Chapitre XXXIII
G : Ne la tuez pas s'il vous plait. Elle m'a sauvée.
X : Sauvée de quoi ?
G : De qui plutôt.
X : Ok …De qui alors ?
G : Du général.
X : Et qu'a fait le général pour mériter de se faire tuer par une esclave ?
G : Il m'a violée.
Xena ouvrit de grands yeux. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Comment cela avait-il pu arriver dans son château ? Un général avait osé porter la main sur sa barde à elle. Si Anastasia ne l'avait pas tué, elle-même l'aurait tué.
X : Je …
Gabrielle éclata en sanglots incontrôlés, essayant de se retenir mais n'y arrivant pas.
X : Non non … Ne pleure pas.
Xena laissa couler quelques larmes à la vue d'une Gabrielle dévastée. Elle serra ses poings. Que pouvait-elle faire pour la soulager ? Lui dire que tout allait bien se passer ? Non. Elle ne pouvait pas mentir. Ca changerait définitivement quelque chose en elle d'avoir été violée. Elle serait toujours méfiante. Mais si elle, Xena, la conquérante des nations, pouvait l'aider, elle ferait tout son possible pour lui faire oublier ce mauvais passage. Mais que faire maintenant ? Que faire quand on est paralysée, que l'on voit quelqu'un qui est cher à nos yeux qui souffre d'une telle douleur qu'elle en devient indescriptible. Que faire ? Ca, l'impératrice ne le savait pas. Elle était tétanisée.
Gabrielle regarda en direction de la conquérante et vit des larmes couler le long de ses joues. Elle se rapprocha de Xena et entoura ses bras autour de son corps, l'emprisonnant dans ses bras tremblants.
La conquérante pensa que son cœur ne suivrait pas les évènements tellement il battait à une vitesse effrénée à l'intérieur de sa poitrine. Ses muscles se débloquèrent et elle put bouger ses bras et entourer la taille de Gabrielle. Quand celle-ci serra encore plus fort la guerrière, Xena se détendit et se laissa aller dans ses bras. Cela avait un effet apaisant sur elle.
Gabrielle se calma peu à peu dans les bras réconfortants et forts de Xena. Celle-ci laissa aller sa main librement dans les cheveux longs de la barde, caressant sa tête du bout des doigts. Elle s'allongea sur le lit, Gabrielle la suivant, toujours collée à elle. Se fut la deuxième fois que Gabrielle fut attirée par Morphée aux côtés de la guerrière et ce fut la deuxième fois que celle-ci déposa un baiser sur son front et s'en alla.
Xena sortit de la chambre, encore sous le choc et appela un garde. Elle lui ordonna de rester devant le chambre et de ne laisser entrer personne sous aucun prétexte. Elle seule pourrait rentrer. Elle se dirigea ensuite vers les cachots, bien décidée à mettre les choses au clair avec Anastasia. Bien sûr, elle avait sauvé Gabrielle … Pour ça, elle lui en était redevable. Mais elle avait quelque chose à lui dire et n'allait pas y aller par quatre chemins.
Elle entra en force dans les cachots privés de lumière. Seul un fin filet de lumière parvenait encore à se faufiler dans la noirceur des sous-sols du château. La terreur se faufila jusqu'au fond du cœur de l'esclave lorsqu'elle rencontra deux glaciers perçants qui la menaçaient. Elle recula le plus profondément possible dans un coin de la pièce, aussi loin que lui permettaient les chaines qui la reliaient au sol froid et humide.
La conquérante ricana machiavéliquement en penchant la tête en arrière, glaçant le sang des veines de l'esclave assise à même le sol. Elle adorait voir la peur dans les yeux de ses adversaires. Elle avança tranquillement, voyant la peur de sa proie grandir en même temps que sa proximité. La respiration de sa proie s'accéléra quand elle ne fut plus qu'à un mètre d'elle. Elle l'accula dans un coin, savourant le plaisir d'entendre le souffle entrecoupé de peur de son esclave. Quand elle commença à parler, il y avait tellement de tension dans l'air qu'Anastasia sursauta.
X : Alors … Tu sais que tu as tué un de mes généraux ... Tu sais ce qui t'attends non ?
A : La mort ? demanda-t-elle faiblement, la voix tremblante.
X : C'est ce que j'ai voulu faire de toi. Te tuer en public pour en faire un exemple. Mais un petit truc est venu tout bousculer. Sais-tu ce qui s'est passé ?
A : Non.
X : Gabrielle est venue à ta rescousse.
Anastasia ne put réprimer un sourire. Gabrielle l'avait soutenue. Elle tenait à elle. Elle l'aimait.
X : Je ne sourirais pas si j'étais toi. Alors … Il parait que tu as empêché Gabrielle de se faire violer ?
A : Malheureusement ma conquérante, je n'ai pas pu la sauver à temps. Elle était déjà couchée sous lui à mon l'arrivée, ses poignets entravés par ses mains, complètement nue, son sexe la dévorant de l'intérieur.
Xena laissa couler une larme aux mots de son esclave mais la frotta vite avant que celle-ci ne le voit.
X : Elle m'a supplié de te laisser la vie sauve. Après maintes réflexions, j'ai accepté.
Anastasia se laissa aller dans un long soupir de soulagement. C'est alors qu'elle vit une lueur briller dans les yeux de la conquérante, une rage intérieure venir du fond de ses tripes. Un rictus se forma sur ses lèvres et l'esclave ouvrit de grands yeux, encore plus terrifiée qu'auparavant.
X : J'ai accepté de ne pas te tuer mais je n'ai rien dit en ce qui concernait les coups et blessures.
Anastasia déglutit, la peur formant une boule désagréable dans son ventre plat.
Que va faire Xena la conquérante des nations ?
Est-ce que ce qu'elle va faire va avoir des répercutions sur son amitié naissante avec Gabrielle ?
Cette dernière va-t-elle se relever du fait qu'elle ait été violée ?
Reviews s'il vous plait, ça me fait toujours plaisir et m'aide pour continuer cette histoire.
