Léa avait les idées embrouillées, elle avait beau se torturer l'esprit, elle ne comprenait pas pourquoi Law l'avait embrassé. Il lui avait dit que s'était la considération qu'elle attendait, certes elle en voulait mais pas au point de l'embrasser comme ça devant tout le monde – même si personne ne les avait vus. Elle ne le comprenait plus trop, elle ne se comprenait pas plus d'ailleurs. Toujours à ne penser qu'à lui et à la relation particulière qu'ils entretenaient. Il n'y avait rien à ajouter, c'était bien finalement, juste être amis avec un petit plus. Elle en faisait tout en plat et passait à côté de sa vie pour un type qu'elle n'aimait pas plus que ça. C'est à ce moment qu'elle décida de vivre une vie normale, enfin une vie de pirate. S'amuser, rire, boire, se battre, voilà la vie qu'elle voulait mener. Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle en oublia le départ du bateau qui quittait déjà l'île.

« Putain » lança-t-elle entre ses dents serrées.

Il devait être à au moins 200 miles marin d'elle.

« Waves »

Elle fit un signe de main très lent allant de la mer jusqu'à elle, de l'eau se faufila sous ses pieds et devint plus épaisse jusqu'à la soulever complétement puis l'emmena vers le pont du navire avant qu'il ne s'immerge. Délicatement, la vague la déposa sur le bois où l'attendait ses amis.

« Tu es en retard ! »

Tentant de se justifier, elle lança :

« Je ne suis pas en retard, c'est juste un léger problème de décalage horaire. »

La jeune femme sourit de toutes ses dents et demanda à Bepo où était le capitaine.

« Il s'est isolé dans ses… heu… vos appartements… »

Bien, elle allait prendre un peu de saké avec Pinguin et Shachi. Elle les aimait bien, ils tentaient toujours de la draguer, ça la faisait rigoler. Elle les rejoignit donc à la cuisine et se servit un verre puis à eux, ils trinquèrent et burent à la santé de Léa.

Ses joues étaient rouges, elle avait du mal à parler, un mal de crâne la torturait mais elle dansait quand même. Elle était sur la table avec ses deux amis et se frottait à l'un puis à l'autre sur la dernière musique à la mode. Marre d'être une gentille petite fille sage, elle allait s'amuser et vivre la vie d'une jeune fille de 20 ans célibataire. Elle déposa ses lèvres sur la bouche de Shachi et doucement sa langue vint déloger la sienne, s'entremêlant. Elle ne voulait rien de plus que rire, les garçons l'avaient mise au défi. C'était son crédo, toujours accepter les défis et tout faire pour les gagner. Elle laissa les mains du jeune homme glisser sur ses hanches, elle stoppa le baiser. Elle était complétement saoule et continuait de boire encore et encore. Elle pouffa et recracha une gorgée d'alcool fort ce qui la fit rigoler encore plus. La fille aux cheveux bleus embrassa à son tour Pinguin qui titubait sur la grande table servant aux repas de l'équipage. Il se laissa faire avec plaisir, elle s'amusait mais pas assez à son goût. Elle sortit de la pièce laissant ses amis digérer tout ce qu'ils avaient bu. Elle se cogna à quelques murs et portes avant d'arriver dans le couloir des chambres, elle tapa à chaque entrée et se mit à danser au milieu de ce même couloir, aux yeux de tout le monde. Elle était ridicule, elle le savait mais elle s'en fichait éperdument. Elle continua jusqu'à ce que quelqu'un attrape son bras violemment et la tire vers la salle de contrôle. Les garçons applaudissaient encore n'ayant pas remarqué qu'elle était partie trop emportés par la musique. Eux aussi dansaient, s'amusaient, buvaient, ils étaient heureux.

« Pour une fois qu'ils sourient sans que ce soit parce que je me suis penchée pour ramasser mes bracelets par terre »

Elle rit à cette pensée plus qu'immature. La porte derrière elle se referma tellement fort que la jeune femme en eu mal au crâne et dû s'asseoir.

« Qu'est-ce que tu fous ? »

Ces mots étaient durs et se percutaient dans son cerveau, mon dieu qu'elle avait mal. Sa langue était engourdie de même que ses lèvres, elle n'arrivait plus à parler. Ses yeux se fermèrent sans qu'elle ne puisse y faire quelque chose.

Le soleil filtrait à travers les rideaux fermés tant bien que mal. Les yeux de Léa s'ouvrirent avec difficulté et se refermèrent aussitôt que la lumière les toucha. Elle se les frotta enlevant au passage le reste de son maquillage d'hier. Elle se souvenait par bribes : deux baisers à Shachi et Pinguin, une danse au milieu de tout l'équipage et une main attraper son bras avec force. La jeune femme n'aurait jamais dû autant boire, elle se le disait toujours le lendemain de cuite mais recommençait dès qu'elle en avait l'occasion. Justine lui répétait souvent que c'était mauvais pour la santé et elle lui répondait :

« A quoi ça sert de vivre sans s'amuser, sans rire ? Sans avoir goûté aux délices de la vie ? Finalement la faucheuse viendra quoi qu'il en soit autant en profiter tant qu'on est jeune ! »

Et les deux amies se saoulaient ensemble. Elle sourit aux souvenirs qui lui revenaient des meilleurs moments avec sa meilleure amie après des mois et des mois d'absence. La fille aux cheveux bleus ferma les yeux le plus forts qu'elle put pour qu'ils soient totalement hermétiques aux rayons de soleil qui perçaient la fenêtre, ça lui filait un mal de crâne pire que ce qu'elle n'avait déjà. Une mouche vola à côté de son oreille, elle lui sembla qu'il y en avait une centaine. Le bruit de ses ailes se répercuta dans sa tête et elle tenta de crier pour la faire fuir. Elle finit par pousser des gémissements qui ne la firent pas partir, elle la chassa difficilement avec sa main engourdie. Tous ses membres pesaient une tonne, ses lèvres et sa langue semblaient avoir doublé en volume, sa gorge et sa tête lui faisait atrocement mal. Il fallait qu'elle se lève pour voir sa tête et arranger ça, suivre les deux règles pour dessaouler : boire du café et beaucoup d'eau, puis se reposer. Elle se leva péniblement posant ses pieds sur le sol froid du bateau, ça lui fit un peu de bien. Elle marcha en traînant les pieds vers la salle de bain. Le reflet que lui offrit le miroir ne semblait pas être elle : des cheveux crêpés et dans tous les sens qui lui tombaient sur le visage, des yeux rouges injectés de sang qu'elle n'arrivait presque pas à ouvrir, du mascara qui avait coulé le long de son visage pendant la nuit. Léa se rinça le visage, se coiffa, se lava pour enlever la pénible odeur d'alcool divers qui la suivait, se remit du maquillage rapidement et s'habilla avec les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main. Elle se dirigea vers la cuisine collée au mur pour passer inaperçue, elle était ridicule avec ses lunettes de soleil sur les yeux. Elle ne croisa personne et entra discrètement dans la pièce où des tasses de cafés et de l'aspirine l'attendaient. Un mot à côté : « Law veut te voir dans sa cabine dès que tu auras finis ça. J'espère que tu seras vite sur pied. Jean-Bart ». Son ami avait pensé à elle, il était trop chou. Avec une vitesse hallucinante, les tasses se vidèrent et les cachets furent avaler. Elle prit une bouteille d'eau de 2 litres qu'elle traina à travers le bateau jusqu'à la cabine du capitaine pour se faire remonter les bretelles. Elle frappa mollement à la porte et entra à l'intérieur. La jeune femme s'assit sans qu'on ne lui dise rien face à Trafalgar apparemment très remonté. Il se leva et joua avec un stylo comme pour se calmer.

« Qu'est-ce qui t'a pris de boire autant et de saouler Shachi et Pinguin ?! Ils ne peuvent même plus travailler.

- Et tu vas me punir ? J'ai hâte de voir ça ! Peut-être une fessée, je n'ai jamais testé ! »

Elle n'allait pas se laisser traiter ainsi par un homme, surtout pas lui. Il devint rouge et laissa le stylo tomber de ses mains.

« Je ne rigole pas Léa, avec tes conneries la moitié du stock d'alcool a disparu et…

- Et pauvre capitaine que tu es, la moitié de l'alcool qu'on avait sur le bateau est partit, tu ne pourras plus te saouler ! »

Il grinça des dents puis lui lança son sourire sadique.

« Si tu as décidé de vivre une vie si idiote ce ne sera pas sur ce bateau et tu n'entrainera pas mes hommes avec toi. Tu nettoieras le sol de tout le navire aujourd'hui sans te reposer et sans pauses. »

Elle se leva en signe protestation, il lui attrapa le menton et la regarda avec méchanceté dans le fond des yeux.

« Ai-je été clair ? »

Elle serra les dents et répondit avec dédain.

« Oui, mon capitaine ! »

Le reste de la journée, la jeune femme était à quatre pattes frottant le moindre recoin du sous-marin qui brillait comme un sous neuf après son passage. Ses yeux et sa tête lui faisaient beaucoup moins mal après ça. Elle essuya son front de sa main mouillé et pleine de savon, elle avait chaud et transpirait. Une bonne douche en plein milieu de la nuit lui ferait vraiment du bien. Elle marcha d'un pas rapide vers sa chambre et se déshabilla alors que Law n'était pas encore là. Elle alluma l'eau glacée et passa sa main à l'intérieur pour régler la température. Elle rentra avec plaisir dans la cabine et laissa le liquide transparent tremper chaque parties de son corps. Un bruit survint derrière Léa, elle ne s'en préoccupa pas et regardait une goutte glisser de ses cheveux à sa poitrine pour atterrir par terre. Des mains lui caressèrent les hanches et se hissèrent sur ses seins avec délice. Elle les laissa faire suivant toujours des yeux le manège infernal des gouttelettes, captivée. Des baisers se posèrent dans son cou avec chaleur et les mains la retournèrent pour qu'elle fasse face à son amant. Elle l'embrassa avec fièvre et laissa ses mains toucher ses fesses. Elle passa ses bras autour du cou de Trafalgar et il la pénétra avec empressement, on aurait dit qu'il avait attendu ça toute la journée, peut-être était-ce le cas ? La fille aux cheveux bleus s'en fichait éperdument, trop concentrée à déloger la langue de son compagnon et donner des coups de reins en rythme avec les siens. Ce n'était pas aussi bien que d'habitude, elle bloquait sûrement, trop en colère contre lui pour ressentir la moindre once de plaisir à cette union soudaine. Il se relâcha en elle et l'embrassa pour la remercier de ce petit moment qu'il avait beaucoup apprécié, il se décolla et s'en alla comme il était venu. Léa finit sa toilette, se sécha et se mit en pyjama pour aller se coucher auprès de lui. Elle lui en voulait vraiment beaucoup mais elle savait qu'il avait eu raison de l'avoir punie, elle aurait quand même préféré une fessée.

Quand la jeune femme ouvrit les yeux, plus personne n'était à côté d'elle. Elle se leva péniblement avec la sensation qu'il y allait avoir des combats aujourd'hui. Elle s'habilla à la va-vite et alla rejoindre les autres sur le pont. Elle vit l'eau fuir à toute allure sous la coque tandis que le navire filait au-dessus des vagues tel un oiseau des mers. Un bateau était loin devant eux, il le suivait c'était certain, mais pourquoi ? Il devait manquer de nourriture et d'alcool, cela devait sûrement servir aussi à se faire une plus grande réputation auprès des autres pirates et faire peur à la Marine ainsi que voler leur or durement gagné. Le ciel et l'eau se mêlèrent dans leur course folle. Et tout à coup, le flanc du vaisseau qu'ils poursuivaient se dressa devant Léa.

« Tout le monde à son poste ! Prêts à l'abordage ! » ordonna Jean Bart

Le Jolly Roger s'approcha dangereusement de sa proie, lançant des premiers coups de canons à bâbord. La fille aux cheveux bleus bascula en avant ; puis le contrecoup du choc l'envoya en arrière et la fit s'affaler sur le pont. Elle se releva à temps pour voir l'équipage du sous-marin se jeter à l'attaque alors que Law était resté assis à sourire et cachait ses yeux avec son chapeau. Elle suivit Jean Bart du regard, éblouie par le scintillement des lames et des pistolets au soleil. Puis elle aperçut l'équipage de l'autre vaisseau : que des hommes, et tous armés. Pendant un instant, ce fut comme si le temps s'arrêtait. De part et d'autre, des rictus cruels, des épées serrées aux poings, des muscles bandés et du sang, beaucoup de sang. Un vacarme assourdissant la ramena à la réalité. Trafalgar ne bougeait toujours pas, la jeune femme hésita un instant et se décida à dégainer son katana pour entrer elle aussi dans la bataille. La lame aiguisée d'un couteau se posa sur son cou.

« Lâche ça ma jolie ! »

Elle serra ses poings et laissa tomber son arme de prédilection.

« ET PATRON J'AI TROUVE UNE BELLE FILLE POUR VOUS !»

Elle tenta d'utiliser son fruit du démon et tendit sa main vers la mer. Un vieil homme barbu s'approcha d'elle, il était répugnant. Il lui attrapa la main et lui fit une entaille d'où du liquide chaud et rouge ne cessait de couler. Elle gémit et il lui posa la main sur la bouche.

« Chut ! Qu'est-ce qu'une femme aussi jolie que toi fait sur un bateau ?! »

Elle jeta un coup d'œil vers son capitaine qui ne levait pas le petit doigt. Le combat faisait rage derrière elle et tout le monde était occupé à se battre ou à saccager le navire de son ennemi. L'homme rit avec un rire gras. Il s'avança plus près vers elle et elle lança son pied dans son entrejambe très fortement. Il se plia de douleur.

« Je vais te tuer ! » dit-il entre ses dents serrées.

Le couteau de l'autre homme se desserra légèrement laissant une occasion à Léa de se libérer de cette étreinte. Elle attrapa ses bras et le fit basculer en avant puis se baissa et prit son katana à pleines mains. Elle le planta dans le corps de l'homme qui l'avait menacé, le tuant sur le coup. La fille aux cheveux bleus tendit sa main gauche ensanglantée vers la mer :

« Sea »

De l'eau de mer se souleva et tomba sur le vieil homme l'écrasant sous le poids. Elle serra son poing et l'eau se transforma en bulle où le vieillard était enfermé. Elle le regarda tenter de respirer, voyant son dernier souffle partir, ses poumons devaient sûrement être remplis d'eau salée. Le voir agoniser lui procurait une sensation d'horreur mais elle se sentait bien, œil pour œil, dent pour dent. Elle lâcha la main vérifiant que l'homme était bien mort puis elle se retourna vers Law :

« J'aurai pu mourir !

- Mais tu ne l'es pas ! »

Il souleva le regard vers elle alors que le sien était plein de haine.

« Très bien ! »

Elle se jeta à l'assaut du bateau ennemi et de ses hommes qui tentaient de tuer Bepo à plusieurs. En quelques minutes, le pont fut recouvert de sang ; des cadavres jonchèrent le sol, d'autres furent balancés par-dessus bord. L'affrontement n'avait pas duré plus d'une demi-heure. Seuls quelques membres de l'équipage étaient blessés ; sans les taches de sang sur le sol, on n'aurait pas pu deviner qu'un rude combat venait de s'y achever. Evidemment, les cadavres gisaient déjà au fond de l'eau. Les hommes transportaient sur leurs épaules des tonneaux, des jarres, et de lourdes malles, qu'ils déchargeaient sur le pont. Léa descendit dans la cale du sous-marin essayant d'éviter tout contact, en particulier celui de Law. Se battre lui procurait une sensation fantastique, une montée d'adrénaline indescriptible mais lorsqu'il fallait qu'elle tue, elle se sentait toujours mal. Une envie de vomir et des larmes lui montèrent, elle ne pouvait s'empêcher de se demander si ses victimes avaient une famille et si cette dernière les pleurerait.

« Putain »

Elle se mit à pleurer sans aucune raison valable et décida finalement d'aller aider ses compagnons à nettoyer tout le sang perdu par les ennemis puis d'aller tenir compagnie aux blessés. La jeune femme y rencontra donc son capitaine qui les soignait, elle avait été assez stupide pour croire qu'il ne serait pas là. Juste au moment de partir, il la rattrapa et la fit s'asseoir.

« Tu saignes de la bouche, deux points devraient suffire et ta main saigne aussi, je vais vérifier ta cicatrice. »

Elle ne dit rien préférant l'ignorer, elle le regarda faire tous ses gestes méticuleux avec dédain. Comment pouvait-on sauver des vies en traitant les gens ainsi ? Pourquoi était-il devenu médecin s'il haïssait tant l'humanité ? En vérité, il ne détestait pas l'humanité mais seulement elle. Enfin il ne la détestait pas, c'est juste qu'il ne savait pas comment se comporter avec cette fille aussi lunatique. Un jour elle va bien et le lendemain elle vous demande de l'attention ! Il pensait que s'occuper d'elle quand elle était blessée et partager sa cabine suffirait pour qu'elle ne l'emmerde pas, mais non il lui fallait de l'attention. La première chose qui lui était venue à l'esprit était de la virer de l'équipage et de la remplacer par un homme mais c'était un élément précieux, qui pouvait charmer leurs ennemis et leurs alliés, qui savait se battre étonnamment bien, qui savait manier une arme aussi bien que lui et qui possédait un fruit du démon très efficace contre les gens qui avaient mangés un fruit du démon. C'était un élément précieux et il la gardait à bord seulement pour cela, il ne devait pas chercher plus loin. Bizarrement, il l'avait embrassé quand elle attendait cette « attention », il pensait que ça la calmerait un moment mais c'est lui qui n'arrivait plus à se calmer et à se concentrer. Pourquoi l'avait-il embrassé ? Il ne le savait pas lui-même, depuis ce baiser le jeune homme se posait des milliards de questions toujours sans réponses. Cela voulait-il dire qu'il s'attachait à elle ? Non, il n'avait pas le droit. Dès qu'il s'attache à quelqu'un, il finit toujours par mourir dans d'atroces souffrances, il ne voulait pas que cela arrive à son élément précieux. Il savait au plus profond de lui qu'il se voilait la face, bien sûr qu'il s'attachait à elle, Léa fait partie de son équipage et il aime chaque membre de son équipage comme son frère et son compagnon d'arme. Mais Trafalgar sentait qu'il y avait plus sans pouvoir le décrire ou le dire. C'est pour cela qu'il se tût au lieu de lui en parler et qu'il la laissa partir au lieu de la retenir et de lui expliquer la situation. La femme aux cheveux bleus sortit prendre l'air. Elle s'assit et scruta l'horizon : rien à perte de vue. Elle s'étendit et suivit des yeux la course des nuages. Le temps changeait, le vent soufflait plus fort et chassait ces nuages. Elle resta ainsi sur le pont jusqu'au soir. C'était une nuit étouffante, éclairée par la pleine lune qui ferait sortir les loups garous s'ils existaient vraiment. La chaleur opprimait le sous-marin et ne laissait aucun répit à l'équipage qui ne dormait qu'avec un œil sentant que cette chaleur viendrait s'immiscer dans leurs vêtements et gêner leurs rêves. La jeune femme s'endormit dans sa cabine sans vraiment savoir comment elle y était arrivée, Morphée vint la prendre dans ses bras vers minuit tandis que le sous-marin amorçait sa descente dans les profondeurs pour naviguer plus vite vers la prochaine île.