Voilà voilà…. Pour ceux et celles qui attendaient avec impatience Oliver, il arrive. Les chansons n'ont pas grand-chose à voir avec ce qui va suivre j'avoue.

Edit (Avril 2015) plus de deux ans... j'ai commencer à écrire et éditer les précédents chapitres et puis gros passage à vide... me revoilà et en deux ans que de choses ont changé !

Accompagnement et inspiration musicale :

Plan A - The Dandy Warhols

Le fond de l'air est rouge – Indochine

Week end à Rome – Etienne Daho

POV Olivier

C'est toujours en avance que j'arrive sur le terrain, c'est moi qui ouvre les vestiaires et qui vérifie le terrain.

Il y a encore 6 mois des anti-fans avaient inscrits magiquement des insultes sur l'herbe et ensorcelé les balles de jeux. Un sacré bazar qui n'avait pas vraiment dérangé les joueurs si ce n'est que mon batteur Jerry et un de mes poursuiveur Conrad ont été expédiés directement à Ste Mangouste pour multiples fractures.

Je suis responsable de mes joueurs, je m'en suis voulu à mort lorsque ils ont été mis hors jeu pendant prés de deux mois à cause de choses aussi stupides.

On me veut encore du mal. Mais ce n'est pas la faute de mes joueurs, qu'on me pourrisse la vie à moi passe encore, mais pas à eux.

D'ailleurs les joueurs me sont d'une fidélité sans faille. Ca m'étonne encore aujourd'hui. Ils pourraient s'offrir de meilleurs clubs avec de meilleures réputations pour un meilleur salaire.

Je m'affaire sur le terrain, vérifie les balles et le matériel, s'agirait pas que les ballets soient saccagés ! C'est déjà arrivé aussi.

« Encore en train de vérifier le matos ! Ma parole tu passes vraiment ta vie sur le terrain ! M'interrompis une voix un tantinet mielleuse.

Je me retourne et j'ai beau m'y attendre à sa vue je suis un tantinet surpris.

-Ron Weasley ! Enfin revenu après ton escapade espagnole !

Je vais vers lui avec une franche accolade, il m'a manqué ce couillon. Non, non.

Pourquoi j'ai dit ca ?

Je me sépare de ces bras et lui mets une tape dans le dos.

-Tu m'as manqué aussi Oliv' réponds-il. Enfin… Toi et le Quidditch bien sûr !

Son regard se fait malicieux et son sourire est charmant.

Ma main reste encore en contact de sa chemise, sur son dos. Il a chaud.

Ce simple contact m'électrise et me fait oublier à l'instant qui je suis. Je sens sa respiration et je bouge tout doucement mes doigts le long de sa colonne vertébrale et je ressens des frissons.

L'a-t-il ressenti ? Stop.

Subitement j'enlève ma main et pose mon regard sur mes chaussures. Il faut que je me concentre et ne pas me laisser aller à mon trouble.

-Bon, si tu nous es revenu en forme, c'est parfait ! Tu as intérêt à t'accrocher, tu sais tout comme moi que les sélections approchent et qu'il faut qu'on se batte.

-Comme des lions, ouai, t'inquiète, je suis prêt.

… … FIN POV….

Ron était un peu sonné ou excité. C'était un mélange.

Il ne savait pas trop si la main d'Olivier y était pour quelque chose, en tout cas elle était bien trop appuyée et baladeuse pour être innocente. Elle l'avait effleurée puis touchée jusqu'à envoyer un flux jusqu'à son…sexe.

Il avait eu peur ou honte du coup quand il avait vu ses collègues venir il s'était pratiquement jeté dans leur bras.

Alors que Ron s'élançait sur son balai tout comme le reste de l'équipe dans les airs, Olivier jura de ne plus jamais au grand jamais toucher un de ses joueurs.

Il sentait encore tout contre ses doigts la moiteur de la chemise qui était en elle-même quelconque. Mais ce n'était pas la chemise qui le tracassait c'était ces sentiments ou plutôt ses réactions et toutes ses choses qui remontaient car sentir un corps musclé, chaud et ferme ca le travaillait.

Depuis trop longtemps il s'était bridé sur le sexe. Et voilà où ca le menait. Il pensait à ses joueurs et à ses amis comme des proies potentielles ! Il devait se reprendre, il n'avait pas le droit, non pas le droit de penser à ça.

Alors qu'Olivier était dans ses pensées, ou plutôt, se bataillait ferme pour ne plus pouvoir penser tout court, Ron quand à lui avait une patate d'enfer. Il enchaînait les arrêts coups sur coups. Et à chaque exploit son sourire se faisait plus éclatant. Il se sentait bien, loin de tout ses tracas, il était incroyable de se rappeler qu'à peine deux semaines avant il était amorphe sur ce même balai, incapable de se tenir droit et d'avoir une pensée cohérente.

Le sifflet strident d'Olivier se fit entendre et les joueurs arrêtèrent la partie non sans s'être congratulés avant de retourner au sol.

On n'aurait su dire si le Capitaine était satisfait, en tout cas il semblait légèrement préoccupé. Bien qu'il soit maître de ses émotions, il était facile, trop facile même se lire sur le visage de l'homme.

-Oliv' si je peux me permettre commenca Jerry, Ron a été super bon !

Les sifflements d'admirations et l'attention des autres joueurs convergèrent vers Ron.

-C'est clair il a carrément avalé une lionne ma parole !

Le rire gras des joueurs agacèrent Ron, néanmoins il ne releva pas l'allusion et souria du mieux qu'il le pu.

Il ne sera jamais comme les autres. Quelques minutes avant il se sentait bien, mais déjà quelqu'un était là pour lui rappeler à quel point il sera difficile pour lui d'être toujours bien.

Mais Olivier arrêta bien vite les conversations qui déjà s'orientaient vers des sujets bien trop grabuleux à son goût.

-Bien les gars, vous avez bien bossés, vous continuez comme ca et les régionales nous sont à portées de mains. Ron, la coupure t'a fait du bien on dirait. Mais hors de question que toi ou les autres me refassiez le coup du « j'en ai marre » pour se payer des vacances au soleil sur le temps de travail.

Ron fronça les sourcils, qu'est ce qui lui prenait tout d'un coup ? Il était en train d'insinuer qu'il avait fait exprès d'être nul au jeu pour pouvoir partir en vacance ?

Enervé et agacé par les paroles du Capitaine, le gardien partit rapidement sous les douches.

Il était furieux et même l'eau qui coulait sur ses cheveux et le long de son dos n'apaisait pas sa colère. Il avait pourtant été honnête envers Olivier, alors comment pouvait-il douter que sa performance n'avait pas été feinte ?

Alors que ses coéquipiers le rejoignaient sous les douches, Ron sortit précipitamment. Voir des corps nus ne l'enchantait guère. Il ne savait pas trop la réaction qu'il pourrait avoir maintenant que son esprit était en accord avec ses sentiments. Il devait s'avouer que chacun d'eux avaient un corps alléchant, des formes plus que désirables, alors mieux valait ne pas tenter le diable, il ne savait pas comment son corps réagirait ou plutôt son anatomie réagirait.

Fatigué à la fois par ses pensées, sa rancœur et son entraînement, Ron s'habilla en quelques secondes et partit non sans un « Au revoir » rugissant.

Le lendemain Ron paraissait dans son lit, il n'avait toujours pas oublié les paroles de son Capitaine, inlassablement elles revenaient dans son esprit, jusqu'au ton, jusqu'à l'expression de son auteur.

Il avait bu du whisky pur feu une partie de la nuit et Harry était venu l'épauler. Le héro-sexy-mais-hétéro-déjà-pris n'avait pas autant bu que lui mais il avait somme toute écouté ce qu'il avait à dire. Pas qu'ils avaient parlé beaucoup d'ailleurs. Ils n'avaient même pas prononcé le mot gay, c'est pour dire. De toute façon, à quoi bon, Ron n'était pas dupe, il savait très bien que son meilleur ami était au courant vu que sa charmante épouse lui disait tout. Mais c'était comme un status quo, Harry n'avait pas osé le dire, ou c'était lui qui n'avait pas osé. Peut être aurait-il du ?

Et puis non. C'était très bien comme ca. Il en avait parlé à demi-mot et ils s'étaient compris.

Ron soupira. Il devait vraiment être atteint pour être à ce point blessé pour des paroles prononcé en l'air par l'entraineur. Des paroles blessantes il en aura encore et des pires que ça, il va falloir qu'il s'y fasse.

Il se leva à presque midi pour enfin se diriger vers la douche pour ensuite ouvrir la pile de parchemins qui l'attendait depuis son retour.

Olivier semblait perdu.

Quand on dit à un enfant « ne touches pas ça », que va-t-il faire ? Il va le toucher bien entendu.

Quand Olivier s'était de nombreuse fois auto-lavé le cerveau à coup de « Je ne dois pas penser à Ron et à ce que j'ai pu dire » que croyez vous ce que le cerveau d'Olivier a fait ?

Il n'a pas arrêté de lancer en mode replay la scène qui s'était déroulé avant l'entrainement lorsque sa main avait touché le dos. Il revoyait encore la couleur bleue de la chemise, il ressentait encore la moiteur, il en avait encore des frissons.

La scène se finissait sur ses propres mots un brin rageur de la veille.

Il ne comprenait toujours pas pourquoi il avait dit ça. Etait-ce les railleries des autres envers le roux, leurs commentaires salaces et lubriques sur les potentielles femmes qui avaient pu débrider le gardien ?

Non, manifestement Olivier ne pouvait pas s'abaisser à ça ! Il ne s'était pas laisser aller à de… à de…à de la jalousie !

Merde !

Non !

Pourquoi serait-il jaloux ?

C'était hautement et purement… du n'importe quoi !

Vite. Un verre.

….

Ron décida que pour l'entraînement de cet après midi il irait voir son entraineur.

Avant le jeu.

Pour que ca soit bien clair et qu'Olivier s'explique quand à ses propos de la veille, ca ne pouvait pas se passer comme ça, il ne se laisserait pas traiter de… de glandouilleur et de profiteur.

Olivier avait une haleine qui puait l'alcool et le pire c'est qu'il ne se sentait pas mieux. Non c'était raté.

Il revoyait le regard de Ron. Il revoyait la chemise bleue et l'éclat de ses yeux.

Il avait fallu se résoudre à aller sur le terrain et préparer le matériel.

Lorsque Ron arriva en avance, décidemment ca devenait une habitude chez lui, Olivier se demanda si Merlin, Dieu, Buddha, Qui-sais-je, avaient décidés de le punir.

Il était beau.

Olivier se gifla mentalement, il disait vraiment n'importe quoi à cause de l'alcool. Une petite voix lui disait que si ses pensées étaient aussi obnubilées par une personne c'était pas par innocence ni pas désintérêt. Au contraire.

Une partie du cerveau approuva cette pensée en éveillant une partie de l'anatomie du brun, le roux avait une fragrance divine. Une autre la contra par un effet contraire pervers : le rejet.

« -Tu viens t'excuser pour hier j'imagine. Attaqua Olivier, le dos tourné au roux.

Ron ne voyait pas le visage du Capitaine mais son entrée à la discussion ne lui plaisait pas du tout.

-M'excuser de quoi ? Bonjour quand même grinça Ron.

-De… de m'avoir berné depuis plus de 10 jours sur cet hypothétique… mal être. Le brun se tourna sur son gardien. Il avait envie de se griffer tellement ce qui sortait de sa bouche lui semblait débile. Depuis quand était-il en colère pour une si petite chose ?

Ron quand à lui, écarquilla des yeux. Il en était encore là ! Il doutait vraiment de lui ! Et le pire c'est qu'il sentait l'haleine du Capitaine qui puait l'alcool. Merlin que se passait-il ?

-Olivier …Commença t-il avant de s'arrêter.

Il devait réfléchir à ce qu'il devait lui dire. Bon sang il avait préparé une explication mais pourquoi d'un seul coup tout s'échappait de son esprit ?

-Olivier répéta Ron, je suis… je suis vraiment déçu que tu pense que j'ai pu profiter d'une situation pour pouvoir m'octroyer quelque jours de repos. Je n'ai pas profité de toi, tu m'entends ! Le roux parla plus fort inconsciemment en fin de phrase. C'était presque du désespoir dans son ton et dans sa forme.

Olivier avait bien entendu même si son esprit se focalisa sur la fin de phrase à savoir « profiter de toi ». Il aimait entendre ça. Il imaginait des tas de choses pas vraiment orthodoxes. Mais rapidement l'esprit revint sur terre, plus précisément sur le terrain de Quidditch devant Ron.

-Okay… alors, explique moi ce qui t'as fait brusquement retrouvé tout l'entrain et toute la fougue d'avant. Raconte moi ce qui c'est passé en dix jours de temps pour que tes pirouettes soient passés de monotones à sensationnelles ?

- Je comprends pas bien là… c'est toi-même qui m'a accordé du temps. J'étais pas bien pour une raison personnelle. Et là tu me fais un caca nerveux tout ça parce que je suis revenu en super forme ! Monsieur se sent trompé, Monsieur à l'impression que j'ai profité de mes vacances pour me distraire ? Dejà je vais te dire quelque chose alors ouvre bien grand tes oreilles. C'était pas des vacances. J'ai pris ces jours de repos parce que c'était NECESSAIRE sinon j'allai…PETER UN CABLE !

Ron hurlait et était rouge de colère. Le train était partit, désormais il était impossible de l'arrêter.

-Sache bien Olivier qu'un Weasley a beaucoup trop de fierté pour abandonner une équipe et un jeu surtout dans un moment aussi important, je sais que les régionales sont dans à peine deux semaines, alors prends moi pas pour un con et encore moins pour un glandouilleur ! J'en avais besoin, tu comprends ça, besoin de partir, d'aller quelque part, là où personne n'irait me chercher, là où je pourrais enfin comprendre ce que j'ai, comprendre ce qui m'arrive. Ah et autre chose je croyais que tu interdisais les beuveries à tes joueurs mais franchement applique cette condition à toi en premier lieu, tu pues le whisky à 30 kilomètres. »

Le dernier mot fut délivré dans un souffle quelque peu erratique.

D'abord furieux, Ron s'était vidé de son oxygène des poumons jusqu'à n'en plus pouvoir.

Son visage reprit sa couleur initiale, et ses taches de rousseur réapparurent encadrés par des mèches aux éclats roux.

Olivier était sonné par les paroles et encore plus par le ton de son auteur. Dedans on pouvait sentir de la vérité, de la fougue mais aussi de la colère. Alors le brun se calma. Il a vraiment été con de croire que Ron partait pour du farniente.

Et bon sang il avait raison, la leçon du procès ne lui suffisait plus ! Il devait arrêter les conneries et l'alcool.

-Je… Excuse-moi de m'être comporté de cette manière avec toi. J'ai vraiment dépassé les bornes sur ce coup là. Tu… Olivier hésita. Oserait-il demander la raison ? Le roux n'avait jamais voulu dire quoi que ce soit ni avant son escapade, ni maintenant.

« Ron si je te demandai la raison de ton… malaise, tu me le dirai ? Lâcha brusquement Olivier.

Les yeux bruns-dorés se posaient sur les yeux bleus. Un ange passa. Puis deux.

Olivier avait son regard désormais suspendu aux lèvres de Ron.

Et Ron ne savait absolument pas quoi répondre.

-J'aimerai pouvoir te le dire seulement je ne sais pas si je peux. Je sais que je peux te faire confiance… mais je ne sais absolument pas quelle sera ta réaction, alors…

Ron acheva son commentaire sur cet « alors », il baissa sa tête et ferma les yeux comme pour faire comprendre à son interlocuteur qu'il valait mieux en rester là pour l'instant. Puis, soudainement il quitta le terrain sans même un regard pour le brun.

Olivier trouvait cela étrange, encore plus que la dernière conversation qu'ils avaient eu avant le départ pour Barcelone.

A tout bien réfléchir lui-même avait eu des drôles de réactions il y a un bon bout de temps maintenant, il était encore à Poudlard.

A l'époque il était obnubilé par la tactique, par le jeu de quidditch et les filles lui couraient après. Personne ne trouvait rien à lui dire lorsqu'ils les éconduisaient ou quand il refusait, poliment de ne pas pouvoir sortir avec elles. Le quidditch était un excellent prétexte pour masquer son indifférence face à la gente féminine.

Oh, il savait les charmer. Il trouvait aussi certaine d'entre elles attirantes et intéressantes, mais pas dans le lit.

Il se souvenait des soirées passés avec ses camarades, de ses envies et de ses rêves obscènes qu'il faisait une fois seul dans son lit. Il préférait les hommes et ce depuis l'âge de 15 ans, il avait eu le béguin pour un joueur de Pouffsouffle.

A ce souvenir, Olivier eut un sourire.

Pendant près d'un an il avait été complètement à côté de la plaque côté scolaire et son seul échappatoire fut le quidditch.

Alors qu'il se revit adolescent, rongé par le remord et le mal être son cerveau ne put s'empêcher de relier sa propre histoire à celle de Ron.

Peut être que Ron était aussi …


En espérant que ça vous plaise, l'histoire s'installe tout doucement mais sûrement ! A bientôt.

Evelya.