Chapitre XV
Mais elle avait signé un papier … De toute façon, elle n'irait pas bien loin avec sa cheville. Elle pourrait voler un cheval et s'enfuir. Non. Impossible. Xena reviendrait d'une minute à l'autre et constaterait sa fuite. Elle fermerait alors tout le palais. Elle serait bloquée et la conquérante la retrouverait sans problème. En plus, elle ne connaissait pas assez bien le palais pour tenter de s'enfuir. Peut-être plus tard. Quand sa cheville serait réparée et qu'elle connaîtrait mieux le palais. Peut-être qu'elle aurait une autre occasion de s'enfuir. Elle espérait.
Elle attendit la conquérante en se relaxant dans le lit moelleux et en fermant les yeux. Elle repensa à Prométhée que la conquérante avait vendu. Elle ne le reverrait plus jamais. Ca ne servait à rien de s'apitoyer sur son sort. Elle en savait même pas à qui elle l'avait vendu.
La conquérante attendit que le guérisseur termine de préparer le baume. Elle en demanda un autre, pour la cheville de Gabrielle. Elle avait peur que son esclave ne puisse plus jamais remarcher normalement.
La porte de la chambre s'ouvrit brusquement Gabrielle rouvrit les yeux la conquérante vint s'asseoir sur le lit à côté de son esclave, tout le nécessaire à la main. Elle prit la cheville de Gabrielle et défit le bandage. Elle plongea ensuite son pied dans une bassine d'eau et l'essuya avec un essuie (serviette FR). La cheville avait reprit plus ou moins sa taille normale mais avait toujours une drôle de couleur. Elle appuya à un endroit spécifique sur le corps de Gabrielle.
G : (paniquée) Je ne sens plus ma jambe !
X : (mettant sa main sur son épaule) C'est normal. Tu devrais avoir moins mal maintenant.
Etait-ce donc ça son pouvoir ? Endormir des parties de son corps rien qu'en appuyant à certains endroits ?
La conquérante appliqua le baume sur la cheville de son esclave et l'enroula une première fois. Juste un tour ou deux de bandages. Elle mit ensuite un morceau de bois en forme de L à côté de sa cheville et enroula une deuxième fois celle-ci.
X : Ca devrait empêcher ta cheville de trop bouger.
Elle s'attaqua ensuite à la figure de Gabrielle et y appliqua un autre baume. Elle l'appliqua ensuite sur le ventre de son esclave, qui était couvert de petites blessures, sur son dos, ses bras et ses jambes. Elle l'avait bien malmenée. Elle décoinça la jambe de Gabrielle qui serra les dents de douleur.
X : Repose-toi. C'est ta chambre maintenant.
Gabrielle sourit de bonheur. Elle allait avoir une chambre avec un lit douillet.
X : Je suis dans l'autre partie du château. Je reviendrai vers la fin de l'après-midi pour voir ce que tu peux faire.
G : Merci.
La conquérante ne fit qu'hocher la tête puis partit, refermant la porte au passage. Gabrielle se mit sous les draps et s'endormit peu après.
Baltius entra dans la grande salle. Elle était décorée de toutes les plus belles tapisseries du pays. Xena se trouvait sur son trône recouvert d'or, d'argent et de pierres précieuses. Baltius la regarda, peu confiant.
X : Qu'y a-t-il Baltius ?
B : Xena … J'ai peur de devoir vous annoncer une mauvaise nouvelle.
Baltius s'approcha du trône de la conquérante.
X : Encore un esclave qui s'est rebellé ? (dit-elle indifférente)
B : Non. Pire.
X : Quoi ? Vas-y parle.
B : Spartes lève une armée. On parle de milliers de combattants prêts à tout pour vous tuer. Tous les villages aux alentours se sont regroupés à Spartes. Las paysans apprennent à manier les armes.
X : Ils ne pourront rien faire contre mes soldats. Ce n'est pas eux qui vont me faire peur. Ni cette armée. Envoie un messager en qui tu as confiance à César. Je vais écrire une lettre. Le messager la portera à Rome.
B : Bien chef. Je lui demande de venir immédiatement ?
X : Oui. Donne-moi un parchemin et de quoi écrire.
Baltius remit le massage fermé au messager qui enfourcha son cheval et partit du palais.
X : Baltius ?
B : Oui ?
X : Je veux que tu rassembles autour d'Athènes le plus grand nombre de soldats que j'ai dans tous le pays. Si Spartes veut la guerre, elle l'aura. Et … recrute des soldats qui combattaient pour Athènes. Ils ont une bonne formation.
B : Oui mon impératrice.
X : Va. (dit-elle en repoussant l'air d'un revers de la main)
Il ne fallait jamais paraître faible devant ses généraux ou devant Baltius sinon ceux-ci attraperaient peur. L'armée de Spartes était la mieux entraînée dans tout le pays. Il lui faudrait sûrement deux ou trois hommes par tête spartiate. Cette guerre s'annonçait dure. Mais elle adorait relever des défis. Demain, elle commencerait à entraîner ses hommes. En plus, elle avait besoin d'un peu se défouler. Elle ferait peut-être un combat avec Baltius pour voir s'il n'avait pas perdu de son agilité et de sa force. De toute façon, elle le battrait.
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