Nda : Dans ce court chapitre un Ron qui s'exprime et désolé pour les non adeptes mais Ginny et Harry sont en couples.^^

Accompagnement et inspiration musicale :

Era Vulgaris (Richard File remix) - Queens Of The Stone Age

Si c'était hier - Louise Attaque

Mad about you- Hooverphonic

POV Ron

Lorsque je rentrai de mon séjour 7 jours plus tard, c'était avec un teint cramoisi et un sourire illuminant tout le visage que ma sœur m'accueillit à l'aéroport.

L'Angleterre subissait de lourds orages à répétition depuis plusieurs jours, ce qui rendait l'air encore plus étouffant au possible, même l'eau qui tombait du ciel était chaude.

-Tu es resplendissant Ron ! Et crois bien que ca me coûte de te dire ça ! Pas que tu sois à tomber par terre non plus… non mais qu'est ce qu'ils t'ont fait les Espagnols ? Ma parole tu n'es plus le même ! Pfiou il a fait une de ces chaleurs, 31 degrés à l'ombre pendant 3 jours tu te rends compte, surtout qu'on est bientôt fin Septembre.

Au fait tu es invité à l'appart, je tiens à ce que tu nous raconte tout !

Ah Ginny et ses dialogues ou plutôt ses monologues…attendez 30 secondes, elle a bien dit « nous » ?

« Je croyais t'avoir bien dit que ca restait entre nous pour mon voyage Ginny ! fustigeai-je

-Oh arrêtes un peu, tu sais très bien qu'Harry c'est comme moi ! me rabroua t-elle

-Non, non, c'est pas pareil, toi t'es ma sœur, Harry mon meilleur pote, un homme de surcroit, s'il sait la moindre chose sur ma vie sentimentale et sexuelle… ca ne le regarde pas ! »

Elle s'arrêta brusquement et :

« Depuis le début Ron je te soutiens. Depuis le début je t'écoute, depuis que plus rien ne va, depuis que tes… filles te quittent sans arrêt pour des autres. Alors tu penses bien qu'Harry, même s'il voulait fermer ses oreilles où même ne serai-ce que ignorer la migraine qui me pointait chaque fois que je rentrais tard à la maison, il ne pouvait pas ne pas être au courant !

Je blêmis.

-Mais… mais… je voulais pas…

-Je sais bien Ron ! Et je ne t'en veux pas, c'est juste que … Harry comprend tu sais !

Je m'énervais et mon sang montait jusqu'à mes oreilles

-Il comprend quoi au juste ? Que je suis gay ? Hein, que je… je sais pas où j'en suis ? Tu lui as tout dit ?

-RON ! Oui, non… enfin c'est un ensemble de choses bien trop long à t'expliquer à cet instant ! Et puis on s'en fout ! Le principal c'est que toi tu te sentes bien… »

Elle se tut, moi aussi.

Mon agacement tomba, un peu comme l'orage qui sévissait à l'instant au dessus de notre tête. Nous étions sortis de l'aéroport et nous marchions en silence au niveau des parkings, Ginny m'évoqua qu'un Portoloin était à disposition pas très loin.

L'eau tombait à grosse goutte, mes vêtements me collaient à un point que c'en était désagréable. Vivement qu'on y soit arrivé.


C'est dans l'appartement à Ginny et Harry que nous arrivèrent quelques minutes plus tard.

Ils logeaient en plein centre de Londres dans un quartier moldu. Bien que de taille modeste les pièces étaient plutôt cosy, accueillantes et décorés dans des tons chaleureux. Un petit nid douillé que maman avait tenu à décorer dès l'acquisition des murs par ses petits protégés. Ce fut trois semaines de pur cauchemar pour Harry même s'il ne s'en ai pas trop plaint…

Ce qu'Harry m'avoua quelques mois plus tard c'est qu'en ces murs, celui-ci avait compris que si les cris de maman était légendaire celle de sa femme était aussi spectaculaires sinon plus. Les chiens ne font pas des chats c'est bien connu.

Harry m'accueillit à bras ouvert, il était en congé le veinard.

« Alors Barcelone ? Me questionna t-il. Il me proposa un fauteuil que j'acceptai avec joie.

-Chaude.

Harry souria, l'allusion à double sens me semblait perverse, quand je pensais à chaud je ne pensais pas seulement au temps… mais ca je me gardai bien de le dire.

Ginny avait déjà changé de vêtements, elle m'apporta une serviette de bain et afin de me mettre à l'aise j'enlevai mes chaussures trempées.

Même au sein du salon l'air était moite, l'orage n'avait pas su amener une once de fraîcheur c'était dingue pour un mois de septembre !

-En tout cas tu as l'air en forme ! dit Harry

-Ouai je le suis…Barcelone est une très belle ville, j'ai pu visiter pas mal de chose plutôt dans le côté moldu mais je suis allé voir un entrainement de Quidditch du club Barcelonais, 'sont assez vifs dans leur jeux et j'ai remarqué un très bon poursuiveur qui aurait tapé dans l'œil de Dubois s'il avait été là.

Ginny se tourna vers Harry et ils se fixèrent avec un petit sourire.

-Quoi ? Qu'est ce que j'ai dis ? ânonnais-je. Je n'aimais pas leurs petits airs qui sous entendait quelque chose qui m'échappait.

-Rien Ron, tu vois des choses là où il n'y a rien ! répliqua ma sœur.

Je décidai d'abandonner la partie, elle était visiblement pas encline à me dire quoi que ce soit, ce qui me faisait office de meilleur ami non plus d'ailleurs.

Bref je racontai mes ballades, mes soirées, mes rencontres sans les after cela va sans dire.

Ils semblaient contents pour moi. C'est cool.

-Tu restes avec nous pour manger ? Proposes Harry.

-Merci ca va aller mec …

-Allez ! Insista Ginny. Et puis je suis sûre qu'il y a encore des choses que tu dois nous dire ! »

Non mais c'est pas possible, quelle teigne ! Je sais que je ne dois pas me plaindre elle a toujours été là pour moi, chose que je n'aurai même pas imaginé il y deux ans. Mais il faut dire qu'avec la mort de Fred, puis le départ d'Hermione et enfin les déboires de mes précédentes liaisons, toutes ces conjonctures réunies ont favorisé mes rapports de bonne entente avec ma cadette, Ginny est devenue en quelque sorte ma confidente. Et parce qu'un mec n'aurai jamais pu entendre tout ce qu'elle a entendu.

J'accepte un peu à contre cœur l'invitation, bientôt elle allait me faire ces yeux de merlan-frit non merci. Mais bon je ne perds pas au change, ma sœur cuisine très bien.


Après le repas, délicieux, Harry avait tenu à faire la vaisselle, déjà je trouvai ca bizarre mais bon j'ai rien dit.

Ginny m'attrapa au vol et me ratatina sur place.

Me mettre un verre d'Armagnac dans les mains c'est du suicide surtout après le nombre de verres alcoolisé que j'ai déjà bu. Je tiens mal l'alcool, ca me monte à la tête et surtout je débite tout ce que je ne dois pas dire.

Elle m'a cuisiné comme il faut, mais ca c'est seulement après la discussion que je m'en suis aperçu.

« Et… l'ambiance, ca devait être bien non ? Tu m'as parlé des fêtes, mais dis-moi tu n'as rencontré personnes ? »

-T'as pas chaud ?

-Ne détourne pas la question Ron !

-Bon, bon, quand même j'ai chaud ! Bein si j'ai rencontré des espagnols, des britanniques, des français…

-Mh mh et c'est tout ? Tu as dansé, tu t'es alcoolisé, tu as forniqué ?

-Ginny ! pourquoi tu penses toujours à ca ?

-Parce que c'est la vie et que tu mérites de t'éclater dans ta vie ! Bon alors, tu va me le cracher ce morceau, parce que frérôt ou pas je te connais très bien et crois moi tes yeux sont mille fois plus lumineux que lorsque tu es parti ! Ca ca veut dire quelque chose.

Et ce disant elle s'approcha de moi pour mieux scruter la lueur de mes yeux.

Et la coquine en profita pour me rajouter un peu d'alcool.

-Non, non Gin' arrêtes ! A cette allure c'est dans ton salon que je vais coucher ce soir !

-Ca ne me dérange absolument pas et Harry non plus.

-Dis, tu parles toujours pour Harry ?

-Non mais je le connais tout autant que toi, et arrête de changer de sujet !

-Mais je change pas de sujet !

-Si ! Tu fais l'autruche ! Tu as rencontré un mec c'est ca ?

Vu la tête qu'elle fait c'est ma tête à moi qui doit être bizarre, p'tain c'est vraiment pas pour moi l'alcool.

-Oui j'ai rencontré un mec. Soupirai-je

-Et ?

-Comment ca « et » ?

-Bah y'a une suite tu sais : j'ai rencontré quelqu'un ET on s'est cuisiné ou j'ai rencontré quelqu'un ET on a joué aux petits chevaux ou j'ai rencontré quelqu'un ET on a baisé.

Je grimace.

-Tu sais qu'j'aime pas ce mot.

-Bah quoi ? Baiser c'est baiser.

-Nan y'a faire l'amour, s'aimer, s'envoyer en l'air c'est déjà un peu plus poétique…

-Forniquer ?

Je la regarde en levant mes yeux au ciel, exaspérante qu'elle est, y'a pas d'autre mot.

-T'es lourde !

-Bon alors, c'était qui, c'était comment ?

Elle s'était animée d'un seul coup, c'est Gin', y'a qu'elle pour être aussi animée pour les histoires de cul des autres.

Alors je lâchai d'un seul coup parce que plus vite ce sera dit, plus vite je serai délivré :

-Un espagnol, brun, ténébreux, beau comme un dieu. C'était… indescriptible. Point.

-Indescriptible ?

-C'est ma 1re expérience, comment veux tu que je sache comment… je peux me baser sur quoi ? Rien !

-Mais… t'as aimé ?

-Oui ! Bien sûr ! Enfin… oui.

-Alors tu…

Je la coupais par un :

-J'suis gay.

Elle écarquilla ses yeux.

-Mais… wouah… enfin je veux dire… c'est… Ron ! Tu sais je voulais te dire si tu comptais réitérer l'expérience…mais si tu es… enfin si tu es en accord avec toi.

Ce que c'était laborieux, pour elle je veux dire, cette peur à dire les choses en face, à ne pas blesser.

-J'ai eu six jours là bas pour me faire une raison… tu sais j'ai même pas besoin de réfléchir, j'aime les hommes et puis voilà. Gin ? Tu m'en veux pas si je reste ce soir pour dormir ?

C'est pas tout ca mais les vapeurs me montent vraiment au crâne, des angelots dansent la salsa dans ma tête ou des cognards se font une joie de me désaxoner mes neurones.

-Non, non, bien sur !

-Et puis on peut en rester là pour ce soir, j'suis vraiment crevé.

- Ok ! Pas de problème.

Elle me prit dans ses bras et me souffla en guise de bonne nuit :

-Tu m'as confié un beau secret ce soir, fais de beaux rêves !


Réveillé vers 6 heures du matin, je me sentai encore fatigué, l'haleine fétide et la langue sèche comme du carton.

Je me levai sur un décor trop sophistiqué pour être chez moi.

C'est alors que mes souvenirs rejaillirent et que je compris tout le subterfuge de mon pote et de ma sœur. Je suis un crétin.

Au fond je savais que tout leur petit manège avait pour but de me soutirer quelques informations sur ma vie sentimentale et sexuelle.

Et Harry qui fait la vaisselle. Un rire me prit soudainement.

Sait-il qu'il s'est marié à la pire des manipulatrices ? Certainement, cet enfoiré n'était pas mieux qu'elle ! Derrière son petit air de jeune homme propret et mignon se cachait un autre Harry, sombre mais jamais cruel.

Enfin !

Un bon verre d'eau me ferait du bien, tiens.

Je décidai de laisser un mot sur la table de la cuisine, non sans avoir picoré, ou plutôt dévoré deux gros muffins au chocolat pour enfin transplaner jusqu'à mon chez-moi.


Après avoir bu deux litres d'eaux et pris une douche c'est direct à mon lit que mes pas me menèrent. Oui j'avais trop bu et j'avais pas bien dormi, or il était capital de dormir pour être en pleine forme afin d'effectuer un bon entraînement pour cet après-midi.

L'un des avantages des joueurs de Quidditch c'est que les entraînements quotidiens se font après 14h.

Pourquoi 14h ? Parce que le règlement avait été dicté comme ca.

Et avant le règlement, parce que les joueurs qui avaient une bonne réputation à tenir, aimaient faire la fête et rentrer tard le soir.

Olivier fermait les yeux le plus souvent pour ses propres joueurs, et puis avec ce qui lui était arrivé tout le monde était averti. Ne pas faire de conneries au point que ca dépasse votre raison. Il faut dire qu'Olivier aussi a été un gros fêtard. Du genre à rentrer à 6h du matin éméché, la tête à l'envers avec une blonde au bras.

Enfin ca c'était il y a trois ans, avant que ce gros connard de Flint engage un procès contre Olivier parce que sa chère et tendre cousine avait été déflorée à l'âge de 16 ans par le célèbre gardien du club.

Avant d'être dans le club Blood Lemonade, Olivier était dans l'équipe de Réserve de Flaquemare. Un club culte, remarqué et très populaire.

Le procès fut le début de la déchéance pour Olivier. Il avait beau clamer son innocence, personne ne l'a cru. Personne. A part peut être ses amis, sa famille et tout les membres de l'équipe. Malheureusement tout le monde avait pu apercevoir la belle blonde Armélia repartir d'une boîte de nuit avec le célèbre joueur de Quidditch.

Malheureusement Olivier n'avait aucun souvenir clair de cette nuit, il était saoul.

Armélia déclara le lendemain à la presse que le joueur la viola.

Le véritasérum ne lui fut pas d'une grande aide, puisqu'il était dans un état de profond… brouillard alcoolisé. Et la belle Armélia libéra une belle arme, ses souvenirs argentés aux membres des jurés.

Ce fut un pugilat.

Un pugilat organisé, un piège.

Olivier dut abandonner sa place au club. Il fut jugé pour son acte, bien que de nombreuses personnes le défendirent dont le célèbre Harry Potter, qui déclama haut et fort que c'était impossible et impensable. Mais qui pouvait- on croire ? Les souvenirs de la jeune et jolie jeune fille étaient imparable ! On ne pouvait violer et trafiquer ses propres souvenirs.

Oliver eu une dette qui s'estimait a plusieurs milliers de galions en réparation pour la jeune fille. Enfin une interdiction totale de fréquentation de tout bar, night club, fêtes privées ou publics pendant 5 ans. Il dut faire l'équivalent moldu des travaux d'ordres généraux et se plier face aux ordres de nombreux gardelois pour nettoyer les rues, repeindre les bâtiments en état de décrépitude.

Et enfin il reçut la pire humiliation pour un sorcier, l'interdiction totale d'exercer de la magie pendant 12 mois en sorte c'était une interdiction totale de lancer un sort formulé ou informulé. On lui confisqua sa baguette et tous ses objets les plus précieux appartenant a la magie. Et comme le Quidditch s'apparente à la magie, interdiction de voler pour Olivier.

Le public sorcier fut satisfait de la sanction donné à Olivier Dubois. Un être humain quel quel soit n'a pas à violer une femme, il avait amplement mérité ce châtiment.

Les douze mois pour Olivier furent les pires mois de sa vie, bien que celui-ci en parlait pour ainsi dire jamais.

Le retour à la vie sorcière fut plus dur qu'il n'eut imaginé. Heureusement ses anciens collègues ne l'oublièrent pas, enfin, pas tous.

Deux pour ainsi dire, Angèle et Tony. La première était batteuse dans l'équipe de réserve puis fut mise à la lumière du jour pendant près d'un an. La miss eu un petit imprévu, elle tomba enceinte. De ce fait elle due arrêter son activité pour le bien de son bébé. Angèle était une bonne amie, du genre à vous donner une tape sur l'épaule et à vous sourire à pleine dents entre le plateau de fromage et le dessert.

Quand à Tony, lui c'était l'un des nombreux managers des joueurs, il le porta sous ses ailes dès le début. Tony avait 50 ans et du genre papa poule, très protecteur avec « ses gamins » qui ont souvent l'âge d'être ses enfants !

Alors voilà ses deux amis l'aidèrent à remonter la pente et surtout à créer son propre club. Tony a tenu à redorer l'image du joueur malgré la baisse énorme de popularité de l'ex-gardien-et-capitaine-le-plus-sexy-de-Poudlard.

Ce fut un travail laborieux, de grande haleine. Douloureux. Olivier eu de nombreux bâtons dans les roues, beaucoup d'insultes bien évidemment et d'anti-fans.

Et puis peu à peu des joueurs arrivèrent. Des anciens de Poudlard. Des étrangers aussi. Il y eu assez de joueurs pour former une équipe, pour avoir des remplaçants mêmes.

Et une nouvelle vie recommença. Pour Olivier.


En espérant que tout soit enfin plus clair pour vous. Vous pouvez enfin comprendre un peu mieux les personnages, et surtout la complexité pour Olivier de vivre après cette épreuve, ce chapitre ci était plutôt court mais essentiel. Le prochain chapitre sera concentré sur Olivier… enfin je suis en pleine écriture !

Veuillez m'excuser pour les fautes, je corrige mais je me doute qu'il doit en rester quelques unes…

Et à vos reviews !