Bonjour à tous !

L'attente a été un peu longue pour ce chapitre et j'en suis désolée !
Je tiens également à vous préciser que le rythme de publication va être très aléatoire puisque je n'ai plus beaucoup de temps libre.

Pour ce nouveau chapitre, on entre dans une phase d'action. J'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Shingeki no Kyojin ainsi que ses personnages appartiennent à maître Hajime Isayama, mangaka de sa profession. Je ne fais que les lui emprunter et, promis juré, je les lui rendrai (en espérant ne pas trop les avoir abîmés au passage... mais ça j'en doute XD).

Remerciements :

Mon amoureux : Merci encore une fois d'avoir pris du temps pour m'aider à relire/corriger/améliorer ce chapitre !

Chloe : Clair et concis, je n'en demande pas plus. Merci beaucoup pour ton commentaire ! (Prenez exemple sur elle les autres ^^)

Angelic-momoko : Merci pour ton commentaire ! Pour répondre à tes questions :

* Oui, Eren et sa clique apparaîtront dans l'histoire mais pas tout de suite. Pour le moment, l'action se passe en 847, ils viennent juste d'intégrer le bataillon d'entrainement. Ils arriveront donc en 850 lors de leur intégration au bataillon d'exploration.

* En ce qui concerne OC, désolée mais je ne peux rien dévoilé maintenant. Il faudra patienter ;)


Chapitre 2 - Retour aux sources


Livaï, ainsi que le bataillon d'exploration au grand complet, attendait devant la porte du district de Trost qu'Erwin lance le signal du départ. Les chevaux commençaient à s'impatienter alors que leurs cavaliers rassemblaient leur courage.

Habituellement, le caporal profitait toujours de ce moment pour se préparer mentalement à la mission qu'il devrait accomplir. Mais cette fois-ci, cela lui était impossible.

Depuis deux mois, à chaque fois qu'il essayait de chasser toute pensée de son esprit, l'image mentale du baiser qu'il avait échangé avec Petra s'imposait à lui.

Dès lors, il n'avait pas arrêté de se demander ce qui l'avait poussé à faire une chose aussi stupide, mais en réalité, il en connaissait parfaitement la raison. Il avait voulu la faire réagir.

Toutefois, à son grand dam, ce geste téméraire n'avait pas atteint le but qu'il espérait et plutôt que de faire entrevoir à la jeune femme de nouvelles perspectives, celle-ci s'était au contraire complètement refermée sur elle-même.

L'espièglerie qui caractérisait jusqu'à présent leurs échanges avait totalement disparu, elle n'osait plus l'approcher ni même le regarder en face et lorsqu'il arrivait par hasard à capter son regard, il n'y voyait plus que de la honte.

Il se maudissait d'avoir ainsi changé la donne…

Sa monture bougea légèrement, le faisant revenir à la réalité.

Ce n'était ni le lieu ni le moment pour ce genre de réflexion.

- Livaï, est-ce que tout va bien ?

Hanji s'était tournée vers lui, un air inquiet sur le visage.

Il ne lui répondit pas.

Elle jeta un coup d'œil par-dessus son épaule en direction du reste des troupes.

- Tu es sûr que ça va aller pour tes protégés ? J'ai pas l'impression qu'ils soient très confiants.

Livaï suivit le regard de sa camarade.

- Avec le temps que j'ai passé à les entraîner, tu peux compter sur moi pour les achever s'ils n'assurent pas.

- Ils ont dû t'en faire baver ! Ça ne te ressemble pas de vouloir massacrer tes hommes, tu es plutôt du genre à les surprotéger. Tu sais…

La scientifique s'interrompit en entendant le carillon de la cloche.

L'heure n'était plus à la discussion.

La porte s'ouvrit tandis qu'Erwin galvanisait ses soldats. Son discours se voulait stimulant et il l'acheva en donnant l'ordre d'avancer.

La vingt-troisième expédition venait de commencer.

L'objectif était une petite ville à trente kilomètres au sud du mur Rose en direction du district de Shiganshina. Le bataillon devait établir un point de ravitaillement dans les ruines de la cité en prévision de la reconquête du mur Maria.

Le régiment se déplaçait lentement, les chariots étaient lourdement chargés en équipement militaire et vivres non périssables. Les chevaux ne pouvaient se déplacer qu'au pas. Il leur fallut cinq heures pour atteindre la cité.

En chemin, quelques titans s'étaient manifestés, rapidement éliminés par les éclaireurs. Quelques morts étaient déjà à déplorer.


- À partir de maintenant, vous allez nous montrer ce que vous avez dans le bide ou c'est dans celui d'un titan que vous finirez.

Cette simple phrase avait jeté un froid parmi les soldats qui étaient sous le commandement de Livaï.

- Tremblez comme une feuille ou vomissez vos tripes, j'en ai rien à faire ! C'est pas ça qui sauvera vos misérables carcasses !

Il observa une courte pause avant de reprendre :

- Notre but est de les éliminer. Pour que nos camarades puissent installer le camp de réapprovisionnement dans les meilleures conditions, aucun titan ne devra les approcher à moins de cent mètres. Nous allons former une ligne défensive et abattre tous ceux qui essaieront de la franchir. Ai-je été assez clair ?

- Chef ! Oui chef !

- Parfait. En position.


Établir le périmètre de sécurité n'avait pas été une mince affaire. Les titans étaient plutôt nombreux dans les parages et d'autres arrivaient encore, attirés par la concentration humaine. La liste des pertes s'allongeait de minute en minute.

Livaï, qui comme à son habitude évoluait en solo, venait d'abattre son sixième titan. Il gardait néanmoins un œil sur le reste de ses troupes. La fatigue commençait à se faire sentir parmi les rangs, ce qui était tout à fait normal après plus de deux heures passées à combattre.

Il fut satisfait de voir que ses subordonnés se servaient des techniques qu'il leur avait apprises lors de l'entraînement et qu'ils ne cédaient en rien face à leurs adversaires.

Les binômes Ral/Bossard et Gin/Schültz évoluaient de concert, leur travail d'équipe était très efficace. Chacun d'entre eux avait réussi à tuer un ou deux titans seuls.

Petra se montrait même très offensive ce qui contrastait totalement avec l'attitude qu'elle avait adoptée ces derniers temps. Cela le réconforta quelque peu de voir que « l'incident » n'avait pas réprimé ses ardeurs sur le champ de bataille et il en fut convaincu lorsqu'il avait aperçu son regard lors de l'engagement : déterminé et combatif.

- Petra ! Ménage-toi un peu ! Tu vas tomber d'épuisement avant la fin sinon ! la sermonna Auruo.

- Oui maman ! se moqua-t-elle en tirant la langue à son équipier.

- Je suis sérieux, Petra !

- Oh la ferme ! Je sais ce que je dois faire ! Et puis, tu vas encore te mordre la langue si tu continues de parler !

- N'importe quoi ! Et arrête un peu de te la jouer ! C'est pas parce que t'es bien roulée que tu peux te permettre de me parler sur ce t…

Ça n'avait pas manqué, Auruo porta les mains à sa bouche, le sang commençait à couler.

Petra ne put se retenir de rire aux éclats.

- Tu vois je te l'avais dit ! 'Faut vraiment que t'arrêtes de jacasser espèce de pie bavarde !

Elle s'arrêta auprès de son camarade pour vérifier la gravité de la morsure. Tous deux furent vite rejoints par Erd et Gunther.

- Décidément, pas un pour rattraper l'autre, commenta Gunther.

Il se tourna vers la jeune femme :

- C'est grave ?

- Non, ça devrait arrêter de saigner rapidement.

Un grognement retentit, un titan venait de les repérer et courait dans leur direction. Le regard de Petra se durcit, elle commença à s'élancer dans sa direction.

- Celui-là il est pour moi ! Erd, tu me couvres ?

Le blond lui emboîta le pas. Elle activa son équipement tridimensionnel et s'envola, devançant son camarade.

Un peu plus loin, Livaï qui venait de terrasser un spécimen de quinze mètres observa du coin de l'œil Petra foncer vers sa cible. Il s'autorisa à courber la commissure de ses lèvres dans un semblant de sourire de satisfaction. Son attention se reporta sur sa prochaine victime.

- Ralentis Petra ! Je n'arrive pas à te suivre !

- T'es qu'une tortue Erd ! lança-t-elle en diminuant sa cadence ce qui permit à son compagnon de revenir à sa hauteur.

Le titan était désormais devant eux, elle pourrait bientôt lui trancher la nuque.

- Je vais à gauche, tu passes par la droite. Prêt ?

Erd se contenta de faire un signe de la tête puis s'écarta d'elle et amorça son virage.

Petra plongea en piquet, rasa le sol afin de remonter le plus haut possible, prenant ainsi de l'élan afin de passer dans le dos de son opposant. Elle actionna son dispositif, les grappins se détachèrent des murs dans lesquels ils étaient fixés pendant que son essor la propulsait encore en hauteur, les filins se rembobinèrent sur leurs axes. Elle s'orienta pour viser la corniche qui lui permettrait d'effectuer un virage à quatre-vingt-dix degrés. Une dernière pression sur la gâchette, les grappins furent tirés. Les battements de son cœur s'accélèrent, la manœuvre était audacieuse, voire dangereuse. Mais elle allait réussir !

Un bruit strident de métal retentit.

Le temps fut comme suspendu.

Sa bobine venait de s'enrayer, plus rien ne la retenait.

Elle était en chute libre à environ vingt mètres du sol : l'issue lui serait fatale.

- MERDE !

Le cri retentit aux oreilles de Livaï comme une alarme.

Il n'eut aucune difficulté à en déterminer l'origine et constata avec horreur la situation dans laquelle se trouvait Petra à quelques rues derrière lui.

Elle tombait, inexorablement.

Erd, qui avait déjà dépassé leur adversaire, mettrait trop de temps à faire demi-tour pour aller la secourir alors que le titan face à elle tendait déjà la main pour l'attraper au vol.

Deux solutions s'offraient à lui : l'arracher des griffes du géant pour aller s'écraser contre l'un des bâtiments environnants ou terrasser le titan et espérer qu'elle s'en sortirait vivante.

Mais son choix était déjà fait : il s'élança, consommant sans modération son précieux gaz afin de prendre le plus de vitesse possible.

Il percuta Petra de plein fouet, plaça la tête de la jeune femme au creux de son épaule avant d'enrouler ses bras et sa propre tête autour de la sienne pour la protéger. Il finit de l'agripper avec ses jambes.

Alors qu'il pivotait pour se mettre dos au mur vers lequel sa manœuvre les entraînait, il sentit deux bras se refermer de toutes leurs forces autour de son torse.

Il n'attendait plus que la rencontre avec la façade et la douleur qui s'en suivrait. Mais son instinct lui sauva une fois de plus la mise : ils traversèrent une fenêtre.

Roulant dans les éclats de verre jusqu'au fond de la pièce, Livaï ne desserra pas son étreinte lorsque la cloison les arrêta. Il releva la tête juste à temps pour voir le titan s'écrouler et, après un bruit sourd, la fumée caractéristique de sa décomposition s'élever.

- Petra ! Caporal ! Vous allez bien ? demanda Erd, paniqué, en les rejoignant.

Livaï se redressa, libérant la jeune femme de son emprise et la força à s'asseoir.

Complètement sous le choc, cette dernière resta agrippée à la veste de l'officier, ses ongles entamant presque le tissu.

Après un moment durant lequel elle s'efforça de se calmer en respirant profondément, Petra reprit un semblant de contenance. Elle lâcha son supérieur et commença à inspecter ses blessures : de nombreuses coupures, plus ou moins profondes, quelques débris s'étaient enfoncés dans ses cuisses et ses bras, mais elles n'avaient pas l'air d'être très importantes.

Elle releva les yeux vers le caporal et constata qu'il était dans le même état qu'elle. À un détail près : un large fragment de verre était planté dans son épaule droite, juste au-dessus de la clavicule. Elle amorça un geste pour le lui retirer, mais il attrapa sa main et la reposa doucement.

- Va chercher une équipe médicale, ordonna Livaï à l'attention d'Erd qui s'exécuta sans perdre un instant.

Puis il reprit, à l'intention de Petra cette fois :

- Ne le retire pas, tu risquerais de te vider de ton sang.

À ces mots, elle prit conscience d'une douleur sourde au niveau de son flanc gauche et constata également que quelque chose de chaud coulait le long de sa hanche. Elle y porta machinalement la main et sentit du bout des doigts un éclat qui paraissait bien plus important que celui qui transperçait l'épaule de son sauveur.

- N'y touche pas, dit-il en ramenant une fois de plus sa main devant elle. Ils vont s'en charger.


Les secours furent rapidement sur place.

Ils installèrent des tentures blanches, protégeant ainsi les patients d'éventuels regards indiscrets, mais surtout, les soustrayant à la vue des titans qui évoluaient toujours dans cette partie de la ville.

Les médecins commencèrent par découper les vêtements des deux soldats : ils avaient bien trop de coupures et pour les soigner efficacement, ils ne pouvaient pas se permettre de les laisser habillés. Ils nettoyèrent leurs plaies, les plus profondes furent suturées.

Petra était mal à l'aise. Outre ses blessures, le fait de se retrouver en sous-vêtements devant son supérieur, surtout après le baiser qu'ils avaient échangé, la tétanisait. Elle s'efforça de lui tourner le dos dans une tentative désespérée se dissimuler à sa vue.

Mais c'était peine perdue, son regard était rivé sur elle.

- Hé ! la héla-t-il. Arrête de t'en faire. C'est certainement pas les premiers bobos que tu te fais et ça sera certainement pas les derniers.

Le médecin qui la soignait se mit à rire tandis que la remarque arrachait un sourire à Petra.

Avec le temps, elle avait appris à lire entre les lignes et cette simple phrase lui fit réaliser ce qu'elle aurait déjà dû comprendre deux mois plus tôt : il tenait à elle.

Petra le remercia intérieurement, sa gêne s'était envolée.

- Tu as de la chance, reprit le médecin après avoir examiné son dos, ton rein ne semble pas être touché.

- J'ai l'impression qu'une bonne étoile veille sur eux, renchérit celui qui s'occupait de Livaï, rien ne semble avoir été sérieusement endommagé chez lui non plus.

- On va passer à la partie la plus désagréable maintenant, reprit le premier en tendant un cylindre de bois à Petra. Mords ça, ça va faire mal.

Ils laissèrent s'échapper un cri de douleur lorsque les praticiens retirèrent les corps étrangers. Livaï ne se retint pas de lâcher une bordée de jurons colorés à l'encontre du sien, lui expliquant de manière imagée qu'il aurait pu faire plus doucement.

- Je ne savais pas que tu étais une chochotte ! commenta-t-il.

- La ferme !

Ils refermèrent les meurtrissures restantes et bandèrent celles qui en avaient besoin puis terminèrent par leur donner d'autres vêtements, un peu trop grands.

Pour eux, l'expédition était terminée.


De retour au quartier général, les blessés furent conduits à l'infirmerie. Les patients dont l'état demandait des soins constants avaient été placés dans la salle principale du dispensaire. Il s'agissait d'une grande pièce comptant une cinquantaine de lits, parfaitement alignés. Il était ainsi plus simple pour le personnel médical de surveiller leurs hôtes.

Bien qu'ils aient été soignés sur le champ de bataille, les médecins jugèrent préférable de garder Petra et Livaï en observation pendant quelques jours, ce qui contraria fortement le caporal.

Ses jours n'étant pas en danger, Petra avait pu bénéficier d'une chambre à l'écart de l'agitation qu'elle partageait avec un autre soldat et dont deux places restaient vacantes. Le repos complet lui avait été prescrit.

Assise dans son lit, la jeune femme recevait la visite de ses camarades Auruo, Erd et Gin. Ils avaient assisté à la scène et l'inquiétude pour la seule femme de leur équipe se lisait sur leurs visages.

La scientifique Hanji Zoë était également de la partie. Lorsqu'elle avait appris l'accident, elle s'était précipitée à son chevet, craignant que le pire soit arrivé.

Le soulagement l'envahit quand elle constata que sa meilleure amie n'avait rien de grave. Elle remarqua également que quelque chose avait changé dans son attitude, comme si elle avait retrouvé cette sérénité qui lui faisait défaut ces derniers temps.

- Je suis heureuse que ce ne soit pas trop sérieux ! déclara-t-elle. Cet imbécile d'Auruo m'a vraiment fichu une peur bleue quand il est venu me dire que tu avais été blessée.

- Je suis vraiment désolé Petra ! s'excusa Auruo. C'est de ma faute et en tant qu'aîné, je n'aurai jamais dû te laisser affronter ce titan seul.

- Arrête ! Ce n'est pas de ta faute si mon grappin s'est enrayé. Et puis, cesse de faire cette tête, tu es effrayant !

Cette remarque provoqua l'hilarité de ses compagnons, seul l'intéressé conserva un air peiné.

- Ah ! Cette mésaventure n'a pas entaché ta bonne humeur. Ça fait plaisir à voir !

En prononçant ces mots, Hanji s'était rapprochée de Petra et l'avait emprisonnée dans ses bras laissant libre cours à ses émotions. Elle termina son étreinte en plantant une bise retentissante sur la joue droite de la convalescente.

- Au fait, tu ne saurais pas où se trouve Livaï ? demanda la scientifique en la relâchant.

- Je ne l'ai pas revu depuis notre arrivée.

- Et ton voisin ?

La binoclarde jeta un coup d'œil derrière elle en direction des rideaux qui avaient été tirés entre les deux lits, coupant totalement le deuxième occupant du reste de la pièce.

- Tu sais qui c'est ?

- Pas la moindre idée.

- Hum… Il a sacrément dû être amoché pour se cacher comme ça. Enfin… Messieurs ! Il est l'heure de nous retirer. Dehors ! C'est un ordre ! Laissons-la se reposer.

Hanji tendit la main et serra brièvement le poignet de Petra avant d'ajouter :

- Prends soin de toi, je reviendrai te voir demain.

La porte s'était à peine refermée que le mystérieux colocataire décida de se manifester en ouvrant d'un geste sec la tenture qui les séparait.

- Tu n'es qu'une menteuse, Ral.

- Je pensais que vous n'aviez pas envie de les voir. Mais peut-être me suis-je trompée. Dois-je les rappeler, caporal ?

Livaï se rapprocha d'elle et posa une main sur sa tête.

- Non, tu as bien fait.

Les joues de Petra prirent une jolie couleur rose.

Pourtant, ses mains se crispèrent sur les draps et les larmes lui montèrent aux yeux.

- Merci… Merci de m'avoir sauvée… réussit-elle à bégayer entre deux sanglots.

Le corps de Livaï se raidit instantanément.

- T'es qu'une idiote, Petra.

Il resserra sa prise, la forçant à tourner le visage vers lui. Puis il vint coller son front contre le sien et finit par planter son regard dans les grands yeux ambrés de la jeune femme.

- Quoi qu'il advienne, jamais je ne te laisserai mourir.

Il prolongea le contact jusqu'à ce que Petra cesse de pleurer et qu'un léger sourire apparaisse sur ses lèvres.

- Oui… Maintenant, je le sais.

Il s'éloigna, récupéra sa veste qu'il avait laissée sur son lit et se dirigea vers la sortie.

- Caporal ? Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes censé rester ici et vous reposer !

- Pas moyen que je reste ici.

Et il passa la porte avant que Petra ne puisse voir la tension qui avait envahi son corps.

Cette fois, il n'avait plus le choix : il fallait qu'il la voie.


Lorsqu'il avait rejoint le bataillon d'exploration en 844, Livaï avait rapidement pris l'habitude de s'éclipser à la nuit tombée pour continuer à garder un œil sur ses affaires dans le district souterrain. Il avait cependant été forcé de les abandonner rapidement : son intégration dans l'armée n'était pas très bien vue par les trafiquants avec lesquels il traitait.

Son retour aux sources n'avait donc plus lieu qu'occasionnellement, lorsqu'il en avait le plus besoin. Cela était d'ailleurs dommage, car il avait déniché, dans la forêt entourant le château, un passage qui menait aux sous-sols de Mitras.

Malgré la distance et à l'aide de son équipement tridimensionnel, il lui suffisait d'une heure pour en rejoindre l'entrée. Il cachait ensuite son matériel dans un arbre creux avant de descendre dans les tunnels.

Sa dernière sortie remontait à plus de cinq mois et, cette fois-ci, la tâche lui serait plus ardue. Il avait en effet beau jouer les durs, la sangle de son harnais passait exactement sur sa blessure, l'empêchant de se mouvoir correctement et limitant l'utilisation de son bras.

Il était parvenu sans trop de difficultés à monter sur le toit du bâtiment principal, il n'avait eu à éviter que deux patrouilles, avant de s'élancer dans le vide pour disparaître dans les bosquets.


La ville souterraine : puante, lugubre et misérable où famine, violence et maladie décimaient la population bien plus efficacement que les titans. Un lieu sinistre, mais tellement familier...

Les bas-fonds de la capitale étaient sa maison. Il y avait grandi et cela restait l'endroit où il se sentait le plus en sécurité. Quand il y retournait, même après plusieurs mois d'absence, c'était comme s'il ne les avait jamais quittés.

Les vieilles habitudes revenaient vite : raser les murs, se dissimuler dans la foule, profiter des ténèbres, ne pas se faire remarquer, ne jamais être désarmé…

Il avait troqué son uniforme contre une veste qui cachait les deux couteaux à lame crantée qu'il portait à sa ceinture, un pantalon et une paire de bottes en cuir qui dissimulaient quant à elles un coutelas. Ses vêtements noirs étaient parfaits pour passer inaperçu.

De fait, personne ne faisait attention à lui. Les rares badauds qui le remarquaient ne le reconnaissaient pas et c'était pour le mieux : il n'était pas connu dans les souterrains pour ses exploits en tant que soldat, mais pour des actions beaucoup moins nobles.

Il ne voulait pas d'ennuis aujourd'hui.

Ses pas le conduisirent à l'écart de l'agitation du centre, dans un quartier que l'on aurait pu qualifier de « résidentiel ». Les maisons, délabrées et collées les unes aux autres, avaient triste mine avec leurs enduis décrépis, leurs pierres apparentes et pour certaines leurs toits effondrés.

Seules de faibles lumières qui s'échappaient à travers leurs fenêtres, quand elles en avaient, témoignaient de leur occupation.

Il s'arrêta devant l'une d'elles, assez petite, qui ne devait comporter que deux pièces : le rez-de-chaussée et l'étage.

Il frappa à la porte. Une voix masculine retentit :

- Qui est là ?

- C'est moi.

Il n'eut pas besoin d'en dire plus qu'une tornade aux cheveux rouges sortit de la maison pour lui sauter au cou.

- Grand frère !

Il accepta l'étreinte bien qu'il ne soit pas à l'aise avec ce genre de démonstration affective.

La jeune femme le relâcha cependant rapidement avant de le faire entrer.

- Farlan, salua-t-il une fois à l'intérieur alors que ce dernier rangeait le pistolet qu'il tenait dans un tiroir du vaisselier.

Farlan s'approcha ensuite de son ami et lui donna l'accolade.

- Je vois que tu as toujours ce vieux pétard.

- Oui ! Tu connais le coin, il a son utilité…

Il invita le caporal à s'installer à table.

- Isabel, tu nous sers de la bière ?

La jeune femme apporta rapidement deux chopes remplies à ras bord et s'assit à côté de son hôte.

- Tu ne bois pas ? s'étonna l'officier connaissant le penchant pour l'alcool de sa camarade.

Pour toute réponse, elle porta la main à son ventre qui commençait à s'arrondir et lui sourit tendrement.

À cette vision, Livaï fronça le nez et s'empressa de boire une longue lampée de sa boisson avant de reposer sa chope avec violence.

- Vous êtes débiles ou quoi ? Les bas-fonds c'est pas un endroit où élever un gosse. Qu'est-ce qui vous a pris de faire un marmot ?

- C'est notre façon de montrer qu'on croit en l'avenir, lui répondit simplement Isabel.

Livaï se força à respirer pour relâcher la tension qui s'était accumulée entre ses épaules.

Il fit face à Isabel, posa ses mains de chaque côté de son ventre avant de lui ébouriffer les cheveux puis se retourna vers Farlan et lui assena un grand coup de poing dans l'épaule.

- Vous êtes fous… félicitations.

Tous trois éclatèrent de rire et le reste de la soirée se passa dans la joie et la bonne humeur.


Vers minuit, Livaï quitta ses amis, mais ne retourna pas à la garnison pour autant. Il se rendit dans une autre partie de la ville, plus animée, où tripots et maisons closes se succédaient.

Il pénétra dans un établissement nommé « l'Hydre verte ».

Une forte odeur de sueur, d'alcool et de vomi le prit au nez dès qu'il eut passé la porte. La salle était bondée, le bruit de la foule assourdissant.

Sans prêter la moindre attention à ce vacarme, il traversa la pièce en direction du bar. Après un regard rapide vers le tenancier, il écarta le rideau de velours rouge qui se trouvait juste à côté du comptoir. La lourde tenture râpée révéla un long corridor au fond duquel se trouvait un escalier. Il monta un étage, puis deux. Arrivé sur le dernier palier, Livaï tourna à droite et se dirigea vers la porte la plus éloignée. Pour cela, il en dépassa plusieurs dont les battants à peine repoussés laissaient s'échapper des rumeurs familières. Leur origine lui rappela quelques bons souvenirs et alors qu'il s'apprêtait à frapper à celle où il se rendait, il ne suspendit qu'un instant son geste.

L'œil marron qui apparut aussitôt par l'entrebâillement le dévisagea un moment avant qu'on ne le laisse entrer.

La pièce qui lui fut révélée dégageait une ambiance presque mystique. Un grand nombre d'étoffes colorées étaient suspendues au plafond et aux murs, cachant ainsi leur vétusté. De lourds tapis poussiéreux et usés recouvraient la majeure partie du sol.

Au centre, un grand lit trônait entouré par deux guéridons. Les lampes à huile qui y étaient posées étaient la seule source de lumière de cette chambre sans fenêtres. Une coiffeuse et une petite table venaient compléter le mobilier.

Dans tous les coins et sur toutes les surfaces, des breloques inutiles et sans valeur s'entassaient, donnant une impression de désordre. Contre toute attente, cette surcharge décorative et étouffante ne dérangeait pas Livaï et lui procurait même un certain sentiment de sécurité, comme s'il pouvait se cacher parmi les bibelots et disparaître.

Après que son hôte ait refermé la porte derrière lui, la propriétaire des lieux retourna s'asseoir sur son lit et prit une position lascive avant de demander l'air de rien :

- On s'ennuyait de moi ?

Il croisa les bras et planta son regard dans le sien.

- Toujours à te croire le centre du monde à ce que je vois. Tu n'as pas changé, Melly.

Elle répondit à ce commentaire par un sourire aguicheur.

Pour une femme d'une quarantaine d'années dont la beauté s'était fanée, Melly savait toujours capter l'attention des hommes. Et pour cause, même si sa maigreur pouvait en repousser plus d'un, sa particularité physique éclipsait le reste. Sa peau mate ainsi que ses cheveux épais et bouclés en faisaient une métisse qui continuait à émerveiller la gent masculine malgré les rides au coin de ses yeux ou encore les mèches grisonnantes de sa tignasse. La mère maquerelle de l'établissement ne perdait visiblement pas la main.

- Il n'y a pas assez de putes à Mitras pour que tu reviennes tirer ton coup ici ?

Le cynisme de la remarque fit sourire Livaï.

- J'ai déjà bien assez de publicité comme ça à la surface…

- Oh oui ! Si le bon peuple apprenait que le « plus grand espoir de l'humanité » passe ses nuits en compagnie des grues de la capitale… Hum… Quel scandale !

Le caporal s'approcha d'elle tandis qu'elle se levait.

Plus grande que lui, elle se pencha en avant et vint titiller le lobe de son oreille avec ses dents tout en passant les mains sous sa veste.

Livaï la repoussa doucement.

Un sourire malicieux apparut sur les lèvres de la prostituée. Elle le fit pivoter sans détacher son regard du sien avant de le pousser vers le lit sur lequel il se laissa tomber puis s'installa sur lui.

Elle descendit vers son visage et l'embrassa langoureusement avant de lui susurrer :

- Je suis heureuse que tu sois là, le temps est passé et je commençais à m'ennuyer de toi… après tout, tu étais l'un de mes meilleurs clients. Je vais pouvoir te faire tout ce que je veux… N'est-ce pas ? Mon petit soldat…

Livaï prit la mouche et d'une torsion des reins la fit basculer sur le côté et inversa leur position.

Melly éclata de rire.

- Toujours aussi susceptible au sujet de ta taille à ce que je vois ! Tu détestes toujours être dominé également ?

Il la maintenait fermement immobile, les poignets emprisonnés dans ses mains de chaque côté de sa tête, pesant tout son poids sur le corps frêle de la prostituée. Son expression était sévère, mais Melly n'en démordait pas.

- Ça me rappelle la première fois où tu as débarqué dans ma chambre, il y a quinze ans. Tu ne savais pas vraiment où tu mettais les pieds, mais tu avais déjà ce regard de prédateur. Si je me souviens bien, jamais tu ne m'as laissé avoir le dessus, même pas quand je t'ai dépucelé. Un réflexe de gamin des rues ?

- C'est plus facile de voir venir les choses comme ça.

- Toujours prêt à toute éventualité hein ?

- On peut dire ça.

Livaï relâcha un peu la pression qu'il exerçait sur les bras de Melly puis se pencha vers le cou de la courtisane. Cela ne servait à rien d'entrer dans un duel de force avec lui alors elle releva la tête, lui offrant un plus grand accès à sa gorge où il déposa quelques baisers tout en descendant vers sa poitrine et en déchirant sa robe.

Melly se rappela alors que le caporal avait toujours eu un certain penchant pour cette partie spécifique du corps féminin, ce qui la fit sourire. Elle remarqua cependant qu'il y mettait un peu plus d'avidité que d'habitude.

- C'est quand même étonnant que tu n'aies pas trouvé de fille qui te convienne à la surface. Depuis le temps, je pensais que tu t'étais marié.

- Non.

- Pourtant je suis sûre qu'elles se bousculent au portillon. Même pas une qui t'intéresse ?

À cette question, la femme sentit le corps de Livaï se contracter un court instant.

- Touché ! Aller accouche, dis-moi comment elle est. Je veux tout savoir !

Il se redressa, finit de déshabiller sa partenaire puis ôta ses propres vêtements.

Melly pinça les lèvres à la vue des bandages et des nombreuses cicatrices qu'il arborait.

Il revint se positionner sur elle et, avec un coup de reins qui arracha un petit cri à la prostituée, déclara :

- T'as pas besoin de savoir.

- Quel rabat-joie tu fais ! Raconte-moi… Sois sympa !

- OK. Sache simplement ceci : si je pouvais me la faire, je ne serais pas avec toi en ce moment. Alors, ferme-la et apprécie.


Le corps de Melly s'arqua et bien que Livaï se soit retiré d'elle pour se libérer sur son ventre, cela ne gâcha en rien l'effet de l'orgasme qu'elle venait d'atteindre. La tête en feu, elle se ramassa sur elle-même, incapable de bouger d'avantage et profita de la sensation de plaisir qui l'irradiait.

Mais déjà, le soldat s'était éloigné et avait remis son pantalon et ses chaussures. Encore torse nu, il sortit de sa veste un briquet et une cigarette qu'il alluma après s'être assis au bord du lit.

Melly, qui avait enroulé les draps autour de son corps, en profita pour venir l'enlacer par-derrière. Elle passa un doigt sur sa blessure à l'épaule dont le bandage avait quelque peu rougi.

Une douleur vive se fit sentir et il se dégagea de l'étreinte en se remettant debout.

Elle chercha son regard.

- 'Y a un truc que je pige pas. Si, comme tu le dis, tu n'as pas de copine et que tu ne vas pas voir les gourgandines de la surface non plus, alors depuis combien de temps t'n'avais pas baisé ?

- La dernière fois ? Ça remonte à peu près à mon intégration au bataillon.

- Mouais... Ça fait combien de temps déjà ? Deux ans ? demanda-t-elle dubitative.

- Trois.

- Trois ! Impossible ! Un mec ne peut pas autant assurer après s'être abstenu pendant tout ce temps !

- La preuve que si.

La prostituée rit aux éclats et ajouta avec un clin d'œil :

- Ouais c'est ça ! Quelque chose me dit que t'as quand même fait la vidange assez régulièrement !

Il lui lança un regard noir qui coupa court à son hilarité.

Livaï termina de se rhabiller pendant que Melly récupérait le briquet qu'il avait laissé sur sa couche. Elle observa l'objet sous plusieurs angles, apprécia sa qualité pourtant simple, mais de meilleure facture que ce que l'on pouvait trouver dans les bas-fonds.

Le caporal connaissait le penchant de Melly pour collectionner les belles choses. Que ce soit une babiole sans valeur ou non, tout ce qu'elle trouvait à son goût, elle cherchait à se l'approprier. Sa chambre en était d'ailleurs le parfait témoin. Il arracha donc vivement le briquet des mains de la courtisane pour le remettre dans sa poche.

Il en profita pour sortir une pièce d'argent qu'il lui lança. Cela ne valait pas grand-chose à la surface, mais dans la cité souterraine, c'était une véritable fortune.

Alors qu'il commençait à s'en aller, elle l'apostropha :

- Livaï !

Il s'arrêta la main sur la poignée de la porte.

- Ce briquet, c'est le sien, n'est-ce pas ?

Il ne répondit pas et se contenta de franchir le seuil avant de refermer derrière lui.

- Merde. Cette fois-ci, on dirait qu'il est vraiment amoureux…

Inconsciemment, Melly se mit à lisser les draps autour d'elle avant de se précipiter à sa suite et de le rattraper dans l'escalier.

- Livaï !

Il s'arrêta net au milieu des marches, se retourna et releva la tête pour découvrir Melly penchée contre la rambarde du palier, le regard déterminé.

Son petit jeu avait assez duré et c'est sur le coup de l'énervement qu'il cracha :

- Quoi encore ?

Prenant son courage à deux mains, elle cria :

- Je t'interdis de remettre les pieds ici ! Et ne t'avise pas d'aller voir la concurrence !

L'expression dure du caporal se transforma instantanément en étonnement. Il n'était pas sûr de savoir où elle voulait en venir.

Les joues rouges et la respiration rapide, elle se força cependant à reprendre d'un ton plus calme :

- Arrête de traîner avec les grues dans mon genre et dis-lui que tu l'aimes. Ce n'est pas avec une fille comme moi que tu dois passer ton temps. T'es un soldat, tu combats les titans. Personne ne sait ce qui t'arrivera demain. Alors, arrête de jouer les intouchables et ouvre-lui ton cœur. Profite de ta vie !

Livaï baissa les yeux.

Il se sentait comme un gamin que l'on venait de réprimander.

Il n'ajouta rien et s'en alla, laissant Melly plantée là-haut.

Celle-ci ne savait pas si son petit discours aurait de l'effet. Elle le regarda descendre, déçue qu'il ne lui ait rien répondu lui qui avait pourtant la rhétorique facile.

C'est au moment où elle se retourna pour regagner sa chambre que la voix de Livaï lui parvint :

- Merci.

Ce fut la dernière fois qu'elle entendit la voix amicale du soldat.


Un mois plus tard, le bataillon d'exploration avait été appelé en renfort : la garnison avait besoin de leur aide. Devant la porte du district de Trost, un nombre anormal de titans s'était rassemblé et les canons positionnés sur le mur n'arrivaient plus à tous les contenir.

Malgré les recommandations de son médecin, Livaï était déjà sur le champ de bataille. Sa blessure n'était toujours pas complètement guérie et les mouvements de son bras étaient toujours limités, mais qu'à cela ne tienne : cela ne l'empêcherait pas de se battre !

Petra, quant à elle, était sortie de l'infirmerie une semaine après leur retour d'expédition, mais elle n'avait pas encore repris de service actif. Erwin en profitait donc pour lui faire faire des tâches administratives qui avaient été longtemps mises de côté.

Livaï était soulagé qu'elle ne soit pas avec lui au milieu de cette boucherie : elle l'aurait trop distrait.

Depuis son excursion dans les bas-fonds de Mitras, dès qu'il était en sa présence, son esprit ne faisait que ressasser les paroles de Melly et lui faisait perdre sa concentration. Et il n'avait absolument pas besoin de ça maintenant.

Comme à son habitude, Livaï enchaînait les assauts. Peu importait la taille du titan qui lui fonçait dessus, il n'en faisait qu'une bouchée.

Au bout d'une heure de combat, il décida de se replier : son épaule commençait à le lancer atrocement, il n'était pas prudent de continuer.

Alors qu'il rejoignait le mur, un déviant fit son apparition.

Bien qu'il se trouvait sur sa trajectoire, il l'évita sans mal et manœuvra pour viser sa nuque. Mais en pleine action, la douleur de sa blessure se manifesta plus intensément que jamais provoquant un déséquilibre et une perte de vitesse.

Le titan, lui, ne perdit pas une seconde et projeta sa main en direction de Livaï.

Il avait d'abord cru qu'il allait le saisir, mais il le frappa telle une balle et le projeta dans la direction opposée au rempart.

Assommé et incapable de faire quoi que ce soit, Livaï alla s'écraser sur le toit d'une usine abandonnée. Il traversa la tôle rouillée comme du beurre, entraînant une partie de la charpente avec lui dans un grand fracas métallique.

L'atterrissage avait été rude. Il ne sentait plus vraiment son corps. Il essaya quand même de se relever, mais c'était peine perdue : un voile noir tomba devant ses yeux et il perdit connaissance…


À suivre...


Pauv'Livaï ! Mais qu'est-ce que je t'ai fait ! Du mal... oui... Mais c'est pas de ma faute ! Sinon y'a pas d'histoire !

Rendez-vous pour le chapitre 3 que vous allez adorer j'en suis sûre ;)

Merci pour votre lecture et n'oubliez pas de me laisser plein de commentaires !