Le Week-end de 1000 ans
Bonjour, bonsoir à tous et à toutes! Tardivement mais finalement, je poste l'avant-dernier chapitre de cette fiction qui, comme je m'y attendais, par en freestyle complet.
Je prends une petite place pour répondre à vos charmantes reviews qui me font toujours très plaisir, quoiqu'on y fasse!
Arsenall: Oh mais ce plan de manipulateur mais que j'ai adoré l'écrire! Au final, c'est un schéma étrange quand on regarde qui a prévenu qui. Ca prouve que les rumeurs se rependent vite! Surtout dans un meeting international! En fait, ces Nations sont de vraies commères! Toujours l'oreille qui traine quelque part! Mais ça m'a permis de jouer ce petit tour que je trouve bien drôle! ;D
Akebono Mimichan: Je suis toujours aussi contente de lire tes reviews, pour moi tu es une professionnelle dans les fiction Fruk donc c'est un peu comme si une idole m'accordait de son temps XD (oui, oui, j'en fais trooooop, je sais, mais...). Bon en tout cas, le RussieXFrancis a une petite place dans cette fiction (parce que je trouve que Russie peut avoir un côté adorable s'il est amoureux :3 J'ai voulu jouer là-dessus (mais je rassures les lectrices: c'est bien du Fruk à 100%! Je vais pas vous faire un coup de pute au dernier moment! Pour la géographie de slieux, j'ai fait un trajet que j'ai déjà fait (bon, je suis pas allé voir un manoir en plein milieu d'une forêt) mais, en gros: Paris=Perpignan en train, puis Perpignan=endroit paumé que je ne connais pas en taxi. Je pense que c'est faisable. Puis mon histoire se passe en automne (mais c'est pas si important que ça) ;D En tout cas, je trouve la région Languedoc-Roussillon tout à fait charmante!
Asahi Shinohara: Je veux bien faire chavirer ton cœur mais ne meurs pas non plus! J'ai besoin de revieweu... euh... Kof! Kof! Non, je n'ai rien dit pourquoi? Si ça t'a plut, tu m'en vois ravie. En effet, ça risque de claquer fort pour leur petit couple tranquille mais bon, c'est l'intérêt du scénario. Je crois bien que le dernier chapitre va être le plus éprouvant pour eux...
Ainsi, je clos mes remerciements en vous souhaitant une bonne lecture! (et merci aussi à ceux qui lisent et suivent cette histoire même sans reviewer)!
Chapitre III :
Arthur se redressa d'un bond. Il venait vraisemblablement de faire un cauchemar, qui avait osé briser son sommeil à seulement 7h du matin. Torse nu et suant d'effroi, il commençait à prendre froid dans la chambre obscure.
A ses côtés, Francis subissait continuellement les assauts d'un sommeil réparateur, un fin sourire aux lèvres. Il y en avait au moins un qui dormait bien. Francis avait cette capacité à déstresser prématurément – et Arthur mettait ça sur le dos du fait qu'il était un branleur fini qui n'en foutait pas une au boulot. Il devait avoir piqué la recette à Italie, professionnel de la sieste.
Bien conscient qu'il ne retrouverait pas le sommeil de sitôt, l'anglais se leva de ses draps soyeux et marcha à tâtons dans la chambre jusqu'à la petite chaise dans le coin, là où le haut de sa chemise de nuit trainait – oui, la même chemise de nuit que la veille, avec le même putain de bouton qui se barrait. Puis, la tâche accomplie avec seulement deux orteils de brisés – car ayant rencontré l'armoire la plus proche – il parvint à gagner la porte et à l'ouvrir discrètement pour s'élancer dans le couloir silencieux.
En osmose avec le calme ambiant, Arthur déambula comme une âme en peine jusqu'au salon, passant par les couloirs oppressants, les escaliers vertigineux et le corridor lugubre. Ce fut une bénédiction que d'atteindre la chaleureuse salle à manger, avec sa grande table fine et dorée. Plus loin, le canapé se tournait vers la télévision, dos à cette immense table familiale, et sur le rebord de l'accoudoir, Arthur y récupéra un gilet qu'il avait laissé trainé la veille pour s'en couvrir.
Il se traina jusqu'à la cuisine pour se préparer un thé aux herbes et retourna au salon afin de se poser sur le canapé. Il alluma la télévision sur une chaine de musique, afin de ne pas tomber sur une quelconque émission politique qui le mettrait de mauvaise humeur.
Il abandonna sa tasse sur la table en attendant qu'elle ne refroidisse.
Sa matinée manquait de Francis. Mais Francis n'était pas là. Et même, il n'était pas en train de dormir dans la chambre à l'étage, il n'était tout simplement plus là, le Francis, le vrai, l'aimé. Il donnait l'impression d'avoir disparu, il n'était plus lui-même, plus ce même imbécile souriant et éclatant d'une beauté malveillante.
Mais pourquoi ce changement ?
Tout d'abord, quel changement ?
Arthur peinait à identifier le problème, malgré ses réflexions personnelles.
Le premier, le vrai Francis était moins tourmenté. Il s'agissait d'un imbécile heureux, prenant la vie comme elle venait et constamment inquiet pour des choses frivoles ou dans des moments où ce n'était pas utile. Bon, ça, c'était à mettre sur le dos de son côté « Grand frère », ou son instinct paternel des fois.
En ce moment, Francis était trop sur les nerfs. Arthur voulait bien reconnaitre que ce gros nounours de François Hollande lui en demandait trop – parce que sur 66 millions de branleurs (dont Nounours comme le disait Arthur), il fallait bien au moins un mec pour faire semblant de bosser – mais ce n'était pas à Francis de tout faire, comme s'il portait une croix de martyr. En même temps, après 1000 ans à se taper dessus, à se faire envahir, à envahir, à coloniser, à décoloniser, etc… il pourrait au moins goûter à sa propre loi sur les RTT et les jours de congé.
Arthur adorait critiquer ce pays de bouffeur de grenouille. Presque autant que Francis aimait critiquer ce pays de buveur de thé. Et ensembles, ils partaient souvent dans de longs débats sur le choc des cultures, en pointant de doigt tout ce qui n'allait pas chez l'autre. Et étrangement, ils ne finissaient jamais par se battre – ça, il le gardait pour les meetings. Généralement, l'un des deux finissaient par dire quelque chose dans le genre « même si ton pays est à chier sur certains point, je dois reconnaitre que ceci et cela est bien », et ça pouvait finir en éloge et, à quelques occasions, dans un lit (ou sur une table, ou contre le mur, ou dans le bain, ou sur…)
Donc – et reprenant une pensée cohérente –, Arthur pouvait admettre que ce changement pouvait venir du stress et de la fatigue.
« Mais ce n'est pas seulement ça…, marmonna-t-il en appuyant sa nuque sur le rebord derrière lui ».
Il repensait à la façon qu'avait Francis de le toucher, depuis le début de ce week-end. Il avait senti que, même là, quelque chose venait témoigner d'un changement. Les mains sur son corps étaient beaucoup plus poignantes, les lèvres mordaient sans embrasser, la peau brulait sans réchauffer et Arthur avait eu l'amer sentiment que, la veille dans cette forêt enchanteresse, Francis ne lui avait pas fait l'amour. Comme s'il se forçait à rester doux, surtout vers la fin, mais une amertume restait malgré tout. Artur l'avait senti, et il en souffrait.
Il sauta hors du canapé lorsque son téléphone sonna et alla récupérer l'appareil dans son manteau, toujours dans l'entrée, attendant qu'on l'utilise.
Bien qu'Arthur s'était promis de ne pas toucher à un téléphone, il était curieux de savoir qui pensait à lui sur son numéro personnel, ignorant volontairement sa ligne professionnelle qui devait être saturée d'appel manqué de son ministre ou de sa reine.
C'était Canada.
« Allo, Matthew ?
_ Daddy ? Ah, je suis content de pouvoir te parler… Dis, tu sais comment va Papa ? J'ai essayé de l'appeler pour prendre de ses nouvelles, depuis l'incident de la dernière fois avec Russie, mais je crois que son portable est éteint.
_ Ah, euh… Eh bien, je sais qu'il va… bien, se hasarda Arthur, sans vraiment croire un seul mot de ce qu'il disait ».
En effet, ses propres réflexions précédentes le plongeaient dans une immense perplexité quant à son amant, et il peinait à dire si Francis allait réellement bien ou pas.
« Tu… sais ? reprit Matthieu après un silence sceptique. Mais comment puisque son téléphone justement est éteint ?
_ Eh bien… Disons que… bah tu sais… Entre vieux ennemis, on a mis en place des techniques pour pouvoir se parler au moindre souci… On ne sait jamais… Des fois qu'on aurait envie de se taper dessus, il faut qu'on sache si l'autre est disponible ! Et puisque je me posais des questions, comme toi, quant à ce qu'il s'est passé avec Ivan… bah… J'ai pu parler avec lui… Et il va… bien.
_ Mais… quand tu dis bien… C'est-à-dire ? Il va vraiment bien ou pas ? Parce que tu n'as pas l'air convaincu toi-même de ce que tu dis… »
Arthur roula des yeux. En ça, il était bien comme son père : toujours à chercher la petite bête quand il sentait qu'on le menait en bateau. L'anglais ne se risquait que très rarement à mentir à Matthieu, justement parce que le petit avait beaucoup de jugeote, car son papa – ce salaud – lui avait appris à « toujours se méfier d'Arthur Kirkland, qui ment comme il respire pour, deux fois sur trois, servir ses égoïstes désirs au détriment des autres ». Alors évidemment, dire ça à Matthieu alors qu'il avait été dans sa période « mon papa est le plus grand héro », ça lui avait laissé des marques. Parfois, Arthur le détestait, ce français surprotecteur.
« Justement, Matthew… Je voulais te poser une question à propos de ton père… »
Oui, c'était le changement de sujet le moins crédible et le plus hasardeux au monde.
« Oui ? Qu'est-ce qui se passe ? »
Mais ça fonctionnait. De toute façon, quand on se mettait à parler de son papa, Matthieu avait tendance à perdre de vue le fil premier de ses pensées.
« J'ai trouvé Francis… bizarre, ces derniers temps… Est-ce que tu aurais remarqué quelque chose, par hasard ?
_ Bizarre ? C'est-à-dire ?
_ Ce n'est qu'un sentiment pour l'instant mais je le trouve beaucoup plus sur ses gardes qu'avant. Et plus irritable. Et, comme dire… ? Moins lui-même…
_ Eh bien… Si je puis me permettre… Il s'est remis à m'appeler ces derniers temps. Pour prendre de mes nouvelles.
_ N'est-ce pas ce que cet idiot fait toujours ?
_ Oui, mais… là, il semblait vraiment inquiet pour moi. Et il m'a appelé en plein milieu de la nuit, d'ailleurs. Enfin, pour lui parce qu'avec le décalage horaire, tu comprends… Mais avant, pourtant, il faisait en sorte que l'on soit à peu près synchronisé. Et il me demande si je vais bien, si je me nourris bien, si je dors bien… comme si j'étais encore un enfant, alors qu'avant il ne le faisait pas justement parce qu'il avait reconnu que j'avais grandi. En fait, j'ai parfois l'impression d'avoir à nouveau affaire à mon papa du XVIème siècle…
_ Du XVIème siècle… ? répéta Arthur, étonné. Tu veux dire qu'il cherche à te protéger à l'extrême ? Comme avant ?
_ Oui. Mais encore, avant j'en avais besoin à cause du fait que je n'étais qu'une petite colonie. Maintenant, je suis adulte et Alfred est toujours avec moi pour me donner un coup de main à l'occasion. Je veux dire… Papa sait que je peux gérer mon pays seul alors pourquoi se comporte-t-il comme ça ? Pas que ça me gêne mais c'est… différent.
_ Donc tu conçois bien le fait que ton père soit différent en ce moment…, conclut Arthur.
_ Oui ».
Il n'était donc pas fou. Francis n'était pas normal. Mais pourquoi revenir à son comportement du XVIème siècle ? Quel intérêt ?
Arthur eut un déclic au moment où Mathieu s'excusa car il devait reprendre une réunion avec Antonio au sujet d'importation ou on-ne-sait-quoi. Le petit était en Espagne, avec son oncle pendant qu'Arthur prenait conscience d'un nouvel élément.
En effet, maintenant que Canada en avait parlé, il lui semblait évident que le Francis actuel agissait plutôt comme celui d'il y a cinq siècles.
Et ce n'était pas bon signe.
Parce que Dieu seul sait à quel point leur relation fut… conflictuelle. Francis lui avait avoué qu'il avait passé des siècles à balancer entre son amour pour Arthur et sa haine pour l'Angleterre. Cette situation d'osmose entre eux deux n'était que récente. Cela signifierait que Francis se remettait à douter. Il se posait donc les mêmes questions qu'avant ? Doutait des mêmes choses ? Ses sentiments se balançaient donc de droite à gauche ? Mais pourquoi ? Quel facteur avait déclenché se phénomène de flash-back constant ? Francis avait-il seulement conscience de mêler le passé et le présent ? Ou se noyait-il dans de vieux rêves poussiéreux ?
Arthur rangea son téléphone et retomba brusquement dans le canapé. Il devait premièrement identifier l'origine du problème, maintenant qu'il avait plus ou moins réussit à cerner la situation.
Malheureusement, leurs derniers mois les avaient complètement séparés il ne savait donc rien sur ce qui était arrivé à Francis ces derniers temps. Trois mois. Il s'était passé trois mois et les voilà replongé 1000 ans en arrière, et tout était à recommencer.
Sa rêverie s'acheva brusquement sous une chaleur écrasante.
Francis était apparu par derrière et le câlinait avec amour, savourant sa victoire de l'avoir pris par surprise. Il chercha ses lèvres, et les trouva dans un baiser matinal des plus tendres. Tellement qu'Arthur était prêt à remettre en cause toute sa précédente théorie. C'était bien les caresses et les lèvres de Francis à n'en pas douter. C'était son parfum et sa chaleur. Canada devait raconter des sornettes. Et lui aussi.
Et pourtant. Son cœur se serra comme s'il ne se faisait pas embrasser par la bonne personne. Leur proximité en devenait douloureuse car elle sonnait désormais fausse. Mais le vrai drame de leur condition était qu'Arthur ne pouvait se résoudre à prendre quelques distances avec lui, cela sonnerait sa mort.
Donc soit il acceptait des tendresses factices, soit il rejetait le peu d'affection qu'on pouvait lui accorder.
Bizarrement, le dilemme lui laissa un goût amer dans la bouche. Hélas, il était bien trop accro à ses lèvres pour oser lui demander d'arrêter de l'embrasser. Mais depuis la veille, il ne se sentait plus trop prêt à faire l'amour avec lui. Et ça allait forcément se voir d'un instant à l'autre. Combien de temps allait-il garder le secret et faire croire qu'il ne savait rien de ce qu'il se passait entre eux inconsciemment ?
« Bonjour, mon Arthur~, fanfaronna le français. J'étais étonné de ne pas te voir ce matin. J'ai commencé à penser que tu m'avais oublié et abandonné ».
La dernière phrase fit mal à l'anglais. Il ne voulait certainement pas l'abandonner. Pas après tout ce qu'ils avaient endurés, plus ou moins ensembles.
« J'ai fait un cauchemar et je me suis dit qu'il fallait mieux que je me lève prendre un thé pour me calmer…
_ Pourquoi ne pas me réveiller dans ces cas-là ? Je n'aime pas te savoir dans cet état, Arthur. Il n'y a aucune raison pour que je dorme bien pendant que tu souffres à côté. De quoi parlait ton rêve ?
_ Je ne sais plus… »
Il ne savait réellement plus de quoi parlaient ses songes. Il était perdu.
Francis jeta un rapide regard sur la table basse devant le canapé, où il était à moitié avachi après s'être jeté sur Arthur par derrière (le dossier devait être défoncé par son poids), et il vit la tasse de thé d'Arthur. Elle semblait froide et il paraissait évident qu'Arthur n'y avait même pas trempé les lèvres.
C'était étrange. Arthur ne pouvait pas rester de marbre devant une tasse de thé, c'était comme si Feliciano passait devant un plat de pâte à la sauce au pesto sans y jeter un coup d'œil impossible à imaginer ! Mais alors, qu'avait-il fait pendant tout ce temps ? Certes, la télévision était allumée, mais c'était dur de croire que l'anglais avait passé la matinée sur « Nostalgie » à écouter Elle a les yeux revolver ou Le blues du Businessman. Ou alors, il avait de sérieux problèmes.
Francis tenta sa chance pour comprendre comment son amant avait passé ce début de matinée sans lui.
"Et tout de suite une page de publicité! Je bois Vichy~, Vichy Celestin~ Je me sens belle~, Elle me va bien~! Je bois Vichy~, Vichy Celestin~ Mon eau au quotidien~! Mon corps connait bien ce refrain~! Vichy Celestin~ Elle me va bien~!"
« Alors… Tu ne t'es pas trop ennuyé sans moi ?
_ Euh… Ne te prend pas pour le centre de l'univers, espèce de narcissique ! J'ai… bu un thé devant la télévision. D'abord, ils passaient des musiques dans le registre Lady Gaga alors ça m'a vite énervé donc… j'ai zappé sur des chaines au hasard. Et puis voilà… »
"-Excuse-me? Can I... -Yes of course. Hold a second... Ohm... Sorry, I don't have any pen... -What? But I just want a Nespresso. -Oh... Yes... Nespresso. What else?"
Arthur préférait passer sous silence son coup de téléphone à l'un de ses fils adoptifs. Francis le prendrait mal et demanderait surement le sujet de conversation – qu'Arthur ne se sentit pas à inventer – l'autre serait capable d'aller demander à Canada pour vérifier et le petit n'avait pas le mensonge facile, surtout auprès de son père. De plus, ils s'étaient plus ou moins promis de lâcher le portable pendant leur week-end. C'était un peu comme une trahison.
"Gold is cold... Diamonds are dead... Limousines are cars... A rabbit is a rabbit... Don't pretend... Feels real life... C'est ça que j'adore... J'aodre... Dior..."
Francis, quant à lui, fut touché en pleins cœur en sentant le mensonge. Il ne parla pas de la tasse remplie qu'Arthur avait dû oublier, et demeura discret, blessé dans sa confiance. Il n'aimait pas qu'Arthur lui cache des choses. Depuis des siècles, ça ne leur avait attiré que des ennuis sur les plans diplomatique et intime.
Pourtant, il se força à jouer l'ignorance et déposa ses lèvres sur son front.
« Tu devrais aller prendre une douche, mon lapin. Il n'y a pas mieux pour se débarrasser de la fatigue et des cauchemars. Pendant ce temps-là, je vais préparer quelque chose à manger pour le petit-déjeuner, si tu veux.
_ Moui…, concéda Arthur avant de se lever sagement ».
Il plaça hâtivement ses lèvres sur celles du français et fila à l'étage comme un voleur, honteux de ses dissimulations.
Laissé seul comme un oublié, Francis regarda haineusement la tasse qui le toisait odieusement à cause du pouvoir qu'elle venait d'avoir sur lui. C'était cette tasse qui avait trahi Arthur.
Francis balaya la pièce du regard, cherchant à savoir ce que l'autre avait bien pu faire qui lui fasse oublier sa boisson. Cette pièce n'accueillait pourtant aucune activité qui mérite de la dissimuler, et qui sait à quel point Arthur prend surtout plaisir à dissimiler égoïstement ce qu'il juge grave.
Si la réponse ne se trouvait pas dans le salon, elle devait être dans les alentours.
Ce fut à ce moment précis qu'il se souvint que leurs affaires étaient encore dans l'entrée, empilées les unes sur les autres. Ne sachant que trop bien à quel point de ce qu'il faisait était irrespectueux, Francis fouilla dans les poches du manteau d'Arthur. L'outil le plus suspect était bien évidemment son portable, et Francis y avait pensé malgré son ultime espoir que ce ne soit pas le cas. Arthur n'avait aucune raison de gâcher leur week-end en discutant avec un individu quelconque.
Ils se l'étaient promis à demi-mots, pas de téléphone, pas de contact avec les autres. Juste eux deux, seuls, ensembles. Même si Francis se sentait paradoxal par rapport à leur relation.
Il déverrouilla le téléphone, connaissant le code PIN par cœur.
Il n'y avait rien de récent dans les SMS et encore moins dans les mémos ou le calendrier. Arthur avait réellement banalisé son week-end. Le contraste entre les jours noircis de notes du calendrier numérique et ce week-end tout de blanc fut assez frappant.
Il alla enfin dans le registre d'appel.
Il y avait bien un appel qui avait été passé ce matin-ci.
Il regarda attentivement l'écran et découvrit que le destinataire de l'appel était le petit Matthieu Williams.
Pourquoi Arthur avait-il décidé de dissimuler ça ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui importer que de savoir que l'anglais avait téléphoné à son fils adoptif ? C'était tout à fait légitime puisqu'il aimait beaucoup le canadien (pas qu'il le considère comme son fils mais un peu quand même, si vous saisissez l'ironie).
« Pourquoi tant de mystère ? soupira le français en remettant l'objet à sa place alors qu'il partait cuisiner et réfléchir en même temps ».
De quoi avait-il pu discuter avec Matthieu pour qu'il se sente obligé de mentir ?
Francis sortit des aliments du frigo, dans le hasard le plus total en se demandant pourquoi Arthur lui mentait. Avait-il cassé du sucre dans son dos ? Impossible, il savait pourtant bien que Canada lui répétait tout (sans le vouloir parfois) alors c'était inutile d'espérer une discrétion de sa part. Lovino était un bien meilleur confident dans ce domaine.
Il touilla la sauce pendant que les patates cuisaient à une température médium, le regard dans le vide et triste.
Bon, il devait également reconnaitre qu'il n'avait pas joué franc-jeu non plus dans cette histoire. Lui aussi cachait son trouble à son amant, et il s'en voulait toujours de ses honteuses pensées de la veille. Considérer Arthur comme un petit salaud international n'était pas digne de leur amour.
Cela faisait plus d'une demi-heure qu'Arthur était parti, la viande cuisait lentement dans le four, les patates étaient délicatement posées dans un grand saladier et Francis coupait des légumes qu'il n'identifiait pas en petits dés parfaits.
En fait, c'était lui le problème de leur couple. Il se mettait à tout mélanger et se sentait parfois comme propulsé dans le temps, à l'époque où il devait haïr Arthur. Pourtant, ils avaient déjà plus ou moins réglés leurs différends. Après tout, ils avaient enfin reconnus que cela faisait bien 1000 ans qu'ils se tournaient autour sans s'avouer l'évidence. Ces idiots trop orgueilleux.
Arthur descendit peu après que Francis ait placé au four un mélange de pommes de terre et de crème fraiche. Ses cheveux semblaient encore quelque peu humides et il était habillé encore plus décontracté qu'à l'accoutumé. Il fronçait les sourcils en le regardant, apparemment gêné par quelque chose. Son regard inspirait l'interrogation alors qu'il s'approchait de Francis, toujours un peu perdu dans ses pensées.
« Francis… »
Peut-être qu'Arthur allait finalement cracher le morceau et lui dire la vérité sur cette étrange matinée.
« Oui ? »
Francis fit semblant de se concentrer sur ce qu'il préparait. Si jamais ce que l'autre lui disait était grave, il serait de dos, à fond sur les légumes qu'il faisait revenir à la poêle, et Arthur ne verrait pas les éventuels changements d'humeur qui pourraient passés sur son visage. C'était un plan de dissimulation.
Mais Arthur l'entendit autrement et vint se placer à ses côtés, la tête penchée vers les légumes qui cuisaient. Il tourna ensuite la tête vers la sauce qui patientait dans une petite casserole métallique, avant d'aller fixer le premier four où cuisait la viande, puis l'autre petit four où rôtissait le gratin. Puis il reporta son attention sur Francis, de plus en plus intrigué par ce comportement.
« Mais… Francis… Tu m'as dit que tu allais faire le petit-déjeuner…
_ Euh… Oui, répondit-il sans comprendre.
_ Mais alors… pourquoi cuisines-tu un gigot d'agneau, des petits légumes coupés, une sauce à viande et un gratin dauphinois ? »
Francis arrêta de faire tourner les légumes qui bougeaient dans la poêle puis fixa son œuvre sans bruit.
Il s'était trompé de repas.
Les questions demeurèrent en suspend entre eux car, à peine quelques instants plus tard, la sonnette de la maison retentie, leur causant un grand trouble puisqu'ils n'attendaient absolument aucune visite. Surtout pas durant ce week-end-ci où ils étaient supposés être seuls.
Pris de panique, ils firent quelques mouvements inutiles, balancèrent leurs bras dans un semblant de coordination, pus comprirent qu'ils perdaient un temps précieux. Finalement, Francis prit les devants en se dirigeant vers la porte, conseillant entre autres à Arthur de rester en arrière car l'Angleterre n'était pas supposée séjourner pendant un week-end chez France (enfin, chez la maison qu'il avait emprunté à la petite Languedoc-Roussillon).
Effrayé par un mauvais pressentiment, Francis se posta devant la porte en silence, pendant que le visiteur continuait de violer la sonnette sans honte.
La main glissant sur la poignée comme avec lenteur et mollesse, Francis se résolut finalement à ouvrir la frontière entre les deux mondes. Comme s'il avait besoin de nouveaux problèmes à régler…
« Mi hermano ! Francis ! Dios mio, tu es vivant ! Comme ça fait plaisir de te voir ! »
Antonio se jeta dans les bras de son frère comme s'il ne l'avait plus revu depuis des lustres. Derrière lui, Gilbert ricanait de bon ton, apparemment content du voyage et du spectacle que montrait l'hispanique.
« Antonio… Gil… Mais qu'est-ce que vous… ?
_ On était vraiment inquiets au sujet de cette histoire d'harcèlement et on est venu pour vérifier que tu t'étais pas pendu dans ta salle de bain, expliqua l'espagnol. Puis bon, c'est pas tous les jours qu'on s'incruste chez toi alors on en profite ! »
Francis fut trainé à l'intérieur pendant que Gilbert vantait les mérites d'avoir son awesome personne comme garde du corps personnel, qu'il allait le protéger d'Ivan ou des autres, etc… Le tout soutenu par Antonio qui avait déjà envahi le canapé.
Tout se passa très vite. Francis n'avait pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'une nouvelle fois, la porte fut matraquée de coups.
Toujours pas remis de ce changement de programme gênant, le français alla ouvrir la porte, le visage bloqué sur une expression de demi-stupeur.
Mais il manqua de tomber à la renverse lorsqu'Ivan apparut devant lui. Sûr que ce n'était qu'un rêve ou une mauvaise blague de son esprit, il commença à refermer la porte pour laisser ce cauchemar dehors mais le grand russe barra la porte avec son pied.
« Allons, Francis. Tu ne vas pas mettre à la porte un invité qui a fait tous ce chemin pour venir « faire la paix », tout de même ? Ce serait très impoli de ta part.
_ Euh… je…
_ Alors, Francis ? C'est qui à la por… Ah ! »
Antonio frôla la crise cardiaque alors que Gilbert arrivait pour vérifier l'état de la situation. Pris à son tour de panique, il s'interposa avec Antonio entre le français et le russe, répétant quelque chose comme quoi ils avaient bien fait de venir. Ivan continuait de sourire comme un nounours, pas dérangé par ce qu'il se passait à cause de lui.
« Tu ne m'offres pas un petit café, Francis ? demanda innocemment Russie.
_ Dis non ! s'offusqua Gilbert. Il a pas à s'incruster ic… »
Il s'arrêta devant le regard froid du russe.
Etiré en deux, Francis demeura interdit pendant quelques instants, étudiant attentivement le visage de celui qu'il avait aimé par le passé. Il reconnaissait tellement bien ce visage qu'il avait longuement caressé et qui n'avait pas changé. Peut-être était-ce dû à son actuelle crise du « j'aime et je n'aime pas Arthur en même temps », mais il éprouvait un malin plaisir à s'imaginer accepter de laisser rentrer le loup dans la bergerie.
Sans le savoir, il fut entrainé par son désir de danger.
« Très bien, entre ».
Les trois se statufièrent de choc alors que le blond se retournait pour aller à la cuisine et préparer ledit café.
Il voulut se frapper devant cette bêtise monstrueuse. Il était devenu fou, c'était certain.
Les trois invités s'assirent dans le canapé, dans un silence gênant. Ivan souriait de cette situation qu'il n'avait pas prévu mais qui l'arrangeait bien. Son regard passait sur les deux meilleurs amis de son ancien amant, puis ensuite sur la tasse de thé froide, abandonnée alors que remplie. Il eut envie de la renverser contre un mur mais se contint.
Francis apporta quelques cafés, oubliant Arthur qui attendait à l'étage, jurant de cet imprévu. Leur week-end était foutu. Le français débarrassa la tasse de thé et manqua de tomber par terre quand il entendit à nouveau la sonnette.
« Mais c'est quoi ce bordel ? s'exclama Gilbert. Le monde entier s'est donné rendez-vous chez toi ?
_ T'es bien placé pour parler, remarqua Francis en se dirigeant vers la porte. Je vais voir qui d'autre a décidé de m'envahir ».
Il faillit rire d'horreur lorsque Feliciano lui pleura dans les bras. Cette situation était trop comique pour lui, il n'allait pas tenir.
« Veeeee~ ! Grand frère ! J'étais si inquiet ! Allemagne m'a dit que Russie avait l'intention de venir ici pour « faire la paix » malgré qu'on lui ait dit non ! Alors comme j'ai eu peur, j'ai demandé à Allemagne de venir ici pour le surveiller quand il arrivera ! Et je crois qu'on a kidnappé Japon en même temps ! Mais on sera plus fort à trois pour contenir Russie quand il sera là !
_ Trop tard, il est déjà dans mon canapé…, coupa Francis en jetant vaguement un œil à la voiture que Ludwig garait. Mais ce n'est pas la peine de venir, il y a déjà Antonio et Gilbert. Et, de toute façon, vous n'allez pas rester éterne… »
Le subtil plan de Francis pour forcer son petit frère à partir échoua car le petit s'était déjà précipité dans le salon pour dire bonjour aux deux membres du Bad Friend Trio, hurlant qu'il allait jouer le garde du corps de Francis. Sa joie de vivre fut accompagnée par Antonio et Gilbert, sous le regard acide d'un russe agacé.
Allemagne arriva sur le palier, accompagné de Japon qui semblait gêné (enfin un qui comprenait qu'il n'était pas le bienvenu !).
« Bonjour, France, salua l'Allemand. Pouvons-nous entrer ?
_ Ohmf… De toute façon, au point où on en est… »
Il ferma mollement la porte et les amena au salon. Lorsque Ludwig vit Ivan, un faible débat commença, ponctuée d'avertissement sur le comportement de Russie. Celui-ci acceptait toute les contraintes, du moment qu'il pouvait « se faire pardonner ».
L'épaule contre le mur, Francis eut un sourire ironique.
« Alors, dites-moi tout ! C'est qui le prochain qui va taper à la porte ? »
On tapa à la porte.
Francis perdit son sourire, puis jura en se dirigeant pour ouvrir.
« Yo, froggie. Parait que tu te fais violer ! »
Francis claqua la porte au nez d'Ecosse. Cette immense plaisanterie allait trop loin.
« Eh ! Ouvre, bordel ! Ça se fait pas de mettre les copains à la porte ! Depuis quand t'es aussi susceptible, sérieux ?! Ouvre ou j'utilise le coup de pied qui va bien !
_ Francis ! hurla Gilbert. C'est qui ?
_ Personne !
_ Si, ouvre !
_ Non, non. Ça ira monsieur. Je ne désire pas acheter une nouvelle Renault, annonça Francis comme s'il parlait à un vendeur.
_ Y a quelqu'un qui veut te vendre une Renault ? Envoie-le paitre ! Ou dis-lui que t'as une Volkswagen ! Les vendeurs de voitures françaises ont toujours le bec cloué devant la Deutsch Qualität ! s'égayait Prusse.
_ Pitié… Tuez-moi…, implora France, le dos contre la porte qu'Ecosse martelait.
_ Eh, froggie ! continua ce dernier après un léger silence. Si tu ne m'ouvres pas, je tue tes fils !
_ Mais bien sûr, déclara Francis d'un ton amusé.
_ P… Papa ! »
En reconnaissant la voix de Matthieu, Francis ouvrit brusquement la porte, pour faire face à Allistor qui tenait Canada et Amérique dans ses bras.
« Mais quand est-ce qu'ils sont arrivés ?! s'écria Francis.
_ A l'instant, sourit Ecosse en entrant dans la maison après avoir lâché ses neveux ».
Alfred profanait des menaces de mort pour celui qui avait osé l'entraver et Matthieu donna une étreinte à son paternel, qui perdit soudainement espoir en la vie.
Les deux enfants se dirigèrent vers le salon et Francis resta devant la porte ouverte, regardant calmement le beau paysage qui lui faisait face. Oh les papillons… Eux sont libres au moins… Il n'avait qu'une envie : partir de cette maison maudite.
Quelques pas se firent entendre et Arthur apparut devant lui.
« Mais… mais qu'est-ce que… ?
_ Je suis passé par la fenêtre. On va dire que je viens d'arriver, ok ? Ce sera moins suspect que de me voir descendre par les escaliers. Faisons semblant, comme d'habitude.
_ J'en ai déjà marre, Arthur…
_ Moi aussi… »
Angleterre arriva dans le salon, sous quelques exclamations étonnées, puis expliqua qu'il avait suivi Allistor pour le surveiller. S'en suivit d'une discussion fraternelle entre les deux britanniques sur les responsabilités de chacun dans la famille, qui tourna en dispute plus ou moins violente.
Francis regarda tous ses camarades, réunis dans la même pièce. Le tictac de l'horloge, si calme, étaient couverts d'un brouhaha agaçant. La voix de Prusse dominait les autres, joyeuse et forte, les regards de certains se détournaient de lui et filaient sur le français, certains inquiets, d'autres énigmatiques.
Francis se fit la réflexion que, en omettant ses deux fils d'Amérique et son frère italien, il avait eu une expérience sexuelle avec tout le monde dans cette foutue pièce. Il fut très mal à l'aise.
Ecosse, son plus vieil ami qui lui avait tant remonter le moral lors de ses querelles contre Arthur et ses coups-bas.
Japon, qui avait réclamé l'aide du français pour se « décoincer » comme certains lui avait fait remarquer et découvrir comment un autre homme pouvait lui apporter de l'affection.
Russie qui avait essayé de changer et qui avait réussi au creux de ses bras pur devenir un nounours adorable – un peu sadique au lit parfois –, avant que la Révolution de 1789 ne détruise tout.
Allemagne qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, avait finalement accepté de faire oublier à Francis, sous sa demande explicite, les horreurs que Vichy avait faites pendant qu'il était prisonnier.
Espagne, (son propre petit frère bordel !) avec qui certaines soirées de solitude étaient mieux passées. L'hispanique avait tant de fois séché ses larmes que Francis ne savait pas comment s'acquitter de sa dette envers lui.
Prusse, les jours où ils buvaient un peu trop et manquaient d'affection (ils n'avaient pas toujours été en couple alors lorsqu'on est célibataire, on prend tout ce qui passe, surtout ce qui est sympa et qui déconne bien).
Angleterre, qu'il avait chérie et haïe depuis des siècles durant. Son premier et plus puissant amour.
C'était étrange de les voir tous réunis dans la même pièce. Tous lui avait apporté quelque chose, l'avait fait grandir, et il aimait quelque chose chez chacun d'entre eux. Du plus calme au plus colérique, en passant par les réconfortants, les joyeux, les gentils, les doux…
Et aujourd'hui, il en était à se demander si son amour avec Arthur tiendrait.
Pitoyable. Misérable. Lâche. Il ne valait rien. Gaule aurait eu honte de son fils si elle l'avait connu à ce moment-là. Ou si elle l'avait tout court. Britania aussi aurait eu honte du fils de sa voisine. Ne parlons même pas du Saint Empire Romain d'Orient, père qu'il n'a jamais connu et qui, de toute façon, ne l'a jamais aimé (c'est ça que de prendre la vie de sa mère quelques années après la naissance).
Francis était décidemment la définition même de l'erreur. Rien de ce qu'il faisait n'avait de sens ou n'était juste. Il ratait tout et n'était même pas capable d'aimer réellement. Il se voilait la face et s'y plaisait, hurlant à qui veut l'entendre qu'il était le pays où naissait l'amour. En réalité, il le tuait dans l'œuf.
Pourquoi rien ne pouvait être simple ?
De quoi avait-il peur avec Arthur au point de jouer avec Russie ?
Francis était perdu. Francis était seul. Et Francis se haïssait.
Mais du coin de l'œil, Ivan l'observait avec une attention touchante, la lueur de leur époque romantique commune qui brillait dans ses yeux. L'amour pouvait aussi être là.
Mais qu'est-ce qui m'a pris d'insérer ces pubs de merde ici?! XD
Puis cette parodie de la pub Dior par florence Foresti, qu'est-ce qu'elle fout là?! XD Pouquoi l'eau Vichy? Pourquoi Nespresso? Pourquoi Dior (c'est même pas le bon texte!) Mais qu'est-ce que je fous de ma viiiie?!
Hum... Hum... Review? Si vous a plu, n'hésitez pas! ;)
Je vous donne rendez-vous au prochain chapitre!
Biz'!
Kurea-chan!
