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Chapitre précédent : Loki fait enfin la connaissance de sa fille. Thor apprend les origines de Loki et la met plus bas que terre. Loki va se cacher dans sa chambre.
Que va-t-il donc se passer ? Loki et Thor vont-ils se réconcilier ? Loki va-t-elle découvrir l'identité de son agresseur ? Loki va-t-elle...
Bref !
Je vais vous laisser lire ce chapitre tranquillement.
Alors, bonne lecture !
Loki était allongée sur son lit, son enfant à ses côtés.
Elle repensait à ce qui s'était passé quelques heures auparavant. Aux phrases assassines que Thor lui avait envoyées. A la colère d'Odin. A la tristesse de Frigga.
Tout ceci ne cessait de défiler devant ses yeux humidifiés par les larmes.
Prince Loki et Princesse Loki possédaient de nombreuses cicatrices. Et les voyages entre les dimensions ne changeraient rien…
Son regard glissa vers sa petite. Une petite perle qui lui faisait de si beaux sourires. Comme si elle lui pardonnait les erreurs du passé. Comme si elle avait décidé d'oublier la méchanceté dont avait fait preuve sa maman.
Talya lui redonnait une chance. Une chance de se racheter.
Vaincue par la fatigue, elle finit par s'endormir, un petit ange blond à ses côtés.
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Était-ce le vent qui lui caressait doucement les joues ? Était-ce la pluie ?
A vrai dire, elle n'en savait rien.
A vrai dire, elle s'en fichait.
Elle était plongée dans un rêve aussi doux que du velours. Aussi moelleux qu'un coussin. Aussi…
Son cœur cessa immédiatement de battre quand elle comprit. Quand elle comprit qu'elle n'était pas dans un rêve mais dans la réalité. Et qu'une personne s'obstinait à toucher son visage sans lui demander son avis.
Sans crier gare, elle ouvrit les yeux et recula. Recula jusqu'à sentir le mur contre son dos.
Le cœur au bord des lèvres, elle fit apparaître une dague à la lame incurvée dans sa main droite.
— Loki, s'il te plaît.
Le brouillard devant ses yeux se dissipa, lui dévoilant enfin le visage de l'impertinent.
Ou de l'impertinente.
Le sourire triste de Frigga lui apparut. Aussitôt, elle baissa son arme.
Elle baissa son arme devant tant d'amour.
— Mère… du moins, s'il m'est encore autorisé de vous appeler ainsi…
— Loki, ne sois pas stupide.
Les mots laissèrent place aux gestes.
Sans perdre une minute de plus, la reine l'enlaça.
— Nous ne voulions pas que tu te sentes différente des autres.
— Je l'ai toujours été, Mère. J'ai toujours été différente.
— Peut-être mais le Peuple t'a toujours acceptée… nous ne voulions pas que cela s'arrête.
— Pourquoi cela se serait-il arrêté ? Jamais vous n'auriez révélé tout ceci à nos sujets…
— Bien sûr que non, confirma la déesse. Jamais nous n'aurions pu commettre une telle chose.
La princesse joua avec quelques mèches de ses cheveux, tout en gardant un œil sur son précieux trésor allongé près d'elle.
Pourquoi Frigga pensait-elle cela ? Pourquoi pensait…
Ses interrogations disparurent au fur et à mesure que les réponses lui vinrent à l'esprit.
Sa forme masculine n'avait jamais été acceptée par les Asgardiens. Sa forme masculine avait déchanté le jour de la révélation de ses origines. Révélations tardives, certes, mais il n'aurait pas réagi d'une meilleure façon s'il avait su des années plus tôt.
Seulement, il n'y avait pas que ça.
Frigga ne s'inquiétait pas que de sa réaction. Il y avait autre chose… oui, il y avait autre chose…
Le peuple…
Le peuple l'aurait montrée du doigt. Le peuple l'aurait mise à genoux. Le peuple n'aurait pas fait preuve de clémence envers sa personne.
Les Asgardiens haïssaient les Jotuns. Et ça depuis la fameuse guerre.
— Mère. Est-ce que Thor a l'intention…
— Certainement pas ! Thor n'oserait pas trahir sa famille ! Jamais !
La reine était catégorique : le prince garderait le silence.
Enfin… il devait en être ainsi.
— Loki, tu ne dois pas trop prendre à cœur les paroles de ton frère…
L'intéressée leva les yeux vers sa mère.
Ne pas prendre à cœur les paroles de Thor ?! Ne pas y prêter attention ?
Mais c'était tout bonnement impossible !
Comment pouvait-on rester stoïque face à de telles paroles ?! Comment le pouvait-on ?!
Loki ne pouvait les ignorer car elle savait pertinemment que Thor en pensait chaque mot.
Ils avaient été bercés par les légendes guerrières d'Asgard. Ils avaient entendu les récits de leur père. Ils avaient entendu les histoires de leur mère.
Les histoires relataient la sauvagerie des Jotuns. Les histoires les montraient sous leur plus mauvais jour.
Thor voyait les Jotuns comme des monstres assoiffés de sang. Comme les serviteurs de la Mort…
La Mort ?! Hela ?! Existait-elle dans ce monde ?
— Mère, pourquoi nous avoir conté des histoires décrivant les Jotuns comme des créatures immondes ? fit-elle, d'une voix étrangement calme.
— Je…
Ses lèvres se scellèrent soudainement. Les mots se tarirent.
Frigga se retrouva désemparée.
Il avait été naturel pour elle de raconter ces histoires. Mais pas en tant que témoignages historiques.
Elle n'avait jamais pris au sérieux tous les maux que l'on attribuait aux géants des glaces.
Les histoires qu'elle avait lues à ses enfants ne relevaient que du domaine de la fiction.
Malheureusement… ce n'était pas le cas de tous les Asgardiens.
Et ce fut à ce moment-là que Frigga comprit.
— Si la famille royale croit à ce genre d'inepties, je n'ose imaginer ce que pense le peuple.
La princesse s'écarta lentement de sa mère, le visage emprunt de gravité.
Des histoires qui avaient été prises au sérieux…
— Comment voulez-vous que Thor se comporte bien en ma présence alors qu'il croit dur comme fer à ce qu'il y a d'écrit dans les livres ?
— Loki, nous n'avions…
— Vous n'aviez pas pensé à cela…
— Nous avons toujours cru que cette situation ne se produirait jamais, finit la souveraine.
Délaissant sa couche, Princesse Loki s'approcha des rideaux. Sans ménagement, elle les tira.
Le soleil était sur le déclin. La lune était prête à prendre son envol.
Et pourtant, elle voulait s'y aventurer. Elle voulait enfin se mêler à la population.
— Loki, écoute-moi, s'il te plaît.
Faisant fi des appels de celle qui l'avait élevée, elle observa cette fourmilière qui s'étendait dans son champ de vision.
La noirceur avait rongé l'âme de Prince Loki, lui faisant ainsi oublier la beauté de sa patrie d'adoption.
Princesse Loki avait tout sauf envie de passer à côté d'un tel spectacle.
— Loki…
— Nous parlerons plus tard, Mère. Je veux sortir !
— Voyons, il est tard… et…
La jeune femme revint vers son lit. Un masque de tristesse sur le visage, elle se mit à supplier Frigga.
— S'il vous plaît, Mère ! S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît… cela fait un siècle que je n'ai pu respirer correctement… s'il vous plaît, s'il vous plaît… j'aimerais contempler la lune autrement que derrière les fenêtres…
La gorge serrée par les paroles de sa fille, elle ne put s'empêcher de répondre :
— Très bien, mais pas plus d'une heure !
— Merci, Mère ! Merci beaucoup !
Telle une enfant, Loki se mit à bondir partout.
Alors que les mots de son frère l'avaient plongée dans les ténèbres, les mots de sa mère lui avait redonné joie et force.
Enfin, elle allait pouvoir découvrir le royaume de ses yeux de femme. Elle allait enfin connaître l'opinion des Asgardiens.
Elle allait pouvoir redécouvrir le monde !
— Loki, ma chérie, calme-toi !
— Pardon, Mère…
Aussitôt, la jeune Jotun se stoppa. Se stoppa avec une idée derrière la tête.
— Mère ! Talya peut-elle venir avec nous ? S'il vous plaît !
xx
Frigga et Loki se dirigèrent vers les écuries.
Car, comme de bien entendu, ce fut la plus jeune qui remporta la joute verbale.
Donc… Frigga, Loki et Talya, soigneusement harnachée contre sa mère, s'en allaient visiter Asgard.
— Majesté, je suis heureux de vous…
Le palefrenier retint subitement sa respiration.
Aurait-il une hallucination ? Serait-il en train de faire une crise d'hypoglycémie ?
Ou était-ce vraiment elle ?
— Mes hommages, princesse.
Sans perdre une seconde, il mit genou à terre et courba l'échine.
— Voyons, c'est inutile…
Inutile, oui. Cependant, elle devait bien reconnaître que cela faisait énormément de bien au moral.
L'homme d'avant n'avait jamais reçu autant d'égards, que ce soit de la part des sujets que des serviteurs.
Contrairement à la femme d'après.
Finalement, changer le cours des choses était l'idée la plus lumineuse qu'il n'ait eue de toute son existence.
— Relevez-vous… je vous en prie…
Face à sa douceur, il n'eut d'autre choix que d'obéir.
Sous les regards amusés des sangs bleus, il se releva difficilement.
« Misère, mais de quoi ai-je l'air… »
Loki ne fit aucun commentaire.
Certes, elle entendait les pensées du palefrenier mais faire quelques commentaires dessus aurait été déplacé.
— Je selle les cheveux.
Tandis que la reine remerciait l'homme pour son dévouement, la princesse s'occupait de sa progéniture.
Une progéniture qu'elle avait ignorée pendant toutes ces années. Toutes ces années de torture mentale. Toutes ces années où elles n'avaient pensé qu'à se détruire…
« Mon ange… »
Ses doigts caressèrent doucement les cheveux de son bébé.
« Je te promets de ne plus te laisser seule»
Sa main libre se referma sur la petite menotte.
Comment avait-elle pu commettre un tel acte ? Comment avait-elle pu songer un seul instant à vouloir en finir avec elle ?
Comment ?!
Les souvenirs de son agression resurgirent brusquement dans son esprit.
Impuissante… totalement…
Sentait qu'on lui arra …
NON… elle ne voulait… pas…
NON ! NON ! NON !
Ses paupières se fermèrent.
Elle ne souhaitait pas que Frigga voie ses larmes. Non, elle ne voulait pas.
Elle avait fait preuve de faiblesse ces cent dernières années. Il était hors de question de continuer sur la même lancée.
— Loki ?
— Mmm ?
Diversion. Diversion. Le temps d'effacer toutes traces de larmes.
— Loki… on y va…
A l'aide de sa magie, elle fit disparaître les preuves de sa faiblesse. Elle fit tout disparaître.
Laissant de nouveau place à la joie d'être à l'extérieur.
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Ses iris embrassèrent les murs de pierres volcaniques.
Ses mains se posèrent sur les irrégularités de la roche.
Un doux sourire étira ses lèvres.
Loki le traître n'avait jamais apprécié ses installations.
Loki la femme aimée du peuple se sentait comme chez elle. Bizarrement.
En usant de la magie du Globe du Temps, il avait troqué sa vie de noirceur pour une vie un plus douce… sans atrocités portant sa signature.
Et les choses que lui détestaient, elle les aimaient.
Comme les arènes où s'entraînaient les guerriers asgardiens, par exemple.
— Veux-tu que nous nous installions ici, ma fille ?
La reine Frigga désigna les gradins situés entre le mur de la tribune et le centre de l'arène.
L'endroit idéal pour observer les guerriers…
Un rictus malicieux apparut sur ses traits.
Bien sûr que cet endroit lui convenait ! Elle allait pouvoir regarder les hommes mouvoir leur corps… suer… et…
Bref…
Ses jambes la portèrent instantanément vers sa place.
— Merci, Mère…
« Merci, Mère »…
Une phrase courte et pourtant porteuse d'une si grande reconnaissance.
Car Loki ne pouvait nier que sa mère adoptive avait toujours agi pour son bien. Même en dissimulant ses origines.
Mère. Maman.
Une personne qui l'aimait pour ce qu'elle était. Une personne qui ne cesserait jamais de vouloir le meilleur pour elle.
Loki voulait devenir une personne aussi généreuse que Frigga. Loki voulait être une personne de confiance. Loki voulait être une mère exemplaire pour Talya.
Tout simplement…
— En garde !
Un gazouillis. Un cri d'homme. Et elle sortit de ses songes pour mieux se concentrer sur ce qui l'entourait.
Était-ce le plus grand des hasards que de voir Thor combattre Sif et les trois guerriers ?
Était-ce véritablement le hasard ?
Sa gorge se serra en repensant à toutes les horreurs que son soi-disant frère lui avait crachées à la figure.
Une pression sur son bras. Et elle revint à la réalité.
Talya s'était endormie. Frigga fixait les combattants.
Combattants. Les plus méritants.
Sif. Cette jeune femme qui avait su s'imposer parmi les hommes. Cette jeune femme qui… était son amie ? Son amie ? Vraiment ?
Oui… elle le sentait…
Le prince Loki ne l'avait jamais supportée. La princesse Loki s'en était faite une amie.
Etrange. Vraiment étrange.
Ses pupilles dérivèrent lentement vers son adversaire, un homme tout droit issu des terres de Vanaheim.
Hogun. Toujours aussi rigide. Toujours aussi communiquant.
Ni ami, ni ennemi. Juste un loyal serviteur de la famille royale.
Quant au troisième.
Face au dieu du tonnerre, il ne faiblissait pas. Face au dieu du tonnerre, il se débrouillait merveilleusement bien.
Sa lame fendait dangereusement l'air, heurta en un bruit sourd la hache de Thor.
Vivement intéressée par ce qui se déroulait dans son champ de vision, la Jotun se pencha légèrement en avant.
Elle était comme hypnotisée. Elle ne parvenait à se détacher de lui. Etrangement.
Fascinée par lui. Ensorcelée par cet homme.
Loki ne comprenait pas pourquoi son cœur cognait aussi fort contre sa cage thoracique. Elle ne comprenait pas pourquoi Frigga lui souriait. Elle ne comprenait pas pourquoi elle rougissait.
La situation lui échappait totalement. Le contrôle de ses émotions lui échappait totalement.
— Il serait temps d'aller lui parler, ma chérie.
— Lui parler ?! Mère, voyons ! s'offusqua-t-elle subitement. Vous vous faîtes des idées !
Ouh que oui ! La reine se fourvoyait !
Elle se fourvoyait ! Il n'était qu'un guerrier parmi tant d'autres ! Il n'était qu'un de ses sots qui avait ridiculisé son lui ! Il n'était qu'un stupide coureur de jupons !
— Me faire des idées ? Loki, je te connais mieux que quiconque et jamais, au grand jamais, je ne t'ai vue dévisager un homme de la sorte !
— Mère, ce n'est pas un bon parti pour moi… je…
— Cesse donc de te trouver des excuses. Ce mauvais parti, comme tu le dis si bien, est ton ami. Il était à ton chevet après ta tentative de suicide. Il était à ton chevet lors de ta convalescence. Il n'a cessé de veiller sur toi ! Et…
— Et il m'aime, c'est ça ? Et il a fait part de ses sentiments à Père et à vous ? Et il avait l'intention de se déclarer ? s'énerva-t-elle.
— Il arrive parfois que des amitiés se transforment en relations beaucoup plus intimes, Loki. Qu'il soit prince ou serviteur, cela ne change rien…
Etait-elle en train de rêver ? Etait-elle en train d'halluciner ?
Une situation que lui refusait de vivre. Une situation qu'elle désirait ardemment.
Non… elle… il refusait ! Bon sang ! Il avait choisi de devenir elle mais pas pour se retrouver devant pareil embarra !
Non ! Ce n'était pas ça qu'il voulait !
Non ! Il devait enfouir ses désirs de femme !
Il n'avait pas envie de construire pareille relation avec cet homme. Il n'avait pas envie que ces sentiments prennent le dessus.
Non !
— Un jour, tu m'as confié certains de tes secrets, ma fille. Dont celui qui concerne Fandral.
A ses mots, Loki s'étrangla. Un secret sur Fandral ? Un secret qui les concernait tous deux ?!
Un cauchemar…
Ses doigts cherchèrent frénétiquement les petites mains de son bébé.
Prince Loki trouvait généralement la sérénité auprès de ses enfants. Il était donc normal que Princesse Loki fasse la même chose.
— LOKI !
Elle eut à peine le temps de se retourner qu'une tornade brune lui atterrit dessus. Frigga contint difficilement son rire.
— Loki, je n'ose y croire ! Tu es dehors ! Tu es enfin dehors !
Heureuse de voir la jeune femme à l'extérieur, Sif prit place sur l'un des gradins inférieurs.
Sa peau légèrement hâlée était maculée de sueur. Détail peu surprenant pour Loki.
Sif était bien la seule femme du royaume à s'entraîner à l'épée plusieurs fois par jour.
— Oui… c'est plutôt une bonne initiative…
— Une bonne initiative ? J'espère que tu plaisantes ! C'est un miracle !
Doucement, la guerrière enlaça la Jotun. Doucement pour éviter de réveiller la petite fille qui somnolait contre la poitrine de sa mère.
Les yeux de Sif s'attardèrent un instant dessus.
— Est-ce que c'est elle ?
Loki brisa l'étreinte. A regret. Car, à travers cette étreinte, elle avait eu le sentiment d'être importante pour quelqu'un. D'avoir une amie.
Elle avait une amie. Une amie très chère à son cœur.
Son regard émeraude glissa lentement vers la chair de sa chair.
— Oui, c'est Talya, ma fille.
— Talya ? répéta-t-elle, les sourcils froncés. Mais…
Son regard chocolat glissa lentement vers la souveraine. Un regard emprunt de tant d'hésitation. Hésitation qui angoissa la princesse.
— Mais quoi, Sif ? Pourquoi ne reconnais-tu pas Talya ?
En un siècle d'existence, Talya avait plus connu ses grands-parents, son oncle, les guerriers asgardiens et les serviteurs roayux que sa propre génitrice.
Alors que la brune ne parvienne pas à la reconnaître… elle avait du mal à y croire…
Il y avait anguille sous roche.
— Sif… réponds…
— Je…
— Loki…
Comprenant que le moment était venu de tout révéler, Frigga s'empara des mains de sa fille.
Comprenant que sa famille ne lui avait pas révélé toute la vérité, Loki fixa la reine.
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Peu importe l'avis de sa mère, peu importe l'avis de Sif, elle était déterminée à le rencontrer.
Ses pas résonnèrent dans les geôles d'Asgard. Un peu, beaucoup.
Son rythme cardiaque augmentait. Un peu, beaucoup.
Elle était déterminée à le rencontrer. Coûte que coûte.
Elle était déterminée à se confronter à son agresseur, à son violeur.
« N'y va pas, je t'en prie ! »
« Laisse ce criminel là où il est ! »
Au départ, elle n'y avait pas cru.
Et puis, Frigga avait diffusé les souvenirs dans son esprit.
Il n'y avait donc plus aucun doute sur l'identité de l'homme.
Les pas des gardes ralentirent.
Enfin, elle allait savoir. Enfin, elle allait pouvoir l'affronter.
Un bruit de clé dans une serrure. Un bruit de grille qui s'ouvre.
— Majesté…
D'un signe de la main, elle leur ordonna de reculer. Elle leur ordonna de les laisser seuls.
Les poings serrés, elle s'avança.
Ses iris émeraude se braquèrent droit devant elle. Droit sur la silhouette colossale avachi contre le mur.
— Princesse…
Loki n'avait qu'une envie : le réduire à néant.
— Cela fait si longtemps que nous n'avions eu de discussion en tête à tête…
Elle avait tellement envie de l'encastrer dans le mur.
— Oui, cela fait bien longtemps…
Leurs regards se croisèrent.
Feu et glace. Mal et Bien. Ambre et émeraude.
— Je me souviens encore de la douceur de ta peau, ma petite Loki…
Contre toute attente, elle laissa échapper un rire. Un rire si glacial… un rire si funeste…
Un rire qui ne correspondait en rien à la Dame de Cœur.
— Je me souviens encore de ta brutalité, Heimdall. Et crois-moi, tu vas te souvenir de la mienne…
Alors ? Qu'avez-vous pensé du chapitre ?
De la relation Loki-Frigga ? De la scène des arènes ? Et du début d'affrontement entre elle et son agresseur ?
N'hésitez pas à laisser une petite review pour faire part de vos commentaires.
En tout cas, merci d'avoir lu ce chapitre !
Merci ! Et à plus !
