Chapitre III
X : (à l'intention de ses hommes) Ramassez-moi ce corps. Il se vide de son sang et je n'ai pas envie de salir mes autres esclaves … Et allez me nettoyer mon épée.
Hommes de Xena : (en cœur) Oui chef.
Le bras droit de Xena désigna deux de ses hommes pour retirer le corps des chaînes et encore un autre pour aller nettoyer l'épée de sa chef.
Gabrielle déglutit.
La conquérante s'approcha d'elle, le sourire toujours scotché sur ses lèvres.
X : (murmurant à Gabrielle) Je déteste qu'un esclave ait raison.
Gabrielle se pétrifia. C'était de sa faute si la femme était morte !
X : (criant pour se faire entendre) Je vous accorde une pause de quelques heures pour dormir. On partira au petit matin. Le prochain qui tombe, je le tue. Je n'aime pas que mes esclaves soient faibles !
Gabrielle s'allongea sur le sol, les poignets toujours liés derrière le dos. La conquérante avait enlevé l'anneau de fer à la gorge de ses esclaves. Elle commanda à ses hommes de surveiller les esclaves pendant qu'elle allait se nettoyer. Elle était couverte de sang.
Gabrielle tomba assez vite dans les bras de Morphée. Elle n'en pouvait plus.
Xena, après avoir organisé les tours de garde et la surveillance des esclaves pour la nuit, se dirigea vers le lac. Elle retira son armure, le cuir qui était en dessous et tout le reste de ses vêtements et plongea dans l'eau. Elle sentit l'eau fraîche glisser sur sa peau et finir par l'entourer. Un bon bain du soir la revigorait. Elle se laissa aller dans l'eau et détendit ses muscles qui étaient restés crispés toute la journée. C'était fatiguant d'être elle. Elle devait toujours s'entraîner pour être au top de la forme et paraître de glace devant ses hommes pour asseoir son autorité sur eux. Elle faisait la même chose avec ses esclaves. La seule personne devant qui elle était plus ou moins elle-même était César. Elle allait se marier avec lui dans quelques mois. La date n'était pas encore fixée. Elle l'aimait bien mais s'en servait surtout pour dominer son peuple. Elle avait toujours eu envie de conquérir la Grèce. Alors, quand César lui avait donné son armée personnelle, elle avait commencé sa conquête. Poteidaia était un des derniers villages à conquérir. Elle avait déjà marché victorieusement sur Athènes. Sa victoire était entrée dans la légende. Elle avait bien combattu. Il ne restait que Spartes sur son chemin. Evidemment, les quelques villages aux alentours allaient être faciles à battre mais Spartes serait un vrai défi. Quand elle en aurait fini avec le Grèce, il ne lui resterait plus rien à conquérir à moins qu'elle ne s'attaque au grand Empire du Milieu. Le mettre à genoux devant le pouvoir de Rome allait être un grand défi. Oh ça oui. Elle qui ne rêvait que de combats allait être servie.
