Bonjour !
Je souhaites à tous ceux qui lisent ma fic, un joyeux noël et une bonne année, en retard je sais, mais ''mieux vaut tard que jamais'' dit le proverbe.
Je m'étais promis, à moi même, que je posterais un nouveau chapitre après mes examens et je tiens parole. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes, j'ai essayé de faire mieux, mais malheureusement ma béta, n'a pas pu corriger.
Désolé de vous le poster comme ça, mais je sais qu'entre le boulot et la reprise, je n'aurais pas le temps d'en poster un avant un moment, donc c'est maintenant ou jamais !
Pardon d'avance ^^
L'histoire avance, mais pour la séduction ce n'est pas encore pour cette fois. Malgré tous vos conseils, je n'arrives pas vraiment à l'écrire. Donc ce chapitre est surtout centré sur la relation Sirius/Severus.
J'espère qu'il vous plaira et j'attends avec impatience vos messages.
Bonne lecture à tous et toutes !
Pendant ce temps, dans un autre endroit, une autre discussion avait lieu, entre trois lions dont deux semblaient pris de mutisme soudain.
Remus avait traîné bon gré mal gré, ses deux compères vers ses appartements. Sitôt que le seuil franchi Sirius se précipita vers le bar et ce servit une bonne rasade de whisky moldu. Il avait toujours eu un faible pour les alcools moldus, bien meilleurs que ceux sorciers. Une fois le premier verre fini il en remplit un second et s'avachit sans la moindre élégance dans un des fauteuils. Harry toujours amorphe et pensif l'imita et s'assit à son tour.
Seul demeurant debout et devant le mutisme de ses amis, Remus n'y tenant plus, prit la parole, d'un ton qu'il espérait suffisamment imposant pour passer l'envie à son ami et son louveteau de le couper.
- « bon écoutez tous les deux, je sais que certain d'entre vous se moquent de mon avis, enfin il y a 17 ans c'était le cas ! ... mais je vais quand même vous le donner.
Sincèrement je pense que vous vous êtes tous les deux aujourd'hui, comme dans le passé pour une certaine personne, comporté en véritables crétins.
Sincèrement à quoi pensiez vous ? »
Sirius jusque là totalement concentré uniquement sur l'ultime but qu'il s'était fixé, à savoir noyer son chagrin et sa jalousie dans l'alcool ne put conserver son calme. Son ami ne devrait-il pas les soutenir l'un comme l'autre ? Ce n'était pas leur faute à eux si ces serpents étaient si compliqués.
- « oh je t'en prie Remus, tu peux bien nous critiquer comme ça, alors que monsieur n'est pas plus dégourdi que nous. Qu'as-tu fait toi ? »
- « je ne vois pas ce que tu sous-entend Sirius. Mais si pour toi être dégourdi signifie contraindre quelqu'un à un mariage arrangé alors je peux sans hésitation dire que j'en suis heureux ... j'espère vraiment ne jamais tomber aussi bas »
L'attaque était mesquine, Remus le savait, mais celle de Sirius aussi. Comment osait-il lui rappeler qu'il avait perdu son compagnon avant même de l'avoir eu. Comment pouvait-il comparer la passion que Severus lui inspirait, à celle qu'une créature magique comme lui ressentait envers son destiné. Ce n'était pas comparable.
Sirius sembla se rendre compte de la portée de sa remarque, aucun mot d'excuse ne fut prononcé, mais le regard suppliant qu'il adressa à son vieil ami suffit aux yeux du lycan pour lui rendre son calme. Leur amitié était trop vieille pour la briser sous le coup de la colère.
Harry n'avait pas prononcé le moindre mot, il se contentait sans trop savoir quoi faire, de regarder à tour de rôle en simple spectateur les amis de son père. En l'espace de quelques heures il lui semblait en avoir découvert sur eux plus qu'en toutes ses années de connaissance. Les deux hommes ne s'étaient jamais autant livrés. Tous deux n'étaient pas homme à se livrer.
D'un ton las Sirius prit la parole, il ne s'adressait pas à son filleul mais à son ami. À celui qui le jugeait, de la même manière que Severus. Merlin Severus comment ferait-il pour oublier ses yeux larmoyants et pourtant si beaux.
Jamais il n'avait pu le faire, il avait pourtant pendant des mois essayait de l'oublier, de se convaincre qu'il ne ressentait pour lui qu'une vague attirance. Il avait fallu qu'il manque de le perdre pour se rendre compte qu'il ne pouvait pas vivre sans lui. Oui dit comme ça, ça sonnait vraiment mièvre et dieu qu'il détestait tout ça, mais aussi fleur bleue que ce soit c'était vrai. Il s'en était toujours douté, mais ces années d'absence et de séparation forcée, n'avait fait que le confirmer. Severus était tout pour lui, il ne pouvait pas fermer les yeux et le laisser partir, non il ne le pouvait pas.
- « Remus franchement sommes-nous obligés de parler de ça maintenant. Je suis fatigué et je pense que Harry aussi.
(légèrement geignard) Nous pourrions tout simplement aller nous détendre »
- « (dans une imitation moqueuse de Sirius) aller nous détendre …
(reprenant un timbre de voix normal) mais Sirius tu n'iras pas te détendre avant de m'avoir écouté. Toi particulièrement, je ne vois pas de raison d'enfoncer plus loin le bouchon avec Harry, il a déjà suffisamment de choses à réfléchir.
Toi en revanche ... »
- « quoi moi ?... (haussant légèrement le ton) tu crois sans doute, que la discussion de tout à l'heure ne m'a pas suffis.
(voûtant les épaules de tristesse) Tu me hais donc à ce point, comme Severus. »
- « (s'avançant vers son ami et lui posant une main compatissante sur l'épaule) je ne te hais pas Sirius et Severus non plus. Il t'en veut, à raison, mais te haïr, non »
- « (amèrement) ça semblait drôlement bien imité en tout cas »
- « Sirius sincèrement ne peux tu pas comprendre ... tu ne te doutes pas, de la raison pour laquelle il agit comme ça ? ... Tu ...»
- « Je me suis comporté comme un idiot. Je sais, il me l'a dit Remus y a pas 10 minutes tu étais là. Je le savais du reste, je l'ai toujours su.
(amer) Jamais il ne m'a appartenu. Il a toujours été si froid quand nous étions ensemble. »
Voyant là l'occasion d'éclairer les choses et de pouvoir enfin combler les vides de l'histoire qu'il ne connaissait pas, Harry sortit de son mutisme et se tournant vers son parrain l'interrogea sur sa relation avec son professeur. N'étaient-ils pas ennemis d'enfance ?
- « (laissant échapper un bref rire ressemblant à s'y méprendre à un aboiement) Harry tu devrais savoir, mieux que quiconque, que la haine dissimule souvent bien des choses.
Tu n'as pas fait semblant de détester Draco toi ?.
(souriant avec mélancolie) tu sais la première fois que j'ai vu Severus nous avions 11 ans c'était dans le train pour aller à Poudlard. Severus n'a jamais été bien grand, mais à cette époque là il faisait bien une tête de moins que moi, il était minuscule et si mignon.
Quand j'ai vu ses yeux et ses petites joues rougissantes j'ai eu un coup de foudre. Je m'étais juré de tout faire pour qu'un jour, nous soyons ensemble.
Alors, j'ai fait ce que tous les gamins font, quand une petite fille leur plait, le garçon lui tire les couettes. En l'occurrence là je ne pouvais pas, Severus ne portait pas de couettes. Alors, à la place j'ai tout fait pour être le centre de son monde. Pour être le seul qu'il remarque. Et ça marché, personne ne pouvait l'approcher, il se méfiait de tous.
(avec une grimace) Le problème c'est que de moi aussi, plus que tous les autres.
Quand nous avons eu 16 ans, je suis devenu comme tout adolescent un peu porté sur la chose et je me suis mis à désirer Severus.
(souriant franchement se remémorant cette période et surtout les douches froides multiples) C'était horrible, je passais mon temps à essayer de cacher mes érections ou à les faire disparaitre.
Ton père était bien le seul à ne pas se moquer de moi. Pardi, il était dans le même état !
Un léger rire le secoua lui et son auditoire. Harry, avide, écoutait avec ravissement une partie de la vie de son parrain et de son père qu'il n'imaginait pas il y a quelques heures à peine. Ou plus précisément qu'il n'arrivait pas à s'imaginer. Non vraiment quel enfant s'interroge sur la vie sexuelle de ses aînés, ses parents a fortiori.
Remus nostalgique se rappelait, de cette douce époque si belle, voir James et Sirius essayer désespérément de séduire les élus de leurs coeurs était vraiment très drôle. Ni Lily, ni Severus n'avaient été très coopératifs il fallait bien le reconnaître. Les deux malheureux garçons n'étaient en plus pas très doués, on avait vu mieux comme technique de drague que le rentre dedans agressif et envahissant auxquels ils se livraient.
(reprenant son histoire) et puis un jour, une rumeur s'est mise à courir, Lucius Malfoy avait demandé à Severus de sortir avec lui. Ça m'a rendu fou.
Je détestais Lucius et croit moi ce n'était pas une haine d'enfant c'était plus que ça lui et moi. J'aurais pu le tuer.
J'allais le faire, mais ton père et Remus m'ont arrêtés ... (levant vers les yeux vers son filleul un léger sourire taquin) ... une idée de génie de leur part, sinon ton petit blond ne serait jamais né.
Bien que cette évolution là aurait pu faire réfléchir ton père ! ».
Puis avisant les joues rouges betteraves du jeune Potter, il éclata d'un franc rire, bien vite suivi par celui de Harry, qui tentait tant bien que mal de dissimuler sa gêne. Le seul qui ne riait pas c'était Rémus, la suite de l'histoire n'avait à ses yeux, rien de burlesque.
- « (légèrement sarcastique) ouais peut-être qu'on aurait mieux fait, vu ce que tu as fait ensuite ... »
- « (reprenant son sérieux, le visage sombre) oui peut être ... j'aurais pas fait toutes ses conneries. Mais j'aurais fini à Azkaban.
Pour ce que ça changé de toute façon .
Hum le fait est que pendant que je fulminais contre ce sale véracrasse, ton père à malencontreusement lancé une petite remarque sans grand sérieux, mais à l'époque j'y ait vu la solution. »
- « mon père ? »
En quoi cette histoire entre Sirius et Snape le concernait. Qu'avait-il fait ?
- « (Rémus coupant la parole à Sirius brièvement d'un ton assez sarcastique) oui tu vois Harry, à cette époque ton père avait l'habitude de parler sans trop réfléchir.
Il avait dit l'air de rien et sans grand sérieux, que je cite : ''si Sirius voulait tellement Snape, il n'avait qu'à l'épouser. Personne d'autre ne l'aurait et il aurait tout le temps de le séduire''.
Et comme l'idiot qu'il est ton parrain à suivi ce conseil, en dépit de toutes mes avertissements»
- « oui bon Remus ça va, je n'en suis pas fier.
(reprenant sa narration) Je savais que les parents de Severus avaient des dettes importantes et j'y ai vu un moyen de ... pression en quelque sorte.
(voyant que Harry allait parler, il rajouta rapidement) oui je sais, pas très glorieux, mais Severus ne me laissait pas l'approcher, je savais que si je m'approchais de lui et lui ouvrait mon coeur il me le piétinerait. Du coup j'avais décidé de passer outre, son opinion.
Je n'ai retenu qu'un seul des préceptes de mes parents : ''mieux vaut demander pardon que permission''. Je me suis dit que par la suite je pourrais me faire pardonner ... quel naïf !
Alors, j'ai pris contact avec sa mère qui était une sorcière et je lui ai fait une proposition »
- « laquelle parrain »
- "Je remboursais toutes leurs dettes et je leur versais une somme conséquente si Severus m'épousait sous le contrat du « conjugium inaequale ».
Toute excitation avait disparue en Harry, il était choqué et légèrement indigné, aussi surprenant que ce soit pour lui, au nom de Snape. Il pouvait le détester mais être traité comme de la marchandise, il méritait de la pitié. Non, ce n'était pas vrai il ne le détestait pas, il ne l'aimait pas beaucoup c'est vrai, mais vu l'attitude qu'il avait envers lui c'était normal. Mais il avait appris à le respecter. Son courage, sa force, sa valeur.
Il était indigné en son nom et pour Draco, Snape était après tout son parrain. Sa seule famille maintenant, ce qui le touchait, ne pouvez que ce répercuter sur Draco. Tout ça n'augurait rien de bon pour Sirius et pour lui aussi. Ils étaient vraiment de parfait abrutis et encore le mot était faible.
- « tu l'as acheté ? ... mais comment as-tu osé faire ça ?
Je comprends qu'il t'en veuille ! »
- « oui ... il a toutes les raisons, de me haïr.
Surtout vu la manière dont je l'ai traité »
- « la manière dont tu l'as traité ? Attends y a pire !»
- « Oui. Tu vois Harry, le conjugium inaequale est un contrat de mariage qui permet à celui du couple qui est le dominant, en l'occurrence moi, d'avoir un contrôle total sur l'autre.
Pas un contrôle comme l'impérium, mais cela veut dire que tout ce que Severus possède m'appartient, qu'il doit à défaut de perdre sa magie répondre à toutes mes exigences et ne jamais entreprendre quelque chose sans mon autorisation expresse.
C'est un contrat très dur. »
- « tu en as profité ? »
- « j'ai honte de le dire, mais oui. J'en ai honteusement abusé.
J'ai obligé Severus à ne jamais se refuser à moi, je l'ai obligé à ne plus avoir de contact avec ses amis serpentards, je l'ai obligé à jouer les épouses.
Je l'ai privé de sa vie ».
- « c'est horrible Sirius.
Que vas-tu faire ? »
- « que puis-je faire.
(se levant d'un bond, agité) Je ne peux pas rendre à Severus sa liberté, je le perdrais pour de bon cette fois. Je ne peux pas Harry.
(se tournant vers son ami les yeux suppliants) Remus je l'aime. Je veux lui faire l'amour pendant des heures, lui faire des enfants. Je ne peux pas faire ce que tu attends de moi.
(s'effondrant à genoux en pleur) je ne peux pas ! »
Harry et Remus restaient silencieux incapable de faire le moindre geste vers leur ami. Comment trouver les mots pour le réconforter quand la seule chose qu'ils ressentaient, c'était de la déception. L'attitude de Sirius était grave, mais ce n'était pas à eux de le pardonner ou non. Aussi choquantes de soient ses confidences, ils l'aimaient et ne pouvaient le juger.
Harry ne pouvait que songer que lui aussi, à la place de Sirius, il aurait pu se comporter tout aussi honteusement que lui.
S'avançant vers l'homme à terre ils le prirent dans leurs bras et tentèrent de le réconforter tout en sachant que le seul capable de le faire n'en avait pas le désir.
Quand les larmes se furent taries, ils se séparèrent et retournèrent chacun dans leurs quartiers, le coeur lourd et mélancolique. La journée avait été longue et éprouvante ; mieux valait en rester là pour le moment.
Devant son appartement Harry se retourna vers son parrain et l'invita à rester avec lui pour cette nuit. Sirius déclina l'invitation, il lui répondit qu'il avait besoin de réfléchir et qu'il allait, plutôt que de rester enfermé, faire une petite promenade au bord du lac sans savoir en cet instant qu'un autre avant lui avait eu la même idée.
En effet un autre ne pouvait lui aussi trouver le sommeil. Après les confidences qu'il avait faites à Draco, Severus n'arrivait pas à dormir, les souvenirs remontaient à la surface, si vifs, si précis, comme s'ils ne s'étaient déroulés qu'il y a que quelques heures à peine.
FLASH BACK:
Une convocation chez le directeur, Severus se demandait bien ce qu'il avait pu faire. Ce n'étais pas sa faute, si la tête de cet imbécile de Potter avait gonflé de cette façon. Bon d'accord, il avait peut-être malencontreusement glissé dans le verre de cet idiot une potion de sa création. Hé alors, au moins maintenant, sa tête allait parfaitement avec son égo, totalement démesuré et grotesque.
Il fut,néanmoins surpris, d'y trouver sa mère et Sirius Black, tous deux, face au directeur, leur visages impassibles. Saluant sa mère d'un signe de tête et ignorant son camarade, néanmoins perplexe, il s'assi sur le dernier siège libre, entre Black et sa mère. Celle-ci évitait d'ailleurs son regard, comme prise de remords.
- « Severus mon garçon, des nouvelles viennent de m'être apportées. Elles sont surprenantes, mais je suis sûr que tu n'en seras pas malheureux »
- « de quelles nouvelles parlez vous professeur ? »
- « de ton mariage mon cher garçon ! »
- « de ... m-mon mariage ? (se tournant vers sa mère, la voix plus aiguë, consterné) mais mère, je ne me marie pas ! enfin ... je ne suis pas fiancé, je ... »
- « si Severus tu l'es. Le contrat a été signé aujourd'hui même. Depuis quelques heures à peine tu es officiellement engagé. Ton mariage aura lieu dans deux mois ».
- « deux mois ? Mais à qui, pourquoi ? »
(le regardant enfin dans les yeux plutôt que de fixer le bureau) « tu es fiancé à ton condisciple, Sirius Black ».
- « à Sirius Black » répéta bêtement Severus, une étrange joie l'envahissant. Sirius avait demandé sa main, la sienne. Il avait curieusement envie de sourire comme un idiot, malgré le fait qu'il n'en ait pas été avertit avant.
- Malheureusement sa mère, inconsciente de ses émotions poursuivie, « oui.
Tu sais que notre situation n'est pas des meilleures, nous manquons d'argent. Ce mariage est bon pour nous, Mr Black est riche et il s'est engagé à nous aider »
- Le coeur de Severus se brisa, c'était donc tout ce qu'il était, un échange, un objet que l'on vend au plus offrant sans prendre en compte ses sentiments. Retenant se larmes, il interrogea sa mère, « je vois ... donc si je vous suis mère, vous me vendez à Black en échange d'une coquette somme d'argent ?
(voyant sa mère baissait les yeux, les joues rougies de hontes, sa lèvre mordue, il perdit patience) c'est donc pur ça. C'est tout ce que je suis pour vu, un objet, une marchandise. Je ne vous sers à rien donc vous vous débarrassez de moi.
(se tournant vers Sirius le regard noir) et toi? Tu feras pareil je suppose ?
Tu sais déjà qui sera mon prochain ''maître'' !
Ne désirant pas répondre à la provocation , qu'il savait obligatoirement conduire à une bataille, Sirius choisit de garder le silence. Mais pour Severus ça n'avait aucune importance, il avait perdu sa liberté, dès aujourd'hui, il ne serait plus libre de ses mouvements, de ses pensées, de sa vie.
Il n'était plus un homme, mais une possession.
FIN DU FLASH BACK:
Oh combien avait-il eu raison ce jour-là de penser qu'il ne serait plus libre. Sirius d'abord et ensuite Voldemort. Tellement soulagé d'être enfin libre de ce mariage arrangé, il avait repris contact avec ses amis serpentards, nombreux étaient ceux qui étaient devenus des mangemorts, aussi Severus fut très vite initié. Quel imbécile avait-il fait, il avait échangé une cage pour une autre, un maître pour un autre. La seule différence, le premier voulait son corps manifestement, le second un esclave.
Quant à savoir lequel était le pire, il ne serait pas le dire. Sirius l'avait fait souffrir, mais, bien qu'il refusait de le reconnaître, ou de se laisser adoucir, il savait qu'il l'avait aimé et l'aimait encore. Trop en colère pour accepter les marques d'amour qu'il avait reçu, trop axé sur les restrictions posées sur lui par ce mariage, il n'avait donné aucune chance à son ''mari'' de se faire pardonner. Car au début Sirius avait essayé, puis las d'être sans cesse repoussé il avait abandonné.
Un bruit derrière lui le fit se retourner. Avec frayeur, il distingua la silhouette reconnaissable de l'homme qu'il ne voulait surtout pas voir à cet instant, la tête basse comme perdu dans ses pensées, les mains dans les poches, Sirius Black, son mari aux yeux du monde, avançait vers lui.
Sentant surement son regard fixe, le nouvel arrivant leva les yeux. Statufiés l'un comme l'autre, ils se regardèrent en chien de faïence.
