Et je suis à la bourre ^^" sorry guys, j'écris un roman et ça me bouffe pas mal de temps, j'avoue je vous avais oublié… Honte à moi. Désolée aussi pour tous ceux qui attendaient du Bellarke, je ne pouvais pas tout simplement le sortir de mon chapeau. Pour moi ces deux-là sont endgame, mais avant d'en arriver là il va probablement se passer du temps et des saisons. Merci à tous pour votre patience, votre soutient, les reviews (big up !), merci à tous ceux qui ont followé et qui m'ont mise en favoris, ça fait hyper plaisir. Je reviendrai si j'ai l'inspi ! Ou si je l'ai pas mais qu'à la place j'ai du temps libre, il se peut que je vous traduise quelques bonnes fics disponibles uniquement dans la langue de Shakespeare.

May we meet again.

Cette soirée est la plus bruyante depuis leur premier Unity Day sur la Terre. Les enfants veulent fêter dignement le retour de leur princesse, l'alcool coule à flot, merci la princesse, et plusieurs personnes ont improvisé des tam-tams sur des caisses. Clarke, elle, brille par son absence.

Bellamy la trouve cachée entre l'Arche et le grillage, là où Raven les a fait évader un an plus tôt pour aller à la recherche de Finn. Ce souvenir semble issu d'une vie antérieure tant il est lointain et étranger.

- Tu es en train de manquer ta fête de retour, Princesse, lance nonchalamment Bellamy en s'asseyant à côté d'elle.

Il lui tend l'un des deux verres qu'il a apporté avec lui, et elle l'accepte avec un sourire. Ils restent silencieux un moment, les yeux perdus dans la nuit et la forêt. Clarke rompt le silence la première.

- Tu as l'air fatigué.

Bellamy s'étouffe à moitié avec sa gorgée de whisky.

- T'es sérieuse ? T'as vu ta tête ?

Elle rit tout bas et ça lui fait du bien, de l'entendre rire. Ça lui a manqué, alors qu'il ne l'a que très peu entendu rire depuis qu'il la connaît, finalement. Il réalise que c'est un son qu'il entendrait volontiers plus souvent. Tous les jours, même, s'il a son mot à dire.

- Tu fais des cauchemars ? demande-t-elle tout bas, brusquement.

- Ça fait un an qu'on fait tous des cauchemars.

- Est-ce que tu cherches une autre solution, dans tes rêves ?

- Les premières semaines, les premiers mois, oui. J'ai arrêté. Il n'y avait pas d'autre solution, continuer à chercher ne faisait que me rendre malade.

Elle hoche la tête et ils se taisent de nouveau, appréciant simplement la présence de l'autre. Bellamy a envie de chuchoter « tu m'as manqué » pour qu'elle soit la seule à l'entendre, elle et la nuit autour d'eux, mais les mots restent coincés quelque part sous ses côtes alors il se tait. Il a peur de déranger le silence.

D'autres mots finissent par lui venir, et il prend une autre gorgée de whisky pour se donner du courage.

- Tu… Tu reviens vraiment ? Je veux dire…

- Je ne repars pas. Je suis revenue pour de bon, Bellamy.

Il espère qu'il n'a pas l'air trop soulagé parce que ses yeux sont plantés dans les siens et qu'il n'est pas plus capable de regarder ailleurs maintenant qu'il y a un an.

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ? chuchote Bellamy.

Clarke a un petit sourire et regarde de nouveau au loin.

- Murphy. Il a dit quelque chose…

Bellamy émet un grognement étranglé, complètement incrédule, et Clarke rit de nouveau.

- Je faisais des cauchemars sans arrêt et ça l'empêchait de dormir… Il m'a donné quelque chose d'autre à propos de quoi faire des cauchemars. Non, il ne m'a pas attaquée, ajoute-t-elle en voyant la tête qu'il tire. C'est juste que… Il a dit qu'au lieu de rêver des gens que j'avais tué, je ferai mieux de rêver à ceux que j'avais sauvé. Alors j'ai arrêté de voir les hommes de la montagne dans mes rêves. À la place, je vous voyais tous vous faire tuer. Je nous voyais perdre.

Bellamy nage dans le brouillard. Elle le prend en pitié et lui sourit.

- Avant, je faisais un cauchemar qui continuait quand je me réveillais. Celui-là est pire que l'ancien, mais au moins ce n'est qu'un rêve. Quand je me réveille, je me rappelle que vous n'êtes pas morts, qu'on vous a sauvé. Et ça rend tout ça… Okay. Parce que j'ai beau y réfléchir, je réalise que si c'était à refaire, je le referai. Je ne sais pas si c'est un marché équitable, la vie de tous ces gens contre les nôtres, et ça n'a pas d'importance. Je le referai. Et je peux vivre avec ça parce que vous n'êtes pas morts, vous êtes tous vivants, vous allez bien. Je vais rester pour voir ça.

C'est une bonne raison de rester, songe-t-il en terminant son verre.

- On pensait déménager… Aller vers la côte, et la mer.

- Oui, c'est une bonne idée. On pourrait recommencer à zéro.

- C'était le plan. On ne voulait pas partir sans toi, mais maintenant que tu es là…

- Il faudra le faire rapidement si on ne veut pas rester coincés ici un hiver de plus.

- Oui, c'est ce que j'ai pensé. Si on se mobilise on peut lever le camp la semaine prochaine. Lincoln dit qu'on en a pour cinq jours de marche à tout casser. C'est faisable.

Elle hoche la tête. C'est la première fois qu'ils prennent une décision ensemble depuis qu'elle l'a expédié dans cette montagne de malheur, et ça lui fait le même effet que de rentrer à la maison.

- Eh, Princesse ?

- Hum ?

- Bienvenue chez toi.

The end.