J'ai réussi à faire un chapitre ce soir avant les examens :D

Enjoy ... la confrontation tant arrivée est enfin là et n'est pas prête de se finir.


Chapitre XXXVIII

X : Je …

Elle réfléchissait. Lui dirait-elle la vérité ? Lui dirait-elle qu'elle s'était défoulée sur l'esclave par jalousie ? Parce qu'elle avait peur qu'Anastasia devienne importante dans la vie de Gabrielle ? Parce qu'elle voulait avertir l'esclave de ne pas s'approcher de sa barde ? Parce qu'elle commençait à sentir des choses bizarres en elle ? Ou alors lui mentirait-elle comme elle mentait à elle-même ? Lui dirait-elle qu'il fallait qu'elle le fasse sinon elle aurait perdu son autorité ? Qu'elle aurait sali sa réputation ? Elle opta pour la deuxième solution, pas encore prête à avouer à sa barde personnelle et à elle-même qu'elle pouvait être sentimentale. Elle construisit un mur de pierres devant elle, refoulant ses émotions à la vue des yeux brillants de Gabrielle, de sa lèvre inférieure qui tremblait légèrement et de ses mains qui s'entortillaient ensemble.

Gabrielle attendait le moment fatidique avec de l'appréhension … Ses yeux étaient prêts à déborder au moindre sentiment en plus qui pouvait surgir à tout moment et la submerger, voir la noyer. Sa lèvre tremblait. Elle ne pouvait s'en empêcher. Elle avait peur de la réponse de Xena. Suivrait-elle les sentiments que Gabrielle savait qu'elle avait cachés au fond d'elle ? Se mentirait-elle à elle-même ? Elle se triturait les mains, jouant avec les replis de sa jupe. Ses mains moites glissaient l'une contre l'autre dans l'attente d'un bruit, d'un son ou d'une parole. Elle releva brusquement la tête lorsqu'elle entendit une forte respiration. Xena allait parler.

X : Gabrielle … Je ne veux pas te décevoir.

G : C'est déjà fait. dit-elle brusquement.

Xena serra les dents. D'habitude elle ne permettrait pas à une esclave de lui parler comme ça mais ce n'était pas une esclave comme les autres C'était Gabrielle. Et elle l'avait bien mérité.

X : Ecoute … Je devais le faire.

Là dessus elle ne mentait pas.

G : Quel monstre devrait battre un être-vivant à mort ?

Elle commença à crier.

X : C'est elle qui est une meurtrière. Elle a tué un de mes soldats. Je devais en faire un exemple !

Le ton de Gabrielle monta autant que celui de la guerrière.

G : Pour me protéger ! Pour m'empêcher de souffrir encore plus !

X : C'est pour cette raison que je ne l'ai pas tuée sinon elle le serait déjà depuis longtemps !

G : Je ne te crois pas ! N'as-tu pas une seule fois pensé à moi ? N'as-tu pas eu ton cœur qui s'est serré lorsque tu as appris la nouvelle ? Je ne peux pas croire que tu as un cœur de pierre. J'y crois encore … Je crois en toi et je sais que tu as des sentiments.

Gabrielle était consciente d'être allée trop loin, d'avoir créé un choc, mais elle ne pouvait plus reculer. La Conquérante s'était gelée sur place aux mots. Gabrielle lui avait pris la main … ses doigts tremblaient.

Le toucher fit sortir Xena de ses pensées. Elle aurait giflée son esclave si elle n'avait pas été si émue par le visage d'ange de la barde. Elle tenait son opportunité de lui dire la vérité. Elle n'en croyait pas ses yeux. Gabrielle croyait en elle et avait vu juste sur elle. Enfin à moitié Effectivement, son cœur s'était d'abord serré mais avait ensuite volé en mille morceaux. Quelqu'un avait osé toucher à sa protégée. Elle prit alors une décision qui changera son avenir. Elle lui expliqua la vérité. Le comment du pourquoi.

Elle serra d'abord ses doigts autour de ceux de la barde et laissa tomber le mur qu'elle avait mis des années à bâtir. Il n'avait eu aucune fissure en des années de règne de terreur et de respect de la Conquérante des Nations. Et voilà qu'une jeune fille tombait dans sa vie. Elle n'oublierait jamais la première fois où elle l'avait vue. Elle était éblouissante dans sa robe de mariée. Elle avait tout de suite voulu la posséder. Elle comprenait maintenant que c'était impossible de posséder une telle femme. Elle était indomptable. Pour une esclave, elle l'aurait déjà tuée si une puissante force encore inconnue ne l'avait pas retenue. Elle avait fissuré son mur si durement bâtit et était maintenant occupée à la détruire entièrement … Et elle était incapable de retenir ce mur destiné à disparaître. Elle ne pouvait plus lutter.

Gabrielle sentit Xena se rapprocher d'elle et la serrer dans ses bras puissants. Elle se figea puis gémit lorsqu'elle sentit la peau nue du bras de la guerrière toucher sa peau. Elle entendit tout à coup des petits sanglots retenus sortir de la gorge de la guerrière. Elle rendit alors ce que Xena lui avait donné. Son étreinte et son affection. Elle caressa inconsciemment les cheveux brillants de couleur jais. Son cœur battait dans sa poitrine autant que les sanglots s'emparaient de la guerrière. Celle-ci finit par ne plus laisser échapper aucun bruit et se laissa aller dans les bras chauds et accueillants de sa barde. Pour la première fois depuis des années elle se sentait vraiment bien. Elle avait cru atteindre le bonheur lorsqu'elle avait presque toute la Grèce sous son commandement, qu'elle allait battre Spartes et qu'elle allait se marier avec César pour obtenir le contrôle absolu. Mais ce n'était pas ça le bonheur. C'étaient de simples choses de la vie de tous les jours : le soleil qui court sur ta peau, mener son cheval au galop et sentir le vent s'engouffrer dans tes cheveux, un duel à l'épée que tu viens de gagner durement, l'étreinte passionnée d'une personne à qui tu tiens, … Elle s'arrêta sur sa dernière pensée, profita encore un peu des bras sécurisants de Gabrielle puis releva sa tête et la regarda dans les yeux. Alors, son esprit découvrit quelque chose mais elle ne put le découvrir tellement s'était différent de ce qu'elle avait toujours connu.

Les yeux de Gabrielle pleuraient en silence de bonheur. Bonheur d'avoir sortit la Conquérante de sa carapace. Bonheur qu'elle se livre enfin à elle … au moins en silence.

Xena passa tendrement et doucement sa main sur la joue de Gabrielle et recueillit une larme. Gabrielle lui sourit en en versant encore quelques unes des jumelles de celle qui était examinée attentivement par Xena. La femme aux yeux d'un bleu profond embrassa la joue mouillée, goûtant le salé de la peau et des larmes de Gabrielle. La barde passa son pouce sur la joue bronzée de la guerrière pour effacer ses traces de larmes. Elle vit pour la première fois un sourire franc et vrai s'étirer sur les lèvres de Xena.

G : Dis-moi …


Xena va-t-elle enfin se confier ? Dire la vérité ?

Comment Gabrielle va-t-elle réagir ?

Xena n'a pas oublié le baiser des deux femmes. Comment cela se passera-t-il ?

A la prochaine pour toutes ces réponses et n'oubliez pas une petite review. Ca fait toujours plaisir ...