Merci à tous pour vos reviews, je sais que mes suites sont courtes mais comme il y aura au moins un quarantaine de suites, ça va, vous aurez de la lecture ^^

Désolée, j'avais mis la même suite ...


Chapitre VI

Elle regarda là où elle l'avait laissée et en déduisit qu'elle ne pouvait pas avoir fuit par la terre. Il n'y avait aucune goutte d'eau sur le ponton. Par l'eau non plus. Elle n'aurait pas pu nager avec sa cheville dans cet état. C'est là, qu'elle vit quelques bulles d'air remonter à la surface. Elle ouvrit alors de grands yeux et plongea toute habillée dans l'eau. Elle en ressortit trempée, avec dans ses bras Gabrielle. Elle ne respirait plus. Elle la mit sur le ponton et monta à son tour dessus. Elle lui prit le pouls de son esclave au poignet et soupira de soulagement. Son cœur battait toujours mais, malheureusement, elle ne respirait plus. Elle entreprit alors de lui souffler de l'air dans ses poumons et de lui faire un massage cardiaque.
Gabrielle recracha toute l'eau présente dans ses poumons et toussota. Xena la redressa et passa un bras en dessous de son dos pour la soutenir. Gabrielle regarda la conquérante dans les yeux et découvrit deux bleus remplis d'émotion. La conquérante était donc capable d'avoir des émotions. Bon à savoir.
Xena tomba sur deux émeraudes belles à en mourir et n'arriva plus à bouger.
Gabrielle détourna le regard quand les deux opales se firent trop insistantes. Elle commença à trembler de froid dans ses vêtements trempés.
Xena réagit tout de suite en se levant et en allant chercher une couverture dans un de ses sacs. Déshabille-toi et réchauffe-toi là dedans.

G : De … devant vous ?
X : (soupirant) Non … Je vais chercher le baume et les bandages qui sont dans une des sacoches d'Argo. J'attendrai une minute. Pas plus. Si tu n'es pas dans la couverture, tant pis.

Gabrielle hocha la tête et la conquérante partit vers Argo. Elle prit le baume et les bandages et les déposa sur sa selle. Elle chercha autre chose dans son sac et quand elle l'eût trouvé, elle décida que la minute était passée. Elle prit le baume et ce qu'elle venait de trouver en main et se retourna vers la blessée. Gabrielle était déjà dans la couverture mais tremblait toujours.

X : Ton habit ?

Gabrielle le montra du doigt. Xena déposa ses affaires sur le ponton et prit l'habit de son esclave. Elle le mit à plat sur une pierre noire et revint vers Gabrielle. Elle demanda ensuite à Gabrielle de lui donner son pied.
Gabrielle se laissa faire quand la conquérante s'assit en face d'elle et lui prit le pied. Cette dernière étala avec délicatesse le baume sur la cheville de son esclave. Gabrielle serra les dents et les poings tellement elle avait mal.
Xena savait que se casser la cheville faisait très mal. Elle en avait fait les frais. C'est pour ça qu'elle y allait doucement avec son esclave.

X : En fait … Tu t'appelles comment ?

Gabrielle était surprise que la conquérante lui pose la question.

G : Gabrielle.

Xena hocha la tête, contente de l'information qu'elle venait d'avoir. Elle lui banda ensuite la cheville de façon à immobiliser l'endroit douloureux. Quand tout ça fut fini, elle sortit de derrière son dos une robe.

X : C'est pour le chemin jusqu'à Athènes. Il ne reste plus qu'une semaine mais j'ai senti tout à l'heure que le vêtement que je t'avais donné grattait. Il n'est pas très confortable.
G : Vous voulez dire que …
X : Oui. Tu le porteras au lieu du vieux chiffon.

Gabrielle réfléchit quelques instants. Elle serait à la merci de la conquérante si elle acceptait quelque chose d'elle. Mais le fait de ne plus devoir porter cette vieille loque qui lui servait de vêtement était vraiment alléchant.

G : Non merci. Je risque d'attirer la colère des autres esclaves.
X : Tu es obligée !
G : Si c'est comme ça, alors je suis d'accord.

Xena lui sourit, contente qu'elle porte la robe. Gabrielle était de plus en plus étonnée. Elle savait donc aussi sourire. Et pas que méchamment ! Elle eut encore un frisson et resserra la couverture autour d'elle.
Xena avait tellement envie de se mettre derrière elle et de la serrer jusqu'à ce que les tremblements s'arrêtent mais elle ne le fit pas. Elle devait garder son autorité. Et si Gabrielle sentait qu'elle pouvait avoir une emprise sur elle, elle s'en servirait sans problème. Elle ne voulait pas perdre sa crédibilité !