.: Contrat sur tête :.

Chapitre 06

Auteur : Shali

Rating : de G à PG-13

Disclamers : Les personnages de Alex Rider appartiennent à Anthony Horowitz.

Note : Spoilers pour ceux et celles qui n'auraient lu ou vu que Stormbreaker puisque cette histoire se centre autour d'une certaine personne (d'où une certaine liberté sur la base).

Merci pour vos petits mots :'D Les updates se font tous les lundis pour le moment !

Bonne lecture.

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Deux semaines s'étaient écoulées depuis que Yassen avait appris la menace pesant sur les épaules de John. Les deux hommes faisaient des recherches en plus du travail de Yassen qui consistait à s'occuper du décryptage d'un code militaire pour un revendeur chinois.

« Alex vient ce week-end ?

- Oui, il arrivera demain matin, il a entraînement de foot le vendredi soir.

- Ça a l'air de bien se passer entre vous, sourit le russe. Il a l'air de bien se faire à l'idée que son père soit toujours des nôtres.

- J'aurais aimé qu'il en soit de même entre vous deux mais c'est demandé l'impossible alors je me contente de ce statu quo.

- Désolé... tu sais bien que les relations avec les autres et moi, ça fait deux.

- Je sais mais je sais aussi que vous faites des efforts chacun de votre côté alors ça me suffit. »

Yassen s'approcha lentement du canapé pour enrouler ses bras autour du cou de son amant. Il l'embrassa avec un sourire. John leva la main pour venir lui caresser les cheveux d'un geste tendre.

« Tu n'as pas changé, souffla le Russe. Toujours aussi fleur bleue et plein de moral.

- Un peu quand même. »

Yassen ne dit rien et se contenta de l'embrasser à nouveau. Un sourire amusé se glissa sur ses lèvres alors qu'il escaladait le canapé pour venir sur les cuisses de John. Il l'enlaça avant de déposer un baiser sur sa bouche. Il frissonna aux mains de ce dernier qui passaient sous sa chemise.

« C'est le jour de repos des employés ?

- Oui.

- Alors je ne vais pas me gêner ! lâcha Yassen en l'embrassant avec fougue. »

Yassen n'aimait pas savoir que des gens pouvaient les apercevoir. Les photos de John et lui en plein ébat l'avaient rendues furieux. John l'avait calmé mais cela ne durait qu'un temps. Aujourd'hui, il n'y avait ni Alex ni le personnel de maison, seulement eux deux.

Alex avait pas mal fouiné pour essayer de découvrir qui était venu sur la propriété de son père. Il n'avait rien trouvé mais Smithers lui avait dit que ces cigarettes-là venaient d'Italie. On n'en vendait pas en Angleterre. Il avait donc déjà une piste : l'Italie. Et l'Italie avait des arrières-goût de Scorpia pour le jeune espion. Quand il était arrivé chez son père, il s'était tu et n'avait rien laissé paraître.

Il s'était occupé toute la journée avec l'aîné des Rider. Sur l'immense terrain, il y avait une petite écurie avec un étalon, deux femelles et un poulain. Alex avait adoré prendre soin de ce dernier. Son père lui avait montré comment bouchonner ces superbes animaux, comment les étriller et passer la paille sur leur robe. Le garçon s'était alors appliqué à réaliser la même chose sur la petite jument à la robe rouille. Cela avait un peu dégénéré et les deux hommes avaient fini par se battre à coup de tuyau d'arrosage. Yassen les avait trouvé trempés jusqu'aux os, ressemblant plus à des chiens mouillés qu'à des êtres humains. Cela les avait fait rire aux éclats sous le regard las mais amusé du russe.

Une fois seul dans sa chambre, lavé et habillé, il se laissa tomber à la renverse sur son lit. Son père ne lui avait rien dit sur ce qui le préoccupait et Yassen encore moins. Cela irritait Alex. Il était également un agent ou du moins l'espérait-il ! N'avait-il pas sauvé des milliers d'écoliers avec l'affaire Stormbreaker ? Alors pourquoi ne lui faisaient-ils pas plus confiance que cela pour les aider ?

Il soupira doucement et se retourna sur le dos, fixant le plafond blanc. Il aimait beaucoup cette maison, il s'y sentait au calme et la sérénité l'envahissait dès qu'il y mettait les pieds malgré la présence du russe. C'était comme si le temps s'arrêtait en ces murs. Il entendit alors quelqu'un plonger dans l'eau. D'un mouvement, il se leva et marcha jusqu'au balcon de sa chambre. Son père l'avait mis ici pour que chaque matin, il puisse voir le soleil se lever et illuminer lentement la vallée. Il se pencha au balcon avant de rougir violemment, reculant d'un pas comme s'il venait de s'électrocuter.

Les deux amants étaient au milieu de la piscine. Le russe avait ses bras enroulés autour du cou de l'anglais et ce dernier le serrait contre lui. Ils s'embrassaient mais pas un de ces légers baisers, non c'était amoureux et langoureux. Alex avala difficilement mais ne put s'empêcher de regarder. Il sentait comme une espèce d'interdit à les regarder.

Les deux hommes n'étaient éclairés que par les lumières de la piscine et cela donnait à l'atmosphère une ambiance encore plus intimiste. Alex se sentit de trop... pourtant quand il regardait ces deux hommes, cette relation qu'il qualifiait de contre-nature et qui trahissait la mémoire de sa défunte mère, il ne put s'empêcher de penser qu'ils formaient un couple uni et invincible. Le feu et la glace.

Sans s'en rendre compte alors qu'il faisait un nouveau pas en arrière, il bouscula la petite chaise du balcon dans un petit bruit métallique. Il sentit alors le regard perçant de son père sur lui. Il rougit violemment, déglutit difficilement et baissa les yeux sur la piscine. Il fit un « salut » hésitant de la main à John avec un sourire crispé. Son père le lui rendit avec plus de gaieté.

Il retourna dans sa chambre en soupirant. Il n'aimait pas le russe mais il devait avouer qu'il semblait rendre son père heureux. Peut-être que malgré son travail, Yassen était quelqu'un de bien ? Il secoua vivement la tête pour chasser cette idée. Non, Yassen ne pouvait pas être une personne bien...

Quand il se réveilla et descendit pour déjeuner. Ce n'était pas son père qu'il trouva à faire chauffer son café mais Yassen. Il grimaça mais s'assit malgré tout en lâchant un « salut ».

« Ton père est parti en ville faire des courses, lui indiqua l'assassin.

- Des courses ou essayer de trouver ce qui le préoccupe ? »

Le russe releva les yeux sur lui, perçant et froid, avant de sourire avec amusement. Il fit comme s'il n'avait pas entendu le temps de faire chauffer le café et de tartiner le pain.

« Tiens, mange ! »

Alex s'assit de mauvaise grâce et déjeuna. C'était important.

« Tu es vraiment doué et tenace comme ton père. Non, John est juste allé faire des courses.

- Je ne vous crois pas.

- Et pourtant, c'est la stricte vérité. Il ne fait ses recherches que le soir. Il est plus productif la nuit. Pire qu'un ordinateur. »

Yassen rit doucement et Alex le fixa, surpris. Il ne l'avait jamais vu ni entendu rire en face de lui. Le russe ne riait qu'avec John. C'était une facette étrange de sa personnalité mais à cet instant précis, Yassen semblait avoir perdu son masque de froideur.

« Comment vous avez rencontré mon... père ? »

Yassen s'arrêta de tartiner et leva les yeux sur Alex. Un peu d'étonnement se lisait au fond de ses yeux. Le russe lui tendit le pain beurré avant de se laver et essuyer les mains. Il s'appuya contre l'évier et ferma les yeux quelques minutes. Il avait promis à John de faire des efforts. Alex semblait en faire également. D'ailleurs ce dernier doutait fort qu'il lui réponde. Il attrapa un premier bout de pain et le trempa paresseusement dans son café.

« J'avais dix-neuf ans, commença Yassen d'une voix nostalgique. Il pleuvait à torrent ce jour-là quand on m'a présenté un homme comme étant mon professeur. J'avais passé pas mal d'années auprès d'un mafieux russe et j'avais réussi à m'enfuir de chez lui..., souffla-t-il sans rien montrer de son trouble. J'ai rencontré Julia Rothmann et, apparemment, au début, elle n'aurait pas parié un copec sur moi, rit le tueur. Ton père n'a pas été mon premier instructeur mais suite à quelques évènements, on m'a confié à lui, le grand John Rider. »

Alex ne put s'empêcher de rire aux paroles de son camarade. Ce dernier avait soufflé ses derniers mots avec taquinerie. Cela devait sans doute être une blague entre les deux hommes. Le garçon tourna les yeux vers lui. Même si Yassen se moquait, il y avait de l'admiration et de la fierté dans sa voix et dans son regard. Étrange comme Yassen pouvait être expressif quand il parlait de John Rider.

« Vous l'admirez.

- Oui. Il est le meilleur et c'est un homme merveilleux. Un grand homme.

- Je ne pensais pas qu'un type comme vous puisse dire de telles choses.

- Il n'y a que John qui m'inspire le respect et l'admiration. Dès le premier regard, j'ai su que cet homme serait important dans ma vie. Je voulais être à ses côtés jusqu'à en crever.

- Vous êtes dans son lit, c'est une belle promotion, lâcha Alex en tirant la tête.

- Si c'est comme ça que tu le vois, dit Yassen en haussant des épaules. A Scorpia, il faut savoir jouer sur les deux tableaux... homme et femme. John a vite compris que je n'étais pas à l'aise avec une femme. J'ai même été tétanisé la première fois qu'il m'a laissé seul avec une. »

Alex ricana avec moquerie mais il se demanda comment lui réagirait quand il sera dans ce cas.

« Avec ton père, c'était simple. Même quand j'ai appris qu'il était marié, c'était simple. Je voulais arrêter, il a refusé. Il a argumenté et j'ai acquiescé comme toujours.

- Donc mon père vous fait faire tout ce qu'il veut. Il vous dit sauter du pont, vous le faites ?

- A dire vrai ? Oui même si je suis plus tempéré avec l'âge. »

Alex ricana sous le coude. Yassen le fixa d'une façon qui le fit frémir. Le tueur leva la tête à un bruit de véhicule s'arrêtant. Il se redressa et lâcha un « Ton père est de retour » mais il fronça des sourcils. Ce n'était pas la voiture de John.

« Reste là, ordonna-t-il à Alex d'une voix sèche.

- Pourquoi ?

- Parce que je te le dis. »

Alex fit la moue et termina sa tartine. Il suivit des yeux le russe qui vint se poster près de la fenêtre. D'un mouvement de la main, ce dernier entrouvrit le rideau et regarda discrètement.

« Alex, je veux que tu restes dans la cuisine et quand je te le dirai, tu cours très vite dehors te planquer.

- Quoi ? s'étrangla le garçon.

- Ne pose pas de questions. »

Yassen ouvrit l'un des tiroirs pour attraper les couteaux de cuisine. Alex se figea sur place. Ce n'était pas qu'une simple visite de courtoisie. Il se leva pour regarder dehors et vit huit hommes en noir. L'un d'eux chargeait un neuf millimètres et un autre une mitraillette. Les autres portèrent leur main sous le gilet pour prendre leur arme.

« Ça s'annonce mal, pas vrai ? demanda Alex en venant près de lui.

- Pas spécialement mais je ne veux pas te voir dans mes pattes ! Reste planqué ici et dès que je te dis, tu cours dans la remise au fond du jardin !

- Mais-

- Pas de « mais », s'il t'arrivait quelque chose, John ne me le pardonnerait jamais ! gronda Yassen. »

Alex se renfrogna et croisa les bras sur son torse. Pourquoi son père et Yassen ne le laissait-il pas faire ses preuves ? N'avait-il pas contré le plan de Sayle et détruit Stormbreaker ? Il savait se débrouiller alors pourquoi le mettait-on toujours de côté ?

Yassen lui fit signe de se taire alors que la porte de la maison s'ouvrait lentement. Le russe avait l'ouïe fine et, une fois concentré, le moindre bruit lui était perceptible. Lentement, il se plaça à l'entrée de la cuisine et se colla contre la porte ouverte. Il ferma les yeux et écouta chaque bruit. Il connaissait parfaitement la maison et avait peu de marge d'erreurs mais il pouvait déterminer la place de chaque assaillant.

Il entendit un juron murmuré après un bruit de chaussures tapant dans la table basse du salon. Quelques secondes après, ce fut le bruit d'un pistolet que l'on charge. Un léger clic. Il leva la main vers Alex et lui demanda de se cacher derrière la table. De son autre main, il attrapa le couteau par la garde, la lame vers le bas, le long de sa jambe mais il devait essayer de faire le moins d'effusion possible. Il n'y avait que trois hommes dans le salon. Les autres devaient sans doute être dehors à tourner autour de la maison.

Des pas se rapprochaient, lentement, silencieux mais pas assez pour prendre Yassen par surprise. Une main tenant un neuf millimètres s'avança et d'un coup, Yassen attrapa cette main pour tirer l'homme à lui et l'égorger dans un gargouillis sanglant. Un de moins.

Alex n'avait pas raté la scène et il avait vu la rapidité du mouvement, aucune hésitation, aucune peur. Il avait devant lui l'assassin. Yassen tira le corps sur le côté. Il ferma silencieusement la porte et se plaça à nouveau près de la porte. Il jeta un coup d'oeil : il n'y avait plus personne. Étrange. Mais c'était le moment de sortir Alex de la cuisine. Il tourna la tête vers le gamin et lui signa à la façon des militaires qu'ils allaient quitter la pièce. Alex hocha de la tête et se leva pour se placer à côté de lui.

Lentement, après que Yassen eut récupéré l'arme, ils avancèrent dans le salon. A l'étage, les deux hommes semblaient fouiller les lieux. John n'allait pas être content, pensa Yassen. Ils devaient prendre la porte de derrière et avec un peu de chance, Alex pourrait passer par le chemin entre les arbres et aller directement jusqu'à la remise. Là, il ne risquerait rien.

Alors qu'ils approchaient de la porte, Alex attrapa une statuette en marbre posée sur le buffet. Yassen fronça des sourcils et Alex haussa des épaules.

« Simple précaution, avait-il mimé. »

Yassen tourna la poignée et poussa la porte. Il eut tout juste le temps de pousser Alex en arrière qu'une balle s'enfonça dans le chambranle de la porte. Il jura en russe. De son côté, Alex sentit son cœur battre vite. Il avait eu chaud. La balle aurait pu lui atterrir en plein dans la tête, dans son front.

« On fait quoi ? demanda-t-il à Yassen.

- Va falloir se débarrasser de lui en espérant que les autres ne soient pas dans le coin et tu cours aussi vite que tu peux.

- C'est tout ? Les doigts dans le nez quoi.

- Si on veut, rit Yassen. »

Le russe réfléchit à un plan B. L'homme pouvait être n'importe où et pire dans un angle mort.

« Sors de là, Cosaque ! cria-t-on. »

Yassen se figea. Personne hormis à Scorpia ne l'appela ainsi. A la surprise se mêla la colère. Alors c'était Scorpia qui était derrière cette histoire ? John et lui y avaient pensé et c'était confirmé.

« On ne vous fera pas de mal, ni à toi ni au gamin. On veut juste qu'Hunter soit plus coopératif.

- Après tout, il est le meilleur ! siffla un autre. »

Yassen se tourna d'un bond pour voir un homme près d'eux. Il pointait une arme sur Alex avec un sourire entendu.

« Sois gentil, Cosaque, jette ton couteau et le flingue et avance. »

Yassen serra les poings avant de laisser tomber ses armes. L'homme fit un signe du bout de son canon pour les inviter à sortir. Alex le fusilla du regard avant d'avancer.

« Le chef sera ravi de vous voir, vraiment.

- Oh je n'en doute pas. Cela fait longtemps que je n'ai pas fait un tour à Malagosto, rétorqua Yassen.

- Tu verras, ça a beaucoup changé depuis ton départ.

- C'est devenu plus vivant ?

- Un peu. »

Yassen tourna les yeux vers Alex pendant que l'homme riait. Le tireur de tout à l'heure sortit de sa cachette et pointa son arme sur les deux. Ils avançaient sur la terrasse de la piscine. Ils étaient à la hauteur de la table.

« Pas de coup foireux, Cosaque.

- Shangai, quelle surprise, railla le Russe. »

Alex regardait les trois hommes. Celui derrière eux boitait légèrement et son visage était déformé. Plus vieux, sans doute l'âge de son père. Le dénommé « Shangai » était asiatique, du même âge que Yassen sans doute. Les trois hommes semblaient bien se connaître, surtout les deux plus jeunes. Ses yeux se posèrent alors sur Yassen et il frissonna quand il lut sur ses lèvres un « Cours ».

Il hésita une seconde avant de se retourner et de courir à en perdre haleine. Derrière lui, Yassen venait d'attraper une chaise pour frapper celui qui les tenait en joug derrière. Une balle le frôla et lui entailla légèrement le bras, une simple éraflure.

Il ne se retourna pas pour voir Yassen aux mains avec ses agresseurs. Un coup de feu partit à nouveau et un cri s'en suivit. Il frissonna en priant qu'il ne s'agisse pas du russe. Alors qu'il prenait le petit chemin, une ombre se dressa devant lui pour lui barrer la route.

« Bouge pas, le mioche. »

Alex s'arrêta. Il attendit que l'homme descende du parapet et donna un coup de pied dans le pot de fleurs. Les éclats et la terre s'éparpillèrent et l'autre glissa. Il jura et Alex en profita pour reprendre sa course mais son agresseur, après s'être relevé, s'était élancé à sa poursuite. Alex ne se dirigeait pas vers la remise mais plutôt sur la route en espérant ne pas rencontrer d'autres hommes. Une fois sur le chemin de terre, il entendit une voiture. La chance était de son côté. Il reconnut l'austin rouge de monsieur Flattey, leur voisin le plus proche à deux kilomètres. Il courut et se mit en travers de la route. Flatey manqua de se le prendre et pilla devant lui.

« Alex ! Par tous les saints, tu es fou ! gronda le vieil homme. »

Flattey les avait accompagnés, son père et lui, à la pêche un jour. Ça avait été amusant pour le jeune garçon. Flattey était un expert de la pêche à la mouche.

« Monsieur Flattey, vous pourriez m'amener à l'hôpital ? Mon père a eu un problème. »

L'homme regarda Alex livide et essoufflé. Il hocha vigoureusement de la tête et lui fit signe de grimper. L'austin démarra aussi vite qu'elle s'était arrêtée.

Alex jeta un coup d'oeil dans le rétroviseur pour voir deux silhouettes rentrer dans le jardin. Pourquoi n'avait-il rien fait ? Ils auraient pu le tuer ou le capturer avec monsieur Flattey mais ils n'avaient rien tenté.

Il fallait qu'il trouve son père pour lui raconter ce qu'il venait de se passer. Puis il se demanda comment lui annoncer pour Yassen... le garçon espérait que le Russe ne soit pas mort. Comment son père réagirait-il à la perte de son amant ? Il lâcha un lourd soupir alors que la voiture filait droit vers la ville.