Hermione Weasley se promenait avec ses petites-filles près de la maison de ses amis. Ronald avait dû aller faire une course avec leur petit-fils, qui ne cessait de se plaindre qu'il avait faim.
La petite Adrianna, cinq ans, courait après la plus grande, huit ans, tentant de la rattraper en riant. Quand ce fut fait, et qu'elle eut dit "chat !", elle revint vers sa grand-mère.

- Mamie, c'est quand qu'on arrive chez le grand-oncle Harry ?

Hermione sourit devant le visage angélique aux cheveux blond pâle de la petite et répondit :

- Nous pourrions déjà y être, si tu n'avais pas insisté pour jouer à chat avec ta soeur, petite crapule.

- Alors on peut y aller, maintenant, hein ?

Hermione n'eut pas le temps de répondre qu'elle les avait en fait discrètement fait courir vers la maison de l'ancien Elu. Des cris retentirent, et il lui sembla que c'était la voix de son mari.

- NOOOOOOOOOOOOOOOOON HARRY, NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Les cris contenaient beaucoup de panique, et le sentiment eut vite fait d'envahir le coeur d'Hermione. Elle saisit donc la main de chacune de ses petites-filles avant de transplaner vers la supérette où s'était rendu Ron.
Quelques minutes plus tard, Ron et Hermione, s'étant retrouvés à la supérette, à la grande stupéfaction de chacun, arrivèrent devant chez Harry. Ils avaient laissé leurs petits-enfants chez leur arrière-grand-mère, qui n'avait rien demandé sur la raison de leur avance. Ils avaient donc pu partir en vitesse pour retourner là où Hermione avait entendu la voix d'un Ron qui ne se trouvait même pas sur place.

- HARRY, TU PEUX Y ARRIVER, HARRY ! ON COMPTE SUR TOI ! POTTER, LE HEROS !

C'était encore des cris, cette fois de plusieurs élèves de Poudlard, où Hermione distingua encore celle de Ron, ainsi que celles de Neville, Luna et Ginny. Ils échangèrent un regard paniqué et déboulèrent dans la maison de leur ami.
Le vieil homme qu'il était devenu, était assis seul sur un vieux fauteuil miteux, avec un magnétophone sorcier à côté de lui.

- Harry, qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda une Hermione énervée, les poings sur les hanches.

L'homme aux cheveux gris sombres leva les yeux vers eux et parut surpris. Il tendit sa baguette vers le magnétophone, et les cris s'interrompirent.

- Je réécoutais mes souvenirs..., fit-il d'une voix lasse, le regard piteux.

Ronald comprit immédiatement :

- Manque d'attention ?

- Oui...

FIN