Merci à prince-ninou et angy78 pour leurs reviews.
Je pense que certains vont me tuer ^^
Nouveau personnage ...
Chapitre IX
G : Madame la conquérante ?
X : Oui ?
G : Est-ce que je pourrais aller soigner l'esclave qui s'est plaint ? Si on ne le soigne pas, il attrapera une maladie et vous n'en tirerez pas un bon prix.
Il fallait jouer dans son sens. Parler d'argent et de vente. Il n'y a que comme ça qu'elle accepterait.
La conquérante grogna. Son esclave avait une fois de plus raison.
X : Très bien. Va le soigner !
Elle se leva et détacha le cou de Gabrielle. Celle-ci passa sa main à l'endroit ou ça lui faisait mal puis essaya de se lever. Elle n'y arriva pas.
X : Va jusqu'au ponton. Je vais demander à un de mes hommes de t'amener l'esclave. Je vais chercher une éponge.
Gabrielle arriva tant bien que mal à aller au bord de l'eau et s'assit, épuisée. L'esclave était déjà là. Il la regarda bizarrement. La conquérante arriva avec l'éponge et la jeta aux pieds de Gabrielle puis s'en alla. La jeune esclave prit l'éponge et la plongea dans l'eau.
G : Montre-moi ton dos s'il te plait.
L'homme s'exécuta. Gabrielle passa un premier coup d'éponge et vit les muscles du dos de l'homme se contracter sous la douleur.
H : Tu n'es pas comme les autres. La conquérante te tient à l'écart et tu portes une robe.
G : Ne t'inquiète pas je ne suis pas privilégiée. Tu as sans doute vu que je m'était fais mal aujourd'hui.
H : Oui. Je crois que c'était ta cheville.
G : Oui. Elle est cassée.
H : Ouille.
G : Oui. Elle m'a emmenée au lac et a remit les os en place puis a nettoyé et soigné ma blessure. Elle a ensuite mit des bandages dessus pour l'immobiliser. Elle m'a ensuite obligée à porter la robe. Je ne voulais pas car j'allais attirer la colère des autres esclaves mais je n'avais pas le choix. En plus, la robe est confortable et ne gratte pas.
H : Elle est très jolie en tout cas. Elle appartient à la conquérante ?
G : Je crois mais je n'en suis pas sûre. Elle a peut-être volé la robe dans un des villages qu'elle a détruits … Tu peux te mettre sur le ventre s'il te plait ? J'aurai plus facile à nettoyer tes blessures.
H : Oui sans problème … La conquérante … Elle t'a soignée comme ça ? Sans rien te demander en retour ?
G : Ben je dois porter la robe maintenant et j'ai dû lui brosser les cheveux.
Elle ne voulait pas dire que la conquérante pouvait faire preuve d'une quelconque gentillesse. Il ne fallait pas le dire sinon ça allait retomber sur elle. Elle sentait qu'elle pourrait révéler la gentillesse qui était en elle. Mais il ne fallait pas trop lui en demander pour le moment. Et voilà … Elle repensait à nouveau à faire le bien alors que ce n'était qu'une guerrière sans pitié.
H : Oui. Ca m'aurait étonné.
G : C'est quoi ton nom ?
H : Prométhée.
G : Comme …
P : (en souriant) Oui. Comme le grand Prométhée … Celui qui nous a donné le feu et la possibilité de guérir de nos blessures.
G : J'adore ce nom.
P : Merci. Et toi ?
G : Gabrielle. Mais tout le monde m'appelle Gab ou Gaby. Tu peux aussi le faire.
P : C'est un très joli prénom.
G : (rougissant) Merci … Et voilà, c'est fini. J'ai vu que tu as déjà prit ton bain donc je crois que je n'ai pas besoin de mettre de l'eau sur tes lèvres.
Il se remit assit, réfléchissant à quelque chose.
P : Mais pourquoi elle te garde à part ?
G : Je ne sais pas.
P : Tu vas faire comment pour marcher ?
G : Ca je ne le sais pas encore … On le verra ce soir … Tu sais, tu ferais bien de lui obéir.
P : Mais j'ai tellement envie de lui répondre !
G : Tu vas finir par te faire tuer. Une femme s'est fait tuée car j'avais décidé de parler à la conquérante, de me plaindre.
P : Mais c'est horrible !
G : Oui. Mais la femme était déjà morte de fatigue. Elle était déjà au sol. Même si je n'avais pas parlé, elle se serait fait tuer. La conquérante n'accepte pas la fragilité. Au moins, on a eu ce que j'ai demandé. On a pu se reposer. Avant, on ne faisait pas une seule pose. On ne dormait pas. Et ça a duré pendant des jours et des jours.
Gabrielle baissa sa tête.
G : Je me souviens du rictus sur les lèvres de la conquérante quand elle l'a tuée.
P : Ne t'en fais pas. Tu ne la verras bientôt plus. Quand elle te vendra, tu seras débarrassée d'elle.
Gabrielle laissa échapper une larme.
G : Tu ne comprends pas. Je vais devenir son esclave.
P : N'en sois pas si sûre. C'est peut-être une mauvaise intuition.
G : J'ai fait un marché avec elle. Elle épargnait une partie du village et je devenais son esclave … J'ai signé un papier comme quoi je ne tenterais jamais de m'enfuir. Je suis coincée.
P : Tu as marchandé avec elle et tu as sauvé une partie de ton village ? Mais c'est héroïque !
Gabrielle frotta ses larmes et sourit.
G : Je ne crois pas.
P : Mais si.
Il frotta d'une main les larmes qui continuaient à couler sur les joues de Gabrielle et la regarda dans les yeux. Il resta accroché au doux regard de l'esclave en face de lui.
P : Tu as de magnifiques yeux !
Elle rougit encore une fois.
G : Merci. Toi aussi.
P : Ca m'étonnerait. C'est moche le brun.
G : Non ! C'est profond. Je dirais plutôt qu'ils sont noisettes en plus.
Elle lui sourit.
P : Merci Gabrielle.
G : J'ai déjà dit …
P : (la coupant) Je préfère Gabrielle.
G : Ah bon ?
P : (lui souriant) Oui. C'est très joli comme prénom. Je l'ai déjà dit.
Soudain, Gabrielle se fit soulever du sol.
Mais que va-t-il arriver à Gabrielle ? ^^
