Tout d'abord, je suis vraiment désolée mais j'étais occupée par l'école qui m'a overbookée avec des contrôles, interros, montage poétique à écrire et bientôt à jouer , ...
Bref, je n'ai pas eu le temps d'écrire depuis septembre en réalité ...
Mais j'ai trouvé quand même un peu de temps pour écrire un chapitre et pour tous vous dire que je n'ai pas abandonné la fic.
Après la lecture, si vous avez des idées, faites-moi en part

Bisous et encore vraiment désolée

Et encore merci pour toutes vos reviews 3


Chapitre XXXI

X : J'aurais dû te parler plus tôt mais je n'ai pas eu l'occasion.

Elle mentait. Elle avait eu plein d'occasions mais elle avait tout simplement eu peur et n'osait pas l'avouer. Gabrielle amena tout de suite le sujet sur le tapis.

G : Qu'avez-vous à me dire conquérante ? Allez-vous me faire pendre pour avoir raconté votre enfance ? dit-elle en baissant la tête.

Les yeux de la conquérante s'agrandirent d'incompréhension. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté et ses prunelles s'adoucirent. Curieuse de ne rien entendre, Gabrielle releva timidement les yeux et tomba sur un océan de tendresse. Elle fut surprise mais ne le montra pas et ne lâcha pas le regard de l'impératrice. Celle-ci resta pendant de longues secondes à se perdre dans les émeraudes de la jeune femme puis se ressaisit et se rapprocha doucement vers son esclave. Gabrielle sursauta et s'éloigna d'elle brusquement, surprise et effrayée. La conquérante baissa les yeux, soupira puis les releva, les plongeant à nouveau dans ceux de Gabrielle.

X : Je n'ai jamais voulu te tuer.

G : Vous n'avez que ça à me dire ?

X : Je …

Xena n'arrivait pas à trouver les mots. Après quelques secondes de réflexion elle recommença à parler, rassemblant tout son courage et ravalant toute sa fierté.

X : Au début, c'est vrai, je ne t'aimais pas et trouvais que tu étais énervante. Mais quelque chose de bizarre est arrivé. J'ai l'impression que quelque chose à changé en moi. Quand tu as raconté ton histoire, tu m'as vraiment touchée. C'est vrai. Tout est vrai. Tu as fait ressortir de vieux souvenirs. Je ne vois pas pourquoi je te tuerais. Oui, tu as touché un point sensible, mais je devais passer par là à un moment ou à un autre. Je dois t'avouer quelque chose.

G : Allez-y …

Gabrielle sentit que tout pourrait changer à partir de maintenant si elle faisait attention à ce qu'elle disait. La conquérante avait déjà commencé à changer. Elle changeait lentement mais sûrement. Elle arriverait à faire ressortir les sentiments que l'impératrice gardait cachés au fond d'elle. Le regard que lui lançait à l'instant Xena la fit fondre. Elle avait l'air forte et imperturbable vu du dehors mais Gabrielle avait décelé une faille dans la muraille et commençait petit-à-petit à l'ouvrir. A l'intérieur, elle paraissait fragile et brisée … sûrement à cause de son enfance difficile. La conquérante voulait maintenant se confier à elle ? Elle ne pouvait s'empêcher d'être heureuse.

X : J'ai peur. dit-elle en baissant la tête.

G : Peur ? De quoi ? dit-elle en se rapprochant de Xena.

X : Peur que tu aies peur de moi. Je … Je sais que pour toi je suis un monstre sans pitié mais je n'ai pas envie que tu aies peur. Je ...

Xena souffla, nerveuse puis releva ses yeux vers ceux de la blonde et ne put empêcher des mots de sortir.

X : Ca n'a peut-être pas l'air mais je tiens à toi. C'est … déstabilisant. Cela fait bien des années que je n'ai pas tenu à quelqu'un. A vrai dire, depuis Lyceus.

Gabrielle s'était encore plus approchée de Xena et lui avait prit la main, doucement pour la soutenir. Une décharge électrique avait parcouru tout d'abord sa main puis s'était étendue vers tout le reste de son corps. Elle trembla.

G : Et Baltius ? Tu ne tiens pas à lui ?

X : Bien sûr … Un peu. Ce n'est pas comme si j'allais mourir s'il disparaissait. C'est un de mes meilleurs hommes mais il n'est bon qu'à combattre.

Gabrielle frissonna encore une fois.

X : Tu as froid ?

G : Je … Oui un peu.

Évidemment, elle mentait. Ce n'était pas le froid qui la mettait dans cet état là, c'était la conquérante elle-même. Mais bien, sûr, elle n'oserait jamais l'avouer.

Xena se leva, surprenant Gabrielle, et lâcha la main de la barde. Celle-ci ressentit immédiatement un vide à la perte du contact.

Ça avait déjà été un énorme effort pour elle d'avouer qu'elle tenait à sa barde, mais à son contact, elle n'avait rien sentit d'aussi doux et chaud. Son cœur avait battu à tout rompre dans sa poitrine, menaçant de sortir à chaque battement. Elle n'avait jamais été dans cet état là mais elle aimait bien. Au moment où elle se levait pour aller chercher une couverture pour sa protégée, elle lâcha sa main. Ce geste lui tordit le ventre, la sortant de la protection qu'avait mis Gabrielle sur elle par son simple geste.

Xena revint avec une couverture en main, se plaça derrière Gabrielle sur le lit et enroula le tissu autour de ses épaules. Elle garda ses bras enroulés autour des épaules de Gabrielle un peu plus longtemps que la normale puis se détacha à contre cœur. Gabrielle laissa échapper un petit soupir qui n'échappa pas à la femme aux yeux bleu.

X : Qu'est-ce qu'il y a Gabrielle ?


Merci pour tout, j'espère recevoir quelques commentaires ...

A bientôt j'espère.