Bonjour tout le monde !

Voilà donc la suite. Pour le moment je ne poste pas de manière très régulière, faut que je me mette un rythme pendant les vacances, ça va arriver.

On en était donc à Eragon qui s'en va, retournant en Alagaesia après 1à ans d'absence. On va donc rester un peu à cette époque pour voir la première évolution de la caste…

Bonne lecture (et rendez-vous en bas :D)

Rappel : les conversations en italiques se font par la pensée.

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Les Retrouvailles


Une jeune fille criait dans le couloir. Une porte claqua. Un sanglot éclata. Un long soupire fut la seule réponse aux larmes.

Un homme, grand et de bonne carrure, se tenait droit devant la porte de sa fille qui devait certainement être allongée sur son lit en train de pleurer. Il était vêtu d'un pantalon brun qui était maintenu à sa taille par une ceinture en cuir à laquelle pendait un marteau. Son haut était une tunique elle aussi brune tissée de fils argenté. Enfin, une cape sombre recouvrait ses épaules et était maintenue à l'aide d'une broche en or. En effet, celui qu'on nommait Puissant Marteau, qui n'avait jamais hésité pendant la guerre, était à ce moment précis totalement indécis quant à la marche à suivre. Il hésitait entre aller chercher Katrina pour qu'elle arrange l'affaire, ou entrer dans la chambre et la résoudre par lui même. Qu'il était difficile d'être père! Cependant il aimait sa fille plus que tout au monde et pour tout l'or du celui-ci il n'aurait pas quitté sa famille.

Il décida finalement de laisser sa fille se calmer toute seule, il pourra profiter du repas pour en discuter. Il reparti alors dans le long couloir en pierre, marchant sur un tapis épais qu'il avait acheté l'année précédente à un marchant venant du Surda car il n'aimait pas marcher chez lui sur de la pierre, cela lui rappelait trop les châteaux qu'il avait attaqué durant la guerre. Il était dans ses quartiers privées mais partit en direction de la grande salle où il recevait les habitants de la ville ou les visiteurs de passage qui venaient lui faire des réclamations ou parfois des cadeaux.

Son château était désormais terminé. Après huit ans de travaux aidés de plusieurs magiciens, il avait fini par respecter sa promesse: fonder un château et rebâtir Carvahall. Cela n'avait pas été facile, mais les efforts payaient et une nouvelle route pavée montait jusqu'à cette ville désormais fortifiée. Ils avaient été nombreux à le suivre, si bien que Carvahall avait facilement triplé de volume, dépassant en taille les villes de Yazuac et Daret et égalisant celle de Ceunon. Étant Comte de la vallée de Parancar, il était devenu l'homme le plus important de la région et de nombreux artisans de tout genre étaient venu vivre à Carvahall, des forgerons aux luthiers. La ville vivait des ses échanges commerciaux via son agriculture, mais également de son exploitation minière car des gisements de pierres précieuses avaient été découvertes dans la Crête, accélérant l'arrivé de nouvelle main d'œuvre et même de quelques nains envoyés par Orik en personne. La vie y était donc tranquille, active et bien remplie.

Roran entra dans la grande salle dont les colonnes permettaient de soutenir le haut plafond. Il alla s'assoir sur une estrade, entouré de deux conseillers.

Des hommes s'avancèrent, et Roran commença à régler les litiges. Un homme disait que trois de ses vaches avaient disparues dans la nuit de leur enclôt, tandis qu'un autre venait faire un rapport sur la découverte d'une nouvelle mine... des groupes discutaient si et là dans la vaste salle. Enfin une dernière personne vint se placer devant Roran. Cependant elle était encapuchonnée et une large tunique cachait ses vêtements. Horst, à sa droite, se racla la gorge.

- Découvrez vous s'il vous plait, et laissez nous voir ce qui se cache sous votre tunique. Les armes sont interdites ici. Comment avez vous passé le barrage des soldats?

D'un geste il demanda à trois soldats de le saisir. Mais avant qu'ils ne s'approchent, l'homme, ou plutôt l'elfe au cheveux argenté se découvrit et fixa Roran avec un grand sourire. Puis, alors qu'un silence de mort était tombé, l'elfe lanca d'un ton léger:

- Salut mon frère! Je vois que les choses ont bien changée depuis mon départ!

D'abord immobile de surprise, Roran se leva d'un coup et se précipita vers son frère. Il le prit dans ses bras avec bonheur.

- Pourquoi ne pas nous avoir prévenu de ta visite?

Eragon lui rendit son étreinte avec plaisir.

- Et bien... si on l'avait fait il n'y aurait pas eut de surprise!

Tout autour d'eux, les gens se réunissaient et déjà en dehors du château le bruit courait qu'Eragon le Tueur d'Ombre était dans le château, si bien qu'en peu de temps la grande salle fut remplie d'hommes, de femmes et d'enfants curieux et avides de voir le sauveur de l'Alagaesia.

Roran et Eragon discutait toujours dans la salle et se retrouvèrent piégés car entourés. Amusé par la situation, Roran lui glissa à l'oreille:

- C'est la première fois qu'on a autant de monde dans la grande salle. Tu es resté populaire même ici...

Puis il s'avança et monta sur l'estrade, accompagné par Eragon, puis il prit la parole d'une voix forte.

- Silence! -il posa une main sur l'épaule de son frère- Mon frère Eragon le Tueur d'Ombre est de retour parmi nous, et nous allons fêter cela ce soir. En attendant rentrez chez vous, car vous pourrez voir Eragon plus tard.

Une grande clameur accueillit la déclaration et la foule se dispersa lentement, tentant de parler au dragonnier ou de l'approcher. Celui ci, habitué au calme des elfes depuis plus de dix ans s'éclipsa rapidement, suivant son frère par une petite porte. Il le remercia du regard mais n'eut pas le temps d'engager la conversation qu'une femme lui tombait déjà dans les bras.

- Eragon! Tu aurais dû prévenir que tu venais! Et c'est quoi ces nouveaux cheveux?

- Bonjour Katrina! Ça va? Pour mes cheveux je ne sais pas comment ça se fait, mais je les aime bien comme ça!

Katrina s'écarta un peu et l'observa.

- Tu as changé encore. Tu parais plus... sage.

Sans que le dragonnier ne comprenne pourquoi, cette remarque fit beaucoup rire Katrina. Il observa alors le couple, heureux.

- Vous m'aviez manqué.

D'une vois douce il regarda vers le fond du couloir:

- Ismira! Pourquoi tu ne viens pas?

Le couple se retourna et regarda vers le fond. Une petite fillette rousse passa sa tête timidement de derrière le coin du mur. Voyant qu'elle était le centre d'attention des trois adultes, elle disparu brutalement derrière le mur ce qui fit bien rire Eragon qui s'avança vers elle, suivit de près par Roran et Katrina. Cependant la fillette les devança et se précipita dans les jambes de sa mère, se cachant dans sa robe.

- Voyons Ismira! C'est ton oncle Eragon! Ce n'est pas une façon de se tenir devant un membre de ta famille!

Ismira regarda alors successivement sa mère, puis Eragon et s'avança, penaude puis dit d'une petite voix:

- Bonjour mon oncle.

Eragon s'accroupit à sa hauteur:

- Bonjour ma nièce! Cela fait longtemps que je voulais te voir! La dernière fois tu étais grande... comme ça!

Il réussi à arracher un sourire à la jeune fille qui retourna quand même dans la robe de sa mère.

Roran le mena alors à un petit salon confortable dans lequel brulait un petit feu de cheminée et demanda où était Saphira.

- Elle est en train de chasser. D'ailleurs il faudrait que je dédommage un fermier car à notre arrivé Saphira avait particulièrement faim et on est passé devant un troupeau de vaches... tu connais son appétit, rien de ce que j'ai dit n'a pu l'empêcher d'en faire son casse croute.

Cela fit bien rire Roran qui s'installa confortablement dans un des fauteuils verts sombres. D'un geste, il saisit une pipe qui attendait, déposée sur une petite table à coté. Il la rembourra puis se tourna vers son demi-frère.

- Alors, quelles sont les nouvelles?

Eragon s'assit à son tour et d'un claquement de doigts, alluma la pipe de Roran qui le remercia d'un geste de la tête. Il se perdit dans la contemplation des flammes un instant, puis se reprit et répondit :

- Si tu savais tout ce qui se passe là bas...

Et il se mit alors à lui décrire en long, en large et en travers toutes les activités qui prenait son temps à Dyrthya Telore depuis une dizaines d'année.

Tard dans la nuit, les deux hommes se séparèrent et le dragonnier fût accompagné jusqu'à sa chambre, une pièce spacieuse dans laquelle tenait un grand lit à baldaquin près de la fenêtre sur la gauche, une cheminé en marbre en face de la porte, tandis qu'une table basse et trois fauteuils permettaient à Eragon de recevoir des invités sur la droite. Un bureau était posé contre le mur de gauche un peu avant le lit. Traversant la pièce, il ouvrit la fenêtre et appela sa dragonne dans la nuit tombante. Celle ci ne tarda pas à venir et s'accrocha de ses serres aux murs de pierre. Il lui retira avec l'aide de la magie la selle qui rentra tout juste par la fenêtre grande ouverte. Annulant quelques sorts, il sorti les Eldunarí de Glaedr et d'Umaroth ainsi que les deux œufs, un blanc/gris et un orange. Il lança de nouveaux sorts pour les dissimuler et empêcher quiconque de les prendre puis, après avoir lancer des sorts afin d'être réveillé si quelqu'un tentait de pénétrer dans sa chambre, il s'endormit comme une masse, plongeant dans ses rêves éveillés.

Trois coup frappèrent à sa porte. Grommelant, le dragonnier se retourna dans son lit sans faire mine de se lever. S'il avait gardé un trait de son humanité, c'était bien celui ci, à rester au lit autant que possible.

- Seigneur dragonnier! Seigneur!

L'appel lui arriva jusqu'aux oreilles comme une voie lointaine. Cependant elle était si décalé de la réalité, cela faisait si longtemps que personne ne lui avait servit de "seigneur", et ça ne lui avait, curieusement, absolument pas manqué. Il grogna à nouveau mais se leva malgré tout et se dirigea vers la porte, irrité qu'on lui ait privé de sa première nuit de sommeil sur un bon lit depuis plus de deux semaines. Il avait en effet décidé de passer chez Roran, son cousin et presque frère, avant de passer à Ilirea ou chez les autres peuples. Il avait tant à faire qu'il eut envi de retourner dans son lit, fatigué d'avance.

Ouvrant la porte il regarda la jeune servante qui rougit en le voyant torse nu, les cheveux ébouriffés.

- Le... le seigneur Puissant Marteau... m'a demandé de vous réveiller. Il est... il est bientôt midi et une affaire urgente requière votre attention.

N'attendent pas de réponse, elle tourna les talons et s'enfuit presque en courant sous le regard étonné du dragonnier.

Mais qu'est ce qu'elle a?

Tu as côtoyé trop de dragons depuis dix ans. -Saphira gloussa- Tu ne sais plus comment te tenir devant les jeunes femelles humaines. Pauvre de moi! J'ai un malpoli comme dragonnier!

Le dragonnier, et bien que Saphira ne puisse pas le voir, leva les yeux au ciel mais ne répondit pas. Refermant la porte il alla se changer, s'habillant d'une tunique bleu clair et un pantalon en lin blanc. Une ceinture noire lui serrait la taille, à laquelle il accrocha son épée. Prêt, il pénétra dans le couloir et étendit son esprit afin de détecter celui de Roran, puis, guidé par celui ci, il le trouva rapidement dans un petit salon.

- Bonjour Eragon! Alors, bien dormi? Désolé d'avoir dû te lever.

- Bonjour! Je crois que cela faisait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi! Quel problème nécessite donc mon aide?

Roran se tourna vers le miroir et fit signe à Eragon de s'assoir. À peine une minute plus tard, le miroir s'anima et Nassuada apparut. Elle semblait plus vieille, sans doute à cause la charge colossale que lui imposait son poste. Des cernes noires soulignaient ses yeux, mais ce fut cependant avec un grand sourire qu'elle salua Eragon.

-Tu aurais dû nous prévenir de ta venu! J'ai été assez... surprise quand on m'a contacté pour m'affirmer que le dragonnier Eragon se trouvait à Carvahall mais j'ai quand même contacté ton frère qui m'a confirmé la nouvelle, la très bonne nouvelle. Que nous vaut donc cette venu?

Roran intervint aussi:

- J'aimerais aussi le savoir! Je suis sûr que ça te fait plaisir de nous voir mais je doute que la simple nostalgie t'ai poussé à retourner en Alagaesia...

Gêné, le dragonnier fixa tour à tour Nassuada et Roran. Puis murmurant une phrase en ancien langage, il rendit ses paroles imperméables au tout autres personnes que Nassuada et son frère. C'était une autre technique qu'il avait découvert: au lieu d'empêcher les autres d'écouter, il les empêche de comprendre ce qu'il dit.

- Et bien les œufs n'ont pas éclôt et cela fait dix ans que je les ai laissé ici. J'ai donc décidé avec Saphira d'en apporter deux nouveaux tandis que les deux actuels iront chez les elfes et les hommes. J'assisterais moi même aux premières cérémonies en espérant que le dragon choisira parmis ceux qui viendront.

La nouvelle fit briller les yeux de Nassuada, autant que ceux de Roran qui en tremblait d'excitation.

- De nouveaux œufs! Mais... en as tu encore assez là où tu es...?

Ce fut au tour de Saphira d'intervenir, à travers d'Eragon pour que Nassuada l'entende.

- Nous avons tous les jours plus d'œufs encore. La race des dragons, bien que encore fragile, n'est plus menacée.

Nassuada, voyant qu'elle ne tiendrait pas le dragonnier encore longtemps, clôt alors la conversation.

- Et bien j'espère que nous nous verrons très prochainement. Sur ce, Tueur d'Ombre, Puissant Marteau, bonne journée.

De concert, les deux lui répondirent en même temps:

- A toi aussi.

La conversation se coupa et Roran assaillit alors son frère de questions, voulant notamment revoir Saphira ou voir les nouveaux œufs. Le dragonnier s'en amusa et demanda alors à son frère, le testant:

- Veux tu les tester? Peut être que l'un des deux éclorait pour toi?

- Et laisser la femme, ma fille et ma place derrière moi?

Approbateur, Eragon ne fit cependant aucun commentaire et s'en alla en direction de sa chambre afin de satisfaire la curiosité de Roran...

Après plus de deux semaines durant lesquelles de plus en plus de monde affluait vers le château, Eragon dû faire une déclaration publique disant qu'il partirait bientôt de la ville et qu'il ne servait à rien de remonter jusqu'à Carvahall. Et en effet il avait décidé de repartir car il avait beaucoup à faire, et ce malgré la complicité naissante entre Eragon et Ismira et le plaisir qu'il avait de voir sa belle sœur et son frère.

Faisant leurs adieux pour la deuxième fois, Eragon promit cependant de revenir avant de repartir loin de l'Alagaesia, puis, Saphira prenant son envol, ils disparurent à l'horizon.

Alors où va-t-on petit homme?

Très bonne question! Par où veux tu commencer? Ilirea, les elfes, les nains ou les Urgals?

Saphira tourna la tête vers lui, ne regardant plus où elle volait et lâcha un petit jet de fumé qui faillit l'étouffer. Satisfaite elle répondit:

Tu inverses les rôles! Tu sais très bien par où je voudrais commencer!

Et bien dans ce cas allons y ma belle!

Saphira volait depuis quelques heures, tranquillement, tandis que ni Glaedr, ni Saphira ni personne ne brisait le silence, profitant de cette paix pour laquelle ils s'étaient battu. Toute sa vie Eragon avait craint quelqu'un ou quelque chose, mais plus maintenant. Il était sans doute la personne la plus puissante de toute l'Alagaesia et c'était désormais le reste du monde qui le craignait. Si cela l'effrayait un peu, au contraire, Saphira semblait tout particulièrement aimer cela. Cela devait être du a sa nature profonde de dragon qui veut dominer les autres. Elle était actuellement certaine qu'elle était et resterait l'une des plus puissantes dragonnes de son temps, puisqu'elle était la plus vieille. De plus Glaedr et les autres esprits des dragons l'aidaient, par leur expérience, à grandir et à dompter tant son corps que les vents qu'il chevauche.

Une masse verte semblable à celle de Du Weldendyata (La forêt du renouveau), la foret où Eragon et les elfes avaient élus domicile, apparue à l'horizon. Plus vaste et plus sombre, le dragonnier admira une nouvelle fois la beauté du Du Weldenvarden. S'enfonçant dans la profondeur de la marée verte et frisonnante, Eragon perçut rapidement les hautes barrières magiques et demanda à Saphira de se poser dans une clairière. Celle ci en repéra rapidement une de bonne taille et y descendit, mais ne suivit pas son dragonnier à pied car les arbres étaient encore trop peu espacé pour permettre à la dragonne, qui avait encore beaucoup grandit, de passer.

Je continue au dessus, dis moi quand les barrières seront levées...

La voix grave de Galedr continua les pensées de Saphira:

...Et ne fais pas de bêtises Eragon!

Souriant, le dragonnier ne prit même pas son épée avec lui et continua à pied en direction du cœur de la foret. Il marchait tranquillement, solitaire et attentif au moindre mouvement. Il ressemblait à un simple vagabond ainsi, sauf qu'aucun vagabon ne pouvait pénétrer aussi profondément dans la forêt. Avec nostalgie, il se rappela de ces anciennes méditations sous les conseils de Glaedr et Oromis, et sa manie d'observer les fourmis. Umaroth se mît à rire doucement.

Mon dragonnier Vrael s'était passionné sur la vie des scarabées quand son maître lui avait soumis cet exercice...

Cela fit bien rire Saphira mais Eragon fut heureux de voir qu'il n'avait pas été le seul à éprouver quelques difficultés au début (tout du long?) de son entrainement.

Au couvert des hauts arbres, le dragonnier continua d'avancer jusqu'à ce qu'enfin une silhouette qui lui était un peu familière lui barre la route. Il allait parler mais l'elfe, gardien de la foret, lui fit simplement signe de passer, une moue satisfaite sur son visage. Alors il continua son trajet pendant encore quelques miles. Il sentit qu'il était proche de Osilon mais ne désirait pas s'y arrêter. Il monta alors sur un arbre large de nombreux pieds, témoignant de son âge ancestral, et appela Saphira qui vint le récupérer sur son perchoir. La nuit tombait presque, aussi ils volèrent encore un peu pour s'éloigner de la ville puis se posèrent dans une clairière où ils se couchèrent rapidement après un maigre repas. Les eldunarí assurèrent qu'ils allaient monter la garde durant la nuit qui se passa sans encombres.

Eragon roula sur le coté et tenta de se lever... avant de taper le sommet de son crâne contre une aile bleu. Grommelant, son habituelle bonne humeur du matin s'exprimant, il rampa jusqu'à la sortie de sa "tente". Son horloge interne ne l'avait pas trompé car il sentit à travers les feuilles et par le bourdonnement de la foret en éveil que le soleil se levait. Il s'étira, pied nu dans l'herbe mouillée et observa sa dragonne.

Saphira?

Un ronflement un peu plus bruyant lui répondit et le fit lever les yeux au ciel.

Umaroth, Glaedr? Le nuit fut tranquille?

Calme comme l'eau d'un lac un jour sans vent.

Ou comme le vol d'un dragon quand il se veut furtif.

Acquiescent, le dragonnier tenta à nouveau de réveiller sa dragonne:

- Saphira! ... SAPHIRA!

Sursautant, la dragonne donna un coup de queue en direction du dragonnier qui l'évita sans problème, la queue finit dans un arbre, laissant une profonde trace. Le dragonnier s'adressant alors en riant aux Eldunari:

Elle est belle la furtivité et la douceur des dragons! –il se tourna vers sa dragonne qui, lui tournant le dos, boudeuse, s'était roulée en boule pour se recoucher- Aller! Debout ma belle! On a beaucoup de choses à faire aujourd'hui!

La dragonne se leva à son tour et s'étira en râlant:

J'aurais pu dormir encore deux minutes!

Eragon mangea rapidement son repas puis installa la selle sur sa dragonne et vérifia son précieux chargement, et enfin monta sur Saphira qui n'attendit même pas qu'il se soit correctement installé pour s'envoler, petite vengeance du réveil brutal qu'elle avait subit.

Et ils repartirent pour une mâtiné de vol durant laquelle les deux eldunarí et Saphira échangèrent des énigmes. Enfin ils arrivèrent à Ellesméra et Saphira descendit lentement, annonçant leur visite.

Quand ils se posèrent à proximité du palais de la reine, les elfes y étaient déjà nombreux à l'attendre, heureux de l'arrivé d'un autre dragon et de son dragonnier. Quand ils s'aperçurent des changements physiques d'Eragon, il y eut quelques chuchotements semblables à un bruissement d'aile, et qui furent vite coupés par l'ouverture des portes du palais qui laissèrent place à la reine et quelques seigneurs elfes. Blagden volait au dessus de la reine qui s'approcha de sa démarche souple, un long bâton blanc à la main. Elle était resplendissante dans une longue robe blanche cintrée de fils d'or qui mettaient en valeur sa taille fine. Sur son front, un diadème en or surmonté d'une émeraude, de la même couleur que ses yeux, écartait ses cheveux d'un noir de jet qui tombaient sinon en cascade sur ses épaules, cachant ses oreilles pointues. Son visage parfait aux pommettes hautes fixait le dragonnier, tentant de lire en lui. Mais cette technique ne marchait plus sur Eragon qui soutint le regard de son amie sans difficulté. Cependant, loin d'en être frustrée, cela tira un grand sourire à la reine qui s'arrêta à deux pas du dragonnier. Elle commença alors les salutations elfiques, ce qui provoqua un nouveau murmure parmi la foule. Honoré, le dragonnier lui répondit en ancien langage selon le rite immuable. Souriante, Arya se tourna vers son peuple:

- Aujourd'hui le héros de l'Alagaesia est de retour et de grandes nouvelles l'accompagnent!

Elle jeta un regard sur Eragon comme si elle attendait son approbation, et continua d'une voix forte:

- Car il n'est pas seulement revenu avec Saphira Écaille Brillante, mais aussi avec deux œufs destinés aux futurs dragonniers! Ils iront chez le peuple des nains et de Urgals mais en échange, un œuf devra nous revenir. La renaissance des dragons s'est accélérée et celle des dragonniers ne tardera plus.

Des éclats de joies envahirent la foule présente mais le silence revint vite en attente de la suite, ce que la reine apporta.

- Un héros est de retour, et nous fêteront dignement cela ce soir! Que les musiciens se préparent et que soient ramener nos meilleures boissons! Nous accueilleront dignement les sauveurs de l'Alagaesia.

Elle tapa le sol de son bâton et une pluie de fleurs apparue, volante, dans les airs, comme l'avait fait sa mère quelques années auparavant. Émerveillé tout le monde détourna son attention vers la multitude de fleurs et Arya en profita pour caresser la joue d'Eragon d'un geste tendre et chuchoter tout bas:

- Tu m'as manqué.

Mais elle la retira rapidement et s'en alla dans son palais. Elle s'arrêta cependant un instant et se retourna:

- Saphira, Fírnen t'attend à l'À-pic de Tel'naeír, Eragon j'ai fait préparé l'arbre de Vrael car, comme le désirait ma mère, il est désormais à toi et aux dragonniers qui te succéderont.

Et elle les laissa ainsi. Cependant un esprit frôla celui du dragonnier, un esprit qui lui était familier...

Hum... ton esprit a changé depuis ces dix dernières années... il est plus vaste et plus enivrant...

Eragon sentit la gêne de son elfe, mais se retint de tout commentaire. La foule commençait à se disperser, certains voulant s'approcher du dragonnier, d'autres s'éloignant afin de préparer la fête. Le dragonnier discuta un instant avec quelques elfes, puis se dirigea vers Saphira et monta rapidement sur selle alors que la dragonne s'envolait déjà en direction de leur arbre. Eragon reprit alors la conversation avec la reine qui discutait avec Saphira. La reine, sentant à nouveau l'esprit du dragonnier, lui dit:

Tu as changé aussi physiquement. C'est plus flagrant quand tu es en face de moi que face à un miroir.

Merci! Tu es resplendissante, les rôles de reine et de dragonnière te vont magnifiquement bien.

J'aime le croire. Alors comment s'est passé le voyage et comment vont Roran et Katrina?

Saphira venait d'atterrir au pied de son arbre et Eragon commençait à défaire la selle, alors que sa dragonne tremblait presque d'impatience, ce qui ne facilitait pas la tache de son dragonnier.

Ils vont bien, ainsi que Ismira qui grandit, fidèle image de la beauté de sa mère et de la vitalité de son père! Elle fera une magnifique humaine!

Je n'en doute pas! Je connais sa famille et elle n'est composée que de membres exceptionnels.

Dès qu'il finit de détacher la selle, Saphira décolla en direction de l'a-pic. Le dragonnier commença à monter les escaliers raides, la lourde selle dans le bras.

Nous avons un lourd programme de prévu comme tu t'en doutes... Il y a tant de choses à faire, et notamment ton éducation...

Il sentit dans son esprit l'amusement d'Arya.

C'est vrai... il faudrait commencer tout de suite d'ailleurs.

Eragon s'arrêta sur son palier et actionna la poignée afin d'entrer dans sa chambre. Là, à sa grande surprise, il vit Arya debout face à la fenêtre. Elle se tourna vers lui avec un sourire et il fut vexé de ne même pas s'être aperçu de sa présence. Il déposa la selle sur le coté et Arya prit alors la parole, quittant son esprit.

- Tu as été plutôt lent dragonnier!

- Je dirais plutôt que tu as été rapide Tueuse d'Ombre.

Elle sourit du surnom et s'avança vers lui, et, au grand étonnement d'Eragon, mais aussi pour son grand plaisir, se serra contre lui, profitant de sa présence réconfortante.

- Si tu savais comme on se sent seul parfois, Fírnen et moi... j'ai plus d'une fois faillit fuir jusqu'à Dyrthia Telore pour vous rejoindre.

Eragon inspira son odeur et passa une main dans ses cheveux.

- Si un jour tu cèdes il y aura toujours une place chez nous pour toi.

Arya s'écarta et alla s'assoir sur un fauteuil, le regardant avec amusement:

- Alors, que voulais-tu m'apprendre jeune dragonnier?

- C'est autant à Saphira qu'à moi même de vous l'apprendre. Saphira enseigne en ce moment à Fírnen l'histoire des dragons.

Arya regarda dans le vide deux petites secondes puis fronça les sourcils:

- Je ne sais pas il m'empêche d'accéder à ses pensées.

Eragon rit doucement ce qui contraignit encore plus la reine.

- Ces sujets ne concernent que les dragons. Même dans un couple entre un dragon et un dragonnier quelques secrets subsistent. Cependant ces secrets doivent être aussi rares que nécessaires. Mais dis-moi, comment se passe votre symbiose?

Eragon trouva étrange de se retrouver à la place de son maître, mais fixa Arya sans trouble. Celle ci chercha ses mots pour expliquer ce qu'elle vivait.

- Et bien… je n'ai jamais vécu cela, le fait de tout livrer, ses pensées, ses sentiments, à quelqu'un et en même temps de tant recevoir... mais parfois... c'est trop. Je préfèrerais garder certaines choses pour moi et moi toute seule.

- Fírnen sera toujours là pour toi et ne te jugera jamais. Votre couple se fortifiera au fur et à mesure des années et des épreuves que vous rencontrerez car ce n'est que face à celles ci que vous vous rendrez compte de l'importance de votre lien. En dix ans avez vous déjà été séparé?

- Non et je ne compte pas l'être...

- Il faudra que l'on vous enseigne comment séparer totalement vos esprits car ça peut être nécessaire dans certains cas extrêmes. Les premières vraies séparations sont douloureuses, mais vous finirez pas le supporter.

Arya fronça les sourcils, ne comprenant pas l'intérêt. Eragon contacta Saphira et lui proposa son idée qu'elle accepta. Aussitôt Arya criât et se pressa le bras. Eragon la regarda, amusé.

- Tu as compris maintenant? Pour une douleur minime il n'y a pas de problèmes... mais rappelle toi de la blessure de Glaedr. Pour le moment je vais vous apprendre à séparer votre esprit, puis je vous apprendrais à soulager la douleur de votre pair.

Aidé par Glaedr qui apportait des précisions parfois, Eragon pût ainsi donner sa première leçon en tant que maître, et, bien qu'il redoutait cette instant, il se sentit étrangement bien et en confiance dans son rôle. Peut être que les dix années à partager les souvenirs des plus vieux dragons de toute l'Alagaesia l'avaient changé d'avantage qu'il ne le soupçonnait.

La leçon prit toute l'après midi, aussi le soleil commençait à décliner quand Eragon s'aperçut de l'heure tardive...

- Arya?

Concentrée sur elle même et sur son esprit, elle ne l'entendit pas tout de suite. Cependant il insista et elle fut tirée, contrariée qu'on la dérange dans son intense concentration.

- Oui Eragon?

- Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui. Nous avons tous deux d'autres taches à accomplir. Il me semble qu'une fête est sur le point de commencer et que notre absence serait... remarquée...

L'elfe sourit et se leva... un peu trop vite. Cela faisait plusieurs heures qu'elle était assise et le sang reflua trop rapidement dans sa tête. Prise de vertige, elle allait tomber quand deux bras solides la rattrapèrent. Eragon la soutint de ses bras, et, levant la tête vers lui, elle le remercia tout en s'approcha... pour lui déposer un léger baiser sur la joue. Se libérant de son étreinte, elle sortit rapidement par les escaliers.

Soupirant, dragonnier dû se préparer et alla mettre une tunique verte cintrée qui avait été mise à sa disposition. Il râla un peu qu'on ne lui laisse pas choisir ses vêtements comme il en avait pris l'habitude en dix ans, mais fût content quand il vit que cela lui allait vraiment bien. Encore une fois il ne prit pas Brisingr, et, fin prêt, il descendit de son arbre puis prit seul le chemin vers le centre de la cité elfique. Là, contrairement à ce que le dragonnier attendait, il n'y avait pas de longues tables entourées de bancs mais plutôt une unique rangée de table surmontée de mets allant d'une multitude de fruits de saison à divers fleurs comestibles. Souriant, il se rappela l'époque où il mangeait encore de la viande. Tout autour de lui les elfes s'écartaient à son passage, murmurant des "Tueur d'Ombre" ou "Shur'tugal" emplit de respect. Ne répondant que par de simples gestes de tête, Eragon se dirigea vers l'endroit où la reine semblait être attendue. En effet au pied d'un arbre gigantesque se tenaient plusieurs seigneurs d'Ellesmera qui discutaient paisiblement en attente de quelqu'un. Ils remarquèrent la présence du dragonnier mais semblaient s'étonner qu'il soit seul.

Saphira tu te fais désirer...

Touchant l'esprit de sa dragonne il en ressortit aussitôt et leva les yeux au ciel, la toute pointe de ses oreilles légèrement rouges. Elle ne viendrait pas avant un bon bout de temps...

- Eragon-Elda.

Le tirant de ses pensées, un seigneur elfe, qu'Eragon crut reconnaitre, à l'aide des souvenirs transmis par les Eldunari, comme étant l'intendant l'Ellesmera Ylliurin aux cheveux d'argent, (son nom lui allait à merveille) commença les formules de politesses elfiques auxquelles le dragonnier répondit mécaniquement.

- Où est donc votre dragonne Eragon Shur'tugal?

Souriant, le dragonnier lui répondit sans trahir son gêne.

- Elles avaient quelques retrouvailles à faire, elle viendra dans la soirée soyez en sûr.

Eragon fit une pause puis s'intégra dans le cercle des hauts dignitaires elfiques qui le fixaient silencieusement. Le dragonnier répondit à leur regard sans cependant perdre contenance comme il l'aurait fait quelques années auparavant. Il continua alors en se tournant vers Ylliurin:

- Comment se porte les relations avec les humains Ylliurin-Elda?

Un éclair d'étonnement passa dans les yeux de l'elfe qui lui répondit cependant d'une voix amicale et charmante.

- Du mieux possibles. Évidemment, les hommes ont toujours eut courte mémoire ce qui leur permet de renouveler constamment leurs relations avec les autres races. Cela peut expliquer pourquoi la peur que l'on suscitait chez eux s'est quelques peu transformée en respect ces dix dernières années. Notre rôle dans la guerre y a aussi sûrement participé... peut être même votre ouverture à tous les peuples leur à-t-elle permit d'emprunter cette voix? Au final nos relations sont certainement moins tendues qu'elles le furent même au temps des anciens dragonniers.

Un autre noble aux cheveux blancs et aux pupilles si pales qu'ont eut dit que ses yeux étaient uniquement de la même couleur que ses cheveux prit la parole de la voix mélodieuse caractéristique de son peuple.

- L'invention des Grands Jeux a aussi permit un rapprochement que personne n'aurait pensé possible avant la mort du Briseur d'Oeufs. Le futur nous a toujours été caché mais aujourd'hui nous sommes assez sereins quant à nos relations avec les autres races d'Alagaesia. Bien sûr cela reste à confirmer sur les décénies qui approchent. Cependant les caprices du destin sont indéchiffrables, et heureusement, sinon quelle saveur aurait notre vie?

Le dragonnier sourit et s'inclina légèrement devant l'elfe en ajoutant:

- Et quel sens pourrions-nous lui donner?

L'elfe s'inclina légèrement à son tour et Eragon fut touché par le respect qu'il lui témoignait malgré son très jeune âge. La conversation s'arrêta cependant, coupée par l'arrivée de la reine. Vêtue d'une longue robe bleue pale, elle resplendissait. Chaque forme de son corps était mise en valeur et ses fines épaules étaient totalement nues. Ses cheveux étaient retenus uniquement par un diadème d'or et d'argent qui rappelait son statut. Cependant sa prestance était telle que même un inconnu aurait su qu'elle était la reine. Souriant, elle se dirigea vers le cercle des nobles tandis que les elfes s'inclinaient à son passage. Arrivant à hauteur d'Eragon elle s'arrêta et ouvrit la bouche mais fut devancé par le dragonnier qui commença le salut elfique. Surprise, elle sourit de plus belle et lui répondit selon le rite antique. Puis elle fit signe aux autres elfes qui se retirèrent. Se tournant vers Eragon elle continua de sourire.

- Excuse moi du retard, mais j'ai encore du mal à mettre mes robes... un siècle d'habitude est dur à supprimer...

- Les plus belles femmes doivent savoir se faire désirer...

Arya regarda Eragon, surprise, puis se mît à rire et entraina le dragonnier vers une table, le présentant parfois à un elfe. L'arrivé de la reine semblait signifier le début de la fête, aussi des elfes commençaient à chanter au son de divers instruments et d'autres à danser au rythme des chants. Les tonneaux commencèrent à se vider doucement et les rires des elfes joyeux emplirent bientôt toute la cité en liesse.

La soirée passa ainsi pour Eragon, qui discutait, riait ou racontait comment se passait l'éducation des nouveaux dragons ce qui fit briller les yeux des elfes ou les fit éclater de rire. Au fur et à mesure que la soirée avançait, l'esprit du dragonnier s'embrumait autant par l'alcool que par la magie du moment. Saphira arriva enfin, accompagnée de Fírnen et ils attirèrent l'attention de tous ce qui libera Eragon. Celui ci s'aperçut alors qu'il tenait Arya par la main, leurs doigts entremêlés. Rougissant, il la regarda mais celle ci ne comprit pas son gêne et l'entraina au centre de la place où divers couples dansaient déjà.

- Arya pitié tu sais que je ne sais pas danser!

La reine sourit et leva les yeux au ciel puis, sans même demander son autorisation, entra dans son esprit et lui transmit un souvenir où elle voyait un couple danser à une fête. Elle le prit par le cou et lui posa ses mains sur sa taille comme l'elfe du souvenir le faisait. La voix moqueuse d'Arya résonna dans son esprit. La reine semblait dans le même état que Eragon.

Tu vois, ce n'est pas si compliqué!

Elle allait se retirer de son esprit mais la danse commença et les mouvements fluides de leur deux corps serrés la fit perdre toute concentration et elle s'abandonna au battement rapide de l'esprit d'Eragon qui entra lui dans le vaste esprit enivrant et chaud de l'elfe, comme s'il était serré dans une couverture chaude et douce. Perdant la notion de temps et d'espace, la reine et le dragonnier continuèrent à danser l'un contre l'autre, leur lèvres parfois à un cheveu de s'unir. Le dragonnier sentit soudain un baiser rapide et discret dans son cou ce qui lui fit merde toute concentration, une décharge électrique parcourant son corps. Il faillit trébucher, ce qui fit rire Arya, mais réussi à continuer de danser, plus calmement cependant. Enfin la musique s'arrêta et les deux danseurs s'encartèrent, s'apercevant qu'ils étaient le centre d'attention de toute la foule qui les fixait avec attention, certains avec désapprobation, d'autres avec un sourire. Gênés de s'être laissés emporter ainsi, Arya et Eragon n'osaient pas se regarder, mais leur esprits restaient mélangés. Le rire de Saphira, véritable tremblement de terre, les sauva et cette nouvelle diversion leur permit de s'éloigner de la foule, toujours main dans la main.

Les deux dragonniers s'étaient réfugiés loin de l'excitation de la fête au pied de l'arbre Menoa, où l'obscurité aurait empêché à un simple humain de voir la scène. Les rires et les chants, tamisés par les feuillages denses, arrivaient aux oreilles du couple comme le bruit de la mère sur le sable, allant et venant dans un rythme hypnotique. Se tenant la main, Eragon et Arya se fixaient, debout. Aucun mot n'était échangé car leur esprits, fusionnés, transmettaient chaque émotion, chaque pensé à l'autre. Ils étaient immobiles, totalement silencieux, et savouraient ce moment qu'ils attendaient depuis si longtemps. Elle était prête et il le savait. Il savait que si il avançait maintenant elle ne lui résisterait pas, ne lui résisterait plus. Elle était à lui comme il était à elle. Enfin.

Elle lui sourit, car elle avait suivit chacune de ses pensées comme un trésor, et elle s'avança, se collant contre lui, passant ses mains sous sa tunique verte, elle caressa doucement la peau de son dos. Frissonnant, il se laissa faire, se contentant de l'admirer, sa chevelure, ses yeux verts, ses pommettes hautes, son nez, ses lèvres... il les voulait maintenant. Suivant encore ses pensées, elle sourit et enleva ses mains de son dos pour entourer son cou de ses bras et attirer le dragonnier vers elle. Il la prit à son tour à la taille et à la nuque, et, d'un dernier mouvement fluide...

ERAGON!

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Ouuuups, j'arrête ici )

Oui ce chapitre a mis pas mal de choses dont du Eragon/Arya. La fic tourne pas autour de cette relation, mais j'en mettrais de temps à autre. Même si j'avoue préférer pour le moment un Eragon solitaire.

Venez laisser un petit commentaire si vous avez apprécié, c'est toujours agréable d'avoir un retour ce qui permet d'améliorer grandement l'histoire en elle-même, l'écriture…