Réponses aux commentaires anonymes :
Siriusxseverus : heureuse de t'avoir fait plaisir à ce point. tu te demande si Severus va se rebeller ? tu en auras en partie la réponse dans ce chapitre. L'histoire entre eux est tellement compliquée, même pour moi. Leur amoiur est passionné et destructeur. Reste à savoir si 'ils en sortiront vainqueur ou détruits ?
la fin de l'ultimatum, c'est pas tout de suite. Je me suis découverte une tendance sadique dans cette fic, je fais durer le suspens (niark niark)
je vais essayer de garder le rythme, mais c'est pas simple !
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Sora Sama : Tou à fait d'accord avec toi, la colère est mauvaise conseillère, tout comme la rancoeur et la jalousie. Tu es une des seules je crois bien, qui plaint Severus tout en reconnaissant d'une certaine façon qu'il l'a bien cherché pour le coup l'ultimatum. Maintenant reste à savoir si Sirius ira vraiment jusqu'au bout !
Je peux rien dire, ce serait dommage. Mais je pense que tout le monde se doute de la réponse au fond ^_^
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Merci à tout le monde d'avoir lu cette histoire et de l'apprécier autant. j'espère que les choses continueront dans ce sens.
Souriant, Harry se rallongea dans son lit, bien décidé à se rendormir le plus tôt possible, pour ressembler à un être humain dans quelques heures et peut-être pour reprendre ce rêve où il en était.
Des heures plus tard il se réveilla avec le sourire, reposé et confiant. Il sentait quelque part au fond de lui que cette journée serait bonne. Avec un entrain qu'il ne possédait pas la veille, il se releva d'un bond du lit et s'étira comme un chat.
Son programme était simple de la journée était simple. Il allait prendre une douche et s'habiller, puis il irait déjeuner, si possible en compagnie de son dragon et ensuite il partirait avec lui pour le reste de la journée dans le centre moldu de Londres.
Il lui fallut plus d'une demi-heure pour sortir de la chambre vêtu. Ce qui lui avait pris le plus de temps, c'était le choix de ses vêtements. Il ne voulait pas avoir l'air d'un idiot devant son petit blond, mais il ne fallait pas non plus des vêtements trop chics, pour aujourd'hui, il ne voulait pas passer pour un prétentieux.
Donc 31 minutes précisément, après qu'il ait ouvert les yeux il se dirigeait, le pas plein d'entrain, en direction de la grande salle. Ce serait sans doute un étrange petit-déjeuner. La salle lui paraîtrait à n'en pas douter extrêmement vide ce matin.
Les étudiants avaient déserté l'école, ne restaient que quelques professeurs, Sirius, Remus et les deux jeunes garçons.
Comme prévu il retrouva ces mêmes personnes à son arrivée, avec une mauvaise surprise en plus, le ministre de la magie. Le professeur Minerva Mcgonagall, désormais directrice, siégeait comme elle devait, au centre de la table, le ministre sur sa droite et le nouveau directeur adjoint, Snape sur sa gauche.
À la droite du ministre, les autres professeurs, à sa grande surprise au grand complet, étaient alignés les uns à coter des autres.
Bien qu'ils faisaient semblant de manger, ce qu'il y avait dans leurs assiettes, Harry remarqua très vite, que leurs yeux voyageaient toujours vers le centre de la table ou le coin opposé, ou étaient assis l'un à coté de l'autre, ses deux parrains.
Remus était souriant, même si dans ses yeux on pouvait apercevoir une lueur de tristesse dans ses yeux dorés. Sirius lui avait, de profondes cernes noires, sous les yeux.
Draco lui était assis juste à coté de son parrain, jetant à ce dernier des regards d'inquiétude de temps en temps. En y regardant de plus près, Harry constatant, non sans stupeur et méfiance, que son professeur avait à peu de choses près la même tête que Sirius.
Il était méfiant, parce qu'il savait que si quelque chose, tracassait son parrain, Draco passerait la journée à s'inquiéter et donc, son plan si bien conçu serait totalement inutile.
Profitant du fait que personne, ne l'ait encore vu, il se glissa silencieusement vers la table et s'assit dans la place libre aux côtés de son blond. Ce dernier se tourna vers lui, surpris que quelqu'un s'approche, avant de foncer les sourcils devant le sourire enjôleur que lui donna Harry.
Harry aurait pu se rembrunir en voyant Draco se détourner de lui, mais le petit halo de rouge qu'il avait, en un instant vu apparaître sur ses joues, l'accentua bien au contraire. Chaque petit geste, chaque petit rougissement qui démontrait que Draco lui était sensible étaient pour lui un véritable bonheur.
S'il ne pouvait encore espérer voir ses yeux briller d'amour, où ses lèvres roses s'étirer dans un sourire franc ; le moindre indice, la moindre espérance en revanche étaient, toujours bons à prendre.
Malheureusement pour lui, le ministre devait se lasser de cette discussion houleuse avec la directrice, car il prit enfin connaissance de sa présence.
« Harry mon garçon », s'écria-t-il jovialement, « comment vas-tu ? »
Harry dut se retenir de lui rétorquer acerbe qu'il n'était pas son garçon et qu'il n'entendait pas un jour le devenir. Mais son éducation et surtout son sens de la politesse, l'arrêtèrent in extremis.
« Très bien monsieur merci », il tenta de se concentrer sur son déjeuner, mais le ministre aux anges de l'avoir presque tout à lui, ne cessait de le bombarder de questions.
Harry laissa échapper un profond soupir, heureusement imperceptible pour l'homme en question, mais que Draco entendit parfaitement et il dû cacher son rire derrière sa serviette, pour ne paraître insultant.
Harry ne réussit pas à dissimuler sa joie devant ce petit son et surtout la lueur d'amusement qu'il parvenait à entrevoir dans les beaux yeux mercure. Leurs yeux se rencontrèrent et pour chacun d'eux le temps sembla s'arrêter.
Dans le fond la voix du ministre pouvait encore être entendue, mais ni Draco et surtout pas Harry, qui flottait à l'instant dans un merveilleux nuage rose, n'en écoutait un traitre mot. Du moins n'en écoutaitent-ils rien, jusqu'à une phrase fatidique.
« Où en sont, au juste, tes projets de mariage mon garçon ? », demanda le ministre sans s'être aperçu, que le ''garçon'' en question se foutait de ses mots, autant que sa première paire de chaussettes.
« Mariage ? … quel mariage ? », questionna Harry en clignant des yeux. Du coin de l'œil il remarqua Snape, revenu aux vivants, lui dédiait un regard meurtrier.
Harry avala difficilement. Certes, il se doutait que la nuit, n'aurait pas adouci le parrain de sa chère et future -du moins c'était son souhait- tendre moitié, mais là tout même il trouvait que l'homme y allait un peu fort.
Il n'y pouvait rien lui s'il y avait des idiots partout.
« Oui … », répondit le ministre avant de prendre une bouchée de son déjeuner, « avec la jeune Weasley ! »
S'il avait été un homme d'un minimum de bon sens et d'intelligence, il aurait perçu le froid glacial qui s'abattit sur la salle. Les autres professeurs, abandonnant les faux semblants, se tournèrent franchement vers l'homme, le regardant comme si une seconde tête lui avait poussé, ou s'il s'était soudain transformé en Trelawney.
À l'entendre on aurait ou douter, qu'il était là la veille, lors du coming-out d'Harry, mais pourtant, il y était bien.
Il lui fallut bien quelques secondes pour se rendre compte, que seul le silence lui répondait. Il releva la tête et ne cacha pas sa surprise de voir les visages se tourner vers lui, la surprise clairement visible, même pour quelqu'un de si peu éclairé que lui.
Même Sirius et Severus, avaient abandonné leurs têtes d'enterrement et pour une fois du même avis, fixaient l'homme comme s'il était le plus grand idiot de la planète. Ce qu'il était peut-être en réalité.
« Monsieur le ministre », commença Harry en articulant sciemment les mots et en insistant avec mépris sur sa fonction, « auriez-vous, par hasard, des problèmes de mémoire ? »
« Non ! », répondit l'homme sans hésitation, indigné.
« Vraiment ? … vous devriez vérifier dans ce cas », répliqua Harry en se détournant, « vous en avez maintenant ! »
« Monsieur Potter ! », se scandalisa l'homme stupide, « je ne vous permets pas … »
« … Moi ce que je ne permets pas Monsieur », le coupa Harry acerbe, « ce sont les gens qui se permettent de me traiter comme un enfant.
Je crois avoir dit hier …. assez maladroitement », poursuivit-il en regardant brièvement Draco, « que je n'entendais pas me marier un jour avec Ginevra Weasley et que mes intentions étaient depuis longtemps dirigées ailleurs ! »
« Allons Harry, a-t-on âge, il est normal de vouloir s'amuser, mais tout ça n'est pas sérieux. Le héros du mon sorcier avec un mangemort ! … même repenti … » se moqua-t-il.
Le ministre jeta un regard condescendant à Draco, dans lequel se trouvait une bonne dose de mépris. Severus se hérissa au nom de son cfilleul, en s'en apercevant. Mais il n'eut pas le temps de se lever et de défendre Draco, en jetant un sort bien sentit de son cru, que Harry se levait d'un bond, fusillant le ministre du regard.
« Ne finissez pas cette phrase ! … je ne vous permettrai pas d'insulter Draco ! … je l'aime lui et personne d'autre. Je n'épouserais que lui. Si vous n'êtes pas d'accord vous ou n'importe qui d'autre, je m'en fiche royalement.
La seule personne qui puisse m'empêcher de l'épouser, c'est lui-même ! »
« Mais ils m'ont dit … »
« Si par ''ils'', vous voulez dire, les Weasley, Miss Granger où n'importe qui de L'ordre du Poenix, oubliez tout de suite. L'avis de ces gens n'a pas plus d'importance que le votre à mes yeux ! ».
« Mais je … »
« Auriez-vous l'amabilité de vous taire maintenant », continua Harry en se rasseyant, « depuis le début, vous ne cessez de parler et de vouloir tout diriger.
Nous sommes des humains et nous n'écoutons que notre libre arbitre. Je ne suis pas une marionnette. Maintenant taisez-vous, vous m'empêchez de déjeuner », il planta rageusement sa fourchette dans son bacon et en porta une bouchée à ses lèvres.
Mais là, ou le goût lui était toujours agréable, à cet instant précis il ne faisait que le dégouter. De rage, il jeta ses couverts sur son assiette, « voilà ! … vos histoires m'ont coupé l'appétit ! »
Sans prendre acte, des yeux écarquillés qui le suivaient depuis son éclat, Harry se releva et quitta à grand pas la salle.
Non seulement, cet imbécile ruine mon déjeuner avec Draco, mais en plus il ruine mon humeur ! Je dois me calmer, avant de faire face à mon petit dragon.
C'est dans un calme religieux que les autres le regardèrent partir.
Pour Draco et surtout Severus la nuit avait été longue. Draco inquiet de ne pas voir son parrain revenir, l'avait attendu, la peur au ventre jusqu'à très tard. Lorsqu'il avait vu réapparaitre Severus, les yeux rouges et des larmes séchées sur ses joues, il s'était jeté sur lui avec inquiétude.
Severus avait voulu le rassurer, mais vu son état d'esprit au moment, il n'était parvenu qu'à lui faire encore plus peur. Avec difficulté, il avait réussi à convaincre Draco d'aller se reposer, sans rien lui révéler de l'ultimatum de Sirius.
Chaque fois qu'il y repensait, deux sentiments se bousculaient en lui. La peur d'abord, associé au dégout devant les méthodes de l'homme et aussi l'anticipation. C'était ce dernier sentiment qui le tracassait à ce point. Comment pouvait-il attendre avec impatience l'homme et surtout son touché.
Certes il aimait Sirius, dans son esprit et son cœur, il se l'avouait, mais de là à accepter de se rendre et de se donner volontairement, il y avait un monde. Et pourtant quelque part, il désirait plus que tout que Sirius le touche à nouveau. Il aurait aimé, ne serait-ce que l'espace d'une nuit, être à nouveau pleinement son époux.
Mais pourquoi l'animagus était-il si compliqué !
Tout ce qu'il lui demandait lui, c'était du temps. Le temps de penser cette vieille blessure, le temps d'accepter sa vie. Pendant les deux dernières décennies, jamais il n'avait eu le temps de penser à tout ce qui leur été arrivé. Tout ce qu'il voyait à cette époque c'était qu'il avait été acheté.
Mais la veille, Sirius avait prononcé des mots, qu'il n'arrivait pas à oublier : je t'aime, lui avait-il dit avec une désarmante sincérité. Ses mots, tant espéré avaient fait battre son cœur avec frénésie. Il attendait ces mots depuis si longtemps.
Mais ensuite Sirius avait tout gâché.
Bon il devait le reconnaître, il l'avait poussé à bout. Ce n'était pas très malin avec un homme aussi possessif d'évoquer d'ex-amants. En plus il avait menti. Enfin à moitié.
Il avait bien eu quelqu'un après Sirius, un beau français, gentil et tendre. Mais aussi doué qu'ai pu être l'homme, Severus lui n'avait éprouvé, que peu de plaisir dans ses bras. La nuit passé avec lui, ne se comparait pas à celles passées dans ceux de Sirius. Par la suite, il n'avait pas eu envie de retenter l'expérience.
Il avait attisé la jalousie du brun et l'ultimatum n'en était que le fruit. Dans le fond il commençait à bien le connaître. Sirius était entêté, mais il n'était pas mauvais. Il parlait sans réfléchir la plupart du temps, mais comme il l'avait dit lui-même, il ne l'avait jamais violé.
Il aurait pu se refuser à lui, il en avait la liberté et contrairement à ce que Sirius pensait, il aurait pu se refuser à lui. Le conjugium inaequale, l'avait obligé à une vie commune, mais pas à coucher avec lui. Il n'obligeait la femme qu'à se soumettre aux désirs les plus profonds de son mari. Hors jamais il ne s'était senti contraint à passer la nuit avec lui.
Pas comme Narcissa. lucius n'était pas un tendre et il profitait pleinement de son pouvoir sur elle. En comparaison, Sirius était un tendre.
S'il avait abusé de son droit, comme il disait l'avoir fait, jamais il n'aurait pu avoir un seul instant la pensée de se refuser à lui.
Non au final, s'il s'était donné à Sirius, c'était qu'il le voulait. Et c'était ça qui lui faisait peur, il le voulait encore. La différence, c'était que maintenant, Sirius pourrait vraiment user de ses pouvoirs sur lui.
Il ne voulait pas Sirius détruise le dernier vestige de leur mariage, le dernier vestige de l'amour qu'ils ressentent l'un pour l'autre depuis si longtemps, mais qu'ils étaient trop orgueilleux ou peureux pour reconnaître.
Il n'y avait qu'une seule solution pour eux, qu'ils en parlent. C'était que Sirius avait essayé hier au soir, mais emmuré dans sa douleur et sa rancœur, Severus n'avait rien voulu écouter. Il lui avait fallu, la nuit pour enfin accepter que ce qui était arrivé entre eux au bord du lac, fût autant de sa faute que celle de l'animagus.
Remus ne pouvait que secouer la tête de lassitude en remarquant que Sirius et Severus s'évitaient du regard, mais se dévisageaient à tour de rôle.
Il ne savait ce qui était arrivé entre ces deux idiots-là, mais il se doutait qu'une fois encore leurs bouches avaient parlé avant leurs têtes. Pour Sirius en tout cas. Pour Severus c'était plutôt sa fierté qui dirigeait sa tête.
Tout aussi mauvaise conseillère que la jalousie en matière de coeur.
Tant pis, songeait-il en les regardant encore quelques instants, qu'ils se débrouillent entre eux !
Son regard se fixa ensuite sur le second couple. Harry et Draco se fixaient discrètement l'un l'autre. Les yeux d'Harry, étaient comme un livre ouvert pour lui. Son amour pour le blond se voyait de loin, de très loin. Draco lui était différent. Il était réservé et presque craintif, comme elle.
Une vague de tristesse l'envahi en songeant à elle, sa compagne, son amour. La femme qu'il n'avait jamais eue, parce qu'il avait trop peur du rejet et car il se croyait trop insignifiant pour elle. Elle était la princesse et il était le pauvre mendiant. Pourquoi l'aurait-elle regardé ?
Mais elle était belle, avec ses longs cheveux d'or et ses yeux argent. Tout aussi belle que son fils. Draco était son portrait. Certains pourraient dire que le blond était le portrait de feu son père, mais c'était des aveugles et des idiots. Draco ressemblait à sa mère. Il en avait la beauté, la grâce et la gentillesse.
Tout comme elle, il voulait se faire aimer. Harry avait vu cet appel et il voulait y répondre. Lui, il n'avait rien vu, ou plutôt il ne voulait pas voir et entendre les mots de son loup. Un loup qu'il rejetait, tout comme il repoussait les serpentards. Quel idiot avait-il été.
S'il avait agi différemment, elle serait encore en vie et au lieu d'avoir vécu la vie qu'elle avait eue, auprès d'un homme qui ne savait pas l'aimer à sa juste valeur, lui il l'aurait chérie de toute son âme.
Mais Draco ne serait jamais né. Devait-il être heureux que son filleul ait cette chance dans son propre malheur ou pleurer de douleur en songeant à elle. Que lui restait-il aujourd'hui. Rien, sauf ce qu'elle avait, de plus précieux dans ce monde, son fils.
Elle l'aimait de tout son cœur, son précieux petit garçon. S'il n'avait pu la protéger elle, il le protègerait lui. Non seulement pour Harry, mais aussi pour elle, son seul amour, sa belle Narcissa.
À des kilomètres de là, dans une vieille maison, un groupe de personnes complotaient ensemble.
« nous ne pouvons pas laisser cela arriver ! », s'écria une femme dodue, aux cheveux oranges.
Mme Weasley acceptait encore bien mal, ce qu'elle appelait la ''trahison'' de Harry. Les autres hochèrent la tête, montrant leur accord.
« bien sur que non Maman ! », ajouta son fils cadet, Ronald dit la belette, « nous méritons plus ! »
Son visage portait encore la marque du coup d'Harry. Il se sentait trahi et il oubliait sans remords, que lui-même avait plus d'une fois trahi son ''meilleur ami'' à cause de sa jalousie et de son envie. Il oubliait que le rejet d'Harry aujourd'hui était plus que justifié.
« je me moque de l'argent », s'écria l'une des deux seules jeunes filles du groupe, « moi ce que je veux c'est devenir Mme Potter ! »
« tu le deviendras Ginny », la rassura sa meilleure amie Hermione, « nous allons trouver un moyen pour les séparer ! »
Pour elle non plus, tout comme eux, la situation devenait désagréable. Elle savait que sa condition de né-moldue, lui interdirait un poste au ministère. Sans le soutien d'Harry, la carrière dans les hautes sphères du pouvoir dont elle rêvait, n'était plus qu'un beau rêve.
Intérieurement, elle rageait et le maudissait. Elle la plus brillante sorcière que Poudlard ait vu depuis des siècles, interdites de participer à la direction du monde sorcier. Dans son petit esprit étriqué, qui ne servait que ses propres intérêts, c'était une honte.
Des années de favoritisme, en tant que meilleure amie d'Harry Potter, avaient fait oublier à la jeune fille, qu'elle n'était en réalité rien. Ses notes, quoique bonnes, n'avaient pas l'excellence à laquelle ses résultats faisaient croire.
Sur ordre de Dumbledor, ses notes avaient été montés, pour donner l'illusion qu'elle était aussi brillante, qu'elle aimait le croire et rabaisser l'orgueil des sangs purs. Une bien mauvaise surprise allait l'attendre, pour sa dernière année. La jeune fille en sortirait amère et dépressive.
Quant à la jeune rouquine elle, elle était presque folle et obsédée par l'idée d'épouser Harry. Elle s'était elle-même persuadée, qu'il l'aimait d'une folle passion et que les derniers évènements n'étaient qu'une rébellion tardive. Elle aussi serait bien déçu et recevrait un châtiment digne de sa folie.
Quant aux autres, leurs ambitions étaient plus modestes dirons-nous. Pas de désir de grandeur ou de folles espérances amoureuses. Non, un seul but animé les autres Weasley, l'appât du gain. Harry était riche, si riche, trop riche à leur goût. Comme ce sale petit Malfoy.
Ils avaient espéré, qu'une fois en prison, la fortune du morveux leur reviendrait, au moins en partie. Personne à part les Gobelins, ne savait à combien la fortune de cette famille s'élevait, mais Bill, leur fils ainé, qui avait un stage là-bas, affirmait qu'elle atteignait les milliards.
De quoi en faire rêver plus d'un.
Mais la désertion de Harry, les mettait tous dans une situation dangereuse. Sans son soutien, leur famille retombait bien bas. Pendant les 7 dernières années, ils avaient joui de privilèges, ce qui leur avait fait oublier, leur ancienne vie de misère.
Une vie qu'ils avaient atteinte en dilapidant leur fortune familiale, par une succession de mauvaise gestion et d'arrogance.
Il leur fallait revenir dans les grâces du brun et pour cela, il y avait un obstacle majeur : Draco Malfoy. S'ils avaient réussi à amener Harry à l'autel avec Ginny, ils auraient eu accès à tout, l'argent, la gloire et le pouvoir.
Mais il avait fallu, qu'il existe, ce sale petit rat, songeait Ron avec haine. Il a réussi à tout faire échouer. Une fois Ginny mariée, elle aurait pu devenir veuve après quelques années et tout le magot aurait été à eux.
Elle aurait été triste bien sur, car elle aimait Potter, mais elle se serait consolé. Et lui et Hermione, auraient pu vivre dans une luxueuse maison payé avec l'argent de l'idiot et auraient mené une vie de rêve. Mais cette sale fouine était venu …
Il allait payer !
En Écosse dans un beau château bien connu, personne ne se doutait de rien de ce complot.
Harry était loin de s'imaginer que ses anciens amis, n'avaient pas encore renoncé et qu'ils cherchaient un moyen de le faire revenir vers eux et de faire disparaître son petit blond.
Son seul souci, pour le moment, était de trouver un moyen pour parler seul avec Draco.
Et ça, pensait-il en regardant de sa place entre les portes de la bibliothèque, son blond devant un livre, près de Snape, discutant l'un avec l'autre à voix basse. C'est pas gagné !
Voilà, une semaine et je vous donne ça !
Ne me tuez pas ! ... je sais je traine un peu en longueur, mais promis chapitre suivant la fête forraine et la séduction !
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