NDA : Désolée une fois encore des réponses un peu rapides à vos reviews, je fais malheureusement du mieux que je peux, en tout cas, merci, merci, merci ! Dans ce chapitre vous trouverez le deuxième défi de Mademoiselle Nanola de la Bichette, eh oui, comme je vous le disais, je l'ai fait ! Même pas peur... ou alors juste un peu ^^'
Chapitre 28
.
Mariage et traditions
.
Le lendemain matin suivant leur déclaration, Lucius et Harry arrivèrent main dans la main dans la salle à manger du petit-déjeuner où était déjà installé Draco, devant son bol de chocolat.
Le petit garçon les étudia un moment. D'abord leur visage où s'étalait un sourire niaiseux, puis leurs mains enlacées. Ce fut en avisant les bagues passées à leur doigt qu'il cria de joie et leur sauta dans les bras.
« Vous allez vous marier ! Quand, papa ? Quand ? »
« Bientôt, mon lapin, très bientôt. Nous devons d'abord avertir nos chaperons, pour quelques formalités. »
« En fait, » intervint Harry. « Sirius et Severus sont déjà au courant. Ils ont pris rendez-vous avec le sorcier de cérémonie que connaît bien Siri'. Ils doivent arriver à treize heures »
Lucius le regarda, un brin surpris.
« Eh bien, je ne pensais pas que tu en aurais déjà informé nos chaperons. »
« Ben, tant qu'à faire, hein, » marmonna Harry.
Effectivement, dès treize heures, le sorcier de cérémonie Alphonsus Ziberman, accompagné de Sirius et Severus, arriva via le réseau de Cheminette.
Il leur parla, à tous les quatre, demandant d'abord plus par tradition qu'autre chose, si les fiancés avaient acceptés de se marier. Le fait que Lucius et Harry arboraient fièrement leur alliance était déjà un signe qui ne trompait pas quant à la réponse.
Il jeta ensuite plusieurs sorts sur les futurs époux, qui confirma à tout le monde que Harry était bien toujours vierge et non enceint. Le fait qu'il soit entouré d'un halo argenté, et non doré, avait toutefois fait bruyamment ricaner Sirius.
« Elle est parfaite, hein ? On voit que tu as dû bien jouer avec, effectivement... » grinça-t-il à l'oreille de Harry, le faisant furieusement rougir devant le regard étonné de Lucius qui n'avait pas entendu l'échange.
Ce fut à la fin de cette visite que le monde de Harry, fait de petits nuages roses et de paillettes, prit un revers.
« Bien, maintenant que tout est en ordre, je vais rédiger le compte-rendu qui sera rendu public dès demain et affiché au ministère, au département de la famille. Vous disposez donc de trois cent soixante quatre jours pour vous marier. À quelle adresse je dois noter la résidence de monsieur Potter ? »
Harry allait répondre ''au manoir'' quand Lucius intervint en désignant Sirius du regard.
« Lord Black, sans doute la bienséance voudrait que votre filleul réside chez vous le temps de la préparation du mariage ? »
« Hein ? » s'exclama Harry alors que Sirius acquiesçait.
« Oui, c'est préférable, » fit ce dernier sans tenir compte de l'exclamation et du regard offusqués de Harry.
« Mais pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas rester ici, au manoir ! » protesta Harry avec véhémence.
« Harry, il n'est pas correct que tu restes ici avec ton fiancé, » rétorqua Sirius, très sérieux. « Quand comprendras-tu que tu n'es pas le premier péquin venu ? Tu es un Potter et tu vas épouser en justes noces le dernier descendant Malfoy, un lord. Vous avez été sous couvert de l'Amoris Promissio et ton honneur a été préservé. Il serait totalement inconvenant que tu restes ici au manoir Malfoy désormais. »
Harry jeta un regard malheureux aux quatre autres sorciers qui étaient, c'était clair, ligués contre lui. Dépité, il se jeta sur un fauteuil.
« Harry, je rêve ou tu es en train de bouder ? » s'étonna Severus.
« Non, tu ne rêves pas, j'en ai vraiment ma claque ! Et la bienséance par-ci, et ton honneur par-là ! Purée, j'ai l'impression d'être revenu au siècle dernier ou dans certaines sociétés où la virginité est élevée au rang de quasi-divinité ! Mais quel crétin, j'aurais mieux fait de baiser à droite ou à gauche quand j'étais étudiant, comme Siri ' ! » râla Harry en désignant l'Auror d'un geste rageur. « Là, je vais encore devoir attendre le mariage, je parie ! Ras-le-bol ! »
Sirius éclata de rire, alors que Lucius et Severus fronçaient les sourcils, l'un parce que son fils parlait décidément bien mal, l'autre parce qu'il se sentait attaqué dans son statut de sorcier au sang-pur.
« Ça mon grand, je me suis tué à te le dire ! Content que tu reconnaisses quand même que j'avais raison ! »
« Mais tais-toi donc, espèce de chien galeux ! » attaqua aussitôt Severus. « Harry, que tu sois déçu, je peux tout à fais le concevoir, mais ce n'est pas une raison pour parler ainsi. Un peu de tenue. »
Harry se renfrogna encore davantage dans son fauteuil, sans dire un mot de plus. Lucius, quant à lui, le dévisageait toujours, en pleine réflexion. Il ne percevait plus les émotions de son ancien promis, cela le gênait un peu dans sa façon de décrypter les possibles ressentis de Harry. Néanmoins, il avait suffisamment appris de sa gestuel, du moins l'espérait-il. Il s'avança donc, prit une main au jeune homme et d'autorité, le fit se relever.
« Harry, je ne peux imaginer que tu réagisses de cette façon uniquement pour une basse question de relation intime. »
Harry détourna les yeux, les joues un peu roses.
« Je me doute de ce qu'il doit se passer dans cette jolie tête. Tu n'as pas envie de me quitter, ni de quitter très certainement Draco. Mon aimé, ce n'est pas parce que tu ne dormiras plus ici que cela va changer quoi que ce soit à notre relation ou nos sentiments. Je ne vais pas t'oublier ou changer d'avis ou en profiter pour aller fricoter à droite ou à gauche. Ce manoir, » Lucius fit un grand geste de la main, montrant la pièce mais aussi l'ensemble de la demeure, « sera très bientôt ton manoir. Tu es déjà ici chez toi. Dis-toi juste que tu vas profiter de ton parrain pendant un mois. Ensuite tu reviendras ici, de façon définitive. »
Harry sourit un peu, il serra plus fort la main de Lucius dans la sienne avant que ses yeux ne s'écarquillent et qu'il s'exclame, affolé :
« Un mois ? Tu veux que l'on se marie dans un mois ? Mais c'est impossible ! Il faut tout préparer, on doit voir où est-ce que l'on fait la cérémonie, le nombre d'invités, le traiteur, les faire-part et... et... on ne sera jamais prêt ! »
Lucius lui offrit un sourire narquois.
« Tu penses vraiment que je n'allais rien prévoir ? Tu as encore à apprendre à me connaître, très cher. J'ai déjà un traiteur qui doit te faire goûter différents plats, nous avons notre sorcier de cérémonie ici présent, j'ai trois propositions de faire-part à te présenter et mon couturier qui n'attend que mon hibou pour te faire essayer des robes de marié. J'ai également déjà rédigé la liste des invités qui n'attend, quant à elle, que ton approbation. Pour la date du mariage, que penses-tu de celle du 14 avril ? »
« Ben, je... je sais pas... » balbutia Harry, un peu perdu face à toute cette masse d'informations. « Je ne sais pas si mes amis pourront se libérer à cette date, c'est pas évident. Et puis, il faut que Severus puisse venir aussi, avec Poudlard et tout... et Sirius ? Il a peut-être déjà posé ses jours de repos du mois d'avril... non ? »
Le jeune sorcier se retourna vers son père et son parrain, en quête de réponses. À sa surprise, Severus avait un large sourire et Sirius un air grognon.
« C'est déjà arrangé avec Albus et le bureau des Aurors. C'est le week-end de Pâques, donc tes amis pourront sans problème venir à ton mariage. Pour le plus urgent, il ne te reste, comme a dit Lucius, qu'à choisir le faire-part et à valider la liste des invités pour que tout soit distribué dès demain. Je dois retourner à Poudlard, mais Sirius a son après-midi pour voir ça avec vous. Ensuite, tu iras chez lui. »
Harry dévisagea tour à tour ses parents et son futur époux.
« Vous aviez déjà tout prévu ? Lucius, tu avais tout organisé alors que tu ne savais même pas que j'allais accepter ? »
Lucius pinça ses lèvres, sans doute pour s'empêcher de rire.
« Pff, comme si tu allais refuser de te marier avec cet Hippogriffe ! »
« Sirius ! »
« Je t'avais dit que personne n'y échappe, à ces put... »
« SIRIUS ! »
« En plus, ce n'était pas comme si c'était évident que tu crevais d'envie dès que tu le regardais, ce vil trousseur ! »
« SIRIUS BLACK ! Si tu rajoutes encore une parole, sac à puces, je te garantie que tu le regretteras ! »
« Harry, » fit Lucius, regardant un bref instant et avec désappointement Severus et Sirius qui se défiaient mutuellement, leur nez à quelques centimètres l'un de l'autre. « J'avais beaucoup d'espoir pour l'issue de ces fiançailles. Alors c'est exact, j'ai préféré organiser certaines choses, histoire de prendre de l'avance. Je me doutais, te connaissant, que dès l'instant où tu prendrais ta décision, tu ne serais pas très patient quant au reste. »
« Tu me connais vraiment bien, alors, » sourit Harry en se calant dans les bras du Lord.
« Par Merlin, cessez donc votre gniangniantisme ou je ne vais pas y survivre ! »
« BLACK ! Très bien, tu as gagné, tu dormiras sur le canapé tout le reste de la semaine. »
« Quoi ? Tu peux pas me faire ça ? Sev' !? »
« Je vais me gêner ! »
« Sevy, mon amour, ma chauve-souris adoré, mon ténébreux et fougueux amant... »
« Black ! Mais enlève donc tes sales pattes de moi ! »
« Irrécupérables... » soupira Harry en les voyant faire.
Il détourna les yeux de ce piteux spectacle pour en contempler un autre bien plus à son goût, à savoir une paire de perles grises qui le dévoraient. Sans se soucier des protestations et enjôlements des deux amants qui s'invectivaient toujours, il passa sa main sur la nuque blonde et incita l'homme à se pencher vers lui afin de l'embrasser. Peu de temps après, le silence revenait dans la pièce.
« Vous allez vous décoller, oui ? Ou il faut que j'aille chercher un seau d'eau ? » bougonna Sirius, s'attirant aussitôt une claque sur le crâne de la part de Severus.
« Bien, messieurs, à l'évidence vous n'avez plus besoin de moi, » déclara Alphonsus Ziberman. « Je vais donc prendre congé. Lord Malfoy, monsieur Potter, je vous ferai transmettre par hibou les dates de nos prochains rendez-vous afin de nous accorder pour la cérémonie. Le 14, nous sommes bien d'accord ? »
« Oui, c'est cela, » approuva Lucius.
Le sorcier pénétra dans la cheminé et disparut après un dernier salut.
« Bon, je vais m'en aller moi aussi, » fit également Severus. « Je passerai demain soir au Square Grimmaurd. Lucius, je te dis à bientôt. »
À son tour, le professeur de potions disparut pour regagner Poudlard et ses précieux cachots.
Sirius poussa un long soupir avant de se retourner vers les deux sorciers restant.
« Je suppose qu'il est inutile de tergiverser un peu plus... Allons-y, passons à la torture, pardon, je voulais dire, à la follement passionnante mission de choisir les faire-part. »
Si Harry trouva sur le moment que son parrain exagérait, il n'était plus de tout de cet avis le soir-même, alors qu'ils regagnaient tous les deux la demeure Black. Il avait un atroce mal de crâne qui l'obligea à avaler une bonne dose de potion pour se soulager. Il avait faim et était d'une humeur désastreuse.
« Une bonne soupe et au lit, qu'est-ce que tu en penses, Prongs ? »
« Grmf, et aussi une bonne douche bien chaude, » râla Harry en ôtant ses chaussures. « Quand je pense qu'il n'y avait que trois malheureux modèles et une seule liste à valider ! Jamais, tu m'entends, jamais, je n'aurais imaginé que cela prendrait plus de quatre heures ! Quatre putains d'heures ! »
« Bienvenue officiellement dans l'aristocratie, » fit Sirius, ironique, en s'écroula sur son canapé. « Kreattur ! »
Un pop retentit et l'elfe sinistre de la famille Black apparut.
« Que veux le fils renégat de ma pauvre maîtresse ? »
« Déjà que tu cesses de m'affubler de tous ces surnoms ridicules, crétin d'elfe, ce serait un bon début ! Ensuite, que tu nous apportes rapidement de quoi manger ! Allez, dépêche ! »
« Sirius, tu devrais vraiment lui parler plus gentiment, tu sais. »
« Pourquoi faire ? Tu vas pas t'y mettre toi aussi ! Cela suffit de Hermione, pitié ! »
« Hermione n'a pas tout à fait tort, pourtant, » soupira Harry, avachi dans le fauteuil près de la cheminée. « Oh, Merlin... Sirius, est-ce que j'ai vraiment accepté que Lucius envoie plus de mille sept cents invitations ? »
« Oui... » répondit de même Sirius. « Pour la cérémonie et l'apéritif. Nous ne serons que quatre cent cinquante-huit pour le repas et la soirée, souviens-toi. »
« Oooooh, » gémit Harry en se prenant la tête entre ses mains. « Je vais mourir, Siri', c'est sûr. Je ne connais pas les trois quarts des invités ! Et je me fous totalement des trois quarts de ceux qui restent ! Quelle merde ! »
« Ton langage est bien plus fleuri quand ton cher père ou ton aristocrotte de fiancé ne sont pas là, » ricana l'Auror.
« J'emmerde mon langage, la bienséance et tout le reste ! » s'exclama Harry. « Pitié, Siri', soutiens-moi ! Au moins toi ! »
« Tu as tout mon soutien, rassure-toi... Bon, allons dans la cuisine voir si ce fichu elfe a préparé de quoi nous nourrir. Merlin, j'ai le sentiment que les journées vont être longues, très longues, très, très, longues d'ici au 14 avril... »
... ... ...
Harry, une fois encore, n'aurait jamais pu imaginer à quel point Sirius avait raison quand il avait déclaré que leurs journées seront longues. Longues et pénibles.
Il ne cessa de courir à droite et à gauche pour le traiteur, le couturier, avec le sorcier de cérémonie et bien sûr, reçu un nombre incalculable de hiboux.
Plus la date du mariage approchait, plus son stress augmentait de façon exponentielle. Heureusement, il voyait tous les jours Lucius, pour son plus grand réconfort. Sirius était également présent le plus possible, autant que ses fonctions au bureau des Aurors le lui permettaient.
Enfin, la date du treize avril arriva, veille du mariage. Harry avait une dernière séance d'essayage de sa robe, au manoir. Il devait également surveiller, avec Lucius, l'installation des deux immenses chapiteaux dans le domaine du manoir. L'un serait pour la cérémonie, l'autre pour l'apéritif, le repas et la danse.
Vu le nombre considérable d'invités, tout le rez-de-chaussée du manoir était également sollicité. Lucius, aidé par Hyde et Jekyll, avait installé moult sorts de protection, empêchant quiconque d'accéder à l'étage ou d'utiliser les cheminées. Les invités devaient obligatoirement passer par le portail magique, garant implacable qu'aucun sorcier ne pourrait tromper pour pénétrer dans le domaine s'il n'avait pas de laisser-passer.
Vu la charge considérable de travail, Sirius avait ordonné à Kreattur de se mettre sous les ordres de Hyde et Jekyll. Dobby, quant à lui, s'était proposé pour venir aider, de même que Winky, l'ancienne elfe de maison de la famille Croupton. Harry avait appris, à cette occasion, que Dobby était en réalité le frère de Jekyll et que lui et Winky formaient désormais un couple.
Il avait également compris que Jekyll avait changé de nom quand sa maîtresse était devenue l'épouse d'Abraxas Malfoy. Apparemment, cela était assez courant chez les elfes de voir leur prénom changer, selon le bon vouloir de leur maître.
Exceptionnellement, Jekyll avait autorisé Harry à voir ses petits. Ceux-ci ne seraient pas visibles par les invités le jour du mariage mais aideraient le traiteur en cuisine et auraient la responsabilité d'approvisionner les plateaux apéritifs disposés dans les différents salons du manoir. Il découvrit donc Stone, une toute petite femelle qui ressemblait à sa mère, et Monky, le mâle. Lui non plus n'avait pas encore sa taille adulte, mais il possédait déjà la voix grinçante de son père ainsi que son nez crochu.
La soirée s'annonçait au manoir, tandis que Harry finissait de donner les derniers ordres à ses employés. Il avait hâte de pouvoir retourner au Square Grimmaurd afin de se reposer, la journée de lendemain s'annonçant elle aussi épuisante et stressante. Par chance, la météo prévoyait un temps radieux.
Ce fut donc avec surprise que Harry découvrit Lucius et Sirius en pleine discussion, apparemment houleuse, sur le palier du manoir alors qu'il arrivait du chapiteau dédié à la cérémonie.
« C'est un véritable scandale ! » s'écriait Lucius, visiblement hors de lui.
« Lucius, Sirius ? Que se passe-t-il ? » demanda Harry.
« Cette garce de Black ! » fulmina Lucius.
« Narcissa ? »
Harry se sentit pâlir. Il pensait Narcissa toujours à Azkaban. Une semaine après son agression par la mère de Draco, celle-ci était passée en jugement au Magenmagot. Harry, libéré des contraintes des fiançailles, avait pu témoigner sans difficultés. Elle avait été jugé coupable de tentative d'enlèvement sur la personne de Draco, d'agression physique, magique ainsi que de tentative de meurtre le concernant. Elle avait été condamnée à vingt ans d'emprisonnement.
« Oui ! Mais cette salope ne s'en sortira pas comme ça ! Je vais la briser, la détruire ! »
« Lucius, » fit Sirius, glacial. « Je te rappelle que tu parles en présence d'un Auror, évite donc de proférer de telles menaces. De plus, Narcissa reste encore ma cousine et elle n'a pas eu une vie des plus faciles. Un peu d'indulgence serait la bienvenue. »
« Indulgence ? Parce qu'elle en accorde, elle, de l'indulgence ? » ricana Lucius. « Cette traînée n'a pas vécu le dixième de ce que j'ai dû endurer, moi ! » éructa-t-il.
Harry le regarda, plus que déconcerté par son comportement.
« Lucius, mon amour, calme-toi, cela ne te ressemble pas de t'énerver de la sorte. »
Il s'approcha de lui, posa une main sur son bras pour lui démontrer son soutien. Deux yeux gris emplis d'une rage sans nom se posèrent sur lui. Néanmoins, avant que Harry ne puisse réellement faire quoi que ce soit, il se retrouva emprisonné par les bras puissants du lord qui l'étouffait contre son torse.
« Lucius... » murmura Harry, désemparé de sentir que l'homme tremblait de fureur ou d'autre chose. « Que se passe-t-il, par Merlin ? »
« Je viens d'être avertit par Kingsley, » dit Sirius. « Narcissa et son époux, appuyés par le gouvernement Mexicain, ont réussi à obtenir qu'elle regagne son pays d'adoption. Elle a la double nationalité depuis son mariage. Elle fera sa condamnation là-bas. »
« Nous savons très bien qu'elle ne la fera pas ! Son mari est influent et le gouvernement laxiste ! Elle sera libre ! » fulmina une nouvelle fois Lucius, tenant toujours Harry contre lui.
« Oui, très certainement, » concéda Sirius. « Cependant, elle et sa famille sont frappés d'un sort d'expulsion, elle ne pourra pas remettre un orteil sur le sol Britannique. Ce sort sera assorti, en ce qui la concerne, d'un autre lui interdisant toute sortie du territoire mexicain. Kingsley m'a dit qu'elle avait aussi une obligation de soins et, a priori, son mari a assuré au Ministre qu'elle sera suivie dans une clinique psychiatrique réputée de leur pays. »
Harry poursuivit rapidement.
« Lucius, calme-toi, vraiment. Lors de son procès son époux avait l'air très choqué par ce qu'elle avait fait, il ne savait même pas qu'elle avait eu un enfant ! Peut-être qu'il va réellement s'assurer à ce qu'elle soit soignée ? »
Lucius renifla avec dédain en réponse.
« Ce n'est pas assez. Et malgré tout, cela ne règle pas notre autre problème. »
« Quel autre problème ? »
Sirius soupira en passant une main dans ses cheveux longs et sombres.
« Elle a eu le culot de faire une demande de lien de sang au département de la famille. »
« Et ? »
« Cela signifie qu'elle exige que Draco, n'ayant officiellement plus de mère, garde un lien avec sa famille de sang, à savoir les Black. Et bien entendu, la personne proposée pour ce lien est elle-même. Une fois encore, elle a mis en avant non seulement le lien familiale mais le fait que Draco ne vivra qu'entouré d'hommes pour appuyer sa candidature. C'est répugnant, » poursuivit Lucius.
Avisant les regards sombres de son parrain et son futur époux, Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire.
« Parce qu'en plus tu trouves ça drôle !? » s'offusqua Lucius.
« Harry, l'heure est grave ! » renchérit Sirius.
« Merlin, » continua de rire Harry. « Je savais que ce mariage m'avait retourné les nerfs et le cerveau mais je constate avec plaisir, n'en déplaise à Severus, que je suis loin d'être le seul. »
Devant les visages suspicieux des deux autres, il continua.
« Franchement vous pensez sincèrement qu'un juge lui accordera cette demande grotesque ? Après ce qu'elle a fait ? »
« Avec les juges, je préfère m'attendre au pire ! » rétorqua Lucius.
Harry eut un petit sourire indulgent envers son futur époux avant de se tourner vers son parrain.
« Sirius, tu as donner la réponse toi-même à cette mascarade de procédure ! Narcissa est ta cousine ! Tu es le dernier descendant Black portant encore le nom et le titre de cette famille ! Tu peux tout à fait être le référent de Draco ! » fit Harry en secouant la tête.
« Sirius... Tu accepterais ? » demanda Lucius, la gorge nouée.
« Oui... Oui, bien sûr... » dit Sirius. « Je... Je n'y avais pas pensé, c'est vrai. Narcissa non plus, visiblement. Elle n'a pas dû savoir, exilée comme elle l'a été, que j'avais été innocenté. »
« De plus, avec notre mariage et étant le parrain de Harry, tu es très bien placé pour devenir le tuteur familiale Black de Draco. Le seul souci réside dans le fait que tu es un homme. Narcissa va jouer là-dessus, » ajouta Lucius.
« Sincèrement, je doute que ce soit un argument suffisant. Et vous oubliez un autre élément important. Narcissa n'a pas oublié que Sirius, à l'évidence. En bonne Black, elle a totalement occulté tous les répudiés de la tapisserie familiale. Mais sa propre sœur et sa nièce sont bien de ce monde. Je suis persuadé que Tonks et Androméda seront ravies d'apporter la touche de féminité qui, selon Narcissa, manque à Draco, » déclara Harry en souriant.
Lucius enlaça de nouveau Harry, troublé.
« Harry, tu voudrais bien parler en ma faveur auprès d'elles ? »
« Évidemment ! Draco est chez Remus et Tonks pour la journée, je leur en parlerai ce soir. Il connaît déjà sa cousine et sa tante, il n'y a donc aucun problème ! J'imagine très mal qu'elles refusent ! »
« Elles l'auraient fait, de même que Sirius, si Narcissa avait fait cette démarche l'année dernière, » objecta pourtant Lucius lugubrement.
Un silence s'ensuivit, que brisa Sirius.
« Je ne sais pas quelle auraient été nos réactions si tu nous avais sollicités l'année dernière, c'est exact. L'aurais-tu seulement fait ? J'en doute. Là n'est plus l'important. Jamais je ne laisserai Draco entre les mains de ma cousine. Tu es un bon père, Lucius. Toi et Draco méritez qu'on vous laisse en paix. »
« Merci, » fit Lucius.
Harry passa sa main dans les longs cheveux blonds que l'homme portait détachés. Lucius était touché, il le voyait malgré que ce dernier le camoufle du mieux qu'il le pouvait.
« Je ne comprendrai jamais la haine de Narcissa envers toi. Vous étiez des enfants, des victimes d'un sort lancé par un monstre. Vous ne méritiez pas ça, ni l'un ni l'autre. Je n'éprouve pas de haine envers elle, plus de la pitié, voire de la compassion vis à vis de son passé. Tu as su t'en sortir avec dignité, alors qu'elle s'est effondrée. Mais cela n'excuse pas ce qu'elle a fait subir à Draco. Sois tranquille, Lucius. Nous formons désormais une famille, nous resteront soudés. »
Lucius lui sourit, le prit contre lui et l'embrassa tendrement.
« Tu as tellement apporté de lumière à ma vie, Harry. »
... ... ...
Harry ne savait plus ce qu'il faisait, ce qui se passait autour de lui, ni où il était. Tout son esprit était tourné vers l'homme blond, magnifique dans sa robe de cérémonie ivoire et aux délicates broderies d'argent. À ses côtés se tenait Severus, resplendissant dans une robe qui, pour une fois, n'était pas noire mais d'un vert foncé aux reflets argentés.
La main de Harry se crispa sur le bras de son propre témoin, Sirius. L'Auror avait une robe de cérémonie en tout point identique à celle de son amant, à la seule différence que le tissu était gris, relevé sur le devant de coutures et broderies d'un joli carmin. Quant à celle de Harry, réalisée sur le même modèle que celle de Lucius et dans la même couleur de tissu, les broderies étaient pourpres, signe de sa place lors de l'Amoris Promissio.
Le choix de Sirius en tant que témoin avait été à la fois une évidence et une frustration pour Harry. Il aurait bien aimé pouvoir prendre également Ron, mais dans la tradition sorcière, il n'y avait qu'un seul témoin. Le brun s'était consolé, et avait consolé par la même occasion son meilleur ami, en lui promettant qu'il serait le parrain de son premier enfant.
Une fois cette promesse énoncée, Harry avait senti une chaleur étrange lui envahir le cœur. Certes, ils formaient une famille, Severus, Sirius, Lucius, Draco et lui. Mais l'idée que cette famille s'agrandirait un jour le réchauffait délicieusement. Dans le même temps, une crainte sans nom l'avait envahi. Et si Lucius ne voulait pas d'enfant ?
Il avait donc profité d'une réunion, la dernière, avec le sorcier de cérémonie pour aborder le sujet. Lucius ne tenait pas à ce que Harry prenne le nom Malfoy, ce qui arrangeait ce dernier. Le couple, sur les papiers, serait donc désigné sous celui de Potter-Malfoy. Cependant Lucius garderait son titre de lord Malfoy, titre qu'il transmettrait à son fils premier-né, Draco. Harry avait bondi, demandant avec une innocence feinte quel nom porterait leur futur enfant et si Lucius, par le plus heureux des hasards, savait déjà combien il en souhaitait. Harry s'était fait violence pour maîtriser sa jambe, prise vraisemblablement de frénésie, qui gigotait sous la table en attendant la réponse.
« Je pense que le nom Potter sera largement suffisant, non ? Quant au nombre, je ne sais pas. Un ou deux ? » avait négligemment répondu Lucius avant d'adresser un sourire victorieux et suffisant à son fiancé, montrant par là-même qu'il n'était absolument pas dupe de sa manœuvre.
La musique ne cessait de retentir sous l'immense chapiteau alors que Harry continuait d'avancer dans l'allée centrale, les nombreux invités installés sur leur chaise d'or recouvert de velours argent le dévisageant sans vergogne.
Cependant, une fois arrivé devant l'autel et en face de son futur époux, Harry ne pensa plus à rien. Il se moquait de cette foule autour de lui, plus rien n'avait d'importance que Lucius. Son cœur battait durement dans sa poitrine, résonnait furieusement à ses oreilles, mais ce n'était pas à cause de la peur ou par timidité. Non, c'était en raison de l'amour qu'il éprouvait pour Lucius.
Il entendit à peine les paroles de Ziberman, répondant uniquement par automatisme aux questions posées. La seule qui le fit frémir fut quand LA question lui fut posée. Il ne quitta pas les yeux d'argent en fusion de Lucius alors qu'il y répondait.
« Oui, je le veux. »
« Lucius Abraxas Malfoy, acceptez-vous de prendre pour époux Harry James Potter Snape ici présent ? »
« Oui, je le veux, » fit d'une voix forte son désormais mari.
« Je vous déclare donc unis pour la vie. »
Le sorcier de cérémonie leva sa baguette au-dessus de la tête des deux époux, qui s'embrassèrent avec une passion que Sirius jugea par la suite proprement indécente. Une pluie d'étoiles d'argent s'abattit avec grâce sur eux. Au même instant, des filaments brillants, d'or, d'argent et de pourpre s'élevèrent, entourant les deux hommes, tout comme ils l'avaient fait quand ils avaient accepté leurs fiançailles. À leur vue, des exclamations étonnées et admiratives fusèrent de la foule d'invités.
Puis des cris de joie explosèrent alors que Harry et Lucius se tournaient vers eux. L'orchestre commença à jouer dans le chapiteau voisin, les serveurs s'affairèrent alors que les invités, notamment ceux uniquement concernés par l'apéritif, se précipitaient vers les tables recouverts de victuailles.
Les deux époux restèrent devant l'autel, profitant des dernières secondes de calme avant d'aller affronter la foule. Harry remarqua alors l'éclat d'une lumière verte sur l'alliance de Lucius.
« Une émeraude ! » s'exclama-t-il tout en prenant la main de son époux pour détailler l'anneau.
Effectivement, en son centre, une émeraude brillait de mille feux à l'endroit où se tenait autrefois un emplacement vide.
« Oui, toi, tu en as trois petites, » lui fit remarquer à son tour Lucius.
« Elles sont magnifiques » s'extasia Harry.
L'aristocrate l'embrassa en réponse, heureux que le choix qu'il avait fait pour les anneaux plaise autant à son jeune mari.
Harry passa toute sa fin d'après-midi et sa soirée sur un petit nuage, bien qu'il ne sache toujours pas très bien ce qu'il faisait. Il était généralement accompagné de Lucius, même quand il alla voir ses propres amis.
Pourtant, petit à petit et alors que la soirée avançait, Harry se rapprocha de son seul mari, s'éloignant de toutes les autres personnes présentes. La fatigue s'abattit sur lui, ainsi qu'un regain de convoitise à l'égard de son époux. Il savait ce que cette nuit allait lui réserver et dans la douce lueur du ciel étoilé, jamais Lucius ne lui était apparu plus désirable. Ses cheveux d'or blanc luisaient sous l'éclat de la lune, ses yeux clairs, d'un gris si pur, s'attardaient également de plus en plus sur lui en s'emplissant peu à peu de luxure.
« Serais-tu d'accord pour que nous nous éclipsions, Harry ? » murmura-t-il à son oreille tout en passant un bras autour de la taille fine du jeune homme.
Harry hocha la tête avant de poser cette dernière contre la clavicule de Lucius.
« Nous dormons où, cette nuit ? Ici au manoir ou ailleurs ? » chuchota-t-il à son tour.
« Ma chambre est disponible et parfaitement inaccessible aux intrus. Nos plus proches amis dorment également au manoir cette nuit, ainsi que Draco. Demain, il ira avec Remus et Nymphadora chez sa tante, afin d'y passer les quinze jours de notre lune de miel. Severus et Sirius iront le voir régulièrement et Blaise est déjà invité. J'avais donc projeté que nous passions notre nuit de noces ici, avant de partir demain matin à la première heure pour notre voyage. Cela te convient-il ? »
Harry, qui avait été parcouru par d'agréables frissons aux mots chambre, lune de miel et nuit de noces offrit un grand sourire à son époux.
« Pouvons-nous nous éclipser dès maintenant ? Je suis vraiment épuisé. »
Lucius haussa un sourcil suggestif à cette remarque.
« Vraiment ? Dans ce cas ne tardons pas plus. » Il se pencha, embrassa tendrement le cou de Harry qui soupira de bien-être. « Il est hors de question que tu t'endormes dans mes bras avant que nous ayons pu consommer notre mariage. »
« Je ne voyais pas les choses autrement et c'est bien la raison pour laquelle je souhaite que nous allions nous coucher, » susurra à son tour Harry.
Les deux futurs amants se sourirent, puis, se tenant par la main, ils réussirent à retourner à l'intérieur du manoir. Là, ils durent longer quelques murs, répondre encore à quelques félicitations avant de pouvoir accéder aux escaliers qui montaient aux chambres. Une fois les premières marches passées, Harry sentit comme une onde de magie le parcourir. Il se tourna vers Lucius, interrogatif.
« Protection. Il y en a une autre à la porte de notre chambre, » lui dit Lucius.
Une nouvelle fois, Harry frissonna à la mention de leur chambre. Alors qu'ils s'avançaient vers les anciens quartiers de Lucius, qui étaient dorénavant ceux du couple, Harry prit pleinement conscience que ce manoir, ce domaine, à l'image de cette chambre qu'il allait découvrir pour la première fois, était à lui. Il en fut ému et impressionné tout à la fois.
Arrivé à quelques mètres de la porte de leur chambre, Harry sentit de nouveau le champ de force de la barrière de protection. Il le traversa sans peine, derrière Lucius qui ouvrit la porte et s'effaça pour le laisser pénétrer dans les lieux.
À peine en eut-il franchi le pas, que la taille du jeune homme se retrouva encerclée par le bras de Lucius.
« Aimes-tu notre chambre nuptiale ? »
« Oui, » souffla Harry tout en admirant la pièce.
Cette dernière était vaste, sans anti-chambre la précédent. De lourdes tentures couvraient les murs, dans des teintes clairs et chaudes tout à la fois, agrémentées d'or et d'argent. Un lit immense trônait, dont la tête de lit en bois noble était collée contre le mur du fond. Le baldaquin était ouvert, laissant apparaître les draps de soie, les oreillers à l'allure confortable et le duvet moelleux.
Toute la pièce était plongée dans une douce luminosité, résultante des centaines de bougies allumées et parfumées qui étaient disposées partout sur les meubles, voire pour certaines, sur le parquet.
Harry avança doucement. Il hésita, puis se décida à enlever ses chaussures et ses chaussettes. Pieds nus, il continua sa marche en direction du lit, ses pieds foulant le tapis épais qui recouvrait le sol à cet endroit.
« C'est... vraiment beau... » dit-il, la voix basse.
Sur les tables de chevet, les deux commodes, la coiffeuse et le bureau, des fleurs formaient de grands bouquets, mélanges de roses, de lys, et d'autres variétés dont les fragrances se mélangeaient divinement à celles, plus délicates, des bougies.
Harry se sentit serein comme jamais, heureux, épanoui. Il n'avait aucune crainte pour la suite, bien au contraire.
Il se retourna vers Lucius qui ne le quittait pas des yeux.
« Veux-tu quelque chose en particulier ? » demanda ce dernier.
« Oui. Toi, » répondit Harry.
Lucius lui offrit un sourire éblouissant avant de le rejoindre, à quelques mètres seulement du lit conjugal.
« Je te propose d'aller nous laver tout d'abord. Ensuite, je serai tout à toi, cette nuit et pour l'éternité. »
Harry pouffa. Toute la tension de cette journée et de ces dernières semaines se transforma en une profonde fatigue. Profonde mais bienveillante fatigue.
« Pourquoi ris-tu ? »
« Je trouve ta déclaration très belle, mon cher époux, mais après cette journée, je ne sais pas... Je suis très fatigué, ne cherche pas plus loin. Et puis, je ne te pensais pas si Bisounours. »
« Bisouquoi ? Qu'est-ce donc ? Une variété d'ours ? » s'étonna Lucius, très sérieux.
Il n'en fallut pas plus à Harry pour se mettre à rire de nouveau, un peu plus nerveusement.
« Non, ce n'est rien, je te l'ai dit, je suis fatigué, je raconte n'importe quoi. »
Lucius eut un sourire indulgent tandis qu'il passait ses doigts dans la tignasse sombre.
« Bon, dans ce cas je te conseille de prendre une douche plutôt qu'un bain. Viens, je te montre où est notre salle de bains. »
Il entraîna le garçon vers une porte, sur sa droite, révélant derrière elle une salle de bains digne de celle des préfets à Poudlard. En plus de la petite piscine qui servait de baignoire, il y avait aussi une douche qui aurait pu facilement accueillir trois personnes.
« Je te laisse faire tes ablutions, mon amour... » murmura Lucius.
« Tu ne viens pas avec moi ? » fit Harry d'une voix câline tout en se plaquant contre le torse de son mari.
Les lèvres de Lucius s'étirèrent de façon narquoise.
« Une proposition indécente ? Pas que je ne veuille pas mais nous serons bien mieux dans un lit pour notre nuit de noces. »
« Je ne te parlais pas de consommer notre mariage sous l'eau, juste de partager une douche, » fit Harry, taquin.
Lucius haussa un sourcil. Il embrassa légèrement le bout du nez de Harry avant d'entreprendre de lui déboutonner sa robe. Harry ne dit rien et ne bougea pas plus. Il laissa Lucius le déshabiller, se mordant les lèvres alors que Lucius découvrait que le jeune homme n'avait strictement aucun sous-vêtement sous ses habits de cérémonie. Il était aussi nu que le jour de sa naissance, d'autant qu'il s'était consciencieusement épilé les parties intimes.
Il avait longuement hésité avant de le faire. Il s'était décidé la veille, demandant, rouge écrevisse, à son parrain quel était le sort qu'il devait utiliser, ne souhaitant pas se tromper et provoquer une catastrophe sur cette partie-là de son anatomie. Sirius, pour une fois aussi rouge que lui, lui avait expliqué avant de se moquer copieusement de son filleul.
À la vérité, Harry avait particulièrement apprécié les sensations de sa peau glabre contre le corps de Lucius quand Hyde l'avait fait la première fois. Les caresses lui avaient semblé plus intimes, plus fusionnelles, plus intenses sans sa toison.
Depuis la fin de ses fiançailles sous couvert de l'Amoris, Lucius et lui avaient réussi à passer quelques moments intimes. Quatre fois, pour être très précis. Ils s'étaient accordés des attouchements à la fois tendres et sensuels, les menant tous deux à la jouissance. Mais Harry, une fois encore, n'avait pas pu voir Lucius nu. Et il avait découvert que sa pilosité, qu'il n'appréciait déjà pas énormément à la base, lui plaisait encore moins à cet endroit précis surtout dans ces moments-là.
Harry apprécia donc l'instant de surprise qui éclaira le visage de Lucius au moment où sa robe tomba à ses pieds, le dévoilant dans sa glorieuse nudité. Surprise et également concupiscence.
« Puis-je à mon tour ? » demanda Harry d'une voix douce.
Lucius acquiesça, laissant le jeune sorcier le déshabiller. Contrairement à lui, Harry découvrit que Lucius avait mis un sous-vêtement qui le laissa pour le moins pantois. Sans pouvoir se retenir, il pouffa une nouvelle fois. Devant le regard dubitatif de son futur amant, il ne put faire autrement que de s'expliquer, toujours rigolant à moitié.
« Excuse-moi, je suis désolé, mais... Disons que ça casse un peu le mythe... »
« Que reproches-tu à mon slip ? »
« Ben, justement, c'est une sorte de slip kangourou totalement démodé ! Tu ne portes pas de caleçon ? »
« Non, je trouve que cela ne me maintient pas assez. » Lucius se rapprocha de Harry, l'entoura et le colla contre son torse brusquement, l'enserrant dans une étreinte de fer. « Et rassure-toi, ce n'est pas l'enveloppe qui compte, c'est ce qui se cache à l'intérieur et la façon de s'en servir, » fit-il d'une voix chaude qui fit frissonner Harry.
« Je ne demande qu'à m'en rendre compte, » souffla-t-il, frémissant alors que Lucius commençait à lui lécher le cou.
« Avec bonheur. »
Harry descendit ses mains le long des flancs de son époux, jusqu'à atteindre l'élastique de cette chose grotesque qui lui servait de slip. Il fit glisser ses doigts à l'intérieur, l'abaissant comme il le pouvait. Lucius vint à sa rescousse et bientôt, la barrière de tissu s'échoua sur le sol.
Harry ferma les yeux, ses lèvres sous la dominance de celles de Lucius. Il gémit tandis que le sexe à moitié érigé de son mari se frottait contre son ventre. Il réussit à se décoller un peu et baissa la tête afin de voir enfin le fruit défendu qu'il avait si hâte de rencontrer.
Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Lucius n'était pas épilé et ses boucles blondes entouraient son pénis en semi-érection. Harry avança sa main afin de toucher ce sexe qu'il découvrait visuellement pour la première fois. La peau était toujours aussi fine, douce sous ses doigts, mais Harry découvrait aujourd'hui qu'elle était aussi très pâle, sans grain de beauté ou, n'en déplaise à Sirius, de boutons, plaies ou autres pustules dont il se plaisait à l'affubler. Harry prit la verge dans sa paume, fit un léger mouvement de va-et-vient et dévoila le gland, d'un rose profond et framboisé.
« Parfaite... » murmura le garçon.
Cette fois-ci, ce fut Lucius qui émit un rire de gorge.
« À ce point ? »
« Oui, » affirma l'autre sorcier.
Il continua ses légères caresses avant de demander en redressant le nez.
« Pourquoi ne voulais-tu pas que je la vois avant cette nuit ? »
Lucius continua de sourire et répondit, un brin taquin.
« La vraie question, c'est, pourquoi pas ? »
Devant l'air déconfit de Harry, il se remit à rire.
« En fait, cela m'amusait, et puis, j'avais envie de pimenter légèrement la chose, de mettre un soupçon de mystère. Quoi de mieux pour attiser un peu ta curiosité naturelle, cher époux ? »
Harry sourit en retour.
« Tu es vil, » se moqua-t-il tendrement. « Mais c'est comme cela que je t'aime, » poursuivit-il avant d'embrasser avec douceur les lèvres roses et douces.
Il y déposa plusieurs fins bécots, donna un très léger coup de langue sur la lèvre supérieure de Lucius pour mieux la mordiller ensuite et se recula afin d'admirer l'homme qui sembla un bref instant comme étourdi, les yeux clos.
Lucius se reprit toutefois rapidement, il le plaqua contre lui et entreprit de lui dévorer la bouche avec férocité. Harry gémit, totalement perdu dans les bras de son futur amant. La douche lui semblait être la dernière de ses préoccupations. Il n'avait qu'une envie, celle de se retrouver en position allongée.
Cependant, Lucius devait être d'une toute autre opinion car il stoppa le baiser et l'entraîna, alors que Harry traînait des pieds, sous la douche. Heureusement, tout du moins de l'avis du jeune sorcier qui était excité au possible, il le savonna rapidement à l'aide de ses mains, s'attardant vicieusement sur les parties érigées de son corps – à savoir son sexe et ses tétons – puis entreprit de faire encore plus rapidement de même sur le sien.
Une fois propres, Lucius les sécha tout aussi rapidement. Harry allait en direction de la porte quand il poussa un cri, se retrouvant subitement les deux pieds en l'air, le reste de son corps porté par le grand blond.
« Hey ! Repose-moi ! »
« Hors de question, c'est la tradition, je dois te porter jusqu'à notre lit une fois lavé. »
« C'est ridicule et en plus tu vas te faire mal ! »
Lucius s'esclaffa.
« Mal ? J'aimerais bien voir ça, tu es petit et léger, je peux largement te porter jusqu'à notre lit ! »
« Et pourquoi ce ne serait pas moi qui te porterais ? Pourquoi toi ? »
« Parce que c'était toi le promis, parce que, pour le coup, tu te ferais effectivement très mal à essayer de me porter et parce que nous sommes déjà arrivés ! » fit Lucius en le déposant sur l'édredon.
Harry se mit à rire alors qu'il s'enfonçait dans le matelas, les plumes et les oreillers. Il se sentait léger, heureux, prêt à faire ce qu'il avait redouté jusqu'à présent.
Son rire s'effaça lentement devant le regard intense de Lucius que le dévisageait. Redevenu sérieux, Harry observa Lucius, encore debout devant lui. Le lord prit sa baguette qui était sur la table de chevet - Harry ne savait d'ailleurs pas comment elle s'était retrouvée ici ainsi que la sienne - pour tamiser un peu plus la luminosité en éteignant la moitié des bougies allumées jusqu'alors.
Harry sentit son cœur se mettre à battre plus vite et un léger nœud d'appréhension réintégrer son estomac. Il allait le faire. Il allait donner sa virginité à son époux.
Comme pour démontrer ses pensées à ce dernier, il poussa un lourd soupir, s'étira pour laisser l'un de ses bras au-dessus de sa tête et écarta imperceptiblement ses jambes.
« Viens, mon amour, » murmura-t-il.
Il n'en fallut pas plus pour que l'aristocrate s'allonge sur lui, recouvrant son corps du sien. Il l'embrassa, le câlina, ses mains parcourant son torse, son ventre pour enfin se poser sur son sexe. Il lui accorda toutes ses attentions tandis que la langue rose s'affairait quant à elle sur les mamelons bruns.
« C'est bon, » soupira Harry. « Mais Lucius, pas trop, je suis tellement excité et fatigué à la fois... Je vais pas tenir longtemps et je ne veux pas jouir comme cela... »
« Ah bon ? » répondit Lucius, la voix enjôleuse. « Et comment veux-tu jouir dans ce cas ? »
« Avec toi en moi... J'attends cela depuis si longtemps... S'il te plaît... Je te veux en moi, » supplia le jeune homme, de plus en plus transporté par les caresses.
« Comment te refuser une telle demande... »
Harry gémit avant que sa bouche ne soit possédée par celle de Lucius. La langue passa la barrière de ses dents, s'enroula avec avidité autour de sa voisine afin de l'entraîner dans une danse charnelle.
Dans le même temps, il sentit que Lucius se redressait légèrement et se penchait vers la table de chevet. Il ne se posa pas plus de questions, se doutant de ce qu'il était parti chercher. Et surtout, leur caresse linguale était bien plus exaltante que savoir ce que fabriquait Lucius.
Les caresses se poursuivaient, leurs mains parcourant leurs corps. Harry les enfouit dans les cheveux soyeux, puis descendit le long du dos musclé avant de s'arrêter sur les fesses rondes et fermes. De façon totalement inconsciente, il écarta un peu plus les cuisses, permettant ainsi à Lucius de s'installer franchement entre elles, et remonta ses genoux contre les flancs du blond.
« Oh, Harry, » haleta Lucius, délaissant la bouche rouge et humide. « Tu es si excitant, si aguichant... Tu ne t'en rends même pas compte... »
Harry gémit en réponse, les yeux à moitié clos, ses mains malaxant les globes de chair si doux.
Il se cambra d'instinct alors que soudain, une fraîcheur mouillée s'installait contre son intimité. Il poussa un petit cri tandis qu'un doigt recouvert de lubrifiant s'insinuait entre ses plis serrés.
« Oh... Oh, oui... Encore ! » soupira-t-il.
Lucius sourit contre son cou, tout en continuant son doigté. Il était plus que satisfait. L'avantage, du moins de son avis, c'était qu'après les trois derniers mois passés en compagnie de son jeune époux, ce dernier était devenu beaucoup moins farouche. Harry avait découvert les plaisirs du sexe entre ses bras. Il l'avait touché, masturbé, pénétré de ses doigts et de sa langue. Harry n'était donc pas en terrain totalement inconnu. Il aimait ce qui se passait dans la douceur d'un lit, il voulait que Lucius lui en fasse découvrit encore plus cette nuit et enfin, après plusieurs câlins un peu poussés, il avait appris à mieux contrôler sa petite entrée, lui permettant ainsi de se détendre et de la laisser accepter une intrusion. C'était parfait ou presque.
Enlevant ses doigts, Lucius se redressa, se plaçant à genoux entre les jambes de Harry. Il reprit le pot de lubrifiant et s'en tartina généreusement la hampe devant le regard un peu inquiet de Harry.
Le jeune sorcier aux cheveux noirs avisait d'un tout autre œil la longueur et l'épaisseur du sexe en face de lui, dur et parfaitement redressé. Hum, pas sûr que tout cela rentre sans dommage dans son petit fessier.
Lucius reposa le pot, se saisit des jambes de Harry qui poussa un cri de surprise alors qu'il le tirait vers lui, faisant grimper les fesses et les hanches de son époux sur ses cuisses. Il passa avec tendresse sa main sur le ventre du garçon, sentant sa respiration bien plus saccadée que d'ordinaire et les battements affolés de son cœur.
« Tu as peur ? »
« Un peu, » admit Harry. « Mais j'ai plus envie que peur. Fais-moi l'amour, Lucius, » affirma-t-il avec conviction.
Lucius lui sourit, un sourire que Harry trouva à la fois doux et un peu triste à la lumière des bougies. Lorsque l'homme se pencha vers lui pour l'embrasser avec douceur et tendresse, Harry comprit qu'il était simplement ému.
Il avait toujours son postérieur relevé sur les cuisses de son époux. Il leva les pieds et vint enrouler ses jambes de part et d'autre des hanches de l'aristocrate. Lucius l'embrassait toujours puis sa bouche partit dans son cou. L'une de ses mains se posa sur la sienne et la plaça sur le matelas, au-dessus de la tête aux cheveux noirs. Leurs doigts s'entremêlèrent tandis que Harry sentait que de son autre main, Lucius guidait son sexe pour le faire appuyer sur son intimité.
« Je ne m'arrêterai pas tant que je ne serai pas totalement à l'intérieur, » le prévint Lucius d'une voix tendue. « Détends-toi au maximum. Si tu as mal, respire lentement, bien profondément. Ne t'inquiète pas, je vais aller doucement et je ne bougerai pas tant que tu ne me le demanderas pas. »
Harry hocha la tête, sa nervosité augmentant légèrement d'un cran face aux paroles de l'homme. Il respira donc profondément, ferma les yeux et se détendit, tout comme il le faisait quand Lucius le doigtait. Ses doigts se crispèrent sur ceux de son époux alors qu'il sentit le pénis large appuyer plus fort sur son anus et commencer à en percer l'entrée.
Lucius lui bécotait le cou, les joues, les tempes tandis que sa hampe forçait l'anneau de muscles. Harry gémit tout d'abord, puis commença à se plaindre, à haleter. Ses doigts s'enfoncèrent un peu plus dans la main de Lucius, son autre main enserra le drap.
Il tenta de se cambrer, de gigoter, mais Lucius passa un bras sous ses reins et le maintint en place. Harry planta alors ses talons dans les fesses de son amant et poussa un petit cri de douleur, la verge épaisse franchissant pleinement la barrière de chair et s'enfonçant désormais profondément dans son corps.
« Aïe, aïe, Lucius... ça fait mal, ça fait mal ! »
« Détends-toi, respire, » murmura Lucius sans arrêter sa lente progression.
Harry hoqueta, tentant de se calmer et de respirer, mais tout ce qu'il arriva à faire fut de pousser un petit sanglot. Il ne savait pas vraiment pourquoi Lucius ne voulait pas s'arrêter mais une partie de lui réalisa que l'homme allait excessivement lentement et ne cherchait absolument pas à lui faire du mal. Au contraire, cette lente progression lui laissait le temps de s'adapter à l'intrusion, sans à-coup. Comme pour confirmer ses pensées, la bouche de Lucius se posa sur sa joue, l'embrassant délicatement pendant qu'il tentait de le rassurer.
« Harry, calme-toi, détends-toi. Je t'aime, mon amour, je t'aime. »
Harry enfouit sa main libre dans les cheveux blonds tout en prenant une longue respiration. Le bras qui le maintenait encore était comme un point d'ancrage, quelque chose de tangible qui le retenait, le rassurait. La verge progressait toujours à l'intérieur de son ventre et Harry n'avait plus qu'une envie : que Lucius l'enfonce dans sa totalité.
Enfin, il sentit les bourses de son amant venir se coller à ses fesses, preuve que Lucius avait exaucé son vœu. Ce dernier arrêta tout mouvements de hanches et enleva son bras qui était sous Harry pour pouvoir venir caresser ses cheveux avec tendresse.
« Ça va, mon amour ? »
« Ne bouge pas, » gémit Harry, toujours cramponné à Lucius.
L'aristocrate recommença à l'embrasser et à le caresser. Sous lui, Harry reprenait peu à peu contenance. Il se décrispa, l'une de ses mains toujours dans celle de Lucius, l'autre partant à la conquête du corps qui le surplombait. Il soupira, sentant une chaleur dans son ventre qui s'épanouissait. Il n'eut bientôt plus mal et prit le temps de ressentir ce qui se passait à l'intérieur de lui. Le sexe de Lucius avait écartelé son intimité et attendait sagement dans ses entrailles. Curieux, Harry contracta ses abdominaux, faisant sourire Lucius contre sa peau.
« Tu le sens ? » demanda Harry.
« Oui, bien sûr, je sens que ça se resserre autour de moi. Et toi, tu sens mieux mon pénis quand tu fais ça ? »
« Oui, » soupira Harry en contemplant les yeux clairs qui le dévisageaient avec tendresse. « C'est... agréable de te sentir en moi. »
Lucius bougea, enlevant ses cuisses de sous les fesses de Harry tout en lui prenant une jambe dans le creux de son coude. Harry écarquilla les yeux et inspira en sifflant alors que ce geste faisant mouvoir la hampe dure en lui.
« Tu vas voir, ça va être bien plus que seulement agréable, » fit Lucius en faisant un mouvement de hanches en avant.
De nouveau, Harry écarquilla les yeux.
« Oooohh ! »
Lucius sourit et s'allongea confortablement tout en commençant ses mouvements de va-et-vient dans les entrailles brûlantes et soyeuses. Il commença lentement, ne voulant pas aller ni trop vite ni trop loin afin de ne pas créer d'inconfort à son jeune amant. Visiblement, ce n'était pas le cas car Harry se mit à haleter, à transpirer et à gémir de plaisir. Ses doigts se crispèrent de nouveau à ceux de Lucius mais pour une toute autre raison que précédemment.
Encouragé par les bruits que faisait Harry, Lucius accéléra la cadence tout en changeant d'angle, espérant toucher la boule de nerf qui ferait voir des étoiles à son désormais amant. Quand ce dernier poussa un petit cri, lui indiquant sa victoire, il accéléra encore.
Harry se cambra, ses jambes montèrent un peu plus haut sur la taille de Lucius pour l'encercler plus violemment tandis que le plaisir grimpait en lui. Il s'abandonna à la luxure, à la volupté qui le possédait à chaque va-et-vient de Lucius, son sexe glissant avec délice entre ses reins. C'était si bon qu'il perdit rapidement pied. Pourtant, il en voulait plus, encore plus. Sa main libre se faufila entre leur deux corps pour se saisir de son propre sexe, en érection et humide, emprisonné entre leur ventre.
« Tu n'en peux déjà plus, amour ? » haleta Lucius dont le corps nu et pâle luisait sous la lumière des bougies.
« C'est trop... » marmonna Harry entre deux borborygmes et gémissements. « Je veux... Lucius... Oh, mon Dieu, c'est si bon... Lucius... je veux... »
Lucius, qui sentait également que l'orgasme lui montait à la gorge, lança fermement ses hanches en avant, plus vite, plus vite encore. Harry ne se retint pas de crier tandis que sa main accélérait elle-aussi le rythme sur sa verge.
« Jouis, Harry... Jouis ! » fit Lucius, pantelant, tout en lui mordillant l'épaule.
Harry se tendit, enflammé par ces paroles pleines de luxure. Les mouvements en lui étaient si délicieux, si incroyablement bons, son ventre n'était plus qu'une boule de désir, de plaisir. Plaisir qui s'étendait dans ton son corps. Il sentit une décharge de jouissance éclater entre ses reins, envahir son sexe et il explosa en criant, son monde désormais aveugle et sourd.
Il entendit ensuite Lucius respirer bruyamment, sentit son pénis fourrager violemment ses entrailles. Il gémit encore, de plaisir mâtiné d'un petit regain de douleur avant qu'enfin, Lucius ne pousse un râle de félicité et ne s'effondre sur lui.
Harry reprenait ses esprits difficilement, écrasé par le poids de Lucius. Le sexe dans son ventre diminuait de volume mais étrangement, son anneau de chair, lui, semblait vouloir se réveiller et se rappelait désagréablement à lui. Finalement, Lucius se retira progressivement de son corps, lui arrachant une grimace.
« Tu as mal ? »
« Un peu, » confirma Harry.
Pourtant, quand le sexe du lord sortit entièrement de lui, il se sentit vide, incomplet et... humide. Il s'empressa donc de se pelotonner contre Lucius qui s'était allongé à ses côtés. Les bras de Lucius se refermèrent autour de son torse, sans pour autant lâcher leurs mains dont les doigts étaient toujours liés.
« Je t'aime, » murmura Harry, ses lèvres caressant la peau de la clavicule chaude et moite de transpiration.
« Moi aussi, » répondit Lucius d'une même voix.
Ils se calèrent l'un contre l'autre, le plus près possible, plaquant chaque centimètre de peau qu'ils pouvaient contre celle de l'autre.
« Lucius, » fit Harry en bâillant.
« Oui ? »
« Siri' m'a dit que plus on le fait, moins on a mal au départ. Il paraît même qu'à force on n'a plus mal du tout, c'est vrai ? »
« Oui, c'est fort juste. »
« Bien... alors prévois de me refaire l'amour dans très, très peu de temps. »
Lucius se mit à rire doucement tout en l'embrassant avec bonheur.
« Toute la nuit si tu le veux. »
« Je le veux, » sourit Harry en lui rendant amoureusement son baiser.
... ... ...
NDA : Bisounours... non mais vraiment, elle m'aura vraiment tout fait faire dans cette fiction... Eh non, pas d'acte d'horreur pour la vengeance de Narcissa, ça vous la coupe, hein ? Mais pour qui me preniez-vous donc, hum ? ^^ Bref, j'espère que ce mariage vous aura plu d'autant que le prochain chapitre sera le dernier.
