Le grand moment tant attendu arrive enfin : fans de romantisme pur, préparez-vous !
Et désolée si la scène a un air de "déjà lu" avec "un si adorable palefrenier, je manque d'originalité et d'imagination !
Bonne lecture quand même !
Chapitre 15 : Pique-nique près du lac.
Quand Ronald emmène Hermione en promenade. Pique-nique. Leçon de natation forcée pour Hermione. Premier baiser.
Après ce séjour au château du seigneur Harry, rien ne fut plus comme avant. Hermione était désormais détendue, souriait aux plaisanteries de Ronald, parlait avec lui, et les quelques fois où Molly vint voir Ronald, elle n'en revint pas. Elle en parla avec Hermione une fois en cuisine et Hermione admit que Ronald était un seigneur honnête, brave et gentil.
Un jour d'été, les beaux jours de grande chaleur étant revenu, Ronald demanda à Hermione un matin :
- Ça vous dirait d'aller faire un pique-nique au bord du lac ?
- Un pique-nique ?
- Oui, un déjeuner sur l'herbe au milieu des grillons, et puis par cette chaleur j'ai envie de piquer une tête dans le lac.
- Mais vous n'avez pas besoin de mes services, seigneur Ronald ! A quoi pourrais-je bien vous être utile ?
- Mais à préparer le repas pardi ! On prendra deux chevaux et un panier et tout ce qu'il faut…
- Mais que dira votre père ?
- Ne vous en faites pas pour mon père, il a l'habitude de mes escapades. Et puis j'ai besoin de me détendre, ces jours-ci, il m'a accablé de travail !
Hermione se chargea donc d'aller en cuisine demander ce qu'il fallait : Molly râla pour la forme car elle était occupée à faire autre chose, mais elle donna tout de même une grosse miche de pain, du pâté, du jambon, du fromage et une tarte aux mirabelles qu'elle venait de faire cuire, plus une bouteille de cidre.
Hermione retrouva Ronald aux écuries où le palefrenier venait de seller les chevaux : Ronald accrocha le panier sur sa jument, aida Hermione à se mettre en selle et ils partirent tous les deux, chevauchant tranquillement l'un à côté de l'autre. Ils chevauchèrent ainsi tantôt dans les bois, tantôt en plaine, dans la chaleur écrasante de l'été, les mouches bourdonnant bruyamment autour d'eux. Ils arrivèrent au bord du lac, dont l'eau claire et transparente était apaisante et y firent boire les chevaux.
- Je ne connaissais pas cet endroit, dit Hermione
- J'y viens régulièrement pour nager en été. Evidemment c'est moins agréable en hiver !
Il aida Hermione à descendre.
- Pouvez-vous préparer le repas ? dit-il lui tendant le panier qu'il venait de détacher.
Rapidement, tout fut prêt, Hermione avait étendu une vieille couverture que Molly lui avait glissée dans le panier, coupé le pain et le jambon, sortit le pâté et le fromage, et coupé la tarte. Elle s'acharnait sur la bouteille de cidre quand Ronald arriva et tendit la main pour prendre la bouteille.
- Donnez, je vais le faire… J'ai dessellé les chevaux et les ai attachés pour qu'ils puissent brouter à leur aise. Ça va leur faire du bien un peu de verdure, eux qui sont toujours enfermés dans leurs stalles.
Ils mangèrent en bavardant tranquillement, de tout et de rien, Hermione détendue par le beau temps et à l'aise, Ronald content d'être là.
Après avoir mangé, Ronald décida d'aller se baigner : il se déshabilla presque entièrement ne gardant que son pantalon, courut vers le ponton du lac et sauta la tête la première dans l'eau. Hermione frémit en le voyant disparaître, et soupira de soulagement quand elle vit sortir sa tête de l'eau quelques mètres plus loin d'où il avait plongé. Il fit plusieurs longueurs pendant que Hermione s'affairait à ranger puis il l'appela:
- Hermione, vous venez ?
- Comment ?
- Vous venez vous baigner ?
- Heu ... non merci, ça ira ! dit-elle stupéfaite et gênée. Elle ne savait pas nager et surtout, elle se voyait mal se déshabiller devant lui…
- Bon alors venez au moins m'aider à sortir ! cria-t-il nageant vers le ponton.
Hermione obéissante vint sur le ponton, et tendit la main à Ronald pour l'aider…
Tout alla très vite : une main puissante l'attrapa, une traction violente la tira vers le bas et en un éclair, elle se retrouva dans l'eau…. Ronald voulait simplement la taquiner et lui faire une petite blague, mais il n'avait pas pensé à tout : le ponton avançant fort loin sur le lac, la profondeur était déjà d'au moins deux mètres et elle n'avait pas pied… Elle se débattit violemment, l'eau entrant dans sa bouche, son nez, ses oreilles, elle ne voyait plus rien et elle était complètement paniquée… Plus elle se débattait, plus l'eau semblait l'envahir et plus elle coulait … Elle hoquetait, toussait, s'étouffant à moitié : ce qui lui parut plusieurs minutes ne fut en fait que quelques secondes au bout desquelles Ronald était déjà à côté d'elle et la maintenait, la soutenant pour lui sortir la tête hors de l'eau : elle toussa encore quelques secondes et hoqueta :
- je ne sais pas nager ! Je ne sais pas nager !
- Ça va aller, ça va aller, je vous tiens ! Je suis désolé, Hermione, je suis désolé ! Je ne voulais pas vous faire peur ! J'ai été stupide vraiment, je suis désolé ! Là, calmez-vous, maintenant je vous tiens, je vous tiens !
Hermione s'était agrippée fortement au cou de Ronald s'en même s'en rendre compte et Ronald ne s'en offusqua pas : il avait vraiment honte de sa conduite. Il s'approcha d'un bras au bord du ponton et d'un mouvement puissant, assit Hermione sur le bord, puis vint s'asseoir à côté d'elle.
Hermione était dans un état pitoyable : sa jupe trempée lui collait aux jambes, son fichu était resté dans l'eau, ses cheveux aplatis dégoulinaient !
- Venez ! Vous allez retirer vos vêtements et je vais les faire sécher au soleil, par cette chaleur, ça ne prendra pas longtemps.
Il l'aida à se mettre debout et la soutint car la frayeur l'empêchait de se tenir seule : elle tremblait et claquait des dents.
Il l'emmena sous le gros chêne où ils avaient déjeuné et l'aida à ôter son tablier
- Je vais l'étendre. Otez le reste et donnez-le moi …
- Mais je ne peux pas, dit-elle encore tremblante.
- "Allons, je ne regarderai pas si c'est ça qui vous inquiète, regardez, je me tourne de l'autre côté.
Ce qu'il fit. Elle obéit alors car les habits trempés la frigorifiaient à présent malgré la chaleur, et ne garda que ses sous-vêtements. Elle lui tendit d'une main ses vêtements trempés. Il étendit le tout sur une branche au soleil, après les avoir essorés le plus possible :
- Il n'y a plus qu'à attendre maintenant, dit-il le dos contre l'arbre, tourné derrière elle, et ne pouvant la voir.
Un instant de silence passa.
- Je suis vraiment désolé, Hermione. Je ne pensais pas que … Je ne me rendais pas compte. Je suis vraiment stupide.
- Ce n'est pas grave mon seigneur, ne vous en faites pas. C'est moi qui ait été stupide de paniquer, je ne vous ai pas fait confiance, j'aurais dû savoir que comme vous étiez là, je n'avais rien à craindre !
Il se tourna vers elle, se rapprocha: elle rougit essayant de se reculer pour se cacher mais il se rapprochait et quand elle fut immobilisée par une branche basse, il la regarda et lui demanda :
- Vous me pardonnez ?
- Bien sûr monseigneur ! dit-elle avec un sourire, je ne vous en veux pas !
- Juré ?
- Promis !
- Vous êtes gentille…
Et ce disant il se rapprocha du visage de Hermione, rapprochant ses lèvres des siennes jusqu'à ce qu'elles les rejoignent et s'unissent en un baiser. Il ne dura qu'une seconde mais le temps s'arrêta du côté de Hermione comme celui de Ronald.
Hermione recula et vit que Ronald lui souriait tendrement. Il sentait que ce baiser concrétisait tout ce que ces mois passés avec elle avaient présagé et bâti.
Mais Hermione n'eut pas la même réaction. Elle était déconcertée et même terrifiée.
- Mais …Mon Seigneur …. Qu'avez-vous fait, mon Dieu ?!
- Mais rien du tout, nous n'avons rien fait de mal, je vous aime beaucoup Hermione et vous m'aimez bien aussi, non ? Ce baiser ne fait que confirmer ce sentiment rien de plus, nous ne faisons rien de mal.
Néanmoins, Ronald le disait pour s'en persuader lui-même. En fait, il pensait intérieurement :
"Ca y est je deviens comme mon père, non, ce n'est pas possible, je ne peux pas faire comme lui, je ne veux pas me conduire comme lui, j'aime trop Hermione."
Il sourit en pensant qu'il était passé de "je vous aime beaucoup" à "je l'aime" tout court.
"Oui, c'est vrai, je l'aime, elle est douce, tendre, attachante, gentille, et j'aime être avec elle, à cet instant précis, j'ai encore envie de l'embrasser…"
Sans s'en rendre compte, Ronald regardait Hermione si intensément avec ces pensées que celle-ci s'esquiva et murmura timidement à Ronald :
- Je crois Monseigneur qu'il vaudrait mieux rentrer au château, on va finir par…
- Hermione, vous ne m'avez pas répondu !
- A quel propos ?
- M'aimez-vous, même un peu ? sa voix était suppliante…
- Si vous ne m'aimez même qu'un peu, cela fera déjà mon bonheur, dites-moi que je ne suis pas seulement votre Seigneur… Je vous en prie, Hermione, répondez-moi.
- Eh bien, oui monseigneur, bien sûr je vous aime beaucoup … Je vous suis entièrement dévouée, vous le savez…
- M'aimez-vous ?
Hermione ne répondit pas… Elle était extrêmement troublée, par le baiser et par tout ce que Ronald avait dit : elle avait appris à le connaître, elle l'avait d'abord mal jugé, puis elle l'avait estimé, apprécié sa compagnie, tout ce qu'il lui avait apporté… Oui, elle l'aimait, mais elle ne pouvait se l'avouer et encore moins lui avouer … Elle n'avait pas le droit, elle n'était que servante, lui seigneur, et c'est lui qui avait tous les droits … C'est pourquoi elle ne dit rien et resta les yeux baissés, rougissante.
- Dois-je prendre votre réponse pour un oui ? Qui ne dit mot, consent…
Hermione rougit de plus belle, le regard baissé.
- Alors vous ne direz donc pas non à ceci…
Et sans plus aucune hésitation, il s'approcha vivement et lui déposa un nouveau baiser sur les lèvres. Hermione essaya de se retirer mais deux bras puissants et forts l'entourèrent, l'empêchant de se libérer, et sous la douce force, elle se laissa finalement aller… Le baiser se fit plus doux, tendre et dura plus longtemps que le premier.
Ce fut Ronald cette fois qui rompit le baiser… Ils se regardèrent, émus tous les deux.
Puis Ronald fit retomber la tension :
- Il est temps de rentrer maintenant, vos habits doivent être à peu près secs…
Ils rentrèrent en silence, chacun des deux pensant qu'après ça, rien ne serait plus pareil, et sur ce point ils avaient tous deux raison…
