Alors je préviens : il y a une scène plutôt dure dans ce chapitre, même s'il se finit bien pour Hermione. Avis aux âmes sensibles : passez ce chapitre !
Et sinon, vous reconnaitrez surement le personnage du méchant : décidément, je ne l'aime pas, le pauvre !
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Chapitre 13 : Ronald au secours d'Hermione
Quand Ronald sauve Hermione d'un viol certain.
Hermione montait maintenant suffisamment bien pour faire de courtes balades avec Ronald : profitant du beau temps, il prétextait que Noisette, sa vieille jument baie, avait besoin d'exercice, pour entraîner Hermione dans des promenades autour du château. Celle-ci découvrait les environs qu'elle ne connaissait pas, et Ronald se faisait le plaisir de jouer les guides touristiques, tandis que Hermione l'écoutait en silence, mais attentive et intéressée, énumérer les qualités de tel ou tel champ, tel ou tel parc, le gibier qu'on pouvait y chasser …
Une journée ensoleillée où ils allaient partir en balade, Ronald demanda à Hermione d'aller lui chercher en cuisine une bouteille d'orangeade que Molly venait de faire la veille, histoire d'étancher sa soif sur le chemin. Hermione se rendit rapidement en cuisine, et s'apprêtait à demander si elle pouvait se servir quand elle s'aperçut qu'il n'y avait personne en cuisine, toutes les femmes devaient être occupées à la lessive au lavoir car c'était l'heure où on la faisait habituellement…
Elle s'apprêtait à se servir dans le cellier, quand elle entendit du bruit derrière elle :
- Tiens tiens, alors on vole dans le garde-manger !
Un serviteur, les cheveux si blonds qu'ils semblaient presque blancs, le nez fin et pointu comme un couteau, la regardait l'air réprobateur, ses petits yeux malsains brillant déjà à l'idée qu'il avait en tête. Elle l'avait déjà aperçu dans le château et elle savait qu'il n'avait pas bonne réputation. Elle l'avait déjà entendu hurler sur des servantes, vu les frapper quelquefois et une fois mettre sa main aux fesses de la jeune Ginny qui n'avait pas osé se défendre…
- Nenni, Monsieur, je prenais simplement une bouteille d'orangeade pour le seigneur Ronald !
- Oui oui, c'est ça, ma toute belle ! A d'autres ! Tu voulais te servir pour ton compte personnel… Mais ce n'est pas grave, garde-la. Je n'irai rien dire, mais naturellement ce sera en contrepartie d'autre chose : on n'a rien sans rien … Je serai gentil si tu l'es aussi, ma mignonne …
Ce disant il s'approcha de Hermione l'œil lubrique.
- Laissez-moi, je vous dis que le Seigneur Ronald m'attend, il va se demander ce que je fais, gémit Hermione, s'affolant, le cœur battant et essayant de le repousser, en vain car il était grand et vigoureux, malgré la finesse de son gabarit. Il lui saisit les poignets et la repoussa rudement sans effort vers le fond du cellier :
- Même si il t'attend, ne t'en fais pas, je n'en ai pas pour très longtemps, tu m'excites tellement que tu vas vite me faire juter, ne t'en fais pas, va ! J'aime les filles qui jouent les vierges effarouchées !
Hermione hurla, mais elle savait que c'était en vain : cette partie du château était désespérément vide, et les murs très épais l'isolaient bien des restes du bâtiment…
- La ferme, laisse-toi faire ! Tu verras que t'aimeras ça avec moi …
Il tenta de l'embrasser, elle tourna la tête, essayant d'éviter ses lèvres et son souffle lourd... Il la maintint contre le mur de son corps, dans la pénombre, et d'une main, lui tint la tête et réussit à l'embrasser. Elle eut l'impression que son cœur allait exploser de terreur dans sa poitrine quand il passa une main dans son corsage, tâtant un de ses seins :
- Un peu petits mais ça fera l'affaire !
Il haletait car Hermione se débattait et hurlait toujours et il devait lutter pour la garder immobile.
Il la fit taire d'une grande claque violente et sonore et elle compris qu'elle était perdue : elle se mit à pleurer en gémissant, sentant la brûlure grandir sur sa joue.
Il passa une main sous ses jupes, et baissant les dessous de Hermione, de sa main avide, il tâta son entrejambe :
- Tu vas voir, tu vas aimer, ça va te plaire, comme aux autres …
Il baissa son pantalon, troussa les jupes de Hermione et l'allongea par terre d'un mouvement violent …
- Non, non, je vous en prie… pleurait Hermione désespérée.
Il s'apprêtait à la pénétrer quand il entendit du bruit derrière lui : il se redressa et s'apprêtait à se retourner et dire à la servante de retourner s'occuper d'autre chose, quand il s'aperçut que l'arrivant n'était autre que le seigneur Ronald qui venait voir pourquoi Hermione était aussi longue à revenir, et le temps qu'il se remette de sa stupeur, Ronald l'avait envoyé rouler à terre d'un puissant uppercut droit à la mâchoire.
- Je ne vous tenais déjà pas en estime mais ça c'est le bouquet ! Vous êtes renvoyé du château, mais avant de partir, vous serez châtié : je donnerai l'ordre qu'on vous fouette sévèrement pour ça ! hurla Ronald, le visage rouge de colère et les yeux révulsés de dégoût. Et je parie que vous n'en êtes pas à votre première fois !
- Mais... mais Monseigneur ! gémit le serviteur en se relevant tout tremblant, c'est elle, c'est elle qui voulait : elle m'a aguiché, elle me l'a demandé …
- Ah vraiment ?! C'est pourtant bien le mot "non" que j'entendais en arrivant ? Et vous trouvez qu'elle a l'air d'aimer ce que vous lui faisiez ? Regardez-la !
Et il montra la pauvre Hermione toujours en pleurs, les joues souillées de poussière mêlées à ses larmes, effondrée par terre, le corsage ouvert, les jupes troussées, les dessous descendus à terre …
L'homme la regarda et devint plus pâle encore … Il n'avait aucune chance de s'en tirer avec le fils du Seigneur comme témoin…
- Dehors, hors de ma vue ! Et je n'en ai pas fini avec vous !
L'homme ne demandait que ça et s'enfuit sans demander son reste. Pendant ce temps, Ronald s'agenouillait déjà à côté de Hermione, tendant les mains doucement :
- Ça va ? Vous vous sentez bien ?
- Je … Je …
- Non, n'essayez pas de parler, je vais vous remonter dans votre chambre. murmura-t-il remontant les dessous et le corsage délicatement et avec pudeur, en regardant le moins possible.
- Non … gémit Hermione, mais elle n'avait plus le courage de protester ni de se battre quand Ronald la prit dans ses bras et d'un mouvement puissant, la souleva.
Elle sentit comme flottant dans un rêve qu'il montait les escaliers pour l'amener à sa chambre, perdant la notion du temps et de l'espace.
Il l'allongea sur sa paillasse et lui passa un linge humide sur le visage qu'il avait été chercher : elle reprit ses esprits doucement.
- Hermione, est-ce qu'il vous a battue ?
- Non, juste … giflée …
- Oui, vous êtes bien rouge de ce côté, il a dû frapper fort, vous garderez la marque quelques jours … Puis pensant à une marque d'une autre nature, qu'elle garderait à vie, il demanda doucement :
- A-t-il eu le temps de vous …
Il chercha le mot juste pour ne pas la choquer plus qu'elle n'était déjà :
- …violenter ?
- Non… non…
Ronald soupira de soulagement.
- Mais il a … Il a … C'était horrible …
Elle cacha son visage dans ses mains et sanglota bruyamment.
- Allons, Hermione, c'est fini… Vous ne craignez plus rien … Il va être chassé du château … Ne pleurez plus …
Ne sachant comment la consoler et se sentant tout bête, il finit par l'entourer de ses bras, instinctivement et l'attira contre lui. Bizarrement, elle ne le repoussa pas et au contraire se laissa aller contre lui, sentant sa chaleur l'apaiser et la calmer.
- Restez comme aussi longtemps que vous le désirerez… murmura-t-il en lui caressant doucement les cheveux.
Hermione finit par se calmer et releva doucement la tête, s'écartant de lui. Ronald la força à le regarder :
- Ça va mieux ?
- Oui, ça va …
- Si il vous arrive quelque chose de ce genre, à vous ou une autre servante venez me le dire immédiatement, je réglerai le problème... dans la mesure du possible, ajouta-t-il, songeant à son propre père contre lequel il ne pouvait rien…
- Oui, mon Seigneur...
- Restez couchée jusqu'à ce soir, je vous laisse vous reposer. Je vais envoyer dire à Molly de vous amener quelque chose de chaud à boire tout de suite.
- Seigneur ? appela Hermione alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la porte, la main sur la poignée
- Oui ?
- Merci ! Merci mille fois, je vous dois la vie !
- Pour me remercier, je veux vous voir sourire comme avant !
Hermione lui sourit timidement, il lui sourit en retour et il sortit de la chambre…
