Bleach ne m'appartient pas. Je ne fais que tenter de développer ses personnages et proposer ma propre vision de ce monde et de sa magie.

Par ailleurs, je ne me fait aucun argent avec cette fic.

Et voici le dix septième chapitre de De sang et d'âme. Désolée pour l'attente, et bonne lecture !

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Chapitre 17 : Captivity

Quand Freizich la captura et la força à descendre dans ses appartements en la tenant fermement, Mitsuki était persuadée que sa dernière heure était venue. L'espada allait la tuer sur place, ou la livrer sur le champ à Aizen.

Il n'en fut rien.

Avant qu'elle ait eu le temps de réagir, il avait refermé un collier de froid métal sur son cou, puis s'était précipité à la porte de ses appartements pour vérifier qu'elle était bien fermée.

Mitsuki frissonna. Son reiatsu était totalement annihilé par le collier. Plus question de lancer le moindre sort de kido ou de se servir du shunpo. Elle était prisonnière, à la merci de son geôlier. Quoi qu'il veuille lui faire, il le pouvait. Elle n'était pas de force à se défendre contre un espada, surtout sans arme ni reiatsu. Et nul ne saurait où elle était ni ne viendrait la sauver des griffes du tercera. Elle se demandait si être remise à Aizen n'aurait pas été un sort plus enviable.

L'espada revint au centre de la pièce et la contempla longuement, comme un fauve sa proie. La jeune shinigami restait figée, terrifiée, incapable même de ciller, et encore moins d'esquisser un geste pour tenter de lui échapper. Elle en aurait pleuré, de se voir incapable de protester ou de se battre. Même si son capitaine l'avait beaucoup entrainée, elle savait que son niveau était encore inférieur à celui d'une vice-capitaine normal. Elle ne maîtrisait même pas le pouvoir de son zanpakuto ! À se voir si faible, elle se haïssait. Gin, songeait-elle, Gin aurait su se défendre lui.

Freizich lui frôla la joue d'un geste enjôleur, et Mitsuki frissonna. L'arrancar rit à gorge déployée et lui sourit.

-Alors petit chat ? Effrayée ?

Mitsuki secoua la tête pour indiquer qu'elle ne l'était pas, trop paniquée pour réussir à simplement ouvrir la bouche. Les paroles de l'arrancar lui faisait peur... Elles lui en rappelaient d'autres, entendues longtemps auparavant.

Une voix résonna à son oreille, comme un écho lointain

« Tu n'a pas compris joli chaton ? »

Sa voix... La voix de Gin. Mais plus âgée, même si l'intonation était la même. Et elle qui adorait son frère, qui lui pardonnait tout ou presque, qui était sa confidente depuis leur enfance, pour la première fois, elle ressentit la peur qui saisissait les autres lorsqu'ils entendaient la voix de Gin. Car cette voix était pleine de menaces, de mépris, d'indifférence et d'amusement.

C'était la voix d'Ichimaru Gin. Et ce souvenir jaillissait des tréfonds de sa mémoire, du temps d'avant qu'elle ne soit la sœur de Gin.

Pourquoi cette voix l'effrayait ?

Gin... lui avait-il fait du mal ?

Elle réalisa qu'elle ne savait rien des rapports qu'ils avaient pu avoir avant d'être frère et sœur. Elle ne s'était même jamais posée la question.

Et maintenant, c'était la question la plus importante, et la plus terrifiante de toute son existence.

-Non, murmura-t-elle d'une voix presque inaudible, avant de reprendre, plus assurée. Non. Je n'ai pas peur.

Freizich la toisa avec surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle réussisse à répondre. Il ne réalisait pas que la réponse ne s'adressait pas qu'à lui, mais aussi à Gin, à l'homme mort quinze ans auparavant et qui subsistait peut-être encore en lui, et à elle même.

-Très bien, déclara finalement l'espada en lui tapotant la joue avant de s'éloigner pour s'approcher d'un buffet et servir deux tasses de thé. C'est comme ça qu'il faut réagir. Pas en petite souris effrayée. Du thé ?

Mitsuki acquiesça silencieusement et saisit la tasse, tout en prenant garde à ne pas en boire. L'arrancar la regarda avec un sourire amusé et appréciateur. Tout en buvant sa propre tasse, il s'assit sur un amas de coussins réunis près de l'unique fenêtre de la pièce. Celle-ci n'était pas barrée nota la shinigami avec espoir.

-Même pas la peine d'y songer, déclara Freizich en interrompant ses pensées. C'est une fausse fenêtre créée par Szavana pour qu'on oublie qu'on se trouve enfouis à des kilomètres sous le sol et des tonnes de sable. Non, tu est bien coincée ici. Seule avec moi.

Alors que Mitsuki ouvrait la bouche pour demander à l'arrancar ce qu'il comptait faire d'elle, on frappa à la porte.

Une demi-seconde après, l'espada la retenait dans ses bras, une main fermement plaquée sur sa bouche pour l'empêcher de prononcer le moindre mot. Un air mortellement sérieux s'affichait sur son visage.

-Freizich ?, demanda une voix de femme à l'extérieur. Le seigneur Aizen te convoque pour une réunion urgente. Les fracciones n'ont pas eu d'autres informations. Je peux entrer ? Pourquoi la porte est fermée ?

L'espada attrapa le bras droit de Mitsuki et la traîna jusqu'à une pièce voisine où il la propulsa sans ménagements avant de refermer la porte à clé.

-Si tu tiens à la vie, silence, murmura-t-il à travers la porte.

Mitsuki se releva en grimaçant et en se frottant le coude et le bras qui avaient violemment heurté le sol dans sa chute.

Jetant un coup d'œil rapide autour d'elle, elle réalisa qu'elle était dans une chambre, sans doute celle de Freizich. Si elle n'était pas aussi luxueuse que celle d'Aizen, elle était tout de même très confortable, et correspondait bien à l'espada jouisseur qui y habitait. Elle frissonna en pensant à ce qu'il allait sans doute lui faire.

Elle entendit du bruit dans la pièce à côté et colla son oreille à la porte. Freizich parlait avec la femme qu'elle avait entendu plus tôt.

-Le seigneur Aizen est furieux, disait celle-ci. La fugitive n'a toujours pas été retrouvée, alors que Szavana a envoyé des petits hollows espions trafiqués dans les tuyauteries. Et il s'est passé autre chose, je ne sais pas quoi, et il vous convoque tous. On dirait qu'il tiens à ce que le sujet de la réunion reste secret. J'ai essayé d'en apprendre plus, tu imagine, mais je n'ai rien appris.

-Rien du tout ? Essaie de te rappeler, qui était là, leurs têtes...

-Il y avait Rose seulement, et la shinigami, Hinamori. Elle paraissait juste encore plus folle que d'habitude, et elle avait un grand sourire joyeux. Je ne vois rien d'autre. Les fraccionnes qui était là n'avaient pas l'air d'en savoir plus.

-Et bien on dirait que je n'ai pas le choix, soupira Freizich. Je vais me rendre à cette réunion. Toi, tu m'attends là.

-T'attendre ? Hors de question. Je viens avec toi. Tu ne sais pas ce qui se passe et moi non plus, alors je ne te quitte pas.

-Tu discute mes ordres ?

-C'est mon devoir, en tant que fraccione.

-Tu parles. Ton devoir c'est de m'obéir. Et je t'ordonne de rester là, de fermer derrière moi et de ne laisser rentrer personne.

-Non... Tu as encore kidnappé une arrancar ? Tu est impossible !

-Est-ce que je t'ai déjà demandé ton avis sur la question ? Et je n'ai jamais dit qu'il y avait quelqu'un dans ma chambre. Mais laisse la sortir et je pourrai bien te tuer. Celle-la est beaucoup trop précieuse pour que je la laisse s'échapper.

-J'ai vu Jua de Herreras en venant ici pourtant. Alors qui cela peut... La fugitive !

-Tais-toi, lui intima Freizich avec un ton menaçant. J'y vais, que personne n'entre.

Mitsuki entendit la porte s'ouvrir et se fermer, et elle resta seule avec l'arrancar de l'autre côté de la porte, prisonnière d'une geôlière invisible.

-Je ne t'ouvrirai pas tu sais, déclara la femme.

-Je sais, répondit Mitsuki. Tu est fidèle à ce bâtard d'espada.

-Freizich est un homme bien, protesta la fraccione. Je t'interdis d'en dire du mal.

Mitsuki préféra se taire plutôt de dire ce qu'elle pensait de cet homme qui l'avait regardé d'un air concupiscent à chacune de leurs rencontres. Elle se laissa tomber sur le lit et ferma les yeux, se demandant où était son jumeau à l'heure actuelle, et comment allaient Hisagi, Kuchiki, Abarai, Kira et tous ces gens auxquels elle tenait. Elle espérait qu'aucun d'eux ne tenterait de venir la chercher car elle avait peur qu'ils meurent à cause d'elle. Mais en même temps, elle rêvait que l'un d'eux la sorte de cette prison dont elle se savait incapable de s'évader seule. Et elle pensait aussi à Hinamori qui avait tenté de tuer Gin à leur arrivée à la Soul Society et elle frissonnait.

-Tu as faim ?, demanda l'arrancar, interrompant ses pensées tristes. Il y a un buffet à l'angle du lit de Freizich, avec de l'alcool et de la nourriture, tu peux te servir.

-Merci, répondit Mitsuki qui mourrait effectivement de faim.

Elle rampa sur le lit immense, et ouvrit le buffet. Il y avait en effet des fruits et elle se saisit d'une pomme qu'elle croqua avec enthousiasme.

-De rien, répondit l'arrancar. Dis-moi si tu as besoin de quelque chose. Moi c'est Axel.

-Mitsuki, répondit machinalement la jeune fille, avant de se concentrer sur sa pomme et de se désintéresser de la fraccion.

Privée de reiatsu par son collier, elle ne sut pas l'entrée de Gin dans la Fortaleza, et ne le sentit pas non plus sombrer dans l'inconscience.

Plusieurs heures plus tard, Freizich rentra. À travers la porte, elle l'entendit brièvement parler de mesures défensives à prendre, avant qu'il n'aille continuer sa discussion avec sa fraccion dans une autre pièce pour qu'elle n'entende rien. Il repartit aussitôt après, et Axel refusa de lui dire ce qui se passait. Elle n'avait pas compté qu'elle lui réponde d'ailleurs.

La jeune fille finit par s'endormir, épuisée physiquement et nerveusement.

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Hisagi retira la lame de son zanpakuto du corps d'un arrancar avant de l'essuyer soigneusement sur son hakama blanc. C'était le dixième qu'il tuait depuis qu'ils avaient pénétré dans la Fortaleza par une porte dérobée repérée par Yadomaru et Soi Fon quelques jours plus tôt. À côté de lui, Hirako achevait juste son adversaire tandis que, plus loin, Kuchiki et Starrk prenaient le dessus sur l'espada qu'ils combattaient. Il s'agissait de l'octava, un homme presque aussi grand que Zaraki et deux fois plus musclé. Il était fort, mais sa resureccion affaiblissait son hierro au profit d'attaque au corps à corps très puissantes. Une fois qu'ils avaient découvert cela, le capitaine et l'ancien primera l'avaient vaincu en quelques minutes, en conjuguant leur rapidité et les pouvoirs du zanpakuto de Kuchiki.

L'octava finit par s'écrouler, mort.

-Un combat étonnement facile, conclut Hisagi. J'en attendait plus de la part d'un espada. Sans vouloir t'offenser Starrk.

-Je suis moi même étonné. D'accord, l'octava est un des espada les plus faibles. Mais tout de même, qu'on ait pu le vaincre en quelques minutes...

-Un combat est toujours rapide lorsqu'on découvre la faille de son adversaire. Nous avons eu de la chance, conclut Kuchiki en se remettant en marche.

-Kuchiki Byakuya croit donc à la chance ?, s'étonna Hirako qui n'avait jusque là pas dit un mot. Je n'aurai pas cru.

-La chance n'est qu'un mot, répondit le capitaine de la sixième division en haussant les épaules.

-Tout de même, c'est étonnant qu'on avance aussi facilement. Il faut s'attendre à un piège, reprit Hisagi.

Tout en avançant, il observait avec méfiance chaque recoin d'ombre, prêt à bondir au moindre mouvement.

-Nous avons un autre problème, signala Kuchiki.

Tous se tournèrent vers lui, étonnés et inquiets.

-Ne l'avez vous donc pas remarqué ? Sentez-vous les reiatsu des jumeaux ?

-Gin est par là, un peu plus bas, répondit Hisagi qui l'avait repéré le premier, un peu avant leur combat contre l'octava. Avec Abarai et Kira.

-Et ?

Hisagi se concentra à nouveau vers les trois reiatsus. Ils étaient tremblants, vacillants. Il retint un juron.

-Faut qu'on aille les aider, conclut-il.

-Si Aizen met la main sur Gin..., souffla Hirako d'une voix implacable, mais sans réussir à finir sa phrase.

Starrk secoua la tête et prit à son tour la parole.

-Le problème est plus complexe que ça. Il y a là un reiatsu que je connais aussi. C'est celui de Szayel Apporo Granz. L'octava à mon époque.

Les trois shinigamis froncèrent les sourcils. Szayel était censé être mort, tué par Kurotsuchi. S'il était vivant, d'autres pouvaient l'être, et chercher vengeance.

-Szayel avait été combattu par Renji avant d'être tué par Kurotsuchi non ?, souffla Hirako, inquiet pour son ami. Il doit vouloir le lui faire payer. Il faut aller l'aider de toute urgence !

-Savoir ce scientifique fou en liberté... Prêt du gosse en plus. C'est inquiétant, conclut Starrk.

Ils se tournèrent vers Kuchiki qui restait immobile, les yeux fermés.

-Y allons-nous ?, demanda Hisagi. Nous devrions déjà nous y précipiter, ils sont en danger !

-Je ne sens pas le reiatsu de ma vice-capitaine, répondit calmement le noble.

Le cœur d'Hisagi se figea. La jeune fille avait-elle donc été la première victime de cette nouvelle guerre, simplement parce qu'elle était la soeur d'Ichimaru ? Cela lui semblait injuste.

-Elle est vivante cependant, continua Kuchiki en sortant de sa manche le minuscule kaiken qui était l'arme de la jeune fille. Il n'est pas difficile de sentir que son zanpakuto est toujours vivant. Donc, elle aussi. Mais où qu'elle soit, je n'arrive pas à la repérer. Si l'un de vous le sent, qu'il le signale. En attendant, allons secourir les autres.

Les trois hommes hochèrent la tête et, en utilisant le shunpo et le sonido, accoururent à grand pas vers les shinigami en détresse.

Tout en avançant, Hisagi cherchait le moindre signe de la présence de Mitsuki en ces murs. Sans succès. Il ne comprenait pas. Le meilleur moyen pour capturer Gin aurait été d'utiliser sa sœur comme un fanal vers lequel il se serait tout droit dirigé. Il ne voyait aucune raison pour Aizen de la cacher ou de la faire passer pour morte. Il y avait là autre chose, mais il n'avait pas les moyens de comprendre quoi.

Il pria les kamis pour que les jumeaux et ses deux amis tienne bon, le temps qu'ils puissent venir les secourir.

Enfin, ils arrivèrent sur place, après de longues minutes perdues à devoir terrasser des arrancars à l'humeur batailleuse. Ils laissaient derrière eux une trace de sang et de morts facile à suivre. Aizen et Hinamori, si elle l'avait rejoint comme on le supposait à la Soul Society, sauraient reconnaître les blessures sur les cadavres et devineraient quelles personnes étaient là pour l'affronter. Ensuite, il leur enverrai les adversaires les plus à même de les vaincre. Chaque minute perdue les rapprochait de ce moment, et cela inquiétait Hisagi. Ils avaient intérêt à sortir de là le plus vite possible.

Un coup d'œil suffit à chaque membre de l'escouade de secours la mesure de la situation. Gin et Kira avaient disparu, et leurs reiatsu aussi. Sans doute ceux qui les avaient captués l'avait-ils camouflé afin d'éviter une poursuite. Szayel n'était pas là non plus, par contre il y avait une enfant aux cheveux roses et une très grande femme aux longs cheveux noirs qui lui tombaient en cascade le long des épaules jusqu'au sol. Toutes deux étaient penchées sur une forme allongée dont les longs cheveux rouges détachés flottaient dans une mare de sang.

-Écartez-vous de lui, cria Hisagi tout en libérant son sabre et envoyant l'une des faux de sa Kazeshini sur les deux arrancars. La grande femme le saisit d'une main.

Derrière lui, il entendit les deux capitaines en faire autant. Starrk, quand à lui, envoya un cero derrière les deux femmes pour faire exploser le mur et leur couper toute retraite pour chercher du secours. Mais l'enfant ouvrit l'ombrelle qu'elle tenait jusque là sur son épaule et le cero disparut à l'intérieur, sans exploser. Avec un petit sourire satisfait, elle referma son ombrelle.

-Je crains de ne pouvoir rester pour la suite, déclara-t-elle en effectuant une petite révérence. Je vais être très occupée ailleurs. Pesteza, je te les laisse ?

-Avec joie, répondit la grande femme en essuyant un poignard sur son obi rouge.

-Quel dommage, soupira l'enfant en envoyant un coup de pied dans les côtes de Renji qui poussa un gémissement presque inaudible. J'aurai bien aimé assister à l'agonie de celui-ci. Mais on ne peut pas tout avoir n'est-ce pas ?

Elle éclata de rire et disparut grâce au sonido.

-Szayel, murmura Starrk, interloqué.

-Quoi ?, demanda Hisagi sans quitter du regard l'espada et son sabre qu'elle retenait dans sa main.

-C'était Szayel. Je l'ai reconnu même dans ce corps nouveau. Et je suppose qu'il sait où est Gin.

À cette révélation, Hirako poussa un juron et se précipita à la suite de l'espada aux cheveux roses. L'autre arrancar fit un geste pour l'arrêter, mais elle rencontra en chemin Kuchiki, son sabre rencontrant l'un des poignards de l'espada.

Starrk jeta un coup d'oeil à Hisagi qui hocha la tête pour donner son accord. L'ancien primera espada se jeta alors à la poursuite de Hirako et de Szayel, sans un regard en arrière.

Kuchiki et Hisagi demeurèrent seuls face à l'espada. Celle-ci les fixa un long moment, comme pour les jauger.

-Si j'en crois nos rapports, je suis face aux capitaines des sixième et neuvième divisions, Kuchiki Byakuya et Hisagi Shûhei.

-Vous en savez plus que nous alors, reconnu Kuchiki.

-Ne vous inquiétez pas, shinigami. Bientôt vous saurez tous qui je suis et quelle est ma puissance.

Profitant de ce que sont attention était centrée sur Kuchiki, Hisagi saisit la deuxième faux de Kazeshini et la lança vers la femme. Pour la bloquer, elle dû lâcher la première faux afin de l'écraser sous son pied. Mais elle ne fut pas tout à fait assez rapide, et la faux déchira le long gant de soie rouge qui couvrait son bras gauche. Un tatouage représentant le chiffre 5 apparut alors.

Hisagi grimaça. Même s'ils avaient vaincu l'octava sans trop de difficultés, il doutait qu'il en soit de même avec la quinta. D'autant plus qu'ils devaient se soucier de la vaincre le plus vite possible pour pouvoir s'occuper de Renji qui palissait de minute en minute tout en continuant à perdre du sang.

Elle était forte, visiblement, et rapide. Elle avait pu prévoir les mouvements étatiques de Kazeshini tout en empêchant le capitaine Kuchiki de pénétrer sa garde.

Pour permettre à celui-ci de l'attaquer, il lança un sort de kido. Cette fois, l'espada dû effectuer un bon en arrière pour l'éviter, et Kuchiki en profita pour libérer à son tour son zanpakuto. Ils purent alors contrattaquer, l'attaquant en vagues successives, l'un défendant l'autre.

Pesteza, elle, se défendait bien, repoussant chaque attaque de Kazeshini avec ses poignards. Par contre, les minuscules lames de la libération de Kuchiki ne réussissaient pas à entamer son hierro. Leur seule utilité, les deux shinigami en avaient parfaitement conscience, c'était de masquer les mouvements de Kazeshini. Ils arrivaient à la tenir à distance, mais pas à la blesser.

Soudain, l'espada sembla décider qu'elle ne s'amusait plus à simplement éviter leurs attaques.

-Encarcera, arana, susurra-t-elle tout en plantant ses deux poignards au sol et en en saisissant deux autres attachés par des lanières de cuir à ses jambes nues.

Il sembla à Hisagi que de la lumière se répandit en réseaux autour des poignards plantés dans le sol avant que ceux-ci ne disparaissent et s'enfoncent dans le carrelage du couloir.

Pesteza les regardait avec agacement désormais, tandis qu'elle se redressait, l'air féroce.

-Vous ne m'amusez pas, insectes, déclara-t-elle. Vous n'êtes pas assez forts pour moi. Mais soyez tranquille, je ne vais pas vous tuer. Vous feriez de bien trop beaux jouets pour que je vous casse tout de suite.

-Ne compte pas sur nous pour te laisser faire, répondit Kuchiki en lançant une nouvelle vague de pétales de Senbonzakura sur elle.

Seulement, au lieu de rencontrer la peau de l'arrancar, ce fut Hisagi que cette vague trouva sur sa route. Celui-ci s'était soudain vu forcer de se lever et de servir de bouclier humain à l'espada. Ses membres avaient bougé d'eux-même, sans qu'il ne puisse arrêter son mouvement.

Le jeune capitaine se voyait déjà déchiqueté par l'attaque de Kuchiki, mais celui-ci dévia à la dernière seconde la vague qui s'écrasa contre les murs, ne faisant qu'érafler Hisagi au passage. Avant que ni l'un ni l'autre n'ait eu le temps de comprendre ce qui s'était passé, Kazenishi qu'Hisagi avait laissé tomber au sol quand il s'était précipité devant Kuchiki s'éleva dans les airs et commença à tournoyer, d'abord lentement puis de plus en plus vite. Soudain, une des deux faux doubles se précipita tout droit devant elle, filant directement vers Hisagi.

Dans son esprit, celui-ci sentit l'incompréhension et la fureur de l'arme de ne pas être dirigée par son maître. Lui non plus ne comprenait pas comment cela se faisait.

Hisagi voulut s'écarter, mais il était incapable de bouger. Il ne pouvait que regarder la lame se précipiter pour se ficher droit dans son ventre.

Au dernier moment, Kuchiki bougea et propulsa Hisagi au sol. Un objet tomba de la manche de Kuchiki dans un bruit métallique, sans que ni l'un, ni l'autre ne le remarque.

-Merci, réussit à murmurer Hisagi d'une voix rauque.

-Pas mal, reconnut l'espada en faisant revenir Kazeshini flotter autour d'elle. Mais est ce que ce sera aussi facile si je t'emprisonne aussi ?

À ces mots, la main de Kuchiki commença à bouger pour écraser la trachée d'Hisagi, toujours au sol. Celui-ci était incapable de bouger, et sentait l'air commencer à lui manquer.

-Vous contrôlez nos cerveaux, supputa le capitaine de la sixième division, sans paraître perturbé le moins du monde.

-Pas exactement, répondit Pesteza en souriant. Je suis une araignée, et vous êtes englués dans ma toile, voilà tout.

Hisagi repensa au réseau de lumière qu'il avait cru voir s'étendre autour des poignards au moment de la libération de l'espada.

-Une toile d'araignée, ça se déchire, déclara Kuchiki.

Les milliers de pétales de Sebonzakura se réunirent en une unique sphère avant de s'éparpiller dans toutes les directions, cherchant à trancher les fils de l'araignée.

L'espada éclata de rire.

-Ce n'est pas comme ça que tu m'aura shinigami. Je puis reconstituer mes fils plus vite que tu ne les coupes.

-C'est ce que tu pense, répondit son adversaire.

Hisagi était au bord de l'évanouissement. Alors que ses oreilles commençaient à bourdonner à cause du manque d'air, il entendit le noble prononcer un unique mot.

Bankai.

Hisagi s'évanouit.

Il repris conscience au bout de quelques secondes, l'air affluant à nouveau dans ses poumons. Il porta sa main à sa gorge, surpris de pouvoir à nouveau bouger. Mais en voyant la tempête de pétales qui agressait Pesteza Gallia, il comprit que les millions de pétales d'acier du bankai de Kuchiki avait réussi à briser sa toile, en partie du moins.

Le noble n'avait qu'une main de libre pour contrôler l'attaque de Senbonzakura, et Hisagi lui-même était incapable de se relever.

Mais il entendit le hurlement de rage de l'espada et sentit plutôt qu'il ne vit son propre zanpakuto envoyé à toute allure vers Kuchiki. Il ne réussissait pas à arrêter l'arme, mais il sentit sous son coude un objet. Sans regarder ce dont il s'agissait, il l'envoya vers Kazeshini tout en forçant l'arme à retrouver sa forme scellée. Elle repris sa forme de simple sabre, mais l'objet qu'il avait envoyé ne la détourna pas de sa course.

Il se planta dans le bras du capitaine de la sixième division dans un bruit de chairs déchirées.

-Vous allez payer ! Hurla l'espada en réussissant à échapper à la tempête de pétales. Vous allez mourir.

-Non. Tu va mourir. Gôkei Senbonzakura Kageyochi.

Sur ces mots prononcés d'une voix glaciale, l'arrancar fut engloutie sous une vague déferlante de minuscules lames acérées. Elle hurla de douleur, avant de se taire définitivement.

Les deux capitaines se sentirent libérés de la toile de l'araignée. Aussitôt, Hisagi se précipita vers Renji qui pendant les courtes, mais trop longues, minutes de leur combat avait perdu davantage de sang encore. Il déchira une partie de son haori pour en faire un bandage qu'il enroula autour de son ventre.

-Allez Renji, murmura-t-il. Tu va t'en sortir...

D'une main faible, son ami le saisit par son uniforme et balbutia quelques mots presque inaudibles à son oreille.

Hisagi frémit et chercha du regard Kuchiki. Celui-ci se tenait trois pas derrière lui et tenait Kazeshini dans sa main.

Et il avait entendu.

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J'espère que ce chapitre vous aura plus !

Il aura mis du temps à venir, mais je suis actuellement en phase finale de rédaction de mon mémoire, ce qui me prend beaucoup de temps. Je ne puis donc promettre une arrivée rapide du prochain chapitre, mais je vais faire de mon mieux.

En attendant, si vous avez des remarques, des théories ou des critiques, n'hésitez pas à me laisser une review !