Bleach ne m'appartient pas. Je ne fais que tenter de développer ses personnages et proposer ma propre vision de ce monde et de sa magie.

Par ailleurs, je ne me fait aucun argent avec cette fic.

Et voici le seizième chapitre de De sang et d'âme. Désolée pour l'attente, et bonne lecture !

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Chapitre 16 : Two missions

-Ils ont quoi ?, hurla Ukitake en perdant son sang-froid.

-Disparus, tous les trois. Nehmu les a vu passer mon garganta, répondit Kurotsuchi d'une voix qui disait sa totale indifférence.

-Et elle n'a rien fait pour les arrêter ?

-Aucune idée, je ne l'ai pas interrogée plus avant, reconnut le capitaine de la douzième division. Mais ne vous inquiétez pas, je l'ai déjà punie. Je la ressusciterai d'ici deux ou trois jours.

Le capitaine Ukitake tomba à la renverse sur son siège. Il saisit sa tête entre ses mains.

-Ces gosses me rendrons fou, murmura-t-il d'un ton las.

Il releva son regard et fixa un par un les dix capitaines et les dix lieutenants présents, cherchant à lire leurs sentiments sur leurs visages.

Soi-Fon était tout aussi froide que d'habitude. Lisa et Hiyori par contre, vibraient d'indignation et de rage contenue. Il se demanda où était Shinji et ce qui l'avait retenu. A moins que lui aussi n'ait décidé de déserter ? Retsu avait l'air triste et réfléchissait visiblement aux conséquences des actes du jeune Gin, et sa vice-capitaine semblait encore interloquée. Shunsui, Isshin et Toshiro étaient songeurs. Byakuya était froid, mais une lueur inquiète brillait dans ses yeux tandis qu'il examinait lui aussi l'assemblée. Bien sûr, Zaraki, Yachiru, Rukia, Rangiku et Ichigo semblaient impatients d'en découdre plutôt que soucieux de la suite des évènements. Quand à Shûhei et Starrk, ils devisaient à voix basse.

-Dois-je inscrire Abarai, Kira et Ichimaru aux rang des déserteurs, capitaine ?, lui demanda Sasakibe qui se tenait derrière lui.

Aussitôt, les bouches de la moitié de l'assemblée s'ouvrirent pour protester unanimement.

-Non, répondit Jyûshiro d'une voix ferme. Jusqu'à preuve du contraire, nous continuerons de considérer que le capitaine Abarai et le vice-capitaine Kira ont accompagné le vice-capitaine Inari dans une mission de secours non-autorisée.

Sasakibe s'inclina et se tut.

-La dimension royale a été informée des derniers évènements, et j'attends une réponse imminente, poursuivit Jyûshiro après une quinte de toux. D'ici là, j'attends de vous que vous mettiez vos divisions en état d'alerte. Les congés sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, et rappelez toutes vos unités qui sont dans le monde réel. Les divisions 10 et 13 seront chargées de mener des patrouilles dans le Rukongai, et de rapporter tout ce qui semblerait suspect. Par ailleurs, j'aimerai assez savoir pourquoi Hirako ne s'est pas présenté à cette réunion. Donc...

-Je suis là, déclara la voix un peu pâteuse et mal assurée d'Hirako Shinji à l'entrée de la pièce de réunion. Le capitaine était soutenu par l'un de ses shinigamis.

-Que s'est-il passé ?, s'exclama Jyûshiro d'un ton inquiet en se levant, avant de retomber sur son siège, terrassé par une nouvelle quinte de toux.

-Ichimaru m'a drogué pour s'enfuir, expliqua Shinji.

Jyûshiro lui trouvait un air traqué et empli d'incompréhension sur son visage.

-Il m'a eu..., souffla le capitaine d'une voix étonnée. Je me suis fait avoir.

-Imbécile !, cria Hiyori. Et qu'est ce qu'on va faire maintenant qu'il a rejoint Aizen ?

Shinji sursauta, et chercha le regard de Jyûshiro comme pour y chercher des réponses qu'il n'avait pas. Le capitaine commandant se demanda ce que Gin avait pu dire à son capitaine pour le perturber ainsi.

-Il... Je pense que seul sa sœur l'intéresse. Capitaine-commandant... Selon moi, peut importe son allégeance. Même s'il est parti rejoindre Aizen, si nous récupérons sa sœur, il obéira à la Soul Society.

-Vous suggérez donc de pénétrer le repaire d'Aizen, retrouver Mitsuki -si elle est encore vivante-, et espérer trouver Gin avant Aizen, résuma Zaraki. Quand part-on ?

-Vous êtes fou Zaraki ?, clama Soi-Fon. C'est de la folie. Se séparer de même un seul capitaine alors que nous sommes menacés d'une attaque sur le Rukongai...

-Ça peut marcher.

Tous les capitaines et vices-capitaines présents dans la pièce se turent pour se tourner vers celui qui avait pris la parole.

Byakuya Kuchiki.

-Aizen va réunir ses forces pour nous attaquer, qu'Ichimaru revienne à lui ou non. C'est logique. Il y en a un certain nombre ici sur qui il veut prendre sa revanche. Et il doit le faire pour montrer à ses fidèles à quel point il est devenu puissant. Une équipe de secours peut également être une équipe de sabotage... Et grâce à Starrk, Lilinette et Neliel, nous en savons beaucoup plus qu'il y a quinze ans sur les buts d'Aizen, mais également sa façon de protéger une base, et sur la frustration et la rancune que peuvent receler certains arrancars. Ce que nous avons là, c'est une occasion unique.

Jyûshiro s'étonna de la ferveur et de l'inquiétude qui perçait dans la voix du capitaine. Puis, il se rappela d'un capitaine qui avait été soigné par une jeune femme aveugle, presque vingt ans auparavant, et s'interrogea.

Se pouvait-il que le noble soit une seconde fois tombé amoureux d'une jeune femme bien inférieure à son rang, et qu'il se soit interdit d'en montrer quoi que ce soit ? Son sens de l'honneur et du devoir pouvait bien l'avoir convaincu d'agir ainsi. Jyûshiro songea alors à Renji, qui n'avait jamais caché son propre intérêt pour Mitsuki, et qui était au Hueco Mundo avec Gin pour la sauver.

Il soupira. Il semblait que le bonheur des uns n'aboutisse qu'à faire le désespoir de ceux des autres.

Le capitaine-commandant tourna légèrement sa tête vers son vice-capitaine et l'interrogea doucement tandis que les officiers devant lui discutaient à mi-voix, mais âprement, de la proposition de Byakuya qui restait seul stoïque et silencieux.

-Qu'en pensez-vous Sasakibe ?

-Divisez nos forces, c'est diviser celles de l'adversaire, capitaine. Un choix tactique qui a fait ses preuves. L'ancien capitaine-commandant l'employait souvent.

-Je le sais. Ce que je veux, c'est votre avis sur la question.

-Je vous l'ai donné.

Jyûshiro réprima un soupir d'agacement. Il comprenait que la dimension royale lui ait imposé de conserver Sasakibe comme vice-capitaine pour garder une continuité avec les deux mille ans où Yamamoto avait dirigé les treize armées de la Cour. Même s'il comprenait cette nécessité, et reconnaissait qu'il aurait été incapable de remplacer Yamamoto sans l'aide diligente de Sasakibe, il regrettait que celui-ci refuse d'émettre des opinions différentes de celles que lui et Yamamoto auraient émises. Le vice-capitaine restait désespérément ancré dans le passé, et n'acceptait pas d'évoluer dans ses opinions ou son comportement. Il avait d'ailleurs tout autant insisté que la dimension royale pour garder son poste, de peur que le successeur de Yamamoto ne pervertisse son héritage. Pourtant, la Soul Society changeait, qu'il le veuille ou non. Et Jyûshiro aurait aimé qu'il l'accepte, ou qu'il quitte son poste plutôt que de freiner ce changement.

Mais cet état de fait continuerai encore longtemps semblait-il. Plutôt que de récriminer en vain sur ce qu'il ne pouvait changer, Jyûshiro préféra se reconcentrer sur la proposition de Byakuya.

-Capitaine Kuchiki, vous dirigerez l'escouade qui s'introduira dans la Fortaleza d'Aizen. Soi-Fon et Yadomaru vous transmettrons les informations que leur division a recueilli sur celle-ci.

-A vos ordres, acquiesça Byakuya.

-Je veux que vous partiez avec quatre à six personnes. Des préférences ?

Le capitaine réfléchit un long moment. Il semblait tourmenté par des émotions contradictoires.

-J'apprécierai le soutien du capitaine Hisagi, du vice-capitaine Starrk et de l'arrancar Neliel. Une bonne connaissance de l'esprit d'Aizen et des arrancars nous sera utile. Et j'apprécierai le soutien des talents en kido du capitaine Hisagi.

-J'accepte volontiers, si le capitaine-commandant est d'accord, répondit Shûhei.

-J'accepte, mais Lilinette restera ici, décida Jyûshiro. Elle pourra nous transmettre ce que nous avons besoin de savoir sur votre état de santé, grâce à son lien avec Starrk. J'ai conscience que cela vous privera d'une partie de votre force de frappe mais...

-Je puis toujours me servir du sonido et du cero, répondit Starrk d'une voix nonchalante. Et je n'étais pas le primera espada pour rien. Merci de bien vouloir prendre soin de Lilinette.

Jyûshiro inclina la tête en réponse à cette supplique qui se cachait sous un remerciement.

-C'est entendu donc. Une dernière personne serait néanmoins souhaitable.

-Je les accompagnerai, décida Shinji d'une voix implacable.

Jyûshiro pouvait cependant voir l'incertitude dans son revoir. Que lui avait dit ou fait Gin pour le perturber ainsi ?

-C'est donc réglé. Merci capitaines, vous pouvez disposer, déclara Jyûshiro.

Tandis que l'assemblée se dispersait, il s'approcha de Byakuya.

-Je dois te parler, commença-t-il. Seul à seul.

Byakuya signifia d'un hochement de tête son accord, et tous deux quittèrent la pièce pour rejoindre le bureau de Jyûshiro.

Le capitaine commandant s'écroula sur son fauteuil dès qu'il parvint dans la pièce, et Byakuya le regarda avec inquiétude. Sa maladie devenait de plus en plus grave chaque jour depuis quelques années.

Quand il eut repris son souffle, il releva la tête vers Byakuya.

-J'espère que tu me ramènera ma fille Byakuya, commença-t-il.

-Je l'espère également, répondit son vis-à-vis, d'un ton froid et dénué de toute émotion.

-Tu ressent quelque chose pour elle, n'est-ce pas ?

-Peu importe, capitaine.

-Renji...

-Peu importe, vous ai-je dis, le coupa Byakuya.

Jyûshiro se tut, et Byakuya repris la parole, avec hésitation.

-Les choses ont changé, murmura-t-il. Renji devrait le réaliser.

Il n'ajouta rien de plus, et la pièce retomba dans le silence.

-Mitsuki n'est pas la raison pour laquelle je désirais te parler, repris Jyûshiro après avoir laissé à Byakuya le temps de se reprendre. Les kamis savent combien je me préoccupe de cette enfant mais... ceci est une guerre avant tout, et il est de notre devoir de ne pas l'oublier. Cette mission est difficile, et tu est le plus apte à la réussir. Tu sais ce que tu dois faire.

-Inari Gin est la première cible. Inari Mitsuki la seconde. Et Gin ne dois en aucun cas tomber dans les mains d'Aizen, mort ou vivant. J'ai compris, et j'accomplirai ma tâche.

-Les ordres émanant de la dimension royale sont plus fermes encore, révéla Jyûshiro. J'ai reçu des ordres depuis plus de douze heures, avant même la fuite de Gin. Les jumeaux doivent mourir, comme message adressé à Aizen. Et je dois envoyer un groupe au Hueco Mundo pour accomplir cette tâche. On m'a conseillé d'envoyer la onzième division au complet.

Jyûshiro n'eut pas besoin d'en dire davantage. Byakuya était l'un de ses capitaines les plus intelligents. La division royale comptait la vie de leurs hommes comme négligeable. Ils étaient tout juste bon à être envoyés en une attaque suicide sur la Fortaleza pour qu'elle puisse gagner du temps.

-Je l'avais déjà compris ainsi, confirma Byakuya. J'ai choisi les hommes de mon escouade en fonction. Nous trouverons les jumeaux, et diminuerons les forces d'Aizen.

Sur ces mots, il salua le capitaine-commandant, et quitta la pièce.

Un doux sourire illumina le visage fatigué de Jyûshiro Ukitake. Le capitaine de la sixième division n'avais pas parlé du sort qu'il décernait aux jumeaux.

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Starrk et son capitaine n'avaient pas mis longtemps à se préparer à la mission qui était la leur. Hisagi, prévoyant, s'était blindé d'appareils explosifs, et Starrk en avait fait de même.

L'ancien espada se souvenait d'un groupe de jeunes gens venus chercher leur amie d'entre les griffes d'Aizen. Ceux-là étaient des innocents et des idéalistes, qui pensaient que leurs ennemis avaient autant d'honneur qu'eux même. Ils y étaient partis en héros.

Starrk réalisait parfaitement que son groupe y allait en assassins et en saboteurs. Il y avait bien moins d'honneur dans leurs actes, mais peut-être réussiraient-ils davantage que Kurosaki et ses amis quinze ans auparavant.

Il se demanda qui avait pris sa place de primera espada. Il ne doutait pas une seconde qu'il serait amené à le rencontrer et à l'affronter. Le nouveau primera s'y sentirait obligé pour garder son rang et son influence sur les autres. Il aurait fait de même jadis, sans hésitation. Aujourd'hui, il se demandait si ses adversaires mériteraient la mort.

Même maintenant, quinze ans après, il s'étonnait en voyant à quel point la vie avec les shinigamis l'avait changé.

-Tu as l'air troublé Starrk, le questionna Hisagi, l'arrachant à ses pensées.

-J'ai des états d'âme, répondit-il calmement.

-Des états d'âme ? Un arrancar ?, s'étonna Hisagi d'une voix dépourvue de mépris, mais l'invitant à s'expliquer.

-Je ne sais pas quand c'est arrivé. De vivre à vos côtés, à vous qui avez encore des émotions... Vous m'avez aidé à retrouver une partie des miennes. Même si je ne les comprends pas toujours. Et surtout, j'ai découvert la morale. Et je m'interroge sur ce que nous allons faire.

Tout en discutant, ils avaient atteint la porte de la sixième division où Kuchiki leur avait donné rendez-vous. Hirako n'était pas arrivé, et ils étaient encore seuls.

Hisagi s'assit sur le sol, et invita Starrk à en faire de même.

-Quelles questions te pose-tu ?

Starrk s'assit et sourit. Il aimait la neuvième division et son fonctionnement. Dans cette division où le respect de la justice était la voie sur laquelle tous s'efforçaient de marcher, confier ses doutes et ses appréhensions était un acte quasi quotidien. Il doutait que les shinigamis de n'importe quelle autre division connaissent autant les peurs, les doutes ou les préjugés de leurs frères ou de leurs chefs. Pour lui, qui découvrait seulement ce que c'était que la morale ou les sentiments, c'était le meilleur endroit au monde. Celui où les gens l'aidaient à comprendre ce qu'il ressentait et vivait. Le capitaine Hisagi était ainsi devenu un ami, presque un frère.

-Inari Mitsuki n'a pas à payer pour les fautes de son frère n'est-ce pas ? Pourtant, nous savons que si nous sommes amenés à tuer Gin, elle mourra aussi.

-Oui. J'espère qu'on n'en arrivera jamais là. Mitsuki est une jeune fille qui n'a pas mérité ce sort et je l'apprécie beaucoup. De même que Gin.

-Pour la réincarnation d'Ichimaru j'en suis moins sûr. J'ai vu ce dont cet homme était capable. À sa manière, il était pire qu'Aizen. S'il y a le moindre risque qu'il rejoigne celui-ci, je n'hésiterai pas. Mais je le regretterai.

-Il en est de même pour moi, avoua Hisagi en se passant une main dans les cheveux pour les écarter de son visage. Plus encore que tu ne le crois. Après tout, c'est moi qui leur ai conseillé de rejoindre le Seireitei. Et je me suis attaché à ces gosses, et aux jeunes gens qu'ils sont devenus. Mais parfois, la justice doit céder le pas au devoir.

Il allait ajouter quelque chose, lorsque la porte de la division s'ouvrit. Le capitaine Kuchiki sortit, armé de son zanpakuto, et suivi d'une jeune femme presque aussi grande que lui, aux cheveux noirs méchés de violet attachés en une queue de cheval. Armée elle aussi, elle écoutait avec attention les paroles du capitaine.

En les voyant, Hisagi se releva et s'approcha, et Starrk le suivit.

-Vous êtes venus vite, constata Kuchiki. Permettez que je finisse de donner mes ordres à ma troisième siège, et je suis à vous.

-Murasakigawa Jyunne, se présenta la jeune femme en saluant les deux officiers, qui s'inclinèrent légèrement.

-Je crois avoir été assez clair sur les ordres que vous devrez suivre durant mon absence. Vous assisterez aux réunions auxquelles sont convoqués les vices-capitaine, et la première division vous transmettra les ordres. En cas de combat, vous prendrez le commandement de la division, et vous joindrez vos forces à celles de la treizième division. Est-ce clair ?

-Parfaitement capitaine, répondit la jeune femme. Vous pouvez partir tranquille. Nous attendons votre retour, et celui de la vice-capitaine Inari avec impatience.

Le capitaine ne répondit que par un hochement de tête, et Murasakigawa rentra dans la sixième division. Kuchiki se retourna alors vers les deux officiers de la neuvième division.

-Hirako tarde, remarqua-t-il.

Mais sur ces entrefaits, le capitaine de la troisième division se posa sur le sol, également armé et prêt à partir.

Du coin de l'œil, Starrk vit les deux autres vizzards les observer, puis disparaître à l'aide du shunpo.

En tant qu'arrancar, il était mal placé pour en parler, mais il trouvait étrange cette manie des trois vizzards survivants de toujours être ensemble, et d'afficher perpétuellement les même opinions. Lilinette ne restait pas toujours avec lui, même s'ils restaient la plupart du temps ensemble et qu'il avait été difficile de la convaincre de rester alors qu'il partait, et Neliel trainait toujours avec Rukia et Matsumoto, ou la petite bande d'Ichigo lorsqu'elle était là. Même ses fracciones avaient fini par se faire d'autres amis. C'était étrange de voir que des hollows s'étaient mieux adaptés que d'ancien officiers du seireitei à cette nouvelle vie. Les vizzards donnaient vraiment l'impression de faire bande à part.

Soudainement, il se demanda s'il était possible qu'ils aient finalement choisi de servir Aizen. Mais ils avaient perdus trop des leurs à cause de cet homme. Il décida finalement de garder ces pensées pour lui, et de se contenter de surveiller de très près Hirako Shinji.

Quelques minutes plus tard, ils traversaient le Garganta et pénétraient au Hueco Mundo.

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Pour Gin, Kira et Renji, les ennuis avaient commencé dès leur entrée à la Fortaleza. Gin était prêt à le reconnaître, ils avaient agi comme des imbéciles. Aizen devait se douter qu'il y aurait une tentative de libération, et eux étaient en plus arrivé par la porte principale.

L'entrée repérée par la seconde division était dissimulée sous un faux sable mouvant. Ils s'y étaient précipités, et avaient été accueillis par un groupe d'arrancars peu puissants, mais suffisamment nombreux pour les avoir retardés dans leur progression et leur avoir causé quelques blessures plus ou moins graves.

Kira saignait d'une blessure profonde à l'avant bras, et Renji avait le visage maculé de sang. Gin lui, n'avait que quelques égratignures. Ses ainés l'avaient protégé, se mettant en bouclier devant lui et ses adversaires.

C'était normal. Aizen ne devait pas le capturer, la Soul Society en pâtirait... Il savait tout ça. Mais cela l'agaçait profondément qu'on le traite comme un enfant.

Ils continuaient à courir, et à descendre plus profondément dans les entrailles de la Fortaleza, poursuivis par quelques arrancars.

Au détour d'un couloir, Kira se figea soudainement. Aussitôt Gin et Renji, qui avaient prit un peu d'avance, revinrent en arrière.

-Écartez-vous !, leur hurla le vice-capitaine, et les deux hommes obéirent.

Kira récita un sort de kido avant de les rejoindre d'un pas de shunpo. Quelques instants plus tard, le mur se mit à rougeoyer, puis explosa à l'instant où les arrancars allaient les rejoindre. Gin ferma les yeux pour ne pas être surpris par la lueur de l'explosion, puis toussa lorsque ses poumons furent agressés par la fumée qui se dégageait du tas de débris fumants qu'avait laissé l'explosion. Le bras d'un des arrancars dépassaient de sous les pierres tombées, et une partie du plafond menaçait de s'effondrer à son tour.

-Partons vite, décréta Renji après avoir essuyé une nouvelle fois le sang sur son visage. Ils vont tous se précipiter ici pour nous trouver. Mais nous sommes tranquille quelques minutes.

-C'était un peu le but, répondit Kira en se relevant. Le souffle de l'explosion l'avait propulsé contre un mur. Maintenant, ils ne saurons pas quelle direction nous avons prise.

Ils s'éloignèrent à vie allure, évitant de justesse deux groupes d'arrancars qui se précipitaient vers le lieu de l'explosion. Quand ils jugèrent s'être suffisamment écartés, ils s'arrêtèrent.

Renji profita de cet arrêt pour se passer une pommade cicatrisante sur son front. Kira quand à lui, soigna sa blessure à l'aide d'un sort de kido.

-Maintenant que nous sommes à peu près sûr que nul ne sait où nous sommes, il ne nous reste plus qu'à rejoindre Mitsuki. Où est-elle Gin ?

-Je l'ignore, avoua celui-ci, après avoir cherché vainement son reiatsu. Ça fait dix fois que j'essaie de la trouver depuis qu'on est arrivé. Je sais qu'elle est là, qu'elle est vivante. Je le saurais si elle était morte. Mais je ne la trouve pas.

À cette nouvelle, Kira baissa la tête pour réfléchir et proposer une nouvelle stratégie. Renji lui, laissa échapper une flopée de jurons et frappa le mur de son poing. Sans cesser de jurer, il s'éloigna de quelques pas et tourna dans un autre couloir pour rester seul et se calmer. Kira le suivit d'un regard compatissant, avant de retourner son attention vers Gin.

-Vous devriez vraiment le lui dire, lui reprocha-t-il.

-C'est à Mi-chan de lui dire « oui » ou « non », pas à moi, répondit nonchalamment le jeune homme. Et je me fout de ses états d'âmes, tant qu'on sauve ma sœur.

-C'est égoïste.

-Absolument. Mais j'aurais pu être plus cruel encore. Soyez heureux que je ne suis pas Ichimaru.

-Dans ces moments là, j'en doute vraiment, répondit Kira, et il eut la joie de voir Gin blêmir à ce reproche.

Mais en quelques secondes, le jeune homme avait reprit tout son sang-froid, et son habituel sourire de renard revient s'afficher sur son visage.

-Si vous trouvez mon comportement tellement répréhensible Izuru, allez le lui dire vous-même. Je suis sûr qu'il sera ravi, et peut-être vous sentirez vous moins coupable. Mais vous ne le ferez pas, nous le savons tous les deux. Alors pensons plutôt à libérez ma sœur.

L'expression sur le visage de Kira indiquait parfaitement son envie de l'étrangler à l'instant même, accompagnée d'une nuance de dégout. Elle fit mal à Gin, plus qu'il ne s'y serrait attendu. Mais il se défendit d'y réfléchir. Seule sa sœur importai à l'instant.

Il n'osait pas penser à autre chose qu'à elle. Par culpabilité, parce qu'il savait qu'elle aurait dû être en sécurité au Seireitei, et lui à sa place, mais aussi par facilité.

C'était bien plus facile de penser à Mitsuki que de réfléchir à la boule dans son ventre qui se serrait à chaque fois qu'il pensait à Shinji, et à sa réaction qu'il ne connaîtrait jamais au baiser qu'il lui avait donné. Plus facile aussi que de penser aux milles réactions mêlées qui le submergeait depuis qu'il était arrivé au Hueco Mundo et se rapprochait d'Aizen. Peur, appréhension, joie, désespoir, excitation, amusement... Toutes ces émotions qui lui venaient d'Ichimaru et qu'il ne savait pas interpréter.

Aurait-il enfin cette réponse qu'il venait chercher en même temps que sa sœur ? Saurait-il s'il avait servi volontairement Aizen, où s'il n'était devenu sa chose que contrait et forcé par l'ancien capitaine ?

Le tintement familier de deux sabre se croisant le dérangea dans ses tristes réflexions. Kira était à ses côtés, aussi tendu que lui. C'était donc Renji qui se battait.

Les deux shinigamis dégainèrent leurs armes et se précipitèrent pour rejoindre leur compagnon. Mais dans leur élan, ils furent arrêté par une muraille invisible.

Aussitôt, devinant le piège, ils fusèrent dans l'autre sens. Mais trois pas plus loin, la barrière invisible les arrêta à nouveau. Ils étaient coincés.

Gin frappa frénétiquement leur cage avec son sabre, cherchant une faiblesse. Mais son arme rebondit simplement sur la paroi invisible, manquant même d'éborgner Kira au passage.

-Inutile, c'est trop solide. Vous n'avez aucune chance de vous évader, minauda une voix de petite fille.

Sans qu'ils la remarquent, une enfant arrancar aux cheveux roses et vêtue de rose et de dentelles blanches, portant une petite ombrelle était arrivée dans leur dos. Elle se tenait à l'extérieur de la cage, et tenait une petite boîte ronde.

-Nous nous attendions à la venue d'un groupe de sauvetage, mais pas à votre présence messire Ichimaru, continua-t-elle en faisant une petite révérence. Aizen sera ravi de vous voir si vite de retour.

Quelques pas derrière elle, dans un couloir adjacent, Renji émit un hurlement de douleur. D'un même geste, Kira et Gin tentèrent à nouveau de casser la barrière de leur cage pour voler à son secours.

-Ce n'est vraiment pas la peine messieurs, je vous l'ai dit. De toute façon, votre ami est mort, même s'il ne le sait pas encore. Il n'a aucune chance de gagner ce combat. Je le sais, j'ai choisi son adversaire moi-même.

Le sourire de l'enfant afficha une cruauté innommable.

-Maintenant si vous le permettez, j'aimerai assister à ses derniers instants. J'attends ce moment depuis trop d'années pour le manquer. Aussi, permettez que j'abrège notre conversation.

Elle appuya sur la petite boîte ronde. Aussitôt, une fumée verte pénétra dans la cage par le plafond. En quelques instants, les quelques mètres carrés de celle-ci en furent envahi. Gin, puis Kira s'effondrèrent au sol sous l'effet du gaz narcotique. Avant de sombrer définitivement, ils entendirent le rire cruel de l'enfant se mêler aux hurlements de Renji.

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Et voici enfin le nouveau chapitre de cette fic. L'attente aura été longue, je le reconnais. Mais la rédaction d'un mémoire est très prenante, et je ne puis vous promettre de pouvoir écrire plus de deux chapitres par mois, au maximum.

Enfin, j'espère que la lecture vous aura plu ! Voici Gin aux mains d'Aizen, et Mitsuki dans celles de Freizich. Espérons que la seconde équipe aura plus de succès que la première... Bientôt, nous saurons enfin les buts d'Aizen et ceux d'Ichimaru. C'est le moment de me faire part de vos théories sur le sujet, si vous en avez...

N'hésitez pas à laisser une petite review, cela fait toujours plaisir à l'auteur !