Bonjour à tous =)

Et donc voici la suite ! Après l'arrivé d'Eragon, voilà son installation dans la nouvelle cité des dragonniers. J'ai essayé de la faire vriament très grande, ensuite c'est assez difficile, mais bon, j'espère que vous réussirez facilement à vous la représenter. J'en ai fait un dessin, mais bon je vais laisser votre imagination créer ce qui est mal décrit pour que chacun ait une cité très personnelle. (donc je vous le montre pas :P) En tous cas les dragons reprennent place dans la nature, et les dragonniers ne devraient pas tarder à les suivre…

Sinon désolé c'est un peu plus court que prévu mais je voulais vraiment découper ici le chapitre ^^

Sinon, j'ai pas précisé et j'ai changé de méthode de toute manière (et merci Zarbi pour ce conseil), donc, les passages en italique sont les dialogues par pensé, et les passage avec un ' –' sont des dialogues à voix haute.

Bonne lecture !

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Eragon leva les yeux au ciel et se mît à rire. Il riait de bonheur et bientôt Lupusänghren l'accompagna de son rire si particulier, mi-loup mi-elfe, en chemin entre le hurlement d'un loup à la pleine lune et le son d'un carillon. Saphira se posa et le grondement du torrent d'une cascade accompagna aussitôt le rire des deux amis. Devant eux, dans les airs, trois petits dragonneaux, un vert, un brun et un rouge volaient dans tous les sens, se percutant parfois par maladresse, ce qu entraînait imanquablement à chaque fois le rire des trois compagnons.

Ils continuèrent ce ballet improvisé jusqu'à ce que Saphira décolle, signe que la recréation était terminée. En effet, les trois dragonneaux tournèrent immédiatement la tête vers Saphira et la suivirent maladroitement dans les airs vers la citadelle. Prenant de l'altitude, les quatre créatures volantes se dirigeaient vers la couveuse.

Devant eux s'étendaient un vaste complexe rocheux qui s'étendait tant sur la face de la montagne qu'à l'intérieur même de celle ci. La forteresse avait nécessité un an et demie de construction, arrêtée à l'hivers, et avec l'aide de la force des Eldunarí et des elfes. Cette construction comprenait une grande citadelle et un mur d'enceinte qui enfermait un haut plateau sur lequel se trouvait un vaste jardin composé de nombreuses plantes différentes qui poussaient bien malgré la relative attitude du complexe.

La citadelle s'élevait au sommet d'un à pic, droite, entrelacement de fines tours, ponts et de murs délimitants des salles ou des chambres, et comprenait quatre hautes tours principales dont les fines courbes mettaient à l'épreuve les lois physiques tant elles semblaient fragiles. Le toit du donjon principal, en demi-cercle, plat, aurait pu accueillir le dragon noir du Briseur d'Oeufs sans problèmes tant il était vaste et les quatre tours étaient suffisamment larges pour que plusieurs dragons de la taille de Saphira y entre. De grandes baies vitrées permettaient au soleil d'y pénétrer, parfois à travers de simple carreau, parfois à travers de vitraux multicolores. Chaque tour était dédiée à un domaine précis, celle à l'ouest était consacrée à la vie de la caste des dragonniers, faite de nombreux bureaux ou de salles de réunions dont une, principale, destinée à accueillir le futur conseil des dragonniers. C'était une pièce circulaire qui faisait toute la superficie de la tour et dans laquelle prônait une grande table en bois sombre sculptée, circulaire elle aussi, et entourée de deux dizaines de sièges de la même couleur que le bois de la table. Chacune était unique, représentant sur leur dossier des scènes d'anciennes batailles. Tout en haut de la tour, une salle presque vide si ce n'était quelques fauteuils et un tapis, supportait une grande coupole entièrement en verre. De là, on pouvait observer le ciel ou la terre à des lieux à la ronde.

La tour du Sud était la couveuse, possédant une large entré presque tout le temps fermée, pouvant laisser passer des dragons. De petites alcôves étaient placée dans les murs accueillant les jeunes dragonnaux encore petits tandis qu'en son milieu, une sorte de conduit de cheminée large de plusieurs mètres et dans laquelle des étagères avaient été taillées permettait d'accueillir les œufs réchauffés directement par le conduit.

La tour à l'Est était la Bibliothèque, qui prenait toute la superficie de la tour et où des étagères en bois grimpait le long des murs. Elle était divisée en une dizaine d'étages: tout en bas, des étagères en bois, pleines de livres, grimpaient le long des murs sur plus de six mètres, laissant parfois la place à des vitraux qui éclairaient la pièce. Un unique escalier en bois permettait d'accéder à un premier étage lui aussi en bois et qui avait en son centre un large trou circulaire de plusieurs mètres de diamètres, permettant d'observer l'étage inférieur. Il avait lui aussi des bibliothèques pleines de livres le long de ses murs. Cà et là avait été disposé des tables où on pouvait travailler, tandis que des étagères avait été installées non plus que contre les murs mais égalemen à l'intérieur de la pièce, créant presque un petit labyrinthe. Un nouvel escalier donnait accès aux étages supérieurs, qui ressemblaient beaucoup à celui ci mais qui parfois ne se résumait qu'en un simple pont permettant d'accéder à l'escalier menant à l'étage supérieur. Les livres étaient classés des moins importants en bas aux plus secrets tout en haut. La bibliothèque se finissait en une simple et petite coupole abritant un bureau où Eragon se rendait parfois pour être au calme et travailler sans être dérangé.

Enfin la tour du Nord était la salle d'entraînement où étaient de plus stockée les épées des dragonniers. Des salles plus ou moins grandes permettaient un entrainement varié, parfois avec les armes qui étaient fixées aux murs, parfois avec la magie dans de hautes salles dont le toit était en arc bouté.

Un large pont quittait la citadelle vers une partie de la montagne où elle n'était pas en contact, et entrait dans une grotte atteignable uniquement par les airs sinon, et dans laquelle une gigantesque salle souterraine avait été découverte, taillée par le ruissèlement de l'eau des glaciers depuis des millénaires. Elle avait été aménagée et des alvéoles de différentes tailles y avaient été taillées pour pouvoir accueillir les dragons. En son centre, une gigantesque stalagtite rejoignait sa stalagmite pour former une unique colonne de pierre. Tous les autres pics de roches avaient été enlevés pour plus de sécurité. Cela avait rappelé a Saphira et Eragon leur refuge à Farthen Dûr. Après avoir exploré tous les couloirs qui partaient de cette salle, ils furent satisfaits de découvrir qu'aucun n'avait un accès vers l'extérieur.

La citadelle en elle même était un vaste complexe comprenant un ensemble de dédales et de couloirs, plus ou moins larges, de ponts reliants des tours secondaires... L'organisation générale voulait que de larges couloirs, dans lesquels des dragons pouvaient se croiser forment l'ossature principale de la citadelle. Ces couloirs de pierre étaient suffisamment hauts pour que parfois des ponts les traversent. De ces couloirs principaux partaient d'autre plus petit et souvent boisés, lambrisés. Ceux ci menaient aux chambres et aux différentes salles ou à de petits jardins qui apportaient un espace calme et reposant où une fontaine permettait de se rafraichir. Le complexe était divisé en plusieurs parties, celle pour les novices, celle pour les dragonniers normaux et celle pour les maitres.

La citadelle était donc une véritable cité encastrée dans la montagne. Une partie du complexe avait d'ailleurs été creusé dans la montagne elle même, mais celle ci était moins accessible et comprenait principalement des salles d'entrainements à la magie sécurisées et secrètes...

Quand on arrivait depuis la foret, on voyait donc une citadelle posée à même la montagne, haute et dressée sur une plateforme rocheuse, entourée d'une muraille qui paraissait presque superflus tant la cité était imposante de par sa force.

Saphira et les trois dragonneaux se dirigèrent donc vers la tour Sud tandis qu'Eragon restait à les regarder de loin. Il se sentait un peu seul dans la gigantesque cité qu'il avait créé avec les elfes, car elle était suffisamment grande pour que les vingt elfes et lui ne se croisent jamais même s'il se promenaient toute la journée à l'intérieur. Cependant les Eldunarí avaient été satisfait en voyant les travaux finis, et le travail colossal qu'ils avaient fournis avait permis à Eragon de s'entraîner. Il avait fallut faire les plans, mais cela avait été rapide avec l'aide de tous les Eldunarí, puis il avait fallut creuser les fondations et tailler la pierre, puis les monter une par une... les finitions internes avaient été faites principalement grâce aux souvenirs des dragons et à leur créativité, permettant à chaque lambris ou chaque étagères en bois de prendre des formes belles et originales, parfois terribles, parfois douces.

Le résultat en valait la peine.

Puis se posa la question du nom. En effet personne n'avait foulé ce sol et aucun nom ne lui avait été donné. Après avoir discuté avec Saphira, Eragon décida de nommer leur cité Dyrthia Telore, ce qui signifiait La foi des libres.

Une fois faite, le moment tant attendu était enfin arrivé. Ils étaient au printemps et c'était le moment idéal pour commencer à faire éclore les œufs. Eragon leva les sorts sur trois premiers œufs et veilla toute la nuit afin d'être là quand ils écloseraient. Cette nuit là, Saphira fut tout aussi excitée. Mais rien ne se produisit.

Au petit matin, alors que les premiers rayons du soleil touchèrent les œufs, ceux ci commencèrent à bouger, puis, et beaucoup plus rapidement qu'avec Saphira, une patte ou un museau sortit de leur coquille, avide de découvrir le monde extérieur. Sous le regard des centaines d'Eldunarí, des elfes, de Saphira et d'Eragon, les premiers dragons sortirent de leur oeuf protecteur. Cet événement en entraina un autre, car la naissance de ces trois dragons tira plus d'un Eldunarí de leur torpeur et eut un effet bien plus bénéfique que les nombreuses heures d'efforts vaines qu'avaient passées les elfes à tenter d'aider les Eldunarí fous du roi.

L'éducation des dragonneaux fut prise en main à moitié par les Eldunarí et à moitié par Saphira, Eragon n'intervenant que très peu dans leur apprentissage bien qu'il les suive de toute son attention dans l'esprit de la dragonne. Jusqu'à là, elle lui avait toujours caché certains points que lui avaient révélés Glaedr il y a si longtemps, mais son nouveau rôle de chef des dragonniers faisaient qu'un lien encore plus étroit le liait à la race des dragons et ceux ci ne lui cachaient plus les secrets de leur race.

Il passait donc des soirées à voir au travers du regard bleu de Saphira les petits dragonnaux grandir, apprendre à voler, se battre, chasser et s'endormir les uns contre les autres dans une des alcoves prévue à cette effet. Au vu de la réussite de ces premières éclosions, le processus fût accéléré et de nouveaux dragonnaux naquirent en été, puis en automne, grandissant rapidement.

Avant le début de l'hivers, le chef des dragonnier contacta Nassuada, Arya et Roran, mais il fut déçu d'apprendre qu'aucun œuf n'avait éclôt et s'en inquiéta même, consultant les dragons à ce sujet. Cependant, ceux ci le rassurèrent car, d'après eux, le premier dragonnier humain était arrivé deux cents cinquante ans après la première modification du pacte et cette rapidité avait alors surpris les elfes... En attendant, Eragon apprenait tous les jours des dragons et ses connaissances comme ses réflexions évoluaient prodigieusement vites au contact de leurs esprits. Bien que la logique des plus vieux dragons lui échappait, il saisissait beaucoup mieux leurs pensées.

Et les mois passaient, puis bientôt les années. En dix ans, rien n'avait évolué à part Eragon et le nombre des dragons. Ils étaient désormais plus d'une centaine et les premiers œufs apparaissaient ci et là. Une bonne partie de la chaîne de montagnes était désormais habitée par le dragons qui recommençaient à devenir sauvages comme l'avait désiré les Eldunarí.

Saphira volait haut dans le ciel, Eragon sur son dos. Celui ci voyait ses cheveux blanchir. Il ne savait si c'était dû à ses longues heures de médiations avec les Eldunari où si c'était ses entrainements réguliers à l'épée et la magie, ou plus simplement si c'était une nouvelle étape vers sa transformation en elfe, mais des mèches étaient devenues presque entièrement blancs-argentées en dix ans. Il fulminait intérieurement.

Nous n'allons pas attendre indéfiniment!

Saphira acquiesça.

Envoyons en d'autres. Nous en avons. Et puis il nous reste encore plus de cents cinquante œufs à faire éclore, sans compter les cinq pondus récemment.

Certe, mais nous n'avons plus que vingt œufs enchantés pour devenir des dragons de dragonniers. Il faudrait demander aux dragonnes si elles accepteraient que leurs dragonneaux appartiennent à la caste.

Je m'en chargerais. Je suis un peu leur mère à tous, ils m'écouteront.

Et, arrêtant la conversation, Saphira plongea en piqué vers Dyrthia Telore, s'arrêtant in extremis avant d'être embrocher par une tour. Eragon mis un certain temps pour retrouver sa vue qui était brouillée par l'excitation et le vent. Il sauta de sa dragonne sur une plateforme et regarda l'horizon, puis la foret, où un dragon vert semblait chasser. Cela fit sourire le dragonnier. Il devait s'agir de Fanuyr, qui était l'un des trois premiers à avoir éclôt ici. Eragon l'aimait beaucoup. Il avait tenté de courtiser Saphira mais celle ci, difficile, avait résisté depuis dix ans... Toujours dans ses pensées, le chef de la futur caste des dragonniers traversa un couloir désert et parti en direction de la tour Est où il retrouva deux elfes en pleine lecture. Il monta en son sommet et s'installa dans son fauteuil en soupirant. Puis, lentement, il se tourna vers le grand miroir de la pièce et marmonna trois mots en ancien langage, animant celui ci. Un bureau blanc et vide s'afficha devant lui et il ne pût retenir un petit soupir. Il allait encore attendre, et la dernière fois ce fut très long. Cependant, au bout de cinq petites minutes, il entendit un bruit de portes et de pas feutrés et une ombre se dessina puis s'approcha. Enfin, une elfe magnifique aux yeux verts et à la chevelure noire, un diadème reposant sur sa tête, apparue. Elle souriait et commença le salut elfique qu'Eragon poursuivit en souriant. Une fois fait, ce fut Arya qui pris la parole.

- Je suis heureuse de te voir Eragon! J'ai mis une alarme qui se déclenche quand ce miroir s'anime. J'ai fait aussi vite que j'ai pu mais j'étais en discutions avec deux de mes diplomates, dont Vanir que tu connais il me semble.

- Je suis très heureux de te voir aussi. Cela faisait une éternité.

Arya gardait sa spontanéité avec lui malgré leur distance et leur rang, et c'était d'un grand réconfort pour le dragonnier. Elle continua alors:

- Et comment vont les dragons?

Souriant, Eragon revit Fanuyr plongeant dans la foret.

- Ils vont très bien! Si tu savais le magnifique spectacle qu'est celui de voir tous les jours des dragons de différentes couleurs voler dans le ciel. Chaque fois je sens mon cœur bruler de fierté et de bonheur. Et de votre coté, comment se porte l'Alagaesia?

- Je suis contente de te l'entendre dire et un peu jalouse, mais j'espère qu'un jour je pourrais voir cela de les propres yeux. Quant à l'Alagaesia... (son regard se perdit sur quelque chose derrière le miroir) Et bien les elfes vont bien même si pour nous la guerre vient juste de finir. Dix ans... ce n'est qu'un souffle, une respiration, pour certains. Mais de nouvelles naissances ont comblé mon peuple, et nous nous remettons doucement. Nassuada est récemment tombée gravement malade, aussi j'ai dépêché plusieurs guérisseurs elfes à Illirea et j'espère qu'elle ira mieux. Pour ce qui est des nains et des Urgals, on ne voit pas encore la différence entre avant le pacte et après, mais je peux déjà te dire que les grands jeux que tu as proposé rencontrent un énorme succès. Ils permettent à tous d'accepter un peu plus les Urgals dans notre société, bien que ceux ci soient encore extrêmement rares dans les cités humaines. Je crois sinon que Orick a quelques problèmes dont la rébellion d'un petit groupe opposé aux dragonniers.

Devant la mine inquiète d'Eragon, elle ajouta précipitamment:

- Rien qui ne soit insurmontable pour ton frère, il est solide et a fait face à des problèmes bien plus importants.

Eragon hocha la tête, rassuré mais ne reprit pas la parole tout de suite, laissant un silence se creuser... enfin, d'une voix calme, il lui exposa les faits.

- Écoute Arya, les œufs n'ont pas encore éclôt en Alagaesia. Aussi j'aimerais que le peuple des elfes et celui des humains les récupèrent et les fasse tester chez eux. J'aimerais que ce soit toi qui supervise les tests à Illirea puis à Ellesmera, et qu'une vingtaine d'elfes les fassent circuler dans l'Empire et dans le Du Weldenvarden.

Hochant la tête, Arya promit de le faire, les yeux brillants. Elle avait certainement dû attendre ça depuis longtemps, voyant que les œufs n'éclosaient pas pour un urgal ou un nain. Eragon continua:

- Et je vais vous envoyer deux nouveaux œufs afin que nains et urgals puissent continuer à tester leurs enfants. Puis-je contourner vos barrières magiques et les envoyer dans mon arbre à Ellesmera?

Réfléchissant rapidement, Arya répondit d'une voix joyeuse:

- Il n'y a pas de problèmes. Mais puisque tu dois envoyer des œufs, pourquoi n'en profiterais tu pas pour revenir en Alagaesia? Cela fait plus de dix ans que tu es parti, les choses ont peut être changé mais ton nom est toujours sur les lèvres de chaque homme, nain, urgal ou elfe.

Eragon ne répondit pas tout de suite. Il y avait pensé, bien sûr, mais ne savait pas si il allait pouvoir quitter les œufs maintenant. Saphira aussi était indécise, bien qu'il savait qu'au plus profond d'elle même, elle désirait retourner là où elle était née, ne serait ce que pour revoir les deux-pattes qu'elle aimait, et pour revoir Fírnen. Choisissant ses mots avec soin, il dit d'une voix douce:

- Je te remercie pour l'invitation. Nous y réfléchirons avec Saphira, et tu auras une réponse prochainement. Le voyage durerait bien un mois... nous verrons.

La reine, voyant que le sujet était clos, orienta la discussion vers l'évolution des dragons. Leur retour se faisait sentir en Alagaesia où la force des elfes remontait doucement vers son apogée. Ça se voyait par le nombre de naissance qui était le plus important depuis plus de cents ans.

Après une heure de discutions, Eragon s'excusa et coupa le sort puis sorti de son bureau, pensif.

Pouvons nous partir Saphira? J'ai peur pour les œufs.

Moi aussi, cependant une autre femelle pourra s'en occuper en mon absence, et puis les elfes resteront avec les Eldunarí.

Eragon grogna.

Je n'aime pas ça. J'ai confiance en eux mais je préfèrerais les confier à un dragonnier plutôt qu'aux elfes. Mais avons nous le choix? J'ai envi de revoir Roran, et pas à travers un miroir. Et puis je me demande comment vont Murthag et Thorn.

Et bien allons y! Je vais laisser à Tiphya la charge de la couveuse. Elle y mettra son œuf aussi.

Tiphya? La dragonne brune? C'est une bonne idée, d'autant plus si son œuf reste dans la couveuse.

Il sentit par esprit que Saphira, qui volait haut dans le ciel, dévia son trajet pour se rendre au nid de la dragonne brune.

Lui chercha par esprit Lupusänghren qu'il trouva méditant sur un banc de pierre dans une petite cours intérieure qu'il avait lui même faite. Il descendit de la tour et prit un petit pont qui lui permit d'accéder à une autre, plus petite, tour qu'il descendit aussi et qui lui permit d'arriver au milieu du complexe. Il prit alors direction vers le jardin de l'elfe et s'installant en face de lui, attendant patiemment que l'elfe ouvre les yeux. Celui-ci ne se fit cependant pas attendre et s'adressant au dragonnier par son nom. Ils s'étaient encore rapprochés depuis ces dix dernières années.

- Qu'y a t il Eragon?

- Saphira et moi avons décidé de retourner en Alagaesia pour quelques mois. Nous allons y déposer de nouveaux œufs et revoir quelques... connaissances.

Fronçant les sourcils, l'elfe afficha aussitôt sa désapprobation.

- Ce n'est pas une très bonne idée. Souviens toi du mal que tu as eu à quitter ceux que tu aimes. Veux tu t'infliger les même douleurs?

Eragon secoua la tête.

- J'ai grandi depuis. De plus cette souffrance je la rencontre à chaque fois que je contact l'Alagaesia par magie, et j'y suis habitué. Je te laisse la garde des Eldunarí, mais j'en prendrais un ou deux avec moi au cas où. Je devrais être de retour d'ici six mois maximum, sauf si tu rencontres un problème. Dans ces conditions contacte moi et je me débrouillerais pour rentrer le plus vite possible. Nous laissons la charge de la couveuse à la dragonne Tiphya.

Toujours mécontent mais se pliant à la volonté du dragonnier, l'elfe s'incline légèrement.

- Comme tu le désires. J'espère que tu reviendras avec un ou deux nouveaux dragonniers.

- Je l'espère aussi.

Et ils se séparèrent, l'un se replongeant dans sa méditation, l'autre préparant le voyage.

Saphira atteignit la plateforme rocheuse qu'elle cherchait et se posa en équilibre sur ses deux pattes arrières, appelant Tiphya par esprit. Celle ci ne tarda pas à sortir d'une grotte et interrogea Saphira.

Oui, Saphira-Maëw? (mère)

Eragon et moi même avons une tache importante à te confier.

La dragonne, bien qu'elle n'osait pas contredire Saphira répondit d'une voix déterminée:

Je suis en train de veiller sur mon œuf, je suis désolé mais je ne peux pas vous aider Maëw.

Il s'agit justement de cela. Eragon et moi allons nous absenter pendant à peu près six mois. Tu veilleras sur la couveuse pendant ce temps où tu pourra évidemment y mettre ton œuf.

La dragonne ne sut que dire. Réfléchissant, elle finit par sortir de ses pensées.

Ce serait un honneur que vous m'accordiez cette confiance.

Satisfaite, Saphira remercia la dragonne et décolla, bientôt suivie par Tiphya qui tenait un petit œuf bleu sombre entre ses serres.

Le lendemain, dans les jardins de Dyrthia Telore, Eragon s'installa sur la large selle dure en cuir et regarda derrière lui les vingt elfes qui s'étaient réunis pour lui souhaiter bon voyage. Il les remercia silencieusement puis fut emporté dans les airs par la force de sa dragonne.

Le voyage du retour commençait.

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Et voilà ! Comme vous vous en doutiez, j'allais faire revenir Eragon un jour où l'autre. J'ai fait un gros blanc de 10 ans parce que y'a rien d'intéressant qui se passe. Peut être que je m'amuserais à faire des bonus en décrivant ce qui s'est passé durant ces 10 ans ?

A bientôt pour la suite, et n'hésitez pas à commenter.