pourrait être plaisant d'être ton mari.
(Se reprenant brièvement et d'une voix plus ferme, les yeux fermement encrés dans ceux du brun) Mais je pense que dans un couple, les deux partenaires doivent se respecter, s'aimer mais surtout être égaux. L'un ne doit pas prendre de décision pour l'autre.
J'ai vu ce qu'un mariage inégal donné, ma mère a été brisée par un tel mariage, je ne veux pas finir comme ça. Mon père a déjà assez contrôlé ma vie pendant toute ces années, je ne veux pas que maintenant ça soit toi.
Je sais que te comparer à mon père est sévère, mais en agissant comme tu l'as fait, j'ai vraiment l'impression de ne pas avoir mon mot à dire dans toute cette histoire.
Si je t'épouse, je veux que ce soit par choix, je veux être certain de ne pas le regretter, certain de pouvoir être heureux. Je veux apprendre à te connaître, je voudrais connaître le vrai Harry pas celui que les journaux décrivent, pas le Potter que je croyais connaître. Et je veux que toi aussi, tu me connaisses vraiment, que tu m'aimes pas seulement pour mon corps mais pour ce que je suis aussi réellement».
Dans un certains sens Harry était déçu par ce que Draco venait de dire à l'inverse de Severus qui était transporté de joie de voir que son « fils » ne se jetterais pas tête baissé à la manière d'un Gryffondor dans une situation impossible et douloureuse. Draco avait perdu ses repères, les bons comme les mauvais, il devait se reconstruire avant de songer à son futur amoureux. Qu'il se reconstruise avec Potter ou sans ça c'est une autre paire de manche.
Mais d'un autre coté, en comparaison à ses précédentes craintes, Harry ne pouvait que se sentir soulager. Draco ne le rejeter pas totalement, il lui laissait une chance de le séduire, une chance de lui prouver qu'il ne voulait pas le dominer, le contrôler, comme Lucius. La comparaison était difficile à avaler, mais il fallait bien reconnaître qu'il avait merdé de bout en bout. Draco avait vécu beaucoup de chose difficile et lui il en rajouté une couche sans même l'y préparer. Il s'en tirait bien pour le coup.
Il n'était pas le seul d'ailleurs pour qui la situation cloché, Sirius venait semble t-il de réaliser beaucoup de choses. Lui aussi avait merdé avec Snape, même s'était jamais entendu avec lui Harry ne pouvait que compatir à sa situation. Sirius lui avait fait beaucoup de mal. Ils formaient vraiment une belle paire !
Nous sommes pareil lui et moi, des entêtés, des emportés nous agissons avant de réfléchir. La seule différence c'est que le mal que j'ai fait à Draco je peux l'arranger je peux m'en faire pardonner. Sirius lui ce sera beaucoup dur. Snape rejette totalement leur relation.
Je l'aiderais, non seulement parce que c'est mon parrain, mais aussi parce que si j'avais continué avec la même ligne de conduite, je serais dans quelque temps à sa place. Rejeter par la personne que l'on aime de toute son âme. Je n'ose imaginer se qu'on ressent, l'idée seule me donne des sueurs froides.
Remus spectateur silencieux observait, écoutais, retenais tous ce qui peut être bientôt servirait à ses proches. Dans un premier temps, c'est Sirius qu'il fallait remonter à bloc avant qu'il ne face une dépression. Car contrairement à ce qu'il devait penser maintenant, Severus ne parlait pas d'un autre que lui même, Sirius, lorsqu'il faisait référence à la personne qu'il aimait.
Severus aime Sirius de cela j'en suis sur, mes sens de loup garou ne peuvent pas m'avoir trompé il y a 17 ans. C'était du désir qu'il ressentait près de Sirius. Avant leur mariage il aimait Patmol, ensuite il l'aimait autant qu'il le détestait.
Mon vieux Patmol s'y était vraiment très mal pris. Severus c'est une chat sauvage, un chat battu qu'il faut câliner chaque seconde. Lui il a foncé dans le tas comme un babouin ignare et sans cœur. Il a complètement oublié le passé de Severus, comme Harry avait oublié le facteur « Lucius ».
Enfin merlin merci, la situation d'Harry était loin désespérée. Un petit remontage de bretelle devrait faire l'affaire en réalité. Pour le « cabot » un peu d'alcool sera surement nécessaire.
- « Bon je penses qu'il vaudrait mieux que vous en restiez là tous les quatre pour le moment. Vos situations respectives sont assez claires, inutile d'épiloguer plus longtemps.
Les choses sont claires. Harry tu dois laisser à Draco le temps de prendre conscience de la situation. Dans un certain temps il pourra te répondre convenablement à ta demande.
C'est mieux pour vous deux. Tu sais aussi bien que moi Harry que si Draco prenait une décision trop hâtive aujourd'hui et le regrette par la suite tu en souffrirais ».
(Avec un hochement de tête pour Remus)
- « Oui tu as raison Remus, je penses que maintenant il n'y a plus qu'à réfléchir chacun de son coter à la situation.
(Tournant la tête vers Draco et s'adressant directement à lui) je te remercie une fois encore de ne pas me rejeter totalement, j'ai bien conscience que ça aurait été totalement mérité. Je me suis très mal comporter avec toi et j'en ais honte (Harry ne pouvait songer à son comportement sans en rougir de honte tant sa propre attitude lui apparaissait à l'heure actuelle indigne).
Mais je te jure que je me rattraperais (Ses yeux brillant se fixaient dans ceux de Draco, sa voix qui sous le poids de la honte avait légèrement faibli, repris de toute sa vigueur), je vais te prouver que je suis digne de ton affection et que je peux, je le sais, te rendre heureux ».
Sur ce les deux groupes se séparèrent d'un coter les deux serpentards et de l'autre trois gryffons, dont deux assez abattus.
Severus et Draco se dirigèrent vers le bureau du professeur pour une discussion qui s'annonce difficile.
Alors que Severus s'installait à son bureau, Draco mal à l'aise sans vraiment savoir pourquoi s'installait inconfortablement sur une des chaises misent à disposition. Sous le regard de son parrain il bougeait inconfortablement sans trop oser prendre la parole. Il ne comprenait pas ce que Severus lui reprochait.
Enfin au bout de longues et lui semblait-il interminable minutes, Severus rompant brièvement le contact visuel prit la parole.
- « Je suppose Draco que tu mesures bien les conséquences de ta décision ? »
- « Je pense que oui professeur, je ... »
(D'un ton plus sec qu'au départ)
- « Draco veux tu bien une minute oublier le professeur … non d'une gargouille ce n'est pas ton prof qui te parles, mais ton parrain ! ne soit pas si formel »
- « Excuse moi mais si tu voulais une conversation privée pourquoi être venu dans ton bureau de professeur ? Tes appartements auraient été un meilleur choix il me semble »
- « Bon écoutes (soupir), ont va quand même pas épiloguer sur le pourquoi du comment sur mon choix de venir ici. C'est fait passons à autre chose.
Je t'ai il me semble posé une question, à qu'elle tu n'as toujours pas répondu ... »
- « Désolé mais si tu ne m'avais interrompu je t'aurais répondu depuis un moment maintenant … mais tu es comme toujours impatient et ... »
- « Oui ben là c'est toi qui me coupes constamment, à ce rythme là nous n'y arriverons jamais (d'un ton presque désespéré) Draco je ne suis pas sur que tu te rendes compte de ta situation. Tu es, excuse moi du peu, dans la merde et jusqu'au cou »
- « Je ne vois pas en quoi Severus (levant la main pour couper toute tentative de protestation) aha attends un peu que je finisse (avec un léger sourire taquin) tu râleras après autant que tu veux.
Ma situation comme tu le dis aurait été catastrophique si tu n'étais pas intervenu. Au moment de la proposition de Potter je ne mesurais pas vraiment toutes les implications et possibilités que cela entrainerait.
Pour être franc, la seule perspective de retrouver quelqu'un qui m'aimait comme (avec émotion)… maman et toi, je … hum … disons que sur le moment je ne voyais plus grand chose.
Mais tu sais l'amour dans ses yeux n'est pas feint, je sais qu'il est sincère, mais ce n'est pas pour autant que je vais lui tomber dans les bras. Sans toi ça aurait surement été le cas mais là j'ai repris du poil de la bête.
Je ne suis pas un poufssoufle que diable, et ça crois moi (sourire de connivence) Potter va vite le découvrir ».
(Souriant lui aussi)
- « Me voilà rassuré, je t'avoue que pendant un instant j'ai bien crains pour ta santé mentale. À te voir si inactif et pas prendre la pique devant son attitude j'ai bien crut pendant un instant avoir atterri dans un monde parallèle, ça ma rendu furieux ».
- « Ne t'inquiète plus, je ne vais pas laisser Potter s'en sortir sans une bonne leçon. Je ne plaisantais pas sur ce que je lui aie dit, il m'attire, normal faudrait asexué pour que ce ne soit pas le cas.
Mais je veux qu'il me séduise et crois moi je vais d'abord me venger de son attitude de petit chef. En plus j'ai un avantage de poids … (voyant que Severus ne semblait pas comprendre) enfin Sev, il m'aime ! Comment pourrait-il me faire la gueule dans ce cas ! »
(Regard calculateur)
- « Ouais tu as raison. Voilà je suis heureux, j'ai retrouvé mon petit dragon ! »
- « Eh le petit dragon comme tu dis c'est presque un adulte, pas un enfant de 7 ans avec une dent en moins.
(Reprenant son sérieux) mais dit moi, Sev, comment vas-tu faire pour Black. Tu ne m'avais jamais dit que tu étais marié, à lui encore moins ? »
- « Oui (peu enclin à continuer mais se forçant apparemment) c'est un mariage dont je me serais bien passé figure toi. »
- « Que c'est il passé ? »
(D'un ton amer et dégouté)
- « Ce qui c'est passé ? Il m'a acheté, voilà ce qui c'est passé.
J'ai été vendu par mes parents, mon père surtout. C'est ma mère qui a fait l'accord, j'ai je ne suis pas idiot j'ai bien compris qui été derrière. Mon père détestait la magie, jamais il n'aurait accepté de négocier avec une sorcier, même pour se débarrassé de moi.
En échange du remboursement de nos dettes et d'une coquette somme, ma mère à signer un contrat de mariage, le « conjugium inaequale », le même mariage que tes parents. Je me suis donc retrouver dans le rôle de la femme, avec un contrat de mariage qui ne m'autorisait à rien sans autorisation de mon mari, ni travail, ni loisir. Totalement dépendant financièrement et avec l'obligation de répondre aux devoir conjugaux chaque fois que mon mari de désirais.
Tu imagines ce que j'ai ressenti. Je n'avais plus aucune liberté".
(Triste pour les sentiments de son parrain et plus encore pour la douleur qu'il la douleur qu'il avait surement du ressentir à être vendu pas ses parents. Surtout par sa mère, à laquelle il savait Severus très attaché)
- « oui j'imagine ça a du être horrible pour toi, je ne peux qu'imaginer car grâce à toi j'ai échappé à une situation assez similaire ».
(Avec amertume)
- « Horrible ? Oui ça l'a été, mais pas pour les raisons que tu penses.
Tu sais Draco, quand ma mère m'a annoncé que Sirius Black voulait t'épouser je n'en ai pas été rebuté. Au contraire ! J'en étais ravi ... (devant l'étonnement de son filleul) je l'aimais, je l'aimais depuis des années, mais il ne m'avait jamais regardé. Alors à ce moment là c'était comme si mon rêve se réalisait. C'était ma chance de partir enfin de chez moi avec le garçon que je voulais depuis longtemps.
Je n'ai pas opposé de résistance, j'en sautais presque de joie. Et c'est ça qui me dérange, aurais je protester un peu, ma situation aurait pu être meilleure. Il ne m'a pas épousé par amour, mais par désir.
C'est mon corps qu'il voulait. C'est pour ça que je ne voulais pas te laisser seul tout à l'heure, je ne voulais pas que tu deviennes comme moi pourrait-on être plus pitoyable, marié à l'homme qu'on aime sans retour ? »
Draco ne savait pas quoi répondre à cette question. Comment aurait-il pu ? Il ne pouvait qu'à regarder l'abattement de son parrain compatir à sa détresse. Le prendre dans ses bras, le soutenir et le protéger. Oui le protéger car son cousin semblait bien décider à reprendre le contrôle de la situation.
Il ne pouvait qu'espérer que Sirius prendrait un peu en compte les sentiments de son mari. S'il n'y parvenait pas seul, Draco était près à demander son aide à Harry. Il était sur que le Gryffondor l'aiderais. Quand Severus avait commencé à vider son sac tout à l'heure dans la salle sur demande, il avait vu la réaction qu'il avait eu, le remord qu'il montrait pour son attitude, mais aussi un peu pour la détresse de Severus.
Il le fallait, car plus jamais il ne laisserait Sev souffrir, plus jamais.
alors qu'en pensez vous ? pas trop mauvais ?
